
Marie Delarue 13 février 2023
L’enquête se poursuit. Pierre Palmade, déjà en garde à vue sur son lit d’hôpital, est toujours présenté comme « victime » d’un accident de la circulation dans les bandeaux défilant en bas de nos écrans de télé.
Le domicile de « l’humoriste » a été longuement
perquisitionné, ce dimanche, et les infos qui tombent au compte-gouttes
dessinent un portrait bien peu séduisant de l’individu.
On nous dit
ainsi, en ce lundi matin, que « testé positif à la cocaïne », Pierre Palmade « aurait
pris la voiture après avoir fait la fête pendant plus de 24 heures avec
quatre jeunes. Le comédien aurait consommé pendant cette soirée
plusieurs drogues, notamment de type chemsex. »
Je le confesse, je suis une vieille chose qui ne connaît rien de ces pratiques. Europe 1 m’a, si je puis dire, « déniaisée » : « Le
chemsex est la contraction des mots anglais "chemical" (chimie) et
"sex" (sexe). Une pratique qui consiste à prendre des drogues puissantes
pour augmenter ses sensations pendant un rapport sexuel, pour le rendre
plus intense et le prolonger. Les produits les plus utilisés par les
adeptes du chemsex sont les drogues de synthèse stimulantes comme le GHB
ou la méthamphétamine. » Et après, on prend le volant en se croyant le roi du monde.
Ce sont sans doute deux de ces jeunes en question, copains de défonce
dans tous les sens du terme, qui se sont courageusement enfuis des
lieux de l’accident, laissant leur ami (ou client ?) coincé dans la tôle
et, en face, une famille entre vie et trépas dans un amas de ferraille.
Les bonnes âmes viennent déjà nous expliquer qu’il faut comprendre,
que Palmade est une personnalité complexe, qu’il était dépressif… La
Justice a bien absous Kobili Traoré, l’assassin tortionnaire de Sarah
Halimi, au motif que, défoncé au cannabis, il avait été victime d’une « bouffée délirante aiguë », alors pensez, un roi du show-biz !
Sans remonter aux confidences de Gérard Fauré, alias « le prince de la coke » ou encore « le dealer du Tout-Paris »,
tout le monde sait – et voit bien souvent – que ce monde-là vit
largement sous acides.