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jueves, 13 de junio de 2024

Marion Maréchal appelle à l’unité des droites contre la division initiée par Éric Zemmour, le parti Reconquête! explose !

 

Éric Zemmour isolé : Marion Maréchal prend le leadership pour les élections législatives.

 

Le 13/06/24

Depuis la dissolution de l'Assemblée nationale, Marion Maréchal et d'autres figures de Reconquête! appellent à l'unité des droites contre la division initiée par Éric Zemmour. Marine Le Pen soutient cette position, saluant le choix de privilégier l'intérêt national.


Depuis l’annonce de la dissolution de l’Assemblée nationale par le Président de la République il y a 48 heures, une nouvelle dynamique politique s’est mise en place en France.

Cette dissolution a ouvert la voie à une coalition inédite des droites, regroupant des candidats du Rassemblement National (RN), des Républicains (LR) et des indépendants.


 

Cependant, Éric Zemmour a décidé, malgré les objections de plusieurs figures de Reconquête!, de présenter un maximum de candidats contre cette coalition des droites dans tout le pays. Cette décision a suscité une vive opposition parmi ses anciens alliés, dont Marion Maréchal, Guillaume Peltier, Nicolas Bay et Laurence Trochu, laissant Zemmour de plus en plus isolé au sein de son propre camp.

Les Risques de la Division

La décision d’Éric Zemmour est perçue comme une triple erreur stratégique :

  1. Candidats de la division : Présenter des candidats de Reconquête! dans les circonscriptions législatives signifie diviser le camp national et affaiblir l’espoir de victoire de leurs idées communes.
  2. Risques électoraux : Cette démarche accroît les risques de voir des députés macronistes ou d’extrême gauche remporter des sièges, ce qui irait à l’encontre des objectifs de la coalition des droites.
  3. Continuité des politiques actuelles : En fragmentant la droite, cette stratégie pourrait permettre à Emmanuel Macron de poursuivre ses politiques, jugées destructrices par les signataires de la déclaration.

Un Appel à l’Unité et à la Responsabilité

Face à cette situation, Marion Maréchal, Guillaume Peltier, Nicolas Bay et Laurence Trochu appellent à une responsabilité collective et à une unité sans faille. Ils refusent le principe de candidatures de division pour les prochaines élections législatives. Leur message est clair : soutenir les candidats uniques de la coalition des droites dans toutes les circonscriptions de France.

Ils en appellent à tous les Français qui leur ont fait confiance le 9 juin dernier, les invitant à choisir l’union plutôt que la division. Pour eux, l’intérêt de la France doit primer sur les intérêts partisans.

La gueule de bois d’Eric Zemmour

Éric Zemmour, président de Reconquête!, se dit trahi par ceux qui avaient trahi Marine Le Pen en le rejoignant… un retour à l’envoyeur :

« Je suis écœuré et blessé. J’ai accueilli très chaleureusement Marion Maréchal, comme j’ai accueilli ses trois compères en traîtrise: Guillaume Peltier, Nicolas Bay et Laurence Trochu, qui se prévalent de valeurs chrétiennes. Je passe sur les évangiles. »


 

Le Leadership de Marion Maréchal et le Soutien de Marine Le Pen

domingo, 3 de abril de 2022

Eric Zemmour dénonce le scandale Macron McKinsey

 

macron scandale

Eric Zemmour publie une vidéo pour dénoncer le scandale d’Etat Macron McKinsey

Je veux vous parler du scandale d’Etat Macron McKinsey. Toute la France commence à en parler et elle a raison d’en parler. Car cette affaire démontre de manière éclatante tout ce dont nous ne voulons plus et tout ce que symbolise Emmanuel Macron : le manque absolu de respect pour votre argent, le copinage et le cynisme dangereux qui règnent à l’Élysée depuis cinq ans.


lunes, 7 de marzo de 2022

À Toulon, Marion Maréchal a sauté le pas


 
 
 
 Gabrielle Cluzel 6 mars 2022

« Elle est blonde comme une sirène ! Elle est belle ! » C’est par ces mots galants très « old school » - qui ont, du reste, fait lever les yeux au ciel de quelques journalistes - que Philippe de Villiers, sur la scène, a accueilli Marion Maréchal à Toulon devant un parterre de 8.000 personne et encore 75.000 par écran interposé. 

Philippe de Villiers a le sens de la formule, la métaphore était bien trouvée : c’est les bras en l’air, comme un pêcheur qui doit lever haut sa canne à pêche tant le poisson est gros, qu’Éric Zemmour a entraîné Marion Maréchal sur la scène. 

Après Jérôme Rivière, Gilbert Collard, Stéphane Ravier, Nicolas Bay et quelques autres moins médiatiques, elle est le bouquet du feu d’artifice, le point d’orgue et, on imagine, le point final, au moins pour les pointures, du « supplice chinois » promis par Gilbert Collard à Marine Le Pen.

Cette petite sirène-là, en revanche, n’a rien perdu de sa voix. De mauvaises langues, sur les réseaux sociaux, suggèrent même qu’elle pourrait donner des cours à une certaine Valérie Pécresse. Jamais, peut-être, « Reconquête », le parti d’Éric Zemmour, n’a porté mieux son nom que dimanche après-midi : Marion Maréchal reconquiert son public, avec le charisme qu’on lui sait, sa faculté d’insuffler de l’espérance, et son ventre arrondi - elle est enceinte de cinq mois - vient en quelque sorte incarner cette renaissance et cette promesse. « Ma chère Marion, j’ai toujours eu l’intuition qu’un jour, nous allions nous battre un jour pour la France », lui lance, les yeux pleins d'étoiles, Éric Zemmour. « Éric, nous n’avons pas la même origine, religion, parcours politique, nous n’appartenons pas à la même génération. Malgré tout, nous sommes unis par la force qui unit des millions de Français », lui répond-elle sur le même ton. Pour la première fois, Éric Zemmour se fait presque voler la vedette à son propre meeting.

Mais Marion Maréchal reconnaît que la prise de décision a été difficile. D’autant que le plan ne s’est pas déroulé comme prévu. Elle avait initialement affirmé qu’elle rejoindrait le mieux placé - de sa tante et d’Éric Zemmour. Comme l’entourage d’Éric Zemmour un peu trop sûr de son poulain et n’ayant pas prévu (qui l'aurait pu ?), que Vladimir serait contre toute attente son meilleur ennemi, elle était persuadée que celui-ci dépasserait rapidement sa concurrente.

martes, 1 de marzo de 2022

Vu de l’étranger, ce que les sondages et les médias ne disent pas de la campagne d’Éric Zemmour


 
 
 
 Jean-Michel Lavoizard 28 février 2022

Du point de vue des Français de l’étranger, d’ en particulier, les sondages et les ne reflètent pas la réalité de terrain de la campagne présidentielle d’Éric Zemmour. Atypique, elle propose une franche alternative plutôt qu’une alternance déguisée. 

Elle bat son plein et fait discrètement le plein de ralliements dans « l’électorat invisible » qui échappe aux sondages sincères ou truqués, aux médias achetés et orientés.

Innovante et dynamique, cette campagne est fortement mobilisatrice par la « lueur d’espoir », voire la « carte de la dernière chance » qu’y voient de nombreux citoyens attachés, par filiation et par comparaison, à notre civilisation féconde mais injustement décriée. À notre identité et à notre souveraineté nationales déniées au nom d’un projet expérimental de gouvernance mondiale totalitaire. À notre culture riche et généreuse, accueillante si elle est respectée, ouvertement dénigrée et bafouée. À notre mode de vie libre et paisible, tolérant envers l’autre dans des limites acceptables, quotidiennement agressé par des ennemis de l’intérieur et de l’extérieur.

Contrairement aux clichés dépréciatifs, fallacieux et tenaces martelés par des opposants à court d’arguments (prétendus racisme, extrémisme, passéisme, machisme), on ne s’apprête pas à voter Zemmour par rejet ni par regret, par défaut ni par nostalgie. Non par adhérence forcée à un parti d’appareil suiveur de l’air fugace du temps, mais par adhésion positive et spontanée à un mouvement nouveau et exaltant qui, se référant à l’Histoire longue, veut allier sans complexe ni contradiction passé et avenir, conservatisme et progrès, identité et humanité, liberté et solidarité.

Ce réservoir potentiel de centaines de milliers de voix à l’étranger pourrait bien faire la différence. Celui des indécis en voie de ralliement, découragés par la médiocrité des partis traditionnels qui renient leurs racines et leurs valeurs. Celui, surtout, des abstentionnistes, dégrisés du mirage macronien ou lassés de la politique spectacle et qui se manifestent à nouveau, par sursaut de citoyenneté.

martes, 22 de febrero de 2022

«François Hollande ferait mieux de se taire» : Zemmour reprend l'ancien président sur l'Ukraine


 Eric Zemmour lors d'un meeting au Mont Saint-Michel

 Eric Zemmour lors d'un meeting au Mont Saint-Michel, le 19 février 2022 (image d'illustration).

 © Jeremias Gonzalez/AP 

  22 févr. 2022

rt.com/france 

Accusé de complaisance vis-à-vis de Vladimir Poutine par l'ancien chef de l'Etat, le candidat de Reconquête! a estimé que ce dernier gagnerait à observer le silence sur ce sujet, le jugeant en partie responsable de la crise actuelle. 

 «François Hollande ferait mieux de se taire» : c'est par cette reprise de volée qu'Eric Zemmour a réagi aux accusations lancées sur BFM TV le 22 février par l'ancien chef de l'Etat, qui lui a reproché de faire preuve de «complaisance» à l'égard de Vladimir Poutine.

 «Si l'on en arrive à cette situation, c'est en partie à cause de François Hollande et de son ministre de l'Economie 

[...] Emmanuel Macron», a estimé le candidat de Reconquête!. Rappelant que François Hollande était aux manettes lors de la signature des accords de Minsk en 2014, il a imputé l'échec de leur mise en œuvre au président socialiste et à son successeur. «C'est parce que François Hollande et son successeur Emmanuel Macron n'ont pas fait pression sur l'Ukraine pour qu'elle respecte ces accords 

[...] que Vladimir Poutine a pris aujourd'hui les mesures qu'il prend», a avancé Eric Zemmour. Selon lui, l'annulation de la livraison des porte-hélicoptères de type Mistral en 2015, déjà motivée par la crise ukrainienne, a renvoyé aux Russes l'image de dirigeants français «soumis à l'Amérique et à l'Union européenne» et conduit le président russe à ne plus avoir confiance dans la parole de la France. Ce qui explique l'échec d'Emmanuel Macron à jouer un rôle significatif dans la crise actuelle. Malgré une «bonne inspiration au départ, [celle] de la France puissance d'équilibre qui essaye de faire la paix», a regretté Eric Zemmour. 


viernes, 18 de febrero de 2022

Eric Zemmour président nommerait Marion Maréchal Premier ministre



parEdouard Husson
17 février 2022

Eric Zemmour a profité d'un entretien avec le magazine "Elle" pour indiquer qu'il verrait bien Marion Maréchal à Matignon dans le cas où il est élu Président de la République. 

Connaissant une claire poussée dans les sondages, Eric Zemmour essaie de prendre un avantage définitif sur les deux compétitrices à droite: Valérie Pécresse et Marine Le Pen. Se poser comme le vrai "LR" et avoir la nièce de Marine Le Pen à Matignon: le candidat a bien l'intention d'occuper tout l'espace à droite.


 

Et au fait, qu'en pense Marion Maréchal? 


 

Le jour où Eric Zemmour annonce vouloir recruter Marion Maréchal à Matignon et indique qu’il aimerait qu’elle le rejoigne bientôt, l’intéressée confirme qu’elle n’a pas l’intention d’être mise sous pression. 

miércoles, 16 de febrero de 2022

« Ben voyons ! » : l’expression zemmourienne qui affole Thomas Legrand, la conscience de France Inter


 

 Marie Delarue 15 février 2022

Lundi, j’évoquais ici-même la chroniqueuse-animatrice-humoriste de France Inter Sophia Aram, une dame qui opère sur la radio d’État depuis 2002. 

Elle a sur l’antenne un compagnon de poids, Thomas Legrand, qui présente l’éditorial politique dans la matinale depuis le 1er septembre 2008.

À franchement parler, il n’y a guère de différence entre celle qui se veut humoriste et celui qui se prétend journaliste politique. Les deux font dans le « ricanement teigneux », comme dit mon ami Nicolas Gauthier, la connivence partisane, la supériorité de classe et le cirage de pompes avec les petits marquis du pouvoir. Ils sont « la voix » de France Inter, son ton, sa ligne morale et politique : en l’occurrence, des militants actifs de cette gauche qui ne représente plus aujourd’hui, tous bords confondus, que 25 % de l’électorat français.

Sophia Aram traitait déjà les électeurs du FN de « gros cons » quand Thomas Legrand démarrait sa carrière en couvrant l’actualité politique du même FN. C’est leur fonds de commerce, et si le FN a fait sa mue en RN, eux n’ont pas changé. Juste élargi leur cible, puisque c’est maintenant CNews et Éric Zemmour qui les obsèdent.

On se souvient, d’ailleurs, de l’entreprise initiée par le député LREM Stéphane Séjourné, en juin dernier, lorsqu’il avait annoncé (sur France Inter, bien sûr) vouloir faire la chasse aux « éditorialistes les plus engagés ». Le pluriel n’était qu’un artifice, puisqu’il s’agissait d’évincer Zemmour au motif que, étant probablement un futur candidat à l’élection présidentielle, il fallait décompter son temps de parole. Rappelons – on oublie vite – que le CSA décida en effet, le 8 septembre, de demander aux médias audiovisuels de décompter les interventions d’Éric Zemmour, désormais considéré comme un « acteur du débat politique national » alors qu’il n’était toujours pas candidat…

lunes, 14 de febrero de 2022

Stéphane Ravier passe chez Zemmour


jueves, 3 de febrero de 2022

Bruno Gollnisch : « Il y a un risque de fracture du camp patriote »


 
 
 
 Marc Eynaud 2 février 2022

Sans langue de bois ni faux-semblant, Bruno Gollnisch livre ici son avis de « lepénologue ». 

L'ex-numéro deux du FN et ancien concurrent de à la présidence du parti en 2011 livre son analyse sur la campagne de Marine Le Pen mais aussi sur la candidature d'Éric et les velléités de Marion Maréchal.


sábado, 29 de enero de 2022

Romain Lopez : « Marion Maréchal : personne n’est surpris et encore moins Marine Le Pen »


 

 Marc Eynaud 28 janvier 2022

Romain Lopez, maire de Moissac (Tarn-et-Garonne) et ancien attaché parlementaire de Marion Maréchal, revient sur la question de l'éventuel ralliement de l'ancienne députée de Vaucluse à Eric Zemmour. 

Il regrette que le Rassemblement national ait fait le choix, ces dernières années, de se détourner de Marion Maréchal.

Marion Maréchal va-t-elle rallier Éric Zemmour ?

Je ne suis pas là pour répondre à cette question à la place de Marion. La réponse lui appartient pleinement. J’ai pu échanger avec elle sur de nombreux sujets, dont la présidentielle. Elle réfléchit. C’est à elle de faire part de sa décision lorsqu’elle le souhaitera. Je ne sais pas quelle sera sa décision définitive, mais elle ne soutiendra pas Marine Le Pen, dont acte.



On a l’impression qu’entre Marion Maréchal et le Rassemblement national c’était extrêmement froid. Êtes-vous surpris de la décision de Marion Maréchal, si cela arrivait ?

Personne n’est surpris, et encore moins Marine Le Pen. Certains parlent de trahison or Marion n’a plus sa carte du RN depuis plusieurs années. Elle ne peut pas trahir un parti qu’elle a quitté depuis quelques temps. Ce n’est pas Marion qui a quitté le Rassemblement national, c’est le Rassemblement national qui n’a plus voulu de Marion ces dernières années, et on ne peut que le regretter. Marion a été un député au service de la cause nationale pendant cinq ans. Elle était adorée des militants et elle arrivait à chaque fois en tête dans toutes les élections internes. C’était un député travailleur, discipliné, qui a tenté de faire entendre sa voix au sein du Rassemblement national et de défendre ses thématiques et sa tactique. Elle a été force de proposition durant la présidentielle de 2017, notamment en proposant de faire des circonscriptions blanches. Tout cela n’a pas été entendu. Je ne peux que le regretter. Donc aujourd’hui, ni Marine Le Pen, ni les cadres du parti qui s’expriment sur cette décision de Marion, sur les réseaux sociaux, ne sont surpris. Penser le contraire serait hypocrite.

On vous sent davantage déçu par votre propre parti politique que par cette éventuelle décision de Marion Maréchal…

Je trouve dommage que le Rassemblement national ait fait le choix, ces dernières années, de se détourner de Marion. En effet, elle représente un courant. Elle considérait que le combat culturel devait être repris par la droite, pour faire tomber les digues et les complexes des électeurs et élus de droite qui les empêchaient de se parler. Il y avait un vide. Éric Zemmour, quoi qu’on en pense, a fait le choix de combler ce vide. Je ne sais pas ce que cela donnera sur le plan électoral, mais si Marion avait été entendue en 2017, peut-être qu’Éric Zemmour aujourd’hui n’existerait pas, et nous n’en serions pas là.

Si Marion Maréchal franchit le Rubicon et rallie Éric Zemmour, quelle serait votre décision ?

Si Marion devait prendre cette décision, dans les prochaines semaines, il y aura des conséquences sur la présence de nombreux cadres et militants au sein du Rassemblement national. Je ne sais pas si cela aura une influence sur le scrutin de la présidentielle mais, dans tous les cas, cela aura une influence sur l’avenir du Rassemblement national et sur une partie des Républicains, à l’issue de cette séquence électorale qui s’achèvera avec les législatives en juin. Si le retour de Marion se confirme, l’échiquier politique à droite va automatiquement évoluer après juin 2022. Le Rassemblement national sera le premier qui connaîtra ces évolutions.

lunes, 6 de diciembre de 2021

À Villepinte, Zemmour enthousiasme une foule compacte de 13 000 partisans et lance son parti, Reconquête


 
 
 
Marc Baudriller 5 décembre 2021

En dépit d’un changement de lieu (du Zenith à Villepinte, à 35 kilomètres au nord de Paris) et d’une absence de flêchage qui rendait le meeting difficile à trouver, quelque 13 000 personnes ont assisté à ce premier rendez-vous du candidat Zemmour. 

Un exploit réussi un dimanche grisâtre et pluvieux, alors que les médias ont abondamment parlé de la menace des Antifas. 

Cette menace aurait pu dissuader certains sympathisants, ce n’est pas le cas. Dans un bâtiment immense, l’équipe de Zemmour a dressé de grands écrans. Des chaises occupent les trois quarts de l’espace. Une forêt de drapeaux accompagne la clameur qui monte à chaque « punch line » des orateurs. La foule compte de nombreux jeunes, des familles et des représentants de tous les âges. Assis au premier rang, on reconnait Jean Messiha, la directrice de campagne et compagne de Zemmour Sarah Knafo, très applaudie, mais aussi l’épouse de Zemmour Mylène Chichportich, le journaliste Eric Naulleau ou l’expert de l’émission Affaire conclue Pierre-Jean Chalençon.

Au pupitre, pour chauffer la salle, les personnalités se succèdent. Pour Laurence Trochu, patronne du Mouvement des conservateurs, « Eric Zemmour est le candidat de l’amour de la France ». Jusqu’ici affilié à LR, son Mouvement rejoint la campagne de Zemmour. « Nous ne voulons plus de l’impérialisme des juridictions supranationales », martèle -t-elle sous un tonnerre d’applaudissements, tandis que les écologistes partisans d’une « planète vide et désincarnée » selon elle sont copieusement sifflés. Stanislas Rigault rend hommage aux 6000 jeunes militants de Génération Z. Paul-Marie Couteaux lance une « ode à la souveraineté ». Jean-Frédéric Poisson fait acclamer longuement les forces de l’ordre et huer « les fachistes qui ont tenté d’empêcher la réunion », sans oublier de faire siffler Macron, « briseur de libertés ». Jacline Mouraud qui fut une figure des Gilets jaunes martèle que « la mondialisation assassine les peuples ». « Nous refusons la fatalité imposée par les élites », dit-elle. L’équipe de l’émission Quotidien est huée par la salle : écartée par mesure de sécurité, elle reviendra peu après.

La température est montée de plusieurs degrés lorsqu’Eric Zemmour fait son apparition, dans la ferveur des grands jours. Alpagué au cou par un opposant avant sa montée sur scène, le candidat ne prêtera aucune attention aux quelques échauffourées (trois ou quatre) qui accompagnent des manifestations d’opposants présents dans la salle.

« La prochaine élection présidentielle devait être une formalité pour cinq années supplémentaires de macronisme, entame Zemmour, mais un petit grain de sable est venu gripper la machine ».

miércoles, 1 de diciembre de 2021

Zemmour, une campagne aux codes de communication très spécifiques.


  

| 1 Déc 2021 |

Je ne suis ni pour ni contre, bien au contraire.

Mon commentaire ne vise pas à apporter un soutien ou une critique politique mais une analyse ce qui n’a rien à voir.

Si vous n’avez pas vu le « clip » de déclaration de candidature à la présidentielle de Zemmour, je vous conseille de le faire.

En effet, c’est un type de communication de rupture.

Pour avoir beaucoup suivi et étudié ce qui se passait avec Trump aux Etats-Unis, nous constatons ici l’emprunt de très nombreuses méthodes employées avec succès par l’ancien président des Etats-Unis.

La communication y est puissante, les images sont orchestrées avec de la musique. Vous avez la lenteur du message assis. Le choc des images qui défilent. La musique qui donne à la fois le rythme et marque l’intemporalité de la « civilisation française ».

La présence des livres aussi bien dans l’esthétique que dans le discours n’est pas que symbolique.

Cela parle à l’inconscient profond d’une France également littéraire.

Loin de la fadeur et de l’inconsistance des propos tenus par les politiques actuels, étouffés par tous les « interdits » verbaux, Zemmour risque d’être l’un des seuls à s’autoriser à dire puisqu’il s’autorise à penser là où tous se taisent pour ne froisser aucune susceptibilité, aucune communautés.

Ni bien, ni mal d’un point de vue analytique, nous allons assister à une très complexe campagne, dans une France profondément fracturée, blessée, anxieuse, effrayée et souvent outrancière aussi bien sur sa gauche que sur sa droite.

Dans les moments de tension, l’histoire nous enseigne que les modérés l’emportent rarement.

sábado, 6 de noviembre de 2021

Zemmour et les femmes, le nouvel angle d’attaque contre l’homme qui bouscule la campagne


 
 
 
 Iris Bridier 5 novembre 2021

Zemmour est contre les femmes, tout contre, se serait amusé Guitry devant la une racoleuse de Paris Match

Séducteur invétéré ou misogyne ? Sexiste ou harceleur ? 

Tous les coups bas sont permis pour salir celui qui reconnaissait, au micro de la douce et pugnace Christine Kelly, s’être invité dans la campagne présidentielle « comme un chien dans un jeu de quilles ». Alors, on sort les dossiers et, comme pour détourner l’attention des vrais sujets ou des vrais auteurs de violences faites aux femmes, tous ses opposants, médias, réseaux, think tanks et fondations vont s’acharner sur celui qui représente « un danger pour la démocratie ».

Ainsi, France 2 diffusait, le 4 novembre, à 23 h, un « Complément d’enquête » à charge contre le polémiste. Le « moment fort » du reportage, selon Le Monde, ce sont les témoignages de Gaëlle Lenfant et celui d’une autre jeune journaliste accusant Éric Zemmour de les avoir embrassées de force. a plongé dans ses archives et publie « De son ouvrage Le Premier Sexe jusqu’à ses débats récents sur CNews, nous faisons remonter des dizaines de déclarations misogynes. » Lui est reproché, entre autres, de trouver que « les grands génies » sont des « hommes ». Une vision pas très paritairement correcte ! LCI, de son côté, a décortiqué sourcilleusement le dernier ouvrage La France n’a pas dit son dernier mot pour « savoir en quels termes il parlait de la gent féminine ». N’a-t-il pas évoqué Sibeth Ndiaye en ces termes : « Être une femme noire lui donne deux arguments imparables et la dispense d’un plus grand effort. » Sur LCI, toujours, les cadres du Rassemblement national estiment qu’« il faut l’attaquer sur son féminisme ». Pragmatique, le polémiste dénonce le contexte de lutte intersectionnelle ambiant qui désigne le mâle blanc comme l’homme à abattre. Face au viral #LesFemmesAvecZemmour, la réplique ne tarde pas à s’organiser et fleurit sur les réseaux avec cette mention sur Twitter #ZemmourContreLesFemmes. Le stigmatise « une pensée rétrograde et misogyne. Des témoignages d’agressions sexuelles. Jamais Zemmour ne sera du côté des femmes. »

Qu’Éric Zemmour ait pu avoir des gestes ou des propos déplacés, c’est possible. Mais depuis quand les Présidents sont-ils tenus d’être vertueux ? François Mitterrand était polygame, courait les jupons, François Hollande entretenait sa maîtresse aux frais du contribuable – pour ne citer qu’eux.

sábado, 30 de octubre de 2021

À Nantes, les antifas sèment la terreur avant la visite de Zemmour



Marc Baudriller 29 octobre 2021

En France, on peut donc placarder sur les murs d’une ville, sous une mire de tireur de précision, le visage d’un journaliste, auteur d’un livre à succès et probable candidat à l’élection présidentielle, qui ne cache pas par ailleurs son appartenance à la communauté juive. 

Surmontée du mot « Wanted », la mire s’accompagne d’un appel à manifester « contre le fascisme », évidemment. 

Accuser Zemmour de fascisme : ce mur de la bêtise n’avait été franchi brièvement et « pour rire » que par l’humoriste de France Inter Charline Vanhoenacker qui avait cru drôle de dessiner des moustaches de Hitler sur une affiche du polémiste. Record désormais pulvérisé par l’extrême gauche nantaise. Cet appel au meurtre très peu subliminal salue la venue d’Éric Zemmour au Zenith Nantes Métropole à Saint-Herblain, ce 30 octobre. La boucle est bouclée. Nos vaillants défenseurs de la liberté d’expression, sûrs de leur fait et habitués de la violence, franchissent encore une marche. Sans troubler le moins du monde, pour l’instant, ni la corporation journalistique qui se serait soulevée d’horreur si ce dérapage avait eu lieu aux confins du monde, ni des autorités trop occupées à pourchasser quelques originaux qui se revendiquent d’extrême droite.

Il en faudra plus pour faire reculer Zemmour. À la question de savoir s’il craignait pour sa vie, l’homme qui bouscule cette présidentielle répondait à Boulevard Voltaire, le 5 octobre dernier : « C’est une question que je ne me pose pas, sinon je ne ferais rien. Cela fait longtemps qu’on me pose cette question, cela fait longtemps que je ne veux pas la voir, je suis protégé, j’ai la protection des personnalités. D’ailleurs, je remarque que tous les gens protégés en France, aujourd’hui, c’est parce qu’ils parlent de l’islam. Cela devrait nous faire réfléchir quand même, cela prouve qu’il y a quand même une question qui se pose. Mais cette question ne me taraude pas. Je dors très bien la nuit, ne vous inquiétez pas ! »

viernes, 22 de octubre de 2021

La plaisanterie de Zemmour au salon Milipol, ou l’effondrement idéologique de la gauche


 
 
  
Marc Baudriller 21 octobre 2021

La plaisanterie de Zemmour, ce fusil pointé pour rire sur des journalistes lors du salon Milipol, aura fait le tour du Web. 

Et mobilisé le pouvoir. Ce 21 octobre au matin, Clément Beaune, secrétaire d’État aux Affaires européennes, se rengorgeait sur LCI : « a bien fait d’alerter sur ce qui s’est passé hier à Milipol […] Faire de l’humour avec une arme contre les journalistes, ça ne me fait pas rire et ça m’inquiète. »

Encouragée par le succès d’un premier tweet qui a lancé l’offensive, en remet une couche : « Viser des journalistes avec une arme en leur disant “Reculez !” n’est pas drôle. C’est horrifiant. Surtout après avoir dit sérieusement vouloir “réduire le pouvoir des médias”. Dans une démocratie, la liberté de la presse n’est pas une blague et ne doit jamais être menacée. » Tremblez, bonnes gens ! Agiter la menace Zemmour sur le « pouvoir des médias » de la part d’un gouvernement dont la réputation d’autorité n’est plus à faire, qui a poussé les lois de la députée Avia et qui finance l’inquiétante commission anti-complotiste Bronner relève d’un incroyable culot qui ne surprendra pas les Français. La gauche est donc affligée. Le vice-président de LREM à l’Assemblée, Hugues Renson, juge la « séquence inouïe » et qualifie son auteur de « saltimbanque ». Libération devait se saisir, ce matin, de ce grave problème pour la patrie, quitte à user de rapprochements hasardeux. La fin – enrayer la fusée Zemmour – justifie les moyens. Zemmour n’a-t-il pas lancé, à Béziers : « Nous avons des contre-pouvoirs qui sont devenus le pouvoir, c’est-à-dire la Justice, les médias, les minorités. Nous devons enlever le pouvoir à ces contre-pouvoirs. » Tremblements de terreur à Libération.

Le site du quotidien dénonce gravement « un homme qui a donc un projet de réduction des libertés et d’atteintes à l’équilibre des pouvoirs construits depuis des siècles dans ce pays. Un homme qui a annoncé clairement qu’il s’y attaquera si, demain, il est élu président de la République. Pointer une arme vers des journalistes quand on aspire à cette fonction, ce n’est pas une “plaisanterie”, c’est une intimidation. » En clair, Zemmour a tenu en joue toute une profession traumatisée.

domingo, 10 de octubre de 2021

C’est lui qui donne le la de la campagne présidentielle naissante…


 
 
 

On peut penser ce qu’on veut de Zemmour, le constat s’impose : c’est lui qui donne le la de la campagne présidentielle naissante, qui concentre sur lui l’actualité, en dicte les thèmes essentiels. 

C’est lui, aussi, qui est la cible de tirs nourris venant de toutes parts. Sa priorité est l’immigration, et particulièrement celle de peuples musulmans dont il pense qu’elle menace à terme par sa démographie, et le maintien de son différente, voire hostile, l’existence même de la nation française. 

Sa connaissance des chiffres actuels et des processus historiques balaie les critiques. Pourtant, personne ne songe à réduire sa pensée à une copie de celle du Rassemblement national.

D’abord parce que ses idées viennent de plus loin et de plus haut que celles de l’actuelle direction de ce parti. Chargées d’histoire et de réflexion, elles tracent leur chemin dans l’opinion avec une continuité rare en politique et ne cherchent pas à s’adoucir ou à se durcir en fonction des sondages et de l’air du temps. Il n’est pas utile de fustiger le gouvernement algérien quand on a passé son temps à se prosterner devant lui, qu’on a encouragé son culte des « héros » jusqu’à déposer des fleurs au pied des monuments érigés à la gloire de tueurs de soldats français et qu’on a cultivé la repentance « coloniale » à l’égard d’un pays qui doit à la son existence, sa population et les richesses qu’il dilapide.

Zemmour est devenu la cible, le diable que la bien-pensance veut exorciser. Comme on peut difficilement l’attaquer sous l’angle du racisme, puisqu’il s’en tient au choc des civilisations et non des races et se réfère à Huntington et à Lévi-Strauss, en dépit de l’abrutissement idéologique qui a importé des États-Unis le « racialisme » et son obsession des couleurs, on insiste davantage sur les « genres » qu’il continue à appeler des sexes. Zemmour défend le conservatisme du bon sens, ce terrain sur lequel il rencontre Orbán, mais aussi, en France, Marion Maréchal, la « hors les murs », celle qui résiste à notre décadence sociétale, pétrie de contradictions suicidaires.

Comment une nation peut-elle survivre en favorisant l’avortement ou les « couples » infertiles, et cela, parfois, au nom de ceux qui se proclament défenseurs de la nature ? Le respect de la nature implique la reconnaissance des spécificités sexuelles, du Yin et du Yang, comme disent les Chinois. Cela ne veut pas dire l’inégalité mais le refus de l’indifférenciation, de l’interchangeabilité des individus, de ce monde de particules humaines en mouvement, dominé et géré par une oligarchie aspirant au transhumanisme. Son débat avec Onfray a mis en lumière la complémentarité de ces deux beaux esprits et laissé loin derrière, ou plutôt tout en bas, la poussière des politiciens avec leurs recettes à court terme, en vue de conserver leur part de fromage.

domingo, 3 de octubre de 2021

Zemmour à 15 % : cela change tout, et pour tous


 
 
 

On peut traiter le sondage IPSOS, paru vendredi soir, dans Le Parisien, comme un simple aléa de campagne, un sondage parmi d’autres, qui ne dit que la réalité de l’instant t, comme on dit. 

Mais, à droite et au-delà, plus personne ne s’y trompe : cette enquête vient matérialiser la dynamique de la précandidature d’Éric Zemmour. 

Un phénomène historique à plus d’un titre. Il y a des instants t qui en disent long à la fois sur le passé et l’avenir. Et cet instant t, qui est aussi le moment Z, est de ceux-là.

D’abord, cette dynamique est spectaculaire et Le Figaro a raison de le souligner : « C’est une envolée connaissant peu de précédents. Toujours officiellement non candidat à la présidentielle, Éric Zemmour n’en finit pas de progresser dans les sondages au point de démentir toutes les prévisions. Et de se retrouver à un point seulement du second tour. » Gagner sept points dans un sondage pour la présidentielle en quinze jours, en effet, c’est du jamais-vu. Même la progression d’Emmanuel Macron, en 2016-2017, n’avait pas connu un tel saut.

Ensuite, cette ascension fulgurante est historique par ses victimes. Toute la presse a souligné que si Éric Zemmour dépassait, désormais, tous les candidats LR, y compris Xavier Bertrand, il talonnait désormais Marine Le Pen, tombée d’un piédestal de 25 % (sans la candidature Zemmour) ou 21 % (dans la dernière enquête avec Zemmour) à 16-17 %. La chute de l’une est tout aussi spectaculaire que l’ascension de l’autre. J’expliquais, il y a quelques mois, qu’Emmanuel Macron comme Marine Le Pen étaient des colosses aux pieds d’argile.

Il y a plusieurs façons d’appréhender le phénomène Zemmour. L’air du : « Oh, vous savez, les 3e hommes, j’en ai vu beaucoup : Barre, Balladur, Chevènement, Bayrou, etc. Voyez comme ils ont fini. » C’était l’analyse d’Alain Minc pour Zemmour, il y a une semaine, sur Radio Classique : « Il y a toujours, dans les élections, un candidat qui monte très haut et se dégonfle. » Une bulle. Et il ajoutait tout de même : « Il porte un coup mortel à Marine Le Pen, car il n’est pas sûr du tout qu’elle soit au second tour. »

Aurore Bergé, une éolienne contre Zemmour


 
 
 

Éric Zemmour l’a cherché, Éric Zemmour l’a trouvé. 

Enfin, un contradicteur du même acabit, un contradicteur de poids, tonnage garanti. 

Comme le dit l’adage, qui joue avec le feu finit par se brûler. Qui s’y frotte trouve Aurore Bergé. Ça secoue, du 8,5 sur l’échelle de Richter.

« Je ne débattrai pas avec, je débattrai contre Éric Zemmour, c’est pas tout à fait la même chose, parce que je pense qu’il ne faut pas lui laisser un centimètre carré d’espace, parce que je pense qu’à un moment il faut combattre ce qu’il est, ce qu’il représente, et ce qu’il dit », lançait la députée LREM sur les ondes de Sud Radio. « On a quelqu’un qui finalement a la trouille de dire qu’il est candidat, et Éric Zemmour est quelqu’un qui a peur ; il a peur des femmes, en permanence, il a peur des homosexuels, il a peur des immigrés. » Zemmour le froussard a trouvé quelqu’un qui veut en découdre.

« Quand on a quelqu’un qui compare les femmes à un butin, qui confond séduction et viol, il dit aux pères de famille qui nous écoutent que leurs filles sont potentiellement des putains pour les hommes politiques », affirme cette infidèle en politique passée par Alain Juppé, puis par Nicolas Sarkozy, puis brièvement par François Fillon avant de suivre Emmanuel Macron. Une girouette ? Non, Sire, c’est carrément une éolienne. Une énorme éolienne qui va toujours dans le sens du vent, une gigantesque machine à brasser du vent. Imaginez cette quantité de vent que de si énormes pales peuvent brasser, en autant d’antiennes logorrhéiques et renouvelables.

Elle ne lâche rien : « S’il veut faire de la politique, qu’il le dise, qu’il l’annonce, qu’il dise clairement qu’il est candidat. Quand on veut faire de la politique, on a le courage de s’engager, on ne se cache pas derrière la promotion d’un livre pour remplir un compte en banque. » Puis dénonce l’« ambiguïté volontaire » de celui qui se prévaut d’être le candidat anti-système après y avoir baigné pendant vingt ans.

sábado, 2 de octubre de 2021

Quand Zemmour rencontre Orbán


 

Diego Valero

Budapest, quatrième Sommet pour la démographie, les Premiers ministres slovène, tchèque et serbe, Mike Pence (vice-président de Trump) et bien d’autres (y compris dix-sept femmes) se réunissent autour de Viktor Orbán pour discuter sans langue de bois de sujets que d’autres n’abordent que du bout des lèvres : le suicide démographique de l’Europe, la disparition des nations autochtones et le besoin pressant de promouvoir la natalité (et, en passant, la traditionnelle).

Une vraie démonstration de force d’Orbán et la confirmation que loin de la camisole de force du politiquement correct qui musèle l’Europe de l’Ouest, Budapest s’érige de plus en plus comme la capitale du monde conservateur libre et sans complexes. 

Grand Remplacement, ravages de la pornographie, idéologie LGBT, natalité, avortement, la comme clef de voûte de la société, racines judéo-chrétiennes, quelques claques à Bruxelles : tout y est passé. Les sujets qui, en France, déclenchent des condamnations médiatiques et sociales ad hitlerum contre tous ceux qui osent les pointer timidement du doigt ont été passés au crible. Sans s’excuser, sans autocensure.

Parmi les intervenants dans cette grand-messe conservatrice, Marion Maréchal et, surtout, poursuivi par les nombreuses caméras françaises qui ont fait le déplacement, Éric Zemmour. Le « phénomène » ne jouit pas de la même notoriété en Hongrie et le tumulte médiatique qu’il provoquait laissait les assistants au sommet pantois. Et pourtant, Zemmour s’est senti comme un poisson dans l’eau et a pu profiter d’un contexte dans lequel il ne parlait pas en dissident. Au contraire, il jouait à domicile.