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viernes, 22 de noviembre de 2019

Que faisiez-vous le 26 septembre 1983 ?

 
 


Norédine Benazdia

Ce jour là, sans que vous le sachiez, cet homme vous a sauvé la vie et celle de votre famille, amis et connaissances.

Et si vous n'étiez pas né, ce qu'il a fait, vous a permis de voir le jour.

Une fois n'est pas coutume, je commence par la fin.
Stanislav Petrov est mort en mai 2017 dans un taudis de Moscou mais sa mort n'a été révélée qu'en septembre 2017.
C'est Karl Schumacher, un réalisateur allemand qui a raconté son histoire dans un film qui a appris la nouvelle
Karl voulait souhaiter un joyeux 78e anniversaire à son ami, ce héros.
Et c'est le fils de Stanislav Petrov qui a décroché : son père était décédé depuis 4 mois... dans l'indifférence générale.
Maintenant, on rembobine.
Nous sommes en 1983 en Union Soviétique.

C'est la Guerre Froide et la tension est à son paroxysme.
Les Soviétiques ont abattu un Boeing 747 Sud Coréen qui fait 269 victimes, dont 1 membre du Congrès US parmi 60 autres américains.
Reagan est président et il parle d'Empire du Mal et semble résolu à le terrasser.

Ronald Reagan a lancé son Initiative de défense stratégique (IDS), dite aussi «guerre des étoiles», pour protéger les Etats-Unis contre toute frappe nucléaire soviétique.
L’OTAN veut installer des missiles nucléaires en Allemagne et au Royaume-Uni capables de frapper Moscou.
En Union Soviétique, Iouri Andropov, qui est déjà bien parano, a de quoi s'inquiéter.
Il vit dans l'attente d'une guerre nucléaire totale.
Pour lui, c'est inéluctable.
Voilà pour le contexte.
Passons maintenant à Stanislas Petrov

viernes, 29 de julio de 2016

Terrorisme : les héros de Nice et les matamores de la politique




Le 29/07/2016


Certains ont fait la une des médias. D’autres ont préféré garder l’anonymat.

La municipalité de Nice a rendu hommage à trois personnes, qui ont fait preuve d’un courage remarquable lors de la tragédie du 14 juillet.
Elles ont reçu la médaille de la ville.
Une pétition réclame même qu’on leur décerne la Légion d’honneur.
Au-delà de ces marques honorifiques, leur comportement est d’autant plus exemplaire qu’il est le fait d’hommes ordinaires.
Il y a cet employé de l’aéroport que l’on a vu sur les chaînes de télévision : avec son scooter, après avoir fait descendre sa femme, il se lance à la poursuite du camion, le percute, monte sur le marchepied, frappe le terroriste par la fenêtre ouverte, reçoit un coup de crosse, lâche prise.
On croit qu’il est passé sous l’engin.
Il s’en tire avec quelques blessures.
Il y a aussi ce cycliste qui jette son vélo et commence à courir après le camion.
Il essaie d’ouvrir la portière côté conducteur, est mis en joue, tombe.
 Et ce troisième homme qui, réalisant le drame, court après le 19 tonnes, plaque au sol un passant pour lui éviter des balles perdues.
Tous trois, chacun à sa façon, ont retardé quelques secondes l’avancée du camion, ils ont sans doute permis à la police de neutraliser le tueur avant qu’il ne fasse encore plus de victimes.