Des Européens "vampirisés", enlevés puis forcés à donner leur sang, parfois jusqu'à la mort.
C'est la "rumeur" qui entourait jusqu'à aujourd'hui la fin de la guerre d'Algérie.
 Entre avril et juillet 1962, les indépendantistes du Front de libération nationale (FLN) avaient enlevé 630 Européens civils et militaires en Algérie, mais personne n'avait pu confirmer que des prélèvements sanguins forcés avaient eu lieu.
C'est désormais chose faite.
Dans le livre Les vampires à la fin de la guerre d'Algérie, mythe ou réalité ? (Editions Michalon, 2014), l'historien Gregor Mathias s'applique à démontrer que ces pratiques n'ont rien d'un mythe.
 Joint par metronews, il explique les raisons qui ont poussé le FLN à agir de la sorte.

Pourquoi le FLN a-t-il enlevé et forcé ces personnes à donner leur sang ?
Après les accords d'Evian signés en mars 1962, qui mettent officiellement un terme au conflit, on assiste à une multiplication des attentats commis par les activistes pieds-noirs de l'OAS contre les musulmans.
Or, avec le retrait des populations européennes, les dons de sang sont moins nombreux et le liquide devient une denrée rare.
 Le FLN a créé des structures médicales dans les quartiers musulmans mais n'a pas de banque de sang.
 Et les habitants sont réticents à donner le leur pour des raisons religieuses.


Dans le même temps, 630 civils et militaires européens, hommes, femmes et enfants, sont enlevés.
En recoupant les archives du Comité international de la croix rouge avec plusieurs témoignages, on constate que certains ont bel et bien été vidés de leur sang par le FLN pour soigner des blessés musulmans.

Sur quels témoignages vous basez-vous ?