Macron jubile, la France moins.
Ferrand sera président du Conseil Constitutionnel et peut dire merci au RN.
Ces derniers se sont abstenus et ont permis à Macron de verrouiller un peu plus l’organe politique qu’est devenue cette institution, avec la bénédiction de ses nouveaux amis, le RN. C’est donc une énième traîtrise qu’ils auront du mal à expliquer, que d’ailleurs, ils sont incapables de motiver, comme les précédentes décisions de ne pas faire tomber Bayrou. Joint pas téléphone, un élu de ce parti a invoqué la discipline de vote, expliquant que suivre la consigne ne lui posait aucun problème. Marine Le Pen aurait-elle reçu des assurances quant à l’issue de ses démêlées avec la justice ?
A savoir qu’en cas d’inéligibilité, le Conseil Constitutionnel pourrait être amené à trancher. Elle y croit ? Si tel est le cas elle devrait savoir qu’une promesse de Bayrou ne vaut pas grand-chose. C’est la stupeur et la nausée qui s’empare de nous et de pas mal de militants, avec le sentiment bien justifié d’avoir assisté à une forfaiture qui pèsera négativement à l’avenir. Ferrand est passé d’une seule voix : dingue.
Tout ceci grâce à ce parti de félons. La consigne a forcément été dictée par un calcul interlope, contre toute forme de logique d’opposition et au détriment de la sauvegarde des intérêts des Français. Dans le cas contraire, cela voudrait dire que ce parti est gouverné par des incompétents et des suicidaires, ce qui n’est pas totalement faux non plus. Après avoir sauvé Bayrou, voilà que le RN se parjure avec Ferrand, permettant à Macron d’installer l’un de ses fidèles à un poste clé pour neuf ans. Autant dire qu’il croit fermement à son troisième mandat, pour lequel Ferrand voulait modifier la constitution et qu’il met son pion en place. Il compte sur quoi, avec son impopularité ? Que l’Europe invalide la victoire d’un opposant comme elle se propose désormais de le faire ? Marine Le Pen fustigeait pourtant cette candidature il y a quelques jours encore : qu’a-t-il bien pu se passer ?







