Gestion du Covid-19, limitation de vitesse à 80 km/h, voile islamique : Édouard Philippe accumule les tares.
L’ancien Premier ministre vient de déclarer ne pas être opposé au voile islamique dans le cadre du sport. Avec la gestion de la crise du Covid-19 et l’instauration du 80 km/h sur les routes, Édouard Philippe, présenté comme une sorte d'homme providentiel du camp de la raison pour 2027, collectionne cependant quelques sujets qui fâchent.
Un petit voile, de temps en tempsÉdouard Philippe n’est pas contre. C’est ce que l’ancien Premier ministre a fait comprendre, sur Europe 1, le 18 mars en déclarant que l’« interdiction générale et absolue » du tissu islamique serait « contraire à ce qu’est la laïcité en France » en définissant, tel un équilibriste, son concept comme suit : la « neutralité absolue de tous ceux qui sont détenteurs de l’autorité publique » et « la liberté pour les citoyens de pratiquer et de manifester leurs cultes ». Ainsi, il souhaite réserver l’interdiction du voile aux « compétitions organisées dans le cadre de ce que les fédérations sont responsables ». Des propos qui n’ont pas manqué de faire réagir le président du Rassemblement national, qui a dénoncé des « propos ambigus » sur RMC. « Horizons rime avec soumission », s’est offusqué Jordan Bardella.
Il faut dire qu’à la mairie du Havre, qu’il occupe depuis 2010 (avec
un intermède de 2017 à 2020 lorsqu'il était à Matignon), Édouard
Philippe a toujours soigné ses relations avec la communauté musulmane.
En 2017, par exemple, il soutenait l’installation d’une école musulmane dans un ancien presbytère. Dans leur ouvrage Qatar Papers
(Michel Lafon, 2019), les journalistes Christian Chesnot et Georges
Malbrunot, rapportent les propos du docteur Hatem Chérif, fondateur de
l’Association des musulmans du Havre, fondée en 1994. « Nous avions des relations exécrables avec l’ancien maire, […] mais depuis dix ans, […] avec Édouard Philippe […] les relations sont excellentes. »
À ce sujet — [EDITO] Ils ont Trump, Milei et Meloni, nous avons… Édouard Philippe !
L'homme du confinement
Comment oublier qu'Édouard Philippe fut le Premier ministre de la grande crise sanitaire du coronavirus, l’homme responsable politiquement du confinement, du port du masque dans les écoles, de l’isolement des anciens dans les EHPAD où beaucoup sont morts dans la solitude. Une période où l’administration a souvent rivalisé d’absurdités kafkaïennes. Des plaintes avaient été déposées contre Édouard Philippe et ses ministres de la Santé Agnès Buzyn et Olivier Véran.














