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viernes, 5 de julio de 2024

« Le barrage à Macron et le sondage ODOXA qui place le RN en tête pour son programme économique !». L’édito de Charles SANNAT

 

 

 par | 5 Juil 2024 |

Mes chères impertinentes, chers impertinents,

Comme il était assez prévisible, les modalités de choix se réduisent et la campagne, même rapide a fait apparaitre plusieurs choses sur la thématique économique.

Si j’ai décidé de vous parler de ce sondage, ce n’est pas pour vous faire la pub du Rn. Chacun votera ce bon lui semble et mon rôle n’est pas de donner des consignes de vote, mais de partager avec vous des analyses, et en terme d’analyse, ce sondage pourrait être un signal faible d’une surprise qui pourrait avoir lieu dimanche soir avec une majorité pour le RN.

Certes le RN a été très critiqué pour ses “revirements” concernant la retraite par exemple ou certaines mesures qu’il préconisait sur le pouvoir d’achat, mais, finalement, au lieu d’inquiéter et de nuire au RN, ces “revirements” ont été pris comme une marque de raison par les électeurs, surtout que le contraste avec le Front Populaire est flagrant.

Tout le monde a bien compris que les caisses de l’état étaient vides.

Le Front Populaire compte les remplir en taxant plus les riches.

Dans un pays qui a la plus forte pression fiscale, et même si vous détester les riches, il arrive un moment ou la taxe devient du vol pur et simple.

Même s’il est réalisé en bande organisée et légalement via des “lois”. Cela reste du vol quand même.

Les Français l’on très bien compris et c’est exactement cela que montre ce sondage relayé par BFM TV que l’on ne peut pas accuser de lepénisme aggravé !


 

A la question quel parti est le mieux perçu pour l’économie française… c’est le RN qui arrive en tête avec 31% suivi du NFP avec 21% et d’Ensemble-en marche dans la renaissance avec seulement 17%!

lunes, 17 de junio de 2024

Sondages, ralliements : face aux outrances de la gauche le RN assure et rassure


© Jordan Florentin 
© Jordan Florentin

 

 

À quinze jours du premier tour, et à l'issue d'une journée de folie à gauche, marquée par le retour des méthodes staliniennes chez LFI et une manifestation parisienne où les hystéries islamistes et anti-police se sont déchaînées, le RN semble incarner le parti de la raison et du sérieux.

 À une gauche qui a choisi la compromission avec l'extrémisme islamo-gauchiste, il apparaît de plus en plus comme le seul rempart solide contre le saut dans l'inconnu que représenterait une victoire de ce Nouveau Front populaire qui, à peine né, est déjà en voie d'implosion. Plusieurs signes objectifs vont dans ce sens.

Les Klarsfeld père et fils choisissent le RN « sans hésiter » !

Samedi, le scandaleux ralliement de la gauche socialiste, jusqu'à Raphaël Glucksmann et l'ancien Président Hollande, a poussé deux figures morales de la lutte contre l'antisémitisme à prendre clairement position en faveur du RN. Serge Klarsfeld, l'infatigable traqueur de nazis, a été très clair : « Si j’ai le choix entre LFI et le RN, je voterai sans hésitation pour le RN. »


 

Dans une enquête du Monde sur l'attitude de la haute fonction publique, son fils, Arno Klarsfeld, enfonce le clou : « Je dis que Marine Le Pen a changé, elle n’est pas raciste et antisémite. La France insoumise [LFI] est antisémite derrière un voile diaphane antisioniste. Entre Mélenchon et le RN, je choisis sans hésiter le Front national. »

Après la déclaration d'Alain Finkielkraut, la semaine dernière, les slogans ouvertement antisionistes de la manifestation de ce samedi auront achevé de convaincre ceux qui hésitaient encore.

Un RN en pleine dynamique de rassemblement

Outre les investitures de candidats médiatiques (Guillaume Bigot, Pierre Gentillet), les ralliements de Marion Maréchal et d'Éric Ciotti commencent à se mettre en place partout sur le terrain, avec des conséquences concrètes sur des candidatures d'union dès le premier tour. Par exemple, dans le Var, Laure Lavalette a adoubé comme suppléant son concurrent LR de 2022. En Lot-et-Garonne, le bureau de Reconquête 47 a également opté pour l'union en choisissant de ne pas présenter de candidat. Le RN avait remporté deux circonscriptions sur trois, il y a deux ans ; la troisième devrait également lui revenir.

Des sondages porteurs d'espoir

Si la rapidité de l'émergence du Nouveau Front populaire l'a immédiatement propulsé dans les sondages en seconde position autour de 25 %, devant la majorité sortante, les premiers craquements entendus ce samedi devraient casser net cette dynamique balbutiante. Rappelons, d'ailleurs, que 25 % était déjà le score de la NUPES, il y a deux ans. Pas de réel progrès, donc. Un sondage OpinionWay pour Les Échos et Radio Classique accorde 33 % des voix au RN, 25 % à la gauche unie, 20 % aux macronistes, 8 % à LR et 3 % à Reconquête. Le sondage IFOP pour le JDD< publié ce dimanche enregistre même une progression du RN à 35 %

Une gauche qui effraie

martes, 8 de marzo de 2022

Et si Mélenchon accédait au… second tour ?


 
 
 Marie d'Armagnac 7 mars 2022

Selon un sondage Ipsos-Sopra-Steria publié dans Le Figaro, au premier tour, Emmanuel Macron serait à 30,5 %, Marine Le Pen à 14,5 % (-1), Éric Zemmour à 13 % (-2), Valérie Pécresse à 11,5 (-1), Jean-Luc Mélenchon à 12 % (+0,5), à 7,5 % et à 4 % des intentions de vote. 

En considérant que, plus que de réelles prévisions de premier tour, ces données sont un instantané d’une dynamique électorale, et en admettant une marge d’erreur comprise entre 2 et 0,5 point, on remarque que Jean-Luc Mélenchon se maintient à un niveau qui pourrait déstabiliser, voire infirmer les prédictions du premier tour. Si le candidat Fabien Roussel n’avait pas décidé que son parti, pour la première fois depuis treize ans, devait s’affranchir de la tutelle insoumise et concourir seul, les scores additionnels de La France insoumise et du PCF le propulseraient sans doute au second tour. Rappelons les 19,58 % de votes pour Jean-Luc Mélenchon lors du premier tour de l'élection présidentielle de 2017.

La gauche extrême ne s’y est pas trompée : le week-end dernier, la primaire populaire a décidé de soutenir le candidat le mieux placé dans les sondages, quand bien même c’était Yannick Jadot qui était arrivé en deuxième position lors de cette consultation, derrière Christiane Taubira, mais devant Jean-Luc Mélenchon. Son Union populaire est considérée comme le « meilleur véhicule politique pour faire gagner nos idées à la présidentielle », peut-on lire dans le communiqué de la primaire populaire. « Notre force de mobilisation doit servir la victoire de l'écologie et de la sociale. Maintenant, nous devons gagner », poursuivent-ils (Le Figaro avec AFP, le 5/3/2022).

Certes, la candidature de et son succès relatif s’expliquent notamment par les errances idéologiques, les tendances islamo-gauchistes, la promotion du multiculturalisme renommé « créolisation » de La France insoumise et de son héraut : Fabien Roussel, comme nous l’écrivions il y a quelques semaines, est le candidat du marxisme du terroir.

domingo, 20 de febrero de 2022

Zemmour au second tour selon un sondage : Emmanuel Macron veut « cogner fort »


 

 Frédéric Sirgant 19 février 2022

Le sondage hebdomadaire IFOP, attendu par les uns, redouté par les autres, est tombé vendredi soir et enregistre un croisement des courbes entre Zemmour et Le Pen, ce qui ouvre au candidat de Reconquête la porte du second tour. 

Aucun sondage depuis l'automne n'avait placé Éric Zemmour au second tour. Les mouvements entre les trois candidats sont certes minimes et dans la marge d'erreur (+0,5 pour Zemmour, -0,5 pour Le Pen) mais semblent enregistrer des dynamiques. Toute la question est de savoir si elles vont se prolonger ou pas.

Les événements de la semaine écoulée expliquent sans doute le passage en tête d'Éric Zemmour. Ce ne fut, en effet, que déconvenues pour Marine Le Pen et Valérie Pécresse. Le départ de nombreux cadres du RN - Nicolas Bay après Stéphane Ravier, Gilbert Collard et Jérôme Rivière - pour l'une, son discours raté du Zénith pour l'autre les ont, tout au moins pour un temps, affaiblies.

D'où ces transferts de voix à l'intérieur de l'électorat de droite. Ils ne sont probablement pas terminés. D'après un autre sondage de la semaine (Odoxa pour L'Obs et Mascaret), la candidate LR perdait 7 points depuis décembre, à 12 %, permettant à Éric Zemmour de la devancer pour la première fois depuis sa désignation à la primaire. Mais cet effondrement de Valérie Pécresse ouvre une marge de progression supplémentaire à Éric Zemmour. D'après Guillaume Tabard, du Figaro, c'est même le prochain épisode qu'il aurait théorisé en décrivant la candidate LR « se hamoniser ». En effet, « pour Éric Zemmour, il ne s’agit pas d’une question conjoncturelle, mais structurelle. D’espace politique. Il reste convaincu de l’incapacité de Valérie Pécresse à incarner une alternative clairement de droite et suffisamment opposée à la ligne incarnée par Emmanuel Macron. Et que, dès lors, elle subira le même sort que Benoît Hamon. En 2017, bien qu’investi par une primaire et parti haut dans les sondages (jusqu’à 18 %), le candidat socialiste, faute d’élan et prisonnier d’une logique partisane moribonde, avait été dépouillé de son électorat social-démocrate par un Emmanuel Macron menant une campagne joyeuse et de son électorat radical par un Jean-Luc Mélenchon menant une campagne offensive et disruptive. » On peut donc s'attendre à un double siphonnage des voix Pécresse, par Macron et par Zemmour.

lunes, 31 de enero de 2022

Nouveau sondage inquiétant pour Emmanuel Macron ; à droite, tout est possible


 

Frédéric Sirgant 30 janvier 2022

Alors que le week-end politique est marqué par la primaire de la gauche et les éventuels ralliements futurs de cadres RN à Éric Zemmour, un nouveau sondage vient confirmer le « trou d'air » d'Emmanuel Macron en janvier. 

Il s'agit de l'enquête Rolling IFOP-Fiducial pour Paris Match, LCI et Sud Radio, publiée vendredi.

Pour le directeur général de l'IFOP Frédéric Dabi et le politologue Jean-Philippe Dubrulle, qui commentent les résultats, « Emmanuel Macron atteint son score plancher […] avec 24 % des intentions de vote au premier tour, le Président sortant enregistre un reflux de deux points depuis le 10 janvier (26 % à ce moment-là), après un tassement marqué à 24,5 % durant tout le reste de la semaine. » Les deux analystes mettent en rapport cette baisse avec « plusieurs signaux inquiétants » : « la poursuite de la mobilisation des enseignants, le recul de la confiance des Français dans la gestion de la crise sanitaire et surtout l’incursion de la thématique du pouvoir d’achat dans le débat politique depuis les hausses annoncées du coût de l’énergie ». Ce qu'un autre politologue voyait comme ses grands atouts et dont nous soulignions, la semaine dernière, la caractère réversible et potentiellement dévastateur pour lui.

De plus, comme le remarquait aussi Marc Baudriller, le président de la République sortant voit son socle s'éroder : « Comparé au 10 janvier, Emmanuel Macron recule sensiblement dans ses segments force : -8 points chez les 65 ans et plus, -9 chez les cadres et professions intellectuelles supérieures, -7 chez les plus diplômés et -6 chez les catégories aisées. »

Enfin, un nouvel indice vient confirmer les doutes de l'opinion sur Emmanuel Macron : « Plus alarmant encore, le “pronostic de victoire” du Président sortant a chuté : donné gagnant par 35 % des électeurs il y a deux semaines, ils ne sont plus que 27 % à parier sur son sacre le 24 avril prochain. » Cette spirale descendante va certainement contraindre le maître des horloges à bousculer son calendrier et à avancer son kairos de candidature, avec tous les risques que cela comportera pour lui, désormais plus facilement ciblé par ses adversaires et soumis à la reddition de comptes.

viernes, 7 de enero de 2022

Derniers sondages : Valérie Pécresse à la baisse mais toujours à la manœuvre…


 
 
 Nicolas Gauthier 6 janvier 2022

Comme le disait Valérie Pécresse : « Les sondages, ça va, ça vient, comme la queue du chien ! » Pas faux. 

Les politiques les brandissent lorsque flatteurs, les raillent dans le cas contraire. Un peu comme ces horoscopes qu’on fait mine de ne pas regarder dans les journaux du week-end, mais sur lesquels on se précipite dès que les convives ont le dos tourné.

Quant à la vox populi, elle prétend que toujours ils se trompent ; ce qui n’est qu’à moitié vrai. En effet, il n’est pas inutile de le rappeler : pour peu qu’ils soient à peu près sérieux – c’est-à-dire fondés sur un échantillon de plus de mille personnes –, les sondages nous disent, ce 6 janvier 2022 par exemple, pour qui les Français voteraient ce même 6 janvier, et non point à qui ils apporteraient leurs suffrages en avril prochain.

Au fait, que nous dit le dernier cru Harris Interactive de ce début d’année, maintenant que démarre véritablement la campagne présidentielle ? À 24 %, le Président sortant confirme son avance. Derrière, un trio que personne ne parvient véritablement à départager : Marine Le Pen, Éric Zemmour et Valérie Pécresse, à 16 %, globalement. Si les deux premiers évitent les turbulences, la troisième accuse une chute sensible alors que, récemment, un second tour lui était d’avance promis.

Stable, Marine Le Pen campe sur son électorat populaire dont le socle lui demeure acquis. Sa possible marge de progression ? Convaincre le reste, majoritaire, de ce même électorat populaire, souvent abstentionniste, mais qui parfois se réveille, pour peu qu’il en ressente l’envie. D’où la campagne de l’ancienne présidente du Rassemblement national en ces provinces oubliées par la capitale et les mégapoles.

Solide, Éric Zemmour le demeure, captant une partie du vote mariniste et celui de la tendance conservatrice des LR, celle qui a voté Éric Ciotti à la primaire républicaine. Seulement voilà, l’ex-éditorialiste n’est audible que par le peuple des CSP+ de droite, électorat que, précisément, Valérie Pécresse lui dispute. En ce sens, Zemmour bénéficie d’une assise fidèle ; limitée, mais fidèle, son audience étant quasi inexistante en cette France donnée pour « périphérique ».

viernes, 3 de diciembre de 2021

Arrivé premier dans les sondages? pas bon signe MDR


domingo, 3 de octubre de 2021

Zemmour à 15 % : cela change tout, et pour tous


 
 
 

On peut traiter le sondage IPSOS, paru vendredi soir, dans Le Parisien, comme un simple aléa de campagne, un sondage parmi d’autres, qui ne dit que la réalité de l’instant t, comme on dit. 

Mais, à droite et au-delà, plus personne ne s’y trompe : cette enquête vient matérialiser la dynamique de la précandidature d’Éric Zemmour. 

Un phénomène historique à plus d’un titre. Il y a des instants t qui en disent long à la fois sur le passé et l’avenir. Et cet instant t, qui est aussi le moment Z, est de ceux-là.

D’abord, cette dynamique est spectaculaire et Le Figaro a raison de le souligner : « C’est une envolée connaissant peu de précédents. Toujours officiellement non candidat à la présidentielle, Éric Zemmour n’en finit pas de progresser dans les sondages au point de démentir toutes les prévisions. Et de se retrouver à un point seulement du second tour. » Gagner sept points dans un sondage pour la présidentielle en quinze jours, en effet, c’est du jamais-vu. Même la progression d’Emmanuel Macron, en 2016-2017, n’avait pas connu un tel saut.

Ensuite, cette ascension fulgurante est historique par ses victimes. Toute la presse a souligné que si Éric Zemmour dépassait, désormais, tous les candidats LR, y compris Xavier Bertrand, il talonnait désormais Marine Le Pen, tombée d’un piédestal de 25 % (sans la candidature Zemmour) ou 21 % (dans la dernière enquête avec Zemmour) à 16-17 %. La chute de l’une est tout aussi spectaculaire que l’ascension de l’autre. J’expliquais, il y a quelques mois, qu’Emmanuel Macron comme Marine Le Pen étaient des colosses aux pieds d’argile.

Il y a plusieurs façons d’appréhender le phénomène Zemmour. L’air du : « Oh, vous savez, les 3e hommes, j’en ai vu beaucoup : Barre, Balladur, Chevènement, Bayrou, etc. Voyez comme ils ont fini. » C’était l’analyse d’Alain Minc pour Zemmour, il y a une semaine, sur Radio Classique : « Il y a toujours, dans les élections, un candidat qui monte très haut et se dégonfle. » Une bulle. Et il ajoutait tout de même : « Il porte un coup mortel à Marine Le Pen, car il n’est pas sûr du tout qu’elle soit au second tour. »

domingo, 12 de septiembre de 2021

Éric Zemmour bondit à 19 % dans un sondage : quelles conséquences ?

 
 
 
 

19 %. Allons-y tout droit : mais 19 % de potentiel électoral. 

C’est le chiffre lâché, vendredi soir, par L’Incorrect, dans un sondage exclusif de l’IFOP réalisé les 7 et 8 septembre sur un échantillon de 995 personnes, « représentatif de la population française âgée de 18 ans ou plus, c’est-à-dire de l’ensemble du corps électoral », selon l’expression consacrée. 

La question était : « Seriez-vous prêt à voter pour Éric Zemmour s’il était candidat à la prochaine élection présidentielle de 2022 ? »

Le journal souligne les deux raisons qui font de ce sondage un coup de tonnerre dans le ciel si tranquille de cette élection 2022 déjà jouée, avec son second tour déjà acté. D’abord, ce 19 % montre une « progression de quasiment 50 % par rapport à la précédente enquête du même type (IFOP/Valeurs actuelles des 9-10 février 2021), qui ne lui accordait un potentiel électorat “que” de 13 % ». Ensuite, « il rend désormais crédible l’hypothèse d’une qualification d’Éric Zemmour pour le second tour de l’élection présidentielle ».

Si l’on regarde le chiffre de ceux se disant « certains » d’aller voter pour Éric Zemmour, on tombe à 8 %. Mais c’est tout de même deux fois plus que son score de février. Incontestablement, la dynamique est là. Et la décision du CSA de décompter ses interventions sur CNews en temps de parole ne peut que le servir.

Mais – et on l’a souvent écrit ici, même quand la suggestion d’une telle candidature était partout balayée d’un revers de main – les raisons de la percée d’Éric Zemmour dépassent cette simple conjoncture de rentrée très “zemmourisée”. Elles sont profondes et découlent logiquement de l’état des droites en France. Lui, l’homme de droite de conviction qui a passé trente ans de sa vie à observer tout le personnel politique de droite, au pouvoir ou dans l’opposition, est le miroir tendu à toutes leurs trahisons. La ligne de Zemmour, c’est celle du RPR des années 80, du Sarkozy de 2021, de Fillon en 2017. La différence, c’est son désintéressement et sa sincérité. Ce qui fait beaucoup. Pour lui. Et qui sera lourd à porter pour les rejetons LR Bertrand et Pécresse.

Du côté du RN, aux handicaps structurels du parti s’ajoutent les doutes sur la stratégie et les chances de Marine Le Pen après les échecs lors des dernières élections.

domingo, 15 de agosto de 2021

Passe sanitaire, TikTok : la popularité de Macron fait flop


 
 

Cela se dit désormais des deux côtés, celui des pour et des anti-passe : l’affaire du passe est davantage politique que sanitaire.

Et, donc, on scrute fébrilement les courbes, après celle de l’épidémie et des manifestants : celle de la popularité du président de la

Une première réponse – claire – émane du sondage mensuel de YouGov pour Le HuffPost publié ce 13 août : « Le tee-shirt n’a pas fonctionné.[…] En ce début du mois d’août, la popularité du chef de l’État perd trois points et retombe à un niveau qu’il n’avait plus connu depuis le printemps 2020, en plein cœur de la sanitaire et au moment du premier déconfinement. atteint 28 % d’opinions favorables. »

La proportion des mécontents s’élève à 63 %. Autre motif d’inquiétude pour le chef de l’État : l’offensive en tee-shirt sur a bien fait flop puisqu’il perd deux points chez les 18-34 ans, tranche dans laquelle il capte tout de même 29 % d’opinions favorables.

Enfin, ce sondage est aussi quelque peu humiliant pour Emmanuel Macron puisqu’il est même devancé par son Premier ministre Jean Castex qui, lui, gagne un point. Un croisement des courbes certainement dû à la surexposition de l’un et à l’effacement de l’autre. Une tendance qui confirme le risque pour Emmanuel Macron de se trouver sans fusible, seul face à la rue et au mécontentement.

domingo, 6 de junio de 2021

Macron a fait exploser les dépenses de sondages et de communication : un scandale de dingue !



 

Le Président aux champs pour prendre le pouls de la population avec « son bâton de pèlerin » : à rajouter au Dictionnaire des idées reçues. 

Celle qui se prend pour Bonemine aurait dû conseiller au candidat Macron de relire Flaubert pour son bac 2021. Je ne suis pas sûr, d’ailleurs, qu’il y ait un effet Saint-Cirq-Lapopie sur sa cote de popularité.

En revanche, l’enquête fouillée que vient de sortir L’Obs sur les millions des sondages commandés par l’Élysée depuis quatre ans, et plus particulièrement depuis la crise du Covid-19, pourrait en avoir un. Titre de L’Obs : « Des millions d’euros pour des sondages : l’exécutif et sa communication “quoi qu’il en coûte” ». Titre de Libé : « L’exécutif et le “pognon de dingue” des sondages ». Tout est dit. Et dans la « ruralité heureuse », j’imagine bien ce qu’on en pense, maintenant que la caravane élyséenne a plié bagage.

Emmanuel Macron a explosé tous les records, tous les budgets : « Un toutes les quarante heures ! Entre début mars et fin mai 2020, le gouvernement a diligenté des enquêtes d’opinion à un rythme effréné. Il ne s’est pas passé deux jours sans que soit mesurée l’adhésion des Français aux mesures prises lors du premier . Dans l’ de la Ve République, on n’a jamais vu une si grande profusion de « baromètres » et d’études « qualitatives » ou « quantitatives ». Même Nicolas Sarkozy, accro à ce genre d’instruments, n’en avait pas consommé à une telle cadence. »

Mais cette véritable addiction ne date pas de l’année Covid. Dès le début du quinquennat, à chaque poussée de fièvre (et c’est d’ailleurs le mot qui résumera ce mandat), Emmanuel Macron sombre dans cette dérive. Selon Libé, en 2018, pour la réforme de la SNCF, 20 sondages en 60 jours. Idem pour les , puis la réforme des retraites, jusqu’à l’apothéose de 2020. Pendant que nous égrenait les centaines de morts du 20 heures et qu’Édouard Philippe nous confinait, Emmanuel Macron se shootait aux sondages. Le budget alloué au SIG (Service d’information du gouvernement), en 2020, s’élevait à 14 millions d’euros. Il explose à 28 millions !

Au moment où l’on n’avait pas de , pas de lit d’hôpital, on avait des millions pour commander des sondages. Cherchez l’erreur.

martes, 13 de abril de 2021

Présidentielle 2022 : le sondage qui inquiète Castaner et terrifie Hamon…


 
 

À un an de l’élection présidentielle, les sondages se suivent et se ressemblent, avec une Marine Le Pen de plus en plus menaçante. 

La Macronie était censée être le rempart ultime, mais il n’y a pas que le plafond de verre qui se fissure ; les murs de la forteresse aussi.

À propos de sondages, celui publié ce 11 avril par le JDD a effectivement de quoi faire monter la nervosité ambiante, sachant qu’aucun candidat de – l’insoumis Mélenchon, l’écologiste Jadot ou la Parisienne Hidalgo – ne pourrait battre la fille de au second tour. Dans le même temps, l’électorat de gauche ne manque pas de faire savoir qu’il en a soupé, du « front républicain » ; ce que personne ne saurait décemment lui reprocher.

D’où l’inquiétude d’un Christophe , patron du groupe LREM à l’Assemblée, qui accuse la gauche « de se tromper d’adversaire » : « Qu’ils cessent de nous donner des leçons et surtout de jouer avec le feu, qu’ils cessent de vouloir casser le front républicain. » Qu’un tel homme venu de la gauche, pour ensuite rejoindre les marcheurs, puisse tancer cette même gauche sur sa marche électorale à suivre a de quoi laisser perplexe.

Tout comme sa feuille de route à venir, d’ailleurs, l’ancien ministre de l’Intérieur affirmant dans la foulée : « Mon premier combat sera d’empêcher que Marine Le Pen soit en tête au premier tour. » Comme toujours, cette même interrogation : en ces temps de pandémie galopante, de chômage de masse, de désindustrialisation de la , de montée de l’insécurité, nos gouvernants n’ont-ils donc que cette seule préoccupation en tête : interdire à la présidente du premier parti politique français d’accéder à la première place du podium de l’élection première ?

Du côté de son mouvement d’origine, le PS, ce n’est plus un Castaner inquiet mais un Benoît Hamon « terrifié » qui sonne le tocsin : « C’est un terrifiant. Parce que cela veut dire qu’une majorité de Français préfère l’extrême droite à la gauche républicaine. » Et quitte à en rajouter dans le lyrisme de sous-préfecture, le très charismatique Hamon d’ajouter : « Macron n’a pas vaincu la gauche, il est en train de vaincre la France s’il prépare à travers ses politiques la diabolisation de la gauche et la normalisation du Front national, s’il prépare la victoire de Marine Le Pen. »

jueves, 28 de enero de 2021

Sondage choc : tout le clan Macron s’effondre !


 
 

On finissait pas douter de ce que l’on voyait, entendait, constatait : un mécontentement généralisé confinant à la révolte et, malgré cela, des sondages vous répétant en boucle qu’ était au plus haut en termes de popularité.

Le dernier sondage Ipsos publié par Le Point vient apporter un peu de cohérence et mettre fin aux doutes. 

Titre choc pour sondage choc : « Avis de tempête au sommet de l’État. » Et, en effet, les chiffres enregistrent enfin ces sentiments que l’on percevait bien, avec une nouveauté : alors qu’avant, Emmanuel Macron planait au-dessus de son Premier ministre, TOUS, désormais, toute l’équipe Macron, de la base au sommet, du petit dernier au vieux grognard, est touchée. Et coulée.

Emmanuel Macron perd trois points, tombant à 35 % d’opinions positives, mais cela correspond à un décrochage brutal (de 10 points !) dans les catégories populaires, ce qui explique, dans un autre sondage, qu’il soit désormais devancé par Marine Le Pen au premier tour de la présidentielle. Comment en irait-il autrement quand les conséquences économiques et financières commencent à se faire durement sentir ? Pour Jean Castex, la chute est de 4 points, à 32 %. Et les deux têtes de l’exécutif entraînent tout le gouvernement avec eux : Roselyne Bachelot (-5), Éric Dupond-Moretti (-4 points, à seulement 26 %), Marlène Schiappa (-7 points, à 20 % !). Pire : les deux ministres les plus actifs sur le front de la pandémie décrochent aussi : et Jean-Michel Blanquer perdent tous les deux 4 points. Leurs mensonges, leurs cafouillages permanents, leurs stratégies de diversion suscitent la défiance.

lunes, 9 de noviembre de 2020

Sondage catastrophique pour Macron et le gouvernement : les Français n’en peuvent plus


 

On nous avait dit que les Français avaient apprécié l’intervention d’ annonçant, le 30 octobre, le reconfinement. 

On nous disait encore hier que son Premier ministre – Monsieur déconfinement-reconfinement – sombrait dans des abîmes d’impopularité mais qu’Emmanuel Macron, lui, se maintenait.

Il n’a pas fallu une semaine d’attestations, de fermetures de rayons non essentiels et d’épisodes toujours plus hilarants de « Véran, fais-moi peur » pour que les Français, logiquement, manifestent leur exaspération devant la gestion des crises par le Président et le gouvernement.

Le sondage IFOP pour le JDD, publié ce dimanche, indique des niveaux d’impopularité record sur quasiment tous les sujets. Pour le directeur général adjoint de l’IFOP, Frédéric Dabi, cette enquête montre « l’inquiétude et l’épuisement des Français ». Et comment en irait-il autrement ?

Sur les trois grands sujets – crise économique, crise sanitaire, terrorisme islamiste -, la confiance dans le gouvernement recule sur tous les fronts : -6 points en moyenne en dix jours ! Même sur le volet économique et le soutien aux entreprises, où le gouvernement n’a qu’à annoncer des rallonges de milliards (sans nous dire comment tout ça se réglera ensuite…), il ne convainc plus que 45 % des Français. Sur la lutte contre le coronavirus, ils ne sont plus que 35 %… Sur la lutte contre le terrorisme islamiste, la désaffection vis-à-vis d’Emmanuel Macron est forte, en particulier chez les électeurs LR, pourtant soutiens constants du chef de l’État : ils ne sont plus que 37 % à lui accorder leur confiance. Les assassinats de et des trois paroissiens catholiques de Nice semblent avoir ouvert les yeux à beaucoup. Et les gesticulations de M. Darmanin faisant la tournée des capitales du Maghreb pour négocier l’expulsion d’une poignée d’islamistes dont elles ne veulent à aucun prix ne convaincra personne…