par | 19 Mai 2022 |
Je vais beaucoup vous parler de résilience ces prochains jours, et la raison est simple.
Il ne sert à rien de couiner ou de se plaindre face aux changements qui s’imposent à nous. Nous pouvons les discuter politiquement pour autant que l’on nous en laisse le choix, ce qui n’est pas évident vous en conviendrez lorsque l’on souhaite exprimer une voix un peu différente ou des nuances aussi bien sur la vaccination que sur la Russie. C’est tout de suite les anathèmes. Nous pouvons surtout nous préparer et nous adapter.
Si nous manquons d’eau, il faut organiser le stockage de l’eau ! Le stockage peut largement être sous-terrain ! Nous sommes capables de stocker des milliards de mètres cubes de gaz sous pression, alors un peu d’eau; depuis les Romains nous savons l’acheminer et la stocker. On peut discuter des moyens, mais augmenter nos réserves en eau serait sans doute une bonne option.
Si nous manquons de production alimentaire, alors nous pourrions effectivement rendre prioritaire la production à des fins alimentaires en opposition à la production des agro-carburants, comme l’éthanol en France qui de surcroit est vendu pas cher et avec moins de taxes alors qu’il retire des surfaces pour la consommation humaine.
Il faut donc s’adapter.
La résilience, c’est l’adaptation.
En France on ne s’adapte collectivement que toujours trop peu et bien trop tard.
En Allemagne, on déroule des plans avec généralement plus d’efficacité et parfois aussi plus d’anticipation.
C’est le cas avec cette politique agricole allemande « du grain dans l’assiette ».
Le grain doit être dans l’assiette« La ministre de l’Environnement, Steffi Lemke, veut que plus aucun aliment ne soit transformé en biocarburants d’ici 2030. Que cela réussisse ne dépend pas seulement d’elle.
Lorsque les ministres de l’agriculture des pays du G-7 se sont réunis à Stuttgart le week-end dernier pour discuter de la situation alimentaire mondiale, le thème des biocarburants a également joué un rôle. Le fait que dans des pays comme l’Allemagne des quantités importantes de colza, de maïs et d’autres produits agricoles ne soient pas transformés en denrées alimentaires mais en biocarburants pour les voitures suscite de plus en plus de critiques depuis le début de la guerre d’Ukraine. Il est vrai que les émissions de CO 2 dans le secteur des transports peuvent être réduites de cette manière. Mais à une époque où les pays les plus pauvres attendent en vain des livraisons de nourriture en provenance d’Ukraine ou d’Inde, par exemple, l’utilisation des biocarburants ne se justifie que difficilement.
