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jueves, 22 de mayo de 2025

Ils veulent tuer l'agriculture française


miércoles, 8 de enero de 2025

Les agriculteurs trahis par leurs syndicats ?


 
 
  7 janv. 2025
 
  Entretien exclusif avec Sebastien BÉRAUD et Nicolas LEFÈVRE
 
  Alors que les manifestations des agriculteurs ont repris contre le projet de libre-échange entre UE et Mercosur, François Asselineau a de nouveau reçu l'un des leaders paysans Sébastien Béraud et l'activiste belge Nicolas Lefèvre. 
 
 Vidéo à voir, à promouvoir et à partager.

domingo, 21 de julio de 2024

“Méga-Bassine” : quand un terme péjoratif inventé par l’extrême-gauche activiste (le collectif “Bassines Non Merci / No Bassaran” en 2021) est adopté par la presse main-stream, puis par l’ensemble de la population…



Jean-Robert pour Fdesouche

20/07/2024 

 

Appelées « réserves de substitution » par les coopératives d’agriculteurs qui les défendent, ces projets ont pour objectif de stocker l’eau dans un lac artificiel de plusieurs hectares. 

Contrairement aux réserves dites « collinaires », alimentées par le ruissellement des eaux de pluie, l’eau de ces réserves est prélevée dans les nappes phréatiques ou dans les cours d’eau, l’hiver plutôt que l’été.

Pendant la saison froide, les nappes phréatiques sont plus remplies et pourraient donc, selon les promoteurs de ces initiatives, supporter les prélèvements nécessaires au stockage. L’eau stockée dans ces réserves peut ainsi être utilisée par les agriculteurs pour irriguer et abreuver leurs élevages l’été, lorsque l’eau est plus rare dans les nappes phréatiques ou dans les cours d’eau en raison de la sécheresse.

« Méga-bassines » est le terme choisi par le collectif « Bassines Non Merci », qui fédère les opposants aux divers projets en France. Selon eux, les méga-bassines reposent sur une privatisation de l’eau par l’agro-industrie. Les opposants dénoncent la fragilisation des nappes phréatiques ainsi qu’une démarche antiécologique et polluante, via notamment l’artificialisation des sols liée à la construction des espaces de stockage et à la fabrication des bâches utilisées pour imperméabiliser les bassines.
De son côté, l’Etat défend ces projets et les finance à hauteur de 70% par des subventions publiques.

Le Journal du Dimanche (2022)

martes, 5 de marzo de 2024

[Entretien] « Les importations massives d’Ukraine ont déstabilisé des filières agricoles »


 
 
 Sabine de Villeroché 04 mars 2024

Sylvie Brunel est agrégée de géographie, docteur en économie, maître en droit public. 

Cette spécialiste des questions de développement et de famine a présidé l’ONG Action contre la faim et publié bon nombre d'ouvrages sur les enjeux agricoles et alimentaires (elle vient d’être promue officier du Mérite agricole). Son dernier livre Sa Majesté le maïs : la plante que nous adorons détester mais qui sauve pourtant le monde (Éditions du Rocher) est un plaidoyer en faveur de cette céréale cible des écoterroristes et qui régresse en France. À l’heure de la révolte de la paysannerie française, Sylvie Brunel revient sur les productions nationales et les distorsions de concurrence avec d'autres pays du monde, notamment l'Ukraine.

Sabine de Villeroché. Pourquoi accorder autant d’importance au maïs ? À qui profite la régression de sa culture en France ?

Sylvie Brunel. Le maïs est la première plante échangée au monde avec le blé. On en produit 1.200 millions de tonnes (MT), autant que le blé et le riz réunis, dans plus de 150 pays. La guerre alimentaire et agricole aujourd’hui est la guerre du maïs, dont l’Europe est, avec la Chine, la première importatrice mondiale. La France reste la première exportatrice mondiale de semences de maïs, véritable nerf de la guerre alimentaire, dont la moitié est à destination de l’Europe. Mais les surfaces (84.000 hectares en France) régressent tandis que celles de la Russie progressent (48.000 hectares). Nous achetons des maïs que nous ne voulons pas voir cultivés chez nous : génétiquement modifiés, issus d’exploitations gigantesques, traités avec des molécules interdites en Europe.

Voir diminuer la culture du maïs en France est d’autant plus stupide que cette céréale, loin de consommer « trop » d’eau, optimise l’eau qu’on veut bien lui donner (un quart, seulement, du maïs cultivé en France est irrigué, principalement les semences, le maïs doux et le maïs pop-corn). Elle fournit des rendements record sans épuiser les sols, pousse en cinq mois seulement, ce qui permet une vraie biodiversité intra-annuelle sur la parcelle, donc la fourniture de beaucoup de biomasse, est très peu traitée, abrite une grande biodiversité, entretient l’humidité, capte une quantité record de carbone, ce qui la rend essentielle aux plans climat, et sert de pilier à la chimie verte, celle du biosourcé, comme aux agrocarburants et, bien sûr, aux 1.500 usages que sa teneur en amidon autorise : le maïs permet de remplacer les énergies fossiles par une énergie propre, verte, renouvelable. Sans reproches, contrairement à nos préjugés, qui se fondent sur un véritable racisme botanique (elle a toujours été perçue comme étrangère, illégitime), elle est aussi sans gluten, ce qui la rend d’autant plus précieuse.

lunes, 29 de enero de 2024

L’Europe va faire baisser de 49 % la production de blé et prépare famines et pénuries

 

 

 par | 29 Jan 2024 |

La stratégie agricole européenne à 2030 est un véritable chiffon rouge agité devant une grande partie des agriculteurs. 

Appelée « farm to fork » de la « ferme à la fourchette », elle s’inscrit dans la volonté de parvenir à la neutralité carbone en 2050.

Le problème de la neutralité carbone voulue par l’Union Européenne et nos europathes c’est que quoi que vous fassiez, moins de carbone = moins de production agricole.

Et pas qu’un peu.

Pour le blé c’est -49 % de production attendue.

La politique européenne prépare et organise la décroissance de notre production agricole, au point de menacer notre souveraineté agricole, mais encore plus grave, l’UE nous prépare des pénuries majeures et des famines.

Cette politique de transition à marche forcée est de la folie douce, alors que je peux vous dire que je suis un fervent partisan d’autres méthodes de cultures comme notamment la permaculture, mais il faut d’abord faire monter en puissance les alternatives et voir si elles peuvent fonctionner avant de faire reculer notre agriculture actuelle. C’est du bon sens de base.

jueves, 25 de enero de 2024

Souriez, vous êtes filmés

 

 

miércoles, 7 de junio de 2023

Comment le monde pourrait être nourri – une découverte sensationnelle à nouveau disponible



 06/06/2023

kla.tv


Dès la fin des années 1980, des chercheurs suisses ont fait une découverte sensationnelle qui pourrait résoudre le problème de la faim dans le monde.


Cependant, comme cette méthode ne nécessite pratiquement aucun engrais et aucun pesticide, les résultats des recherches sur cette possibilité de produire des céréales, des légumes et du poisson d'une qualité sans précédent ont disparu à l'instigation du géant pharmaceutique impliqué. 
 
Mais il y a de l'espoir : les connaissances collectées de cette découverte de « code primitif » sont à nouveau accessibles à tous !

sábado, 8 de abril de 2023

Lettre à Stéphane Foucart, journaliste au Monde, à propos de l’ostracisme confraternel [par J.-P. Pelras]




 
 
4 avril 2023 E-site66agri11 

Cher confrère, 

chargé de couvrir les sciences de l’environnement et de la terre pour le journal Le Monde, vous soutenez jour après jour la cause des écologistes avec des articles quasi systématiquement à charge contre les pratiques agricoles dites conventionnelles. 
 
Autrement dit, celles qui ne sont pas exercées en dilettante et qui permettent de nourrir, même si vous en doutez, quantitativement comme qualitativement l’humanité. Vous êtes devenu pour les agriculteurs ce que je suis devenu pour les écologistes, autrement dit un journaliste persona non grata, un détracteur, un opposant, un belligérant. Nous aurions pu, à ce titre, croiser le fer par publications interposées et, puisque nous sommes l’un et l’autre bien éduqués, sans aucun doute à fleurets mouchetés. 

C’eût été un plaisir, que dis-je un privilège, que d’échanger avec un bretteur aussi talentueux en apostille de ces passions où l’activisme l’emporte désormais sur la raison. Seulement voilà, avant même que nos mots aient pu se croiser, vous avez décidé de tirer le premier en me “bloquant” sur Twitter, le dit réseau social m’informant in petto de votre forfait. Car c’est bien de cela dont il s’agit, d’un abandon, d’une capitulation, d’une défection, d’un retrait. De toute évidence, comme me l’ont rapporté quelques confères, vous êtes coutumier du fait. Quand, plutôt que de discuter et, le cas échéant, d’accepter la contradiction, vous optez en amont pour le barrage, l’ostracisme et l’obstruction.

Nous aurions pourtant pu, cher Stéphane Foucart, disserter respectivement, depuis Lutèce où vous officiez et l’Aubrac où je gite, sur ces articles que vous avez publiés récemment, intitulés “Les violences et intimidations contre les défenseurs de l’environnement se multiplient” ou encore cette chronique “Méga-bassines : la débauche de moyens dépêchés par l’État contre les opposants contraste avec la tranquillité dont jouissent les tenants de l’agro-industrie”. Sans oublier ces dizaines de publications désignant le danger des pesticides qui constituent, de toute évidence, votre fonds de commerce éditorial et votre principale source d’inspiration.

domingo, 13 de noviembre de 2022

[Tribune] Les écolos nous méga-bassinent !



Yves d'Amécourt 12 novembre 2022

La semaine dernière, les réserves d'eau agricoles de Sainte-Soline, dans les Deux-Sèvres, ont été vandalisées par un collectif composé de l’extrême gauche et d’écologistes radicaux.

Ce combat contre les réserves de substitution ici, là contre les barrages ou les retenues collinaires, emmené par des ONG comme Greenpeace ou autres lobbies altermondialistes, s’attaque aussi à l’élevage, à la consommation de viande et à ce qu’ils nomment « l’agriculture agro-industrielle ».

Pour que le combat paraisse juste, il convient de trouver un nom qui fasse peur pour désigner l’ennemi : dans le cas des réserves d’eau de substitution de Vendée, de Charente ou des Deux-Sèvres, ce sera les « méga-bassines » !

Ensuite, il faut culpabiliser le peuple afin qu’il prenne position. Ainsi peut-on lire, sur le site de Greenpeace, que « 71 % des terres agricoles de l’Union européenne sont destinés à nourrir du bétail au lieu de nourrir les hommes »… L’existence de ces « méga-bassines » serait donc directement liée à notre consommation de viande : « Mea culpa, mea culpa, mea maxima culpa ! » Une nouvelle Inquisition est à l’œuvre !

Globalement, la France ne manque pas d’eau

Greenpeace, dans ses démonstrations, omet juste d’expliquer que ces 71 % destinés « à la nourriture des animaux » ne sont pas concernés par les besoins d’irrigation. En effet, la moitié de ces surfaces sont des pâturages dont une grande partie ne serait, de toute façon, pas cultivable, notamment dans les zones arides et dans les zones de montagne. Que dans la moitié qui reste, seule une petite partie fait appel à l’irrigation. En France, par exemple, seuls 8 % des cultures sont irriguées.

Greenpeace omet aussi d’expliquer que la France ne manque pas d’eau. En effet, la France reçoit, chaque année, 200 milliards de m3 d’eau : 80 milliards ruissellent vers la mer par les rivières et les fleuves, 120 milliards s’infiltrent dans les sols pour rejoindre les nappes phréatiques ou s’évaporent grâce à la végétalisation vers les nuages pour former de nouvelles pluies.

Or, l’usage de l’eau pour l’irrigation, aujourd’hui, en France, reste très marginal puisqu’elle n’utilise que 4,7 milliards de m3/an, soit 2,35 % de l’eau que l’on reçoit !

L’eau est à l’agriculture ce que la monnaie est à l’économie

Sans eau, il n’y a pas d’agriculture possible. L’irrigation fait partie de l’histoire de l’agriculture. La Mésopotamie était autrefois le grenier du monde grâce à l’irrigation et au génie des hommes. En Israël, grâce à l’irrigation, on cultive dans le désert. C’est là-bas qu’on a inventé le goutte-à-goutte.
Il faut laisser les agriculteurs, avec les pouvoirs publics, construire des retenues d’eau pour capter l’eau de pluie l’hiver et l’utiliser l’été. Ici, ce sera un barrage, là, une retenue collinaire, là, encore, une nappe de proximité… La solution est choisie en fonction de la géologie, des reliefs et de l’hydrogéologie. En Vendée, dans les Deux-Sèvres et en Charente, la solution préconisée est celle des réserves de substitution. De grands bassins artificiels que l’on alimente en période de précipitations, lorsque les nappes regorgent d’eau, pour utiliser l’eau en été, pour irriguer les cultures. Cette zone géologique que l’on nomme « le seuil du Poitou » a des caractéristiques géologiques propres qui ne permettent pas un stockage dans les nappes de proximités car le calcaire est très présent et avec lui le réseau karstique.

Ainsi cette solution a-t-elle été imaginée par les collectivités locales, les agriculteurs avec la coopération du BRGM[1] dont la réputation n’est plus à faire. Elle permet le maintien des zones humides et la protection de la biodiversité. Elle évite de pomper l’eau dans les cours d’eau ou dans le marais en été. Contrairement aux allégations des écologistes, ces réserves n’accaparent pas l’eau, elles permettent au contraire de la gérer pour en permettre tous les usages. Au contraire, elles sont justement dimensionnées pour irriguer les cultures sans priver les autres milieux de l’environnement de leurs besoins en eau : les populations, la faune et la flore (biodiversité), les rivières, marais, zones humides et cours d’eau alentour. Dans le Lot-et-Garonne, des retenues d’eau collinaires permettent de maintenir le niveau des rivières l’été, lesquelles, sans eux, seraient asséchées. L’ingénieux canal du midi ne pourrait pas fonctionner sans le lac et le barrage de Saint Ferréol imaginés et construits par Pierre-Paul Riquet en 1667. Ils sont aujourd’hui classés au patrimoine mondial de l’humanité.

L’eau ne se consomme pas, elle circule

domingo, 23 de octubre de 2022

Macronie-Europe : danse macabre sur ce qui reste de l’agriculture française



Marc Baudriller 22 octobre 2022 

C’est un symbole, un exemple, une illustration de l’impuissance volontaire et organisée de l’État français appuyé sur le rôle destructeur d’une Union européenne ouverte aux vents empoisonnés de la mondialisation. 

Les victimes, une fois de plus, sont ceux qui nous nourrissent : nos agriculteurs.

Trompettes, déclarations, le 19 octobre 2021, le président de la République promulguait la loi EGalim 2 (Équilibre des relations commerciales dans le secteur agroalimentaire) votée par le Parlement : elle complète et perfectionne la loi EGalim 1 votée en 2018. Une loi made in LREM, pleine de bonnes intentions : il s’agit de protéger les revenus de nos agriculteurs en incitant les Français à acheter leurs produits. Enfin ! Encore faut-il que le Français qui fait ses courses sache différencier le produit venu de France des produits d’importation. Parmi les mesures de cette loi, une obligation si simple qu’on se demande comment on n’y avait pas pensé avant. Les trois articles 12,13 et 14 prévoient notamment que l’utilisation des symboles de la France sur l’étiquette (le drapeau français, le coq gaulois, la carte de France, la tour Eiffel...) soit réservée à des aliments produits… en France. Magnifique ! La modernité en marche. On applaudit ? Pas vraiment ! Car les décrets d’application de cette loi n’ont… toujours pas été pris. Et pourquoi cette loi prend-elle la poussière ? Parce que le ministère de l’Agriculture ne veut pas les prendre, ces décrets : il craint que le Conseil d’État, compétent sur les affaires publiques, retoque les fameux décrets pour… non-conformité aux textes européens, en l’occurrence avec le règlement INCO de 2011 sur l’étiquetage en Europe. C'est en tous cas ce qu'a répondu le ministère de l'Agriculture lors de la mission, une position du ministère confirmée et réitérée le 21 septembre dernier.

Fantastique ! L’Assemblée a donc débattu et voté une loi. Le Sénat a fait de même. Le et le ministre ont communiqué sur cette grande avancée pour les agriculteurs (Votez pour nous !) sauf que la France est soumise à la tutelle bruxelloise. On rentre à la niche.

miércoles, 24 de agosto de 2022

Etrange histoire, en effet … (Par Jean-Paul Pelras)


Voilà, l’été se termine. Je veux dire par là, celui des touristes, de Bison futé, des grandes transhumances qui dessinent des samedis noirs et des chassés croisés, qui siphonnent les polypiers urbains pour peupler ceux qui longent l’océan ou la Méditerranée. 

La sécheresse, les incendies, l’Ukraine, la Covid, la rentrée, l’inflation, Brégançon …, très peu Brégançon. Et on remélange, la Covid, l’Ukraine, la sécheresse, les inondations, la rentrée …, toujours rien, ou presque, sur Brégançon.

Et puis il y a ce chemin quelque part sur l’Aubrac où, en fermant les yeux, on croit entendre craquer des biscottes sous nos pas. L’herbe est rôtie comme en 1976 disent les anciens. D’ici quelques semaines la neige aura tout recouvert, les bêtes seront redescendues parfois d’elles-mêmes dans l’alcali des étables perçant de leurs cornes en forme de lyre le brouillard sur les hauteurs de Brameloup ou de Bonnecombe.

Oui, il y a ce chemin où je marche ce matin là en poussant du pied quelques cailloux, en cherchant toujours et encore ce sommet qui nous conduit inévitablement vers d’inavouables certitudes. Avec, comme souvent, pour nous accompagner, une bordée de souvenirs et d’insaisissables questionnements.

1992-2022, presque trente ans jour pour jour. La prise de la préfecture, la prison quelques mois plus tard, des centaines de manifestations, d’actions plus rocambolesques les unes que les autres …, et puis plus rien, si ce n’est ce que l’on raconte le soir venu à 400 kilomètres de là dans un petit bistrot aveyronnais où il faut évoquer cette période avec précaution. 

Une préfecture prise d’assaut, des dizaines de camions vidés, parfois brulés à la frontière, presque 50 manifs en un seul été, des ministères visités, des procès interminables, des ordinateurs qui passent par la fenêtre rue de la Boétie, un congrès perturbé du côté de Versailles, Puech réveillé à Rignac, Glavany prévenu à Maubourguet, deux agricultures, évidemment deux agricultures …, celle de ceux qui perçoivent la PAC et celle, réduite à sa portion congrue, de ceux qui n’ont jamais pu en bénéficier.

domingo, 14 de agosto de 2022

[Vidéo] Un agriculteur dénonce les fake news du Parisien sur l’irrigation

 



Boulevard Voltaire 13 août 2022

Peut-on cultiver sans eau, sans irrigation ? 

Alors que la connaît une historique, Le Parisien pense avoir trouvé la solution et interroge un maraîcher qui affirme ne pas arroser ses cultures. 

La vidéo est vue plusieurs millions de fois. M6 et 3 reprennent l’information et réalisent chacun un reportage. Les agriculteurs, quant à eux, dénoncent un reportage pour « bobos parisiens ». Boulevard Voltaire s’est rendu du côté de Bergerac pour comprendre pourquoi ce reportage est problématique.



sábado, 6 de agosto de 2022

Réchauffement, sécheresse : l’agriculture française face aux défis de demain



 

Geoffroy Antoine 5 août 2022

La période caniculaire que connaît actuellement la France provoque des sécheresses sans précédent sur la totalité du territoire. 

Météo-France est clair : le mois de juillet 2022 est le plus sec que la France ait connu depuis 1958 et l’installation de sondes climatiques. 

Première victime de cette aridité généralisée : l’agriculture. La terre chauffe, les sols se déshydratent et les récoltes s’annoncent mauvaises. Maïs, blé, pois protéagineux ; sans parler des cultures maraichères, les denrées alimentaires de l’hexagone souffrent de cette vague de chaleur qui n’en finit pas. Malgré cela, l’heure ne peut être au fatalisme. Si ces périodes caniculaires devaient s’avérer récurrentes, l’agriculture française n’aura d’autre choix que l’adaptation ; il en va de la souveraineté alimentaire du pays. 

Mais alors quelles solutions s’offrent à nos agriculteurs ? Elles sont nombreuses mais une chose est sûre : pour relever les défis du réchauffement climatique, il faudra, nécessairement, sortir d’un certain dogme écologiste crispé sur la position du « on ne touche pas à l’écosystème ». Précisions.


Irrigation et stockage des eaux de pluies : une mesure pragmatique ?

C’était en novembre 2021. Dans le Poitou-Charentes, des centaines de militants « écologistes »,  à l’appel du collectif « Bassines non merci », vandalisaient une gigantesque bassine de rétention d’eau installée par des sociétés agricoles. En quelques heures, des milliers de litre d’eau destinée à l’irrigation en cas de sécheresse s’évaporaient dans la nature.

Mais que sont et à quoi servent ces gigantesques bassines ?

Le 2ème syndicat agricole de France, « La coordination rurale », avec un certain sens de la formule, résume l’utilité de ces bassines en cinq mots : « l’eau de l’hiver pour l’été ».

domingo, 17 de julio de 2022

Les politiques vertes font partie d’un engagement envers la Grande Réinitialisation du FEM, prévient un politicien néerlandais


 15 juillet 2022

 Selon le politicien néerlandais Thierry Baudet, les politiques vertes qui font actuellement l’objet de protestations de la part des agriculteurs aux Pays-Bas s’inscrivent dans le cadre de l’engagement du pays à l’égard du programme de Grande Réinitialisation du Forum économique mondial.


M. Baudet, qui est le fondateur et le chef du parti politique Forum pour la démocratie, affirme que les politiques vertes mises en œuvre par le Premier ministre Mark Rutte n’ont pas pour but d’aider à sauver l’environnement mais de forcer les agriculteurs à vendre leurs terres.

Rutte contribue à l’agenda du FEM et met en œuvre des politiques qui reflètent leur idéologie.

Dans une interview avec Roman Balmakov de The Epoch Times, Baudet a déclaré :

« Ils veulent nous rendre plus dépendants des chaînes d’approvisionnement internationales. Ils veulent affaiblir la souveraineté et l’autonomie des Pays-Bas.

Et aussi, ils veulent poursuivre l’immigration massive aux Pays-Bas…..Et si vous voulez faire venir plus de gens aux Pays-Bas – dans un pays très petit et très dense – vous allez devoir prendre les terres des agriculteurs et y mettre des maisons. Tel est le programme. Transformer les Pays-Bas en une ville géante. »



The Counter Signal rapporte : Baudet a également affirmé que les politiciens de gauche exploitaient la pandémie de COVID pour faire passer leurs ambitions mondialistes.

« L’objectif de la politique Corona n’est pas la protection de la santé publique… » a-t-il déclaré l’année dernière.

« Tout cela sert un ordre du jour complètement différent, un ordre du jour qui est indiqué par des termes comme The Great Reset et Build Back Better, un ordre du jour qui est déployé à l’échelle mondiale et qui semble avoir le monde entier sous sa coupe. »

jueves, 19 de mayo de 2022

Crise alimentaire. Le grain doit être dans l’assiette. L’Allemagne ne veut plus de biocarburant jusqu’en 2030


par | 19 Mai 2022 |

Je vais beaucoup vous parler de résilience ces prochains jours, et la raison est simple. 

Il ne sert à rien de couiner ou de se plaindre face aux changements qui s’imposent à nous. Nous pouvons les discuter politiquement pour autant que l’on nous en laisse le choix, ce qui n’est pas évident vous en conviendrez lorsque l’on souhaite exprimer une voix un peu différente ou des nuances aussi bien sur la vaccination que sur la Russie. C’est tout de suite les anathèmes. Nous pouvons surtout nous préparer et nous adapter.

Si nous manquons d’eau, il faut organiser le stockage de l’eau ! Le stockage peut largement être sous-terrain ! Nous sommes capables de stocker des milliards de mètres cubes de gaz sous pression, alors un peu d’eau; depuis les Romains nous savons l’acheminer et la stocker. On peut discuter des moyens, mais augmenter nos réserves en eau serait sans doute une bonne option.

Si nous manquons de production alimentaire, alors nous pourrions effectivement rendre prioritaire la production à des fins alimentaires en opposition à la production des agro-carburants, comme l’éthanol en France qui de surcroit est vendu pas cher et avec moins de taxes alors qu’il retire des surfaces pour la consommation humaine.

Il faut donc s’adapter.

La résilience, c’est l’adaptation.

En France on ne s’adapte collectivement que toujours trop peu et bien trop tard.

En Allemagne, on déroule des plans avec généralement plus d’efficacité et parfois aussi plus d’anticipation.

C’est le cas avec cette politique agricole allemande « du grain dans l’assiette ».

Le grain doit être dans l’assiette

« La ministre de l’Environnement, Steffi Lemke, veut que plus aucun aliment ne soit transformé en biocarburants d’ici 2030. Que cela réussisse ne dépend pas seulement d’elle.

Lorsque les ministres de l’agriculture des pays du G-7 se sont réunis à Stuttgart le week-end dernier pour discuter de la situation alimentaire mondiale, le thème des biocarburants a également joué un rôle. Le fait que dans des pays comme l’Allemagne des quantités importantes de colza, de maïs et d’autres produits agricoles ne soient pas transformés en denrées alimentaires mais en biocarburants pour les voitures suscite de plus en plus de critiques depuis le début de la guerre d’Ukraine. Il est vrai que les émissions de CO 2 dans le secteur des transports peuvent être réduites de cette manière. Mais à une époque où les pays les plus pauvres attendent en vain des livraisons de nourriture en provenance d’Ukraine ou d’Inde, par exemple, l’utilisation des biocarburants ne se justifie que difficilement.

jueves, 12 de mayo de 2022

L’appel à la désertion des étudiants d’Agro Paris Tech


 

 par | 12 Mai 2022 |

Cet appel à la désertion est très intéressant et révélateur d’une époque, de notre époque, une époque où il devient très difficile de croire en quoi que ce soit !

Très intéressant car les constats dressés par ces jeunes sont assez évidents, mais pourtant ce n’est qu’une vision très partielle.

Je ne vais pas défendre l’agro-industrie dans ses excès et ils sont nombreux. Mais… nous vivons nettement plus longtemps aujourd’hui avec la traçabilité, la chaîne du froid, les frigos, les mesures d’hygiène dans les usines, sauf celles de Buittoni, où semble-t-il il y a de gros trous dans la raquette sanitaire.

Nous arrivons à nourrir des milliards d’êtres humains et ce n’est pas rien, même si cela est très imparfait.

Nous savons aussi que le capitalisme n’est rien d’autre que la « propriété privée des moyens de production ». On sait également le succès très relatif du collectivisme qui transpire à travers ces aimables étudiants qui n’ont pas vécu les famines soviétiques ou chinoises.

Un être humain qui n’est pas récompensé de ses efforts… ne fait pas d’effort. Tout le reste n’est qu’idéologie.

C’est la raison d’ailleurs pour laquelle nous sommes beaucoup plus riches sans esclaves qu’avec des esclaves !

La fin de la main-d’œuvre gratuite était une grande peur de tous les esclavagistes notamment aux Etats-Unis jusqu’à ce que tous se rendent compte qu’un homme libre payé pour son travail produit bien plus qu’un esclave fouetté !

Bien évidemment l’agro-industrie pose de vrais problèmes, l’agriculture intensive également. Pourtant, aller faire 3 mois de « woofing » dans une ferme habillé en sarouel ne changera en aucun cas le monde, ni sa marche.

Bien évidemment l’écologie actuelle est une escroquerie qu’ils ont raison de dénoncer, de la même manière que leur appel à la désertion est très utile en ce sens où ils dénoncent parfaitement les « bullshit jobs » comme on dit et les remplisseurs de cases Excel.

Mais il ne faut pas se tromper.

Le problème n’est pas le capitalisme qui existe depuis la nuit des temps et dont les formes ont évolué à chaque époque en gardant le principe de base de la propriété privée.

Le problème ce sont les gouvernements qui sont désormais au service et sous le contrôle de lobbys si puissants qu’ils en écrivent eux-mêmes les législations.

« Les diplômé.es de 2022 sont aujourd’hui réuni.es une dernière fois après trois ou quatre années à AgroParisTech.

Nous sommes plusieurs à ne pas vouloir faire mine d’être fières et méritantes d’obtenir ce diplôme à l’issue d’une formation qui pousse globalement à participer aux ravages sociaux et écologiques en cours.

Nous ne nous considérons pas comme les « Talents d’une planète soutenable ».
Nous ne voyons pas les ravages écologiques et sociaux comme des « enjeux » ou des « défis » auxquels nous devrions trouver des « solutions » en tant qu’ingénieures.
Nous ne croyons pas que nous avons besoin de « toutes les agricultures ».
Nous voyons plutôt que l’agro-industrie mène une guerre au vivant et à la paysannerie partout sur terre.
Nous ne voyons pas les sciences et techniques comme neutres et apolitiques.
Nous pensons que l’innovation technologique ou les start-up ne sauveront rien d’autre que le capitalisme.
Nous ne croyons ni au développement durable, ni à la croissance verte
Ni à la « transition écologique », une expression qui sous-entend que la société pourra devenir soutenable sans qu’on se débarrasse de l’ordre social dominant.

AgroParisTech forme chaque année des centaines d’élèves à travailler pour l’industrie de diverses manières:
Trafiquer en labo des plantes pour des multinationales qui asservissent toujours plus les agricultrices et les agriculteurs

jueves, 14 de mayo de 2020

Les cueilleurs français ? Les agriculteurs n’en veulent pas !





Invité, ce mercredi matin, de RTL, Didier Guillaume, notre ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation, se tortillait sur sa chaise pour ne pas dire les mots qui fâchent. 

C’est pourtant le constat qui s’impose : l’opération « Des bras pour ton assiette », lancée en fanfare le 25 mars dernier, s’est soldée par un bide.

Ils ont pourtant été 300.000 à s’inscrire sur la plate-forme.
Rien que des Français gaillards, en pleine forme, et qui espéraient s’offrir une bolée d’air frais plutôt qu’un confinement entre quatre murs, avec, cerise sur le gâteau, une rétribution bienvenue pour compléter le chômage.
Hélas, les cerises – tout comme les abricots leurs amis – ne poussent pas sur les gâteaux mais dans les arbres !
Et les arbres, c’est haut.
Quant aux fraises et asperges qui ne poussent pas dans les arbres, il faut les ramasser à ras de terre, et la terre est basse (quoique les fraises se cueillent maintenant dans des serres, à hauteur d’homme).
Bref, sur les 300.000 candidats à la vie rurale, seuls 15.000 ont été retenus.
Il en fallait pourtant 45.000 pour assurer les récoltes en avril.
Et ces 15.000 là… comment dire… heu… pas franchement performants, si l’on en croit les commentaires des agriculteurs.
Avant que le ministre ne vienne nous expliquer que ce sont « des métiers où il faut de la formation » (sic), un récoltant d’abricots du côté d’Arles nous a offert un moment de vérité : « J’emploie tous les ans des jeunes étudiants pour la partie conditionnement. Pour la partie récolte, j’ai abandonné les Français parce qu’ils nous disent que le métier est trop dur, que c’est trop contraignant, que c’est trop fatigant… donc, on emploie des ouvriers étrangers qui ont envie de travailler et qui ont besoin de travailler. C’est dramatique, mais malheureusement les Français ne font pas l’affaire… »

lunes, 26 de agosto de 2019

Grande puissance agricole mondiale pendant longtemps, la France est désormais en déclin dans ce domaine. Voici comment elle en est arrivée là.

 
 
 En 2023, la France importera davantage de produits agricoles qu’elle n’en exporte.

En 2023, la France importera davantage de produits agricoles qu’elle n’en exporte. (Reuters)

 
Il semble bien loin le temps où la France était la grande puissance agricole et agroalimentaire mondiale, aux côtés des États-Unis.
 
 
De deuxième exportateur dans les années 1990, le pays est passé à la quatrième place, derrière les États-Unis, l’Allemagne et les Pays-Bas, voire à la sixième aujourd’hui, hors produits transformés.
 
À ce rythme, en 2023, la France importera davantage de produits agricoles qu’elle n’en exporte, pointe un récent rapport du Sénat.
Même tendance dans l’agroalimentaire.
Pour la première fois depuis la guerre, notre balance commerciale avec les pays européens a été négative en 2018!
 
 
Comment expliquer un tel recul?

martes, 20 de agosto de 2019

Un maire breton jugé pour avoir interdit les pesticides dans sa commune




Source: AFP
Le 14 février 2006 des capteurs d'énergie solaire équipent une école primaire à Langouët. Dans cette commune bretonne le maire a interdit en mai les pesticides à moins de 150 mètres des habitations.

20 août 2019
- Avec AFP

Dernier en date des maires anti-pesticides, un élu breton interdit les pesticides au nom de la santé de ses administrés et dénonce l’absence de réglementation nationale qu’il qualifie de «carence de l’Etat». Les agriculteurs s’insurgent.

Le maire de Langouët (Ille-et-Vilaine), commune de 602 habitants, comparaitra le 21 août devant le tribunal administratif de Rennes pour avoir signé en mai un arrêté interdisant l'usage de pesticides près des habitations afin de «protéger la santé» de ses administrés.

Attaqué par la préfecture, l'arrêté du 18 mai interdit l'utilisation de produits phytopharmaceutiques «à une distance inférieure à 150 mètres de toute parcelle cadastrale comprenant un bâtiment à usage d'habitation ou professionnel», selon le texte de cinq pages consulté par l'AFP.

Daniel Cueff, qui assurera seul sa défense, souligne dans son arrêté qu'un maire «a le devoir et la responsabilité de prendre au titre de son pouvoir de police toutes mesures de nature à prévenir et à faire cesser toutes pollutions sur le territoire de sa commune». 

Interrogé par l'AFP, il affirme que Langouët «est engagée depuis 20 ans dans la transition écologique», avec une cantine 100% bio et locale depuis 2004, l'arrêt du désherbage chimique dès 1999, deux éco-hameaux et un travail sur la réduction de l'empreinte carbone du village. 

«Tous ces efforts sont atténués par le fait qu'une partie des agriculteurs n'a pas pris la mesure de la nécessité de se passer des pesticides de synthèse», déplore le maire, qui dit pouvoir compter sur le soutien des habitants, lesquels ont d'ailleurs créé le collectif «Nous voulons des coquelicots».

viernes, 5 de julio de 2019

Mercosur… tuer les éleveurs et empoisonner les consommateurs !

 
 


La grande braderie de l’élevage européen
 
La Commission européenne vient de conclure les négociations d’un accord commercial avec les pays du bloc Mercosur.

Alors que nos concitoyens ont très largement manifesté leur désir de protections lors du scrutin du mois de mai dernier, la commission européenne promeut une nouvelle fois le libre-échange le plus dévoyé, au moyen d’un nouvel accord commercial.
La concurrence déloyale qu’il engendrera provoquera une fois de plus un séisme social destructeur ainsi qu’un recul environnemental irréversible.
Au terme de plus de 20 ans de négociations, ce traité intervient de façon complètement antinomique avec les ambitions affichées par la COP21 de réduction des gaz à effet de serre, ainsi qu’avec les promesses de préservation du monde rural d’Emmanuel Macron et Didier Guillaume, son ministre.
Notre agriculture n’en finit plus de servir de monnaie d’échange à chaque traité.
On la sacrifie consciencieusement et systématiquement, au profit d’autres industries sur l’autel d’un commerce cannibale, et d’une course folle à la croissance.
Le monde agricole est fatigué.
Usé par trop de contraintes, par trop de mesures coercitives, par trop de normes inadaptées, par trop de difficultés financières, par trop de stigmatisations injustifiées et sans perspectives d’avenir, il finira par envoyer valser le métier par-dessus les moulins, en incitant ses propres enfants à choisir un autre destin.