Tous ceux qui sont un peu au courant savent que la plupart des actes terroristes, s’ils ne relèvent pas de la mise en scène pure et simple, sont « commis » par des personnes manipulées ou trompées.

 Nous avons vu à plusieurs reprises comment procède le FBI aux Etats-Unis pour piéger d’éventuels « potentiels terroristes ».
Nous avons également vu comment Boko Haram utilise des femmes et des gamins, presque des bébés, pour les faire sauter à distance dans des endroits très fréquentés.
 Nous avons vu, récemment, comment l’EI utilise des poulets ou des chèvres pour transporter leurs engins de mort avant de les faire exploser.
Si l’on aborde le phénomène terroriste avec des œillères idéologiques préétablies, un attentat terroriste ne peut être vu que comme l’œuvre d’un fanatique islamiste.
Mais alors, il faudra faire l’impasse sur une réalité dérangeante, concernant les chèvres, les poules et les petits gamins.
 Avec ou sans barbe, il est difficile de les classer parmi les fanatiques islamistes.
Dans l’affaire Thalys, les enquêteurs devraient considérer cette éventualité.
 Est-il possible que Ayoub Khazzani se soit fait piéger ?
Evidemment oui.
Pourquoi d’autres peuvent avoir été piégés, et pas lui ?
Si l’on se réfère à toutes les incohérences de cette histoire, à ses déclarations et son profil, l’hypothèse du piège prend tout son sens.
 Et ce n’est pas parce qu’on n’en connait pas les finalités que le piège ne peut pas exister.