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sábado, 23 de mayo de 2020

La stupidité confondante des membres de la BRAV



Petits cow-boys assermentés, plus zélés qu'en face les racailles des no-go-zones 

lunes, 13 de enero de 2020

Un gilet jaune relaxé et libéré de prison après 4 mois à cause de « mensonges » de la BAC

 
 
 
 

 
 
 
Un giletsjaunes, Sullivan, a fait 4 mois de prison suite à des mensonges des policiers de la BAC de Montpellier.

Une vidéo de la LDH a contraint le tribunal d'appel à le relaxer.

Soutien à lui et à toutes les personnes détenues sur la base de mensonges policiers ! #LaPoliceMent https://t.co/0zvN9cEXmZ
— Cerveaux non disponibles (@CerveauxNon) January 12, 2020
 
 

martes, 7 de enero de 2020

Le scanner partagé par Rémi Gaillard montrant les lésions cérébrales d'une gilet jaune est authentique

 

Vanessa Langard le 19 mars 2019.

 Vanessa Langard le 19 mars 2019.AFP
 checknews   

Par Jacques Pezet     
                        
Plusieurs internautes macronistes ont accusé l'humoriste d'utiliser un faux scanner pour évoquer les blessures d'une gilet jaune. «CheckNews» a pu vérifier l'authenticité du document.


Question posée par Salvador le 04/01/2020
Bonjour,
Nous avons reformulé votre demande initiale : «Le candidat à la mairie de Montpellier Rémi Gaillard partage-t-il une fake news ? En effet, je lis que la photo du scanner est de 2011. De même, le scanner représente la partie droite du cerveau or la dame a reçu un tir de LBD sur l’œil gauche. Merci des éclaircissements.»

Jeudi, l’humoriste et candidat déclaré aux élections municipales de Montpellier Rémi Gaillard a publié une image où figurent Vanessa Langard, une gilet jaune gravement blessée à l’œil le 15 décembre 2018, et un scanner de son cerveau montrant qu’une partie est «nécrosée».
Selon Rémi Gaillard, cette femme aurait perdu en plus de la vue, le goût et l’odorat.

Scanner effectué «après le tir»

La publication de Rémi Gaillard a suscité des commentaires de militants macronistes l’accusant de mensonge.

Parmi les plus remarquées, on trouve la réaction (supprimée depuis) d’un responsable idées des Jeunes avec Macron – Auvergne Rhône-Alpes, qui qualifiait le message de l’humoriste ainsi : «Rarement vu un mythomane de ce niveau. La radio date d’octobre 2001, il suffit de regarder en bas.»

sábado, 27 de abril de 2019

Alerte Enlèvement ! L'Etat français enlève les enfants d'un militant Breton






Jonathan Le Bris, 'Street Medic" lors d'une manifestation des Gilets Jaunes à Belfort.

Communiqué de presse de AMBASAD VREIZH
(porte parole Yann Varc'h Naoufel FURON) publié le 27/04/19 12:36
Communiqué 2019/441 du 27/04/19
 
 
A ce jour, samedi 27 avril 2019, soient trois jours depuis l'enlèvement des deux fillettes, les époux Le Bris n'ont toujours pas pu voir leurs progénitures, ils devront attendre dimanche pour les voir!

Les samedis «jaunes» se succèdent, les réponses gouvernementales insatisfaisantes s'accompagnent de moyens légitimes pour la plupart dès lors qu'il s'agit de mettre un terme aux violences et dégradations urbaines mais que dire de ceux qui consistent à faire pression sur des membres de la famille afin de faire taire tous ces «rebelles» qui dérangent...

Malheur à vous si vous agissez pour recouvrer vos droits fondamentaux spoliés par un État faussement appelé «pays des Droits de l'Homme»!
Malheur à vos proches si vos actes, pourtant pacifiques, les conduisent en Garde-à-Vue, et vos enfants enlevés manu-militari sous prétexte d'un dossier Social à peine ouvert mais que l'on remplit rapidement de calomnies.

Mercredi 24 avril, 06h30: les forces de Police viennent au domicile de la famille Le Bris résidant à Belfort.
Jonathan LB. est placé en garde-à-vue.
Les faits qui lui sont reprochés: son arrestation entre «dans le cadre d’une enquête préliminaire, après des infractions que la police a constatées, en partie durant le mois d’avril.
Selon nos informations, il serait reproché au suspect des menaces et des outrages envers les forces de l’ordre, un appel à la révolte et à l’insurrection ainsi qu’un port d’arme.» (L'Est Républicain, 24/04/2019).

A 14h00, c'est au tour de sa femme d'être conduite au commissariat pour y être entendue.

miércoles, 13 de febrero de 2019

L'ex-boxeur Christophe Dettinger condamné à un an de prison ferme et 18 mois de sursis





Crédit photo : Thomas Samson / AFP

13 févr. 2019, 22:18

 
Jugé pour avoir frappé deux gendarmes le 5 janvier, lors de l'acte 8 des Gilets jaunes, Christophe Dettinger a été condamné le 13 février à une peine d'un an de prison ferme et 18 mois de sursis.

                                   
Le «boxeur» Christophe Dettinger a écopé d'un an de prison ferme et de 18 mois avec sursis pour avoir frappé deux gendarmes pendant l'acte 8 des Gilets jaunes le 5 janvier.
L'un de ses méfaits fut filmé, dans une vidéo devenue virale, où l'on voit le prévenu boxer un militaire en charge du maintien de l'ordre, pendant la mobilisation parisienne des Gilets jaunes.
Il verra d'ici cinq jours un juge pour un éventuel aménagement de peine en semi-liberté : il dormira chaque soir en prison, la journée, Christophe Dettinger sera libre pour garder une vie professionnelle et familiale.
Le tribunal a également prononcé un sursis avec mise à l'épreuve et une interdiction pour Christophe Dettinger de séjourner à Paris pendant six mois.
Enfin, Christophe Dettinger devra indemniser ses victimes, respectivement à hauteur de 2 000 et 3 000 euros.

domingo, 10 de febrero de 2019

Levavasseur retourne son gilet


domingo, 13 de enero de 2019

Matraquage d'un Gilet jaune de 55 ans à Bordeaux : que s'est-il passé ? (VIDEOS)

 
 
Matraquage d'un Gilet jaune de 55 ans à Bordeaux : que s'est-il passé ? (VIDEOS)

© DR

Contacté par RT France ce 13 janvier, le commissariat central de Bordeaux a dit ne pas être en mesure, pour l'heure, de communiquer à ce sujet, mais nous a précisé que le service prévu à cet effet serait disponible dans la matinée du 14 janvier.
L'homme était venu manifester avec sa fille, ce sont ses cris qu'on entend dans la vidéo.
La personne ayant relayé la vidéo était quant à elle joignable. Il se présente comme un proche de cet «homme de 55 ans», et a accepté de raconter sa version des faits.

lunes, 26 de noviembre de 2018

« On ne veut pas d’augmentation… On veut une diminution, on veut une diminution !!! » L’édito de Charles SANNAT

 
 
Résultat de recherche d'images pour "gilets jaunes paris"

par | 26 Nov 2018 |

Mes chères impertinentes, mes chers impertinents,

Au-delà des techniques de propagande où les chaînes de télé ont retransmis en direct et toute la journée les violences « terribles », « monumentales », « considérables » qui se sont déroulées sur les Champs-Élysées, et qui dans tous les cas, pour moi qui prône la non-violence à la Gandhi, sont inacceptables, il n’en reste pas moins que les « gens », le « peuple », les « Gaulois réfractaires », les « illettrés » et autres sans-dents arrivent encore à s’échanger quelques messages sur les réseaux sociaux qui finiront bien pas être éteints un jour.

Que se dit-il ?
En substance, que des centaines de milliers de Français ont manifesté à travers la France et plutôt dans le calme… et que cela n’a pas été montré ou très peu montré.
Il se dit aussi que s’il y avait beaucoup de fumée sur les Champs-Élysées, chaque année, en une journée, à la Saint-Sylvestre, ce sont des centaines de voitures qui brûlent.

Castaner a déjà perdu

La stratégie gouvernementale est assez visible et assez lisible.
Il s’agit d’une stratégie de communication/répression, pas d’une stratégie politique avec un grand P.
En quoi consiste-t-elle ?
En gros, il faut décrédibiliser le mouvement en montrant sa radicalité parisienne montée en mayonnaise.
Ensuite, il faut cacher la forte mobilisation et le fort soutien populaire en profitant de l’absence de chiffres « officiellement » « officieux » portés par des « organisateurs » officiels.
Du coup, ce sont uniquement les chiffres du ministère de l’Intérieur qui sont communiqués et rabâchés.
Enfin, il s’agit d’augmenter progressivement la répression sur le terrain, et ce week-end, j’ai été assez estomaqué et saisi par la violence et le comportement d’un gendarme dont j’ai cru qu’il allait nous casser la figure à mon dangereux fils réfractaire de 6 ans et à son père sur les lieux d’un blocage en tout point pacifiste devant un centre Leclerc où des gilets jaunes traversaient encore et encore la route sur le passage piéton pour tenter avec désespoir de trouver un travail en traversant la rue de manière totalement insolente, exquise et pacifiste comme le conseillait « notre » président.
Castaner a déjà perdu, parce que vu le mal-être de la population, la réponse ne peut pas s’articuler qu’autour d’une stratégie communication/répression et maintien de cap (aspect ne dépendant pas de lui).
La répression est passée de molle au premier week-end à modérée ce week-end, et elle sera sans doute forte la semaine prochaine.

domingo, 25 de noviembre de 2018

Acte 3 - Macron démission le samedi 1er décembre à Paris : quelle sera la prochaine manœuvre politique pour salir les gilets jaunes ?



ACTE 3 MACRON DEMISSION.png




Autopsie d’une manipulation des masses par l’Establishment.


1. Selon Christophe Castaner, il y aurait eu hier 106.301 manifestants sur 1619 lieux d’actions.

Faux. Il est évidemment impossible de compter au manifestant prés.
De plus, un tel chiffre induirait la présence de seulement 65 gilets jaunes par point de blocage, présents sur la totalité de la plage horaire de l’action.
Notre syndicat a plutôt constaté la présence d’environ 250 gilets jaunes, en moyenne, par point de blocage, avec un doublement des postes pour couvrir la totalité de la plage horaire, soit plus de 800.000 gilets jaunes pour la seule journée du 24 novembre.

2. Les journalistes ont relayé exclusivement les chiffres du ministère de l’Intérieur au motif qu’ils n’en avaient pas d’autres.

Faux. Dès 15h, nous avons communiqué aux agences de presse nos chiffres.
Mais il ne fallait surtout pas contredire les chiffres officiels de Christophe Castaner.
Les chaînes d’info ont préféré inviter sur leurs plateaux des pseudos experts relayant tous exclusivement la communication gouvernementale.

Rubrique : avec un mois d’avance ?


 
 
L’image contient peut-être : une personne ou plus, personnes debout, foule et plein air
 
 

 Rouget de Lisle devenu ventripotent, arpentait les rues de Paris pour se rendre chez des amis en juillet 1830 pendant les trois glorieuses. Affolé par cette révolution il leur lança en arrivant chez eux : « ça va mal, ils chantent la Marseillaise ! »


Sur les Champs-Élysées et dans toute la France, on brandit des drapeaux tricolores et on chante la Marseillaise.
Et tous les petits valets, tous les infects de BHL à Cohn-Bendit, de Christophe Barbier à Goupil, pris de terreur devant un peuple qui bouge éructent leur haine et disent la même chose : « ça va mal, ils chantent la Marseillaise ! ».

J’ai subi tant de défaites, j’ai vu la grande passion du XXe siècle que j’avais partagée s’effondrer, j’ai perdu toutes les élections sauf celle du référendum de 2005 et on me l’a volée, j’ai cru que la messe était dite et qu’il ne me restait plus que la nostalgie, épicée d’un peu d’amertume.

La France d'en haut fait le lien avec celle d'en bas

 
 
 
 
castaner, macron, les français n'oublieront pas.
 

La France est du côté des Gilets jaunes !

 
            
                                                                             
parlementecrase


Est-ce qu’un gouvernement a vocation à jouer au chat et à la souris avec le peuple ?

La question devient plus pertinente encore lorsqu’on voit que la souris est grosse de 77% de soutiens dans la population et que le chat n’a plus la confiance que de 20% de ses maîtres.
Une énorme souris contre un petit chat pelé a toutes ses chances.
Alors le chat tente de rappeler les règles du jeu : c’est le chat qui commande et qui poursuit sa proie, pas l’inverse !
Mais les souris sont malicieuses comme dans les dessins animés de Hanna et Barbera.
Le gilet jaune se revêt et s’enlève à loisir, ce qui permet à des personnes dénuées du moindre signe de reconnaissance d’aller n’importe où et de montrer leur couleur une fois sur place dans le dos des policiers chargés d’interdire un périmètre.
Lorsque le pouvoir qui veut encadrer les manifestations pour les réduire aux rassemblements rituels et inopérants comme ont été les « marches pour tous », généreuses et correctes, mais méprisées et négligées, cette fois les gilets jaunes ne se soumettent pas.
On veut les enfermer sur le Champ de Mars.
Ils s’y refusent et préviennent qu’il seront ailleurs.
Alors, le gouvernement, déconsidéré, multiplie les mises en garde.
Il y a déjà eu des accidents, des morts, et, beaucoup plus graves selon certains, des injures à l’encontre de certaines communautés : l’horreur absolue !
Le désordre risque de favoriser des actes terroristes, des actions violentes de « Blacks Blocs », et beaucoup plus grave encore selon certains, moins de rentrées pour le « Black Friday » pour lequel les médias et le rouleau compresseur de la publicité convoquent les Français : ce serait une catastrophe nationale que cette opération de décérébration commerciale puisse échouer !
Le microcosme qui s’est emparé du pouvoir en 2017 ne comprend rien à ce qui se passe.
Il pense avoir affaire à une bouffée de mécontentement qui passera et ne se rend pas compte qu’il s’agit de l’aube d’une révolte.

sábado, 24 de noviembre de 2018

Christophe Castaner et les gilets jaunes : des chiffres bidons et de vraies consignes aux Procureurs ?




castaner gilets jaunes.jpg


A 15h, France Police – Policiers en colère annonçait environ 1500 points de blocage partout en France.

A 19h25, le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner, annonçait 1619 lieux d’actions.
Notre estimation de 15h était donc particulièrement précise et même légèrement minorée.
En revanche, nous contestons formellement le chiffre de 106.301 gilets jaunes.
Comme samedi dernier, les points de blocage ont rassemblé en moyenne 250 gilets jaunes.
Pour tenir sur une plage horaire de dix à douze heures, les postes ont été doublés soit environ 500 manifestants en moyenne par point.
Très approximativement : 1619 points x 500 gilets jaunes = 809.500 manifestants.
En outre, notre syndicat est totalement scandalisé d’entendre notre ministre se vanter d’avoir fait pression sur les Parquets en leur donnant des consignes de fermeté pour influencer leur appréciation des affaires en liens avec les gilets jaunes.
Les procureurs ne sont pas à la botte du ministre de l’Intérieur !
Nous attendons un réaction très forte du syndicat de la magistrature et faisons pour notre part confiance aux procureurs de la République pour requérir contre les prévenus dans les formes de droit et conformément à la jurisprudence en vigueur, sans tenir compte de la justice d’exception exigée par un ministre de l’Intérieur à des fins politiques.

Un parfum de révolte ou le début d'une révolution?


Gilets jaunes : « Le peuple n'a ni raison ni tort, il décide »

 
 
Gilets jaunes : « Le peuple n'a ni raison ni tort, il décide »


Pour Nicolas Vidal, «lorsqu'on écoute sur certains grands médias le traitement infligé à ce mouvement populaire des «Gilets jaunes», on peut s'indigner du mépris et de la condescendance des uns, et le discrédit assumé des autres». NICOLAS TUCAT/AFP

Par Nicolas Vidal
Publié le 23/11/2018

FIGAROVOX/TRIBUNE -
 
« Beaufs », « racistes », « pas éduqués »... les «Gilets jaunes» n'ont pas échappé aux insultes ni au mépris, note Nicolas Vidal.

Selon lui, cette attitude est caractéristique d'une élite libérale et mondialisée qui ne comprend ni n'écoute plus les classes populaires.
 

Nicolas Vidal est le fondateur et directeur de publication de Putsch.media, «média culturel et franc-tireur».


Les «Gilets jaunes» ont pris les devants de la contestation sociale et font entendre la désespérance humaine d'une France oubliée.
Le mouvement, même s'il a bénéficié de la puissance des réseaux sociaux, s'est forgé dans un temps long de souffrance, d'abandon et de précarité grandissante.
Alors que Facebook est souvent décrié pour enfermer les gens dans un individualisme forcené, il a permis de fédérer en quelques jours seulement des dizaines de milliers de citoyens, d'agréger en un temps record une somme colossale de ressentiments et de donner vie à une vindicte populaire de très grande ampleur.
Aujourd'hui, une partie de la classe politique et médiatique tente de décrédibiliser ce mouvement populaire et d'y donner les contours d'une fronde qui se radicalise, menée par une insignifiante minorité de citoyens, selon elle.
Le mouvement s'est forgé dans un temps long de souffrance, d'abandon et de précarité.
Elle ne parvient plus, aujourd'hui, à dissimuler son profond mépris de classe pour cette France des territoires et d'une certaine manière son inquiétude devant cette mobilisation qu'elle ne comprend pas.
Ce mouvement est une vague populaire sans précédent, qui s'est construit petit à petit depuis des années, de façon éparse, individuelle et solitaire.

Le préfet de police de Paris prévient : « Personne ne passera sur les Champs-Elysées » (MàJ : ils sont passés)










Résistance

 
 

 
 
Voila une idée qu'elle est bonne, neutraliser tous les radars, rien n'interdit de s'arrêter fumer un clop ou discuter entre copains au pied de la pompe à fric.
 
Imaginez une journée sans rentrer un kopek, ça, ça pourrait bien les faire flipper pire que l'occupation des ronds points surtout si ça durait un peu!

4700 points de collecte, pensez y, vous en avez forcément un près de chez vous.
 
#jesauvedespoints

Vous étiez beau, Jean Lassalle, avec votre gilet qui les faisait rire jaune !

 
 


Il est désormais formellement interdit, pour un homme, de complimenter le sexe opposé. Mais l’inverse est encore autorisé, non ?

Alors je vous le dis, Jean Lassalle, avec votre gilet jaune à bandes fluorescentes dans l’Hémicycle, je vous ai trouvé beau.
Beau avec votre air renfrogné, vos cheveux en brosse, vos grosses paluches et votre nez cyranesque qui a dû dissuader la féministe la plus téméraire de vous suggérer le port du rouge à lèvres ou du stiletto-bas résille pour la Journée de la femme à l’Assemblée.
Mais cette femme, vous la servez cent fois, mille fois mieux en défendant les maternités rurales qu’en rejouant « La Cage aux folles ».
Vous aviez votre cravate bien tirée sous le gilet, comme s’il avait fait partie d’un costume trois-pièces de notable d’autrefois.
Parce que vous n’êtes pas du genre à venir débraillé à l’Assemblée, comme Jean-Luc Mélenchon et sa garde rapprochée.
Parce que vous savez très bien qu’être mal mis, de nos jours, traîner en savates sans cravate n’a rien d’insoumis ni de « peuple ».
Cultiver le style débraillé n’est pas la marque du prolo mais le snobisme du bobo, son luxe, car si l’étudiant Nuit debout – dont Jean-Claude Michéa dit qu’il est l’exact opposé du gilet jaune – peut, sans dommage, traîner mal attifé, hirsute et mal rasé sur le bitume parisien, l’apprenti pâtissier, le charcutier frais émoulu de son CAP ne peuvent prendre les mêmes privautés dans la boutique où ils sont employés.
Et leur cravate Leclerc coûte une misère, comparée aux colifichets d’antifas voulant se la jouer prolétaire.