Source : ripostelaique.com – 13 mai 2024 – Marc Rousset
« Si nous voyons que l’Allemagne est en train de gagner, nous devons aider la Russie. Si nous voyons la Russie en train de gagner, nous devons aider l’Allemagne. Dans les deux cas, nous devons les laisser se tuer le plus possible. »
Déclaration de Harry Truman,
vice-président de Roosevelt, au New York Times, en 1941, après le
déclenchement de l’Opération Barbarossa en Russie par l’Allemagne
Les États-Unis ont fait la guerre à l’Allemagne pour se débarrasser de deux rivaux menaçants (l’Allemagne et l’URSS) et non pas pour défendre la liberté des Européens
Les naïfs croient et les médias répètent continuellement que les
États-Unis sont venus libérer les Européens le 6 juin 1944, de la même
façon que Lafayette avait défendu l’indépendance des États-Unis à la fin
du XVIIIe siècle. Tout cela est aussi faux que la propagande médiatique
américaine du plan Marshall qui a été élaboré, selon les dires mêmes de
mon professeur à Harvard, le professeur Lodge, non pas pour aider
généreusement les Européens dans leurs efforts de reconstruction, mais
tout simplement pour éviter que l’Europe devienne communiste et
soviétique. George Marshall raisonnait moins en économiste et bon
samaritain, qu’en diplomate et chef de guerre, soucieux avant tout de
contenir l’Union soviétique.
« Nous ne sommes pas venus en Europe
pour sauver les Français. Nous sommes venus parce que nous, les
Américains, nous étions menacés par une puissance hostile, agressive et
très dangereuse… ». C’est d’un opuscule que l’armée américaine
distribua à ses soldats à la Libération que Philippe de Gaulle tire
cette citation, publiée dans son livre « De Gaulle, mon père ». Mon père
le répétera, ajoute-t-il : « Les Américains qui sont morts en
libérant la France sont morts pour les États-Unis d’Amérique et pour
personne d’autre. De même que tous les Français qui sont morts sur un
champ de bataille, y compris pour l’indépendance des États-Unis
d’Amérique, sont morts pour la France et le roi qui la personnifiait ».
Le mythe de Lafayette, combattant désintéressé pour la liberté, et son
discours au Congrès en 1824, c’est du folklore lyrique pour politiciens
démagogues, oublieux des vérités historiques, de la géopolitique et de
la « Real Politik ». La France de Louis XVI a aidé les États-Unis dans
leur guerre d’indépendance, non pas pour défendre leur liberté, mais par
souci politique de revanche du calamiteux traité de Paris par lequel la
France perdait en 1763 toutes ses colonies en Amérique et aux Indes. Le
seul but recherché était donc de contrer et diminuer la puissance
britannique.
Selon le politologue américain George Friedman, c’est la seule
relation entre l’Allemagne et la Russie qui était au centre des deux
grands conflits mondiaux, qui a motivé l’entrée en guerre des
États-Unis : « Unis ces deux pays représentent la seule force qui pourrait nous menacer. Nous devons nous assurer que ça n’arrive pas ».
Avec
le temps, même les Allemands deviennent de moins en moins dupes et se
demandent pourquoi ils devraient remercier les États-Unis d’avoir
concouru à leur défaite ; tout au plus, peuvent-ils les remercier pour
ne pas être devenus communistes. Selon le cinéaste Alain Godard
« l’Allemagne a été le pays le plus proche des États-Unis. C’était leur
concurrent dans beaucoup d’industries. Il fallait qu’ils la réduisent à
leur merci. »
Refus du général de Gaulle de se rendre au vingtième anniversaire du débarquement des Américains en Normandie, le 6 juin 1964
« Allons, allons Peyrefitte ! Il faut avoir plus de mémoire que ça ! Il faut commémorer la France, et non les Anglo-Saxons ! »
« Vous
croyez que les Américains et les Anglais ont débarqué en Normandie pour
nous faire plaisir. (…) Ils ne se souciaient pas plus de libérer la
France que les Russes de libérer la Pologne ! »
« La France a
été traitée comme un paillasson ! (…) Le débarquement du 6 juin, ç’a
été l’affaire des Anglo-Saxons, d’où la France a été exclue. Ils étaient
bien décidés à s’installer en France comme en territoire ennemi ! »
« Et
vous voudriez que j’aille commémorer ce débarquement qui était le
prélude à une seconde occupation du pays ? Non, non, ne comptez pas sur
moi ! »
Franklin Delano Roosevelt : sa haine inimaginable envers la France, le général de Gaulle et son désir de diviser la France en trois !
« Ce n’est pas à Hitler que Roosevelt fait la guerre, c’est à moi ». Cette boutade fut souvent entendue à Londres et à Alger dans la bouche de De Gaulle.






