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domingo, 16 de marzo de 2025

Souvenirs, souvenirs


 

 Ha vous préférez aya naka quoi?

lunes, 23 de enero de 2023

LA PLACE DU VILLAGE:LA MIMI PAULIAC : "On mangeait mieux avant..."


 26 nov. 2018

 A 92 ans, elle chante les "Tamalous" et elle boit son "racabi" à base de gnôle... 

Aujourd'hui, elle nous dit, à sa façon, qu'on mangeait mieux avant...



miércoles, 24 de agosto de 2022

Etrange histoire, en effet … (Par Jean-Paul Pelras)


Voilà, l’été se termine. Je veux dire par là, celui des touristes, de Bison futé, des grandes transhumances qui dessinent des samedis noirs et des chassés croisés, qui siphonnent les polypiers urbains pour peupler ceux qui longent l’océan ou la Méditerranée. 

La sécheresse, les incendies, l’Ukraine, la Covid, la rentrée, l’inflation, Brégançon …, très peu Brégançon. Et on remélange, la Covid, l’Ukraine, la sécheresse, les inondations, la rentrée …, toujours rien, ou presque, sur Brégançon.

Et puis il y a ce chemin quelque part sur l’Aubrac où, en fermant les yeux, on croit entendre craquer des biscottes sous nos pas. L’herbe est rôtie comme en 1976 disent les anciens. D’ici quelques semaines la neige aura tout recouvert, les bêtes seront redescendues parfois d’elles-mêmes dans l’alcali des étables perçant de leurs cornes en forme de lyre le brouillard sur les hauteurs de Brameloup ou de Bonnecombe.

Oui, il y a ce chemin où je marche ce matin là en poussant du pied quelques cailloux, en cherchant toujours et encore ce sommet qui nous conduit inévitablement vers d’inavouables certitudes. Avec, comme souvent, pour nous accompagner, une bordée de souvenirs et d’insaisissables questionnements.

1992-2022, presque trente ans jour pour jour. La prise de la préfecture, la prison quelques mois plus tard, des centaines de manifestations, d’actions plus rocambolesques les unes que les autres …, et puis plus rien, si ce n’est ce que l’on raconte le soir venu à 400 kilomètres de là dans un petit bistrot aveyronnais où il faut évoquer cette période avec précaution. 

Une préfecture prise d’assaut, des dizaines de camions vidés, parfois brulés à la frontière, presque 50 manifs en un seul été, des ministères visités, des procès interminables, des ordinateurs qui passent par la fenêtre rue de la Boétie, un congrès perturbé du côté de Versailles, Puech réveillé à Rignac, Glavany prévenu à Maubourguet, deux agricultures, évidemment deux agricultures …, celle de ceux qui perçoivent la PAC et celle, réduite à sa portion congrue, de ceux qui n’ont jamais pu en bénéficier.

martes, 4 de septiembre de 2018

Je suis né trop tôt. J’ai connu, enfant, ce qui restait de la France d’avant.



De l'ami Koltchack. Faites-vous plaisir, vraiment, lisez !:

 Cela fait des années que cette idée ne me quitte pas : je suis né trop tôt.
 
"Pour mon malheur, j’ai connu un peu de cette France d’avant.
D’avant la bouffonnerie soixante-huitarde, d’avant l’abaissement des frontières et des critères d’attribution de la nationalité, d’avant le relâchement des mœurs, d’avant la permissivité pénale, d’avant l’avènement des petits procureurs de l’antiracisme et du vivre-ensemble obligatoire.
J’ai quelques souvenirs d’enfance de cet imbécile mois de mai.
Parisiens, mes parents m’emmenaient parfois, gamin de six ans, avec eux dans leurs déambulations pédestres dans les rues de la capitale, presque totalement rendues aux piétons pour cause de pénurie de carburant, de grève des transports en commun.
Arrivés dans le Quartier latin, nous regardions les barricades, et les quelques andouilles qui les tenaient, sérieux comme des gardes rouges, ne voyant pas l’absurde de la chose.
C’était comme une sorte de zoo sans cages ou enclos.
Le boulevard Saint-Germain et les rues adjacentes s’étaient, par la grâce de la bêtise estudiantine, mués en une sorte de grande ménagerie simiesque.
Les bonobos du cru allaient et venaient, piaillant des mots d’ordre abscons, les plus doués collaient des affiches idiotes proposant au lecteur des slogans se voulant novateurs.
Nous décampions lorsque la police arrivait.
Arrivés sur la rive droite, nous entendions les détonations des lance-grenades, des cris.
 
Gamin, je n’envisageais pas une seconde que ce gigantesque monôme allait dénaturer la nature profonde de mon pays.