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miércoles, 29 de mayo de 2024

« L’effondrement des ventes. Quand le bâtiment va tout va, et là rien ne va plus ! ». L’édito de Charles SANNAT

 

 

 par | 29 Mai 2024 |

Mes chères impertinentes, chers impertinents,

Tout le monde connaît l’adage « quand le bâtiment va, tout va » et pour cause ! Le bâtiment ce sont des gars qui travaillent et montent les parpaings, ce sont d’autres gars qui peignent, qui posent, qui clouent et qui vissent, ce sont des livreurs qui livrent, des notaires qui notariotent, des agents immobiliers qui ouvrent des portes, des banquiers qui financent, des magasins de meubles qui vendent des nouveaux canapés, ce sont aussi des jardineries qui vendent des fleurs ou des robots tondeuses, des jardiniers qui jardinent. Le bâtiment, c’est là où on vit, là où on travaille, là où on apprend où l’on étudie, c’est aussi là où l’on prie. Il n’y a pas de vie sans bâtiment.

Alors, oui… quand le bâtiment va tout va et il faut être une lumière éteinte, un « mozart de la finansse » pour croire un seul instant que l’on peut créer les conditions d’une crise immobilière et penser… que cela va bien se passer.

Voici, en une image issue du site des Notaires de France qui vaut 10 000 mots, tous les maux de l’immobilier et donc du bâtiment qui ne va pas.

En août 2021 à la libération du Covid et des confinements, nous avions 1.207.000 transactions. Aujourd’hui ? Seulement 835.000.

C’est une chute de 32 %.

Considérable.

La production de crédit est en chute de 60 %.

Les taux sont à plus de 4 % assurance comprise.

Les prix de l’immobilier sont orientés à la baisse, même s’ils ne s’effondrent pas, inertie du marché immobilier oblige, mais ils baissent partout, y compris et surtout dans les grandes villes.

Ce n’est pas une bonne nouvelle contrairement à ce que certains peuvent croire parce que quand la bâtiment va tout va et que quand il ne va pas, rien ne va plus.

L’immobilier est un secteur clef.

C’est bien plus que de la spéculation.

Ce sont des lieux de vie, l’aménagement du territoire, c’est notre manière de vivre, c’est la « maison », le nid de chaque famille de ce pays.

Quand les gens ne peuvent plus se loger alors nous avons un immense problème collectif.

Un problème qui n’est pas uniquement économique.

Un problème qui est évidemment social.

Quand le bâtiment va tout va et là il ne va pas.

Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu.

Préparez-vous !

viernes, 15 de septiembre de 2023

Pourquoi selon cette statistique de l’Insee les prix immobiliers devraient baisser de 37 % ?

 

 

par | 15 Sep 2023 |

Les chiffres de l’Insee sont assez formels et incontestables.

Comme vous pouvez le voir sur le graphique ci-dessous, de manière historique, les prix et le pouvoir d’achat des ménages évoluent dans les mêmes tendances.

Depuis quelques années, c’est le grand écart, et ce grand écart entre les prix et les revenus a été comblé par des taux d’intérêt si bas, que tout le monde ou presque était solvable.

Avec la hausse des taux, plus personne n’est solvable à ce niveau de prix.

L’ajustement va donc être violent lorsque les agents économiques vont prendre conscience de la situation.

Si les taux ne baissent pas très rapidement, nous verrons bien des -30, -40 et même -50 % sur les biens immobiliers de faible qualité et la baisse n’en épargnera aucun.

 

Charles SANNAT

Source JDN.com ici

miércoles, 12 de abril de 2023

« Le plus grand krach, -92 % d’ici l’été selon Dent Investissement. Analyse ! ». L’édito de Charles SANNAT


Mes chères impertinentes, chers impertinents,

« Que je sois pendu. Que le grand crique me croque si je mens ! »

Je suis tombé de ma chaise quand j’ai vu cette prévision et j’en ai mangé mon chapeau !

A côté je fais figure d’optimiste béat et de grand naïf économique !

La question est donc de savoir si nous allons avoir le plus « grand krach de votre vie (Nasdaq -92 %, BTC -95 %) d’ici mi-juin ».

Pour répondre à cette question, je vous propose d’analyser les propos du type en question et de voir si cela tient la route.

Au passage, j’insiste un poil pour que vous lisiez l’article sur la « contraction du crédit », ils sont liés et cela vous aidera à mieux mettre en perspective les sombres prévisions d’Harry.

Oui, Harry Dent, « économiste, fondateur de HS Dent Investment Management et auteur de plusieurs livres à succès, a averti dans un entretien avec David Lin publié vendredi que le plus grand krach de notre vie « va se produire entre aujourd’hui et la mi-juin environ ».

Il s’est montré particulièrement alarmiste, jugeant que « les gens vont savoir qu’il ne s’agit pas d’une correction importante, mais d’un krach majeur, un krach que vous n’avez jamais vu de votre vivant », prédisant que cela se produira d’ici environ 2 mois.

« Nous ne reverrons pas cela. Nous ne verrons pas une économie de bulles, nos enfants ne verront probablement même pas une économie de bulles dans des dizaines et des dizaines d’années… Cela n’arrive qu’une fois dans une vie tout au plus » a-t-il expliqué.

Bon ça y est normalement vous tremblez de peur.

Vous êtes gagné par l’effroi.

Vos jambes tremblent.

Et votre patrimoine se hérisse.

Regardons les éléments qu’il soumet à notre sagacité pour étayer sa prévision.

« Selon lui, le plus grand krach qui se prépare est celui qu’aurait dû avoir lieu en 2008-2009, notant que le S&P 500 avait chuté de 57 % à l’époque. « Environ un an et demi après le début de ce krach, les banques centrales sont intervenues et ont commencé à imprimer de l’argent à des rythmes sans précédent… Cette récession n’a donc pas vraiment réussi à éliminer la plus grande bulle d’endettement de l’histoire », a expliqué M. Dent ».

Ce qu’il dit là est vrai.

Indéniable.

miércoles, 9 de septiembre de 2020

« Nouvel avis de tempête sur les bourses selon Reuters ! » L’édito de Charles SANNAT


Mes chères impertinentes, mes chers impertinents,
Que la situation est compliquée mes amis, et je peux vous dire que c’est rare que je n’arrive pas à me faire une conviction, mais alors là… c’est du ni pour ni contre bien au contraire !
Au moment où les marchés auraient dû craquer, et ce de manière assez prévisible et j’avais situé ce moment entre le 15 juillet et le 15 août, la FED, la banque centrale américaine, a sorti une arme d’augmentation massive des marchés en évoquant son objectif d’inflation et en précisant que ce n’était désormais plus une règle mettant fin à 40 années de doctrine de politique monétaire en une simple phrase.
Logiquement les marchés ont compris ce qu’il fallait comprendre à savoir si l’inflation n’est plus un problème, alors la FED injectera encore et encore… Même si cela devait déclencher un épisode inflationniste.
J’ai d’ailleurs toujours dit qu’un resserrement de la politique monétaire américaine c’est-à-dire une hausse durable et importante des taux d’intérêt pour aller vers une « normalisation » du prix de l’argent était une politique impossible.
L’économie mondiale ne peur plus depuis bien longtemps supporter des taux ne serait-ce qu’à 5 % l’an, ce qui n’est pourtant pas franchement ahurissant.
Au contraire, l’argent doit avoir un prix, car le prix de l’argent est le prix maître celui duquel tout part.
Nous en sommes donc là.
Une banque centrale qui explique que l’argent coulera à flots, le secrétaire d’Etat au Trésor qui lui explique que finalement les sous que l’Etat vient d’avancer aux entreprises pourraient ne pas être remboursés et que ce ne serait pas bien grave…
Alors les marchés, montent, montent comme la petite bêbête dans le cou de mon petit dernier, sauf, qu’au bout du compte, les marchés chatouilleux risquent de ne pas trop nous faire rire, mais plutôt pleurer.

domingo, 26 de abril de 2020

Catastrophe méritée en vue pour une France décadente depuis 45 ans !


L'Europe au bord de l'explosion - AgoraVox le média citoyen

Marc Rousset

Les Bourses, comme en 1929, vont continuer à s’écrouler lentement, après de faux rebonds, tandis qu’un krach ou de fortes baisses de prix dans l’immobilier sont à prévoir en France et aux États-Unis.

Les coûts du confinement pour la France dépassent, désormais, les avantages sanitaires ; il devient urgent de déconfiner tandis que la lenteur de la reprise du travail inquiète, quitte à réduire l’indemnisation trop généreuse du chômage partiel. 

C’est la seule façon de diminuer les faillites d’entreprises, les parts de marché perdus à l’export, soit des chômeurs en plus à venir ! 
Les Français, irréalistes et utopiques, s’imaginent que c’est l’État abstrait avec Macron qui va financer tout ça, alors que ce sont eux seuls, avec leurs impôts, qui devront rembourser les dettes de l’État.
Le spectre du chômage est d’autant plus inquiétant qu’il guette aussi en Chine où 200 millions de personnes seraient sans emploi, la plupart dans les services, trop de PME tombant en faillite, avec l’épée de Damoclès du retour du virus, comme c’est le cas à la frontière russe, près de Vladivostok. Plus de 10,2 millions de salariés se retrouvent au chômage partiel en France, soit un salarié sur deux du secteur privé, plus 3 millions en arrêt de travail pour garde d’enfants. 
Le déficit de la Sécurité sociale devrait exploser à 41 milliards d’euros en 2020, soit plus que le budget de la Défense !
Les hommes politiques du passé sont toujours là pour nous proposer de nouvelles folies à endormir les foules. 
Mélenchon, référence utopique internationale, n’a rien trouvé de mieux qu’une « monétisation de la dette française » par la BCE avec un système de « dette perpétuelle ». 
Une dette ne peut être perpétuelle, tout comme les taux d’intérêt ne peuvent pas rester ridiculement bas pour l’éternité ! 
Placer des dettes irrécouvrables à l’actif de la BCE conduira inéluctablement à la faillite de la BCE et de la France, voilà la réalité.
L’Italie, c’est la France en pire, avec 12 % de faillites des PME prévues en 2020 et une dette publique systémique, à deux crans au-dessus de la catégorie pourrie (« junk »), de 156 % voire 160 % du PIB, en hausse de 20 %, soit 2.600 milliards d’euros, soit 41.000 euros pour chaque Italien. 

martes, 21 de abril de 2020

Négatif!! Le prix du baril US le WTI s’effondre sous les… 0 dollars et termine à -37,63 dollars le baril !




 par | 21 Avr 2020 |

Au moment où j’écris ces lignes nous sommes le lundi 20 avril 2020 et le cours du baril de West Texas Intermediate (WTI) pour livraison en mai, dont c’est l’avant-dernier jour de cotation, s’effondre littéralement de plus de 70 % à moins de 4 dollars… 

Et en fait je vais vous en rajouter, il est maintenant 23h17 heure française. Le baril est négatif.

Mais à la clôture du NYMEX un peu plus tôt le baril WTI a terminé à -37,63 dollars en cours de clôture!!
Historique.
Oui, son prix est négatif. Vous êtes payés pour prendre du pétrole qui ne vaut plus rien!
Plus rien.
Rien, rien…
Pour vous donner une ampleur du problème et de la chute, le baril WTI valait environ 114 dollars en 2011.
Vous allez me dire mais pourquoi une telle descente aux enfers.

C’est assez simple à comprendre.

miércoles, 15 de abril de 2020

« Récession officielle de 8 %. Attachez vos ceintures ! » L’édito de Charles SANNAT

 
Mes chères impertinentes, chers impertinents,
 
Comme c’était à prévoir et contrairement aux estimations initiales des grands diplômés de Bercy, l’impact de la crise du coronavirus ne sera pas de 0.1 % de PIB en France et de 0.5 point sur la croissance mondiale.
 
Bruno le Maire a évoqué hier un PIB en chute de 8 % et des déficits en hausse ce qui force le gouvernement à revoir ses prévisions pour 2020…
 
La chute du PIB sera donc de 8 % dans les prévisions utilisées pour établir le budget rectificatif. C’est déjà mieux. Je pense que nous terminerons à plus de 10 % et je maintiens ma prévision initiale de 11 % de récession et de chute du PIB.
Evidemment le déficit budgétaire va suivre.
Gérald Darmanin l’estime à 9 % du PIB ce qui est du jamais vu depuis 1945.
Concernant la dette publique, elle va bondir à 115 % toujours selon Gérald Darmain.
 
Désormais… ils ont compris et sont prudents sur les prévisions car cela pourrait-être pire !
 
« Quant à l’évolution de la situation et de ces chiffres, Bruno Le Maire se dit « prudent ». « J’aimerais être certain que nous en resterons là », déclare-t-il, ce qui pourrait bien sûr ne pas être le cas. Idem chez Gérald Darmanin, qui rappelle que ces chiffres « sont indicatifs » et provisoires, car « nous ne sommes pas à la fin de l’épidémie ». « Je dis d’abord aux Français qu’il va falloir qu’on sorte de la crise sanitaire et qu’on gagne ensuite la guerre économique», a-t-il ajouté ».
L’idée de base a été de sauver le maximum d’entreprises et d’emplois pour sauvegarder le potentiel de reprise.
C’est une bonne stratégie, et c’est évidemment ce qu’il fallait faire.
Le problème c’est le après.
 
 



La véritable question que l’on peut se poser désormais pour anticiper la suite c’est…

Qui va payer et comment ?

miércoles, 11 de marzo de 2020

« Pas de rebond à la bourse » L’édito de Charles SANNAT

 


Mes chères impertinentes, chers impertinents,

La séance boursière du jour, enfin de la veille quand vous lirez ces lignes, a été passionnante.

En effet après une lourde chute de 8 %, il était attendu logiquement ce que l’on nomme pompeusement un « rebond technique ».

C’est quoi un rebond technique ?

Je l’ai déjà expliqué mais revenons dessus rapidement.
Lorsque vous vendez à découvert, vous vendez généralement des actions que vous n’avez pas, avec de l’argent que vous n’avez pas non plus.
Comme vous n’avez rien, ni argent, ni action, mais qu’il faudra à la fin du mois boursier « livrer » les actions que vous avez vendues, vous ne faites pas le malin généralement.
Quand vous vendez à 100, le matin, une action que vous n’avez pas avec des sous que vous n’avez pas et que le titre chute de 8 %, vous avez intérêt à « acheter » le nombre d’actions que vous aviez vendu le matin et qu’il vous faudra livrer.
Vous empochez les 8 % de gains.
Pas mal sans avoir eu d’argent au départ ni d’action.
C’est que ce l’on appelle le « rachat de short ».
Quand tout le monde rachète en même temps ses « short » c’est-à-dire ses ventes à découvert, alors, cela provoque une hausse des marchés puisque tout le monde rachète en même temps.
C’est ce phénomène que l’on appelle, ou qui provoque, les « rebonds techniques ».

lunes, 9 de marzo de 2020

30$ le baril, qu'en est il du prix à la pompe?



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jueves, 13 de febrero de 2020

Plus de la moitié des Français pensent que notre civilisation va s’effondrer


 
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Les Français ont une réputation de pessimistes qui leur colle à la peau, et ils ne l’ont visiblement pas volée.

Selon un sondage récent mené par l’Ifop pour la Fondation Jean Jaurès, 65 % des Français estiment que la civilisation telle que nous la connaissons va s’effondrer, rapportent nos confrères de La Voix du Nord.
Et pour un tiers de ces personnes, cet effondrement sera brutal puisqu’il arrivera d’ici 20 ans.
Depuis quelques années, le succès de la collapsologie, thèse diffusée en France par des scientifiques comme Aurélien Barrau ou Yves Cochet, est allé croissant.
Réchauffement climatique, submersion des terres habitables, épuisement des ressources sont, selon eux, des phénomènes conduisant, de manière inéluctable, à l’effondrement.
À la fin du monde donc.
 
Aurélien Barrau, astrophysicien très médiatique, est l’auteur d’un livre paru en 2020, intitulé Le plus grand défi de l’histoire de l’humanité.

lunes, 18 de noviembre de 2019

« La Deutsche Bank va-t-elle faire faillite et faire sombrer l’Europe ?» L’édito de Charles SANNAT

 
 
 
par | 18 Nov 2019 |
 
Mes chères impertinentes, chers impertinents,
 
N’ayez pas peur… facile à dire n’est pas avec un tel titre !
 
La Deutsche Bank va-t-elle faire faillite et faire sombrer l’Europe ?
 
Car lorsque l’on regarde sur Internet, quand on lit ce qu’on lit, et que l’on entend ce que l’on entend sur la Deutsche Bank il y a quelques bonnes raisons d’être inquiet.
 
Alors essayons d’apporter quelques réponses non pas rassurantes, mais les plus objectives possibles. Tentons de partager quelques éléments de compréhension et de réflexion pour mieux comprendre ce qu’il se passe et la réalité des risques auxquels nous sommes confrontés.
 
La Deutsche Bank en chiffres !
 
Le bilan de la Deutsche Bank baisse considérablement en passant de 1 200 milliards (en gros) à 800 milliards d’euros (en gros aussi).
A ces niveaux on ne compte pas !
Les activités de trading pour compte propre sont gérées en extinction et baissent de 600 à 300 milliards d’euros.
Le risque maximum est estimé pour la Deutsche Bank à 1 515 milliards d’euros.
Je vous passe les 414 millions qui ne sont plus significatifs vu les sommes en jeu.
Une structure de défaisance a été créée pour y loger les actifs pourris… soit 75 milliards d’euros pour la première phase.
Il y en aura vraisemblablement d’autres.
Enfin les produits dérivés s’élèvent à… 45 000 milliards d’euros en gros…
Oui, aucune erreur dans le chiffre: quarante cinq mille milliards d’euros et quelques poussières !
 
Alors, oui, il y a de quoi être inquiet, mais pas de quoi être terrifié !

lunes, 10 de junio de 2019

Économie : droit dans le mur sans frein et sans marche arrière !

 
 



Le fossé se creuse entre les économistes et les boursiers avides de création monétaire, de dépenses publiques incontrôlées, de déficits publics et de bas taux d’intérêt.

L’analyste financier Bo Polny prédit pour 2019 « le plus gros krach de toute l’histoire, une réplique de la grande crise financière de 1929 » tandis que, pour l’analyste suisse Egon von Greyerz, « l’inévitable crise financière mondiale approche à grands pas ». Jean-Claude Trichet, ex-président de la BCE, estime « la situation aussi dangereuse qu’en 2007 » tandis que Nouriel Roubini, qui avait prédit le krach de 2008, et Georges Ugeux, ancien numéro 2 de la bourse de New York, voient venir un « tsunami sans précédent » en 2020.

Vendredi, le CAC 40 a flambé de 1,62 %, clôturant à 5.364, car la BCE et la Fed ont annoncé de nouvelles baisses ou une stabilisation des taux d’intérêt et plus de création monétaire à venir.
Les États-Unis ont pourtant créé, en mai 2019, 75.000 emplois non agricoles, au lieu de 180.000, et la production industrielle allemande, en avril, était en recul de 1,9 %.
L’économie ne rassure pas, tous les chiffres sont mauvais, l’inversion de la courbe des taux d’intérêt annonciateurs de crises se poursuit de plus belle aux États-Unis, avec des taux à 10 ans en chute libre à pratiquement 2 %, mais la Bourse monte !
Selon Didier Saint-Georges, de la société Carmignac, « les marchés se sont habitués depuis 10 ans à ce que les banques centrales transforment d’un coup de politique monétaire magique toute mauvaise nouvelle économique ou politique en bonne nouvelle pour la Bourse ».
Le président de la Fed admet que le retour des taux bas et des « QE » est inévitable : « Cela arrivera à nouveau », a déclaré Powell.

miércoles, 6 de junio de 2018

Un scénario imaginable, le jour où le krach viendra : les Français spoliés








Le pire heureusement n’est jamais sûr et qui sait ?

Une crise économique, dont l’ampleur sera au moins égale à celle de 2008, a deux chances sur trois de se produire en 2018 ou en 2019.
Et il y a une chance sur trois pour que ce krach soit tellement grave qu’il provoquera la faillite de la France et des pays européens du Sud.
Le pire, heureusement, n’est jamais sûr, et qui sait ?
M. Macron ira peut-être jusqu’au bout de son mandat sans connaître de problèmes majeurs, car des obstacles qui, les années précédentes, semblaient dangereux pour la stabilité économique ont été facilement surmontés (crise de l’euro, fragilité des systèmes bancaires en Italie, en Grèce ou en Chine, masse trop importante des prêts étudiants aux États-Unis).
Néanmoins, la crise politique en Italie et l’ampleur des bulles spéculatives sont lourdes de menaces et un krach peut désormais se produire du jour au lendemain.
Le taux des emprunts français est actuellement au maximum de 1,3 % (inférieur à l’inflation). Certains, à très court terme, sont même négatifs (ils rapportent au Trésor) mais ils risquent de monter en quelques semaines à 8 % (voire 15 % ou 30 %), obligeant le gouvernement à réagir brutalement, car au-dessus de 4 %, ils sont insoutenables.

miércoles, 23 de mayo de 2018

Économie : ciel bleu médiatique et nuages noirs à l’horizon

 
 


Le 23/05/2018


Les acteurs financiers font fi des tensions géopolitiques et concentrent leur attention sur les bonnes nouvelles du verre à moitié plein.

Les oscillations violentes en Bourse à la baisse de début d’année ne sont déjà plus qu’un lointain souvenir.
Les acteurs financiers font fi des tensions géopolitiques et concentrent leur attention sur les bonnes nouvelles du verre à moitié plein.
Aux États-Unis, le chômage officiel tronqué est à 3,9 %, soit son plus bas niveau en vingt ans, tandis que l’industrie crée quelques emplois et que la confiance des ménages est plus élevée avec Trump.
Ce dernier devrait pourtant léguer à son successeur un déficit budgétaire de plus de 5 % du PIB, une dette alourdie et une balance commerciale déficitaire abyssale, au-delà de quelques victoires ponctuelles remportées par le spécialiste immobilier de la négociation, du « deal ».
Dans le Times, David Stockman, un ancien banquier et adjoint de Reagan, prédit « une catastrophe monétaire et fiscale de proportions bibliques », tandis que le gestionnaire américain de fonds spéculatifs Paul Tudor Jones vient de déclarer : « Nous sommes en train de développer le bon vieux scénario des bulles financières, qui nous est tant familier. »
Paul Tudor Jones prédit un effondrement boursier dès 2019, après avoir prédit le krach de 1987. Quant aux gérants de fonds, un grand nombre est conscient de la surévaluation des marchés, mais ils continuent à jouer en pariant sur l’excès de liquidités.
En Europe, la BCE mettra probablement un terme à l’assouplissement monétaire quantitatif fin 2018 et commencera à relever ses taux en 2019.
Si la Fed continue d’augmenter aussi les siens, ce pourrait être le début de l’apocalypse dans le monde, même si l’élévation des taux est graduelle.

viernes, 2 de marzo de 2018

« Mauvais karma : les taux courts grimpent en flèche !! » L’édito de Charles SANNAT



« Mauvais karma : les taux courts grimpent en flèche !! » L’édito de Charles SANNAT


Mes chères impertinentes, mes chers impertinents,

Je vous parle beaucoup des taux qui montent ces derniers temps et c’est assez normal, car les taux c’est le prix de l’argent !

Et dans une économie régie par l’argent, le prix de l’argent est le prix maître, celui à partir duquel tous les agents économiques prennent leurs décisions d’investissements.
Il y a deux types de taux.

Les taux longs et les taux courts.


Les taux longs, comme leur nom l’indique, désignent les taux à longue maturité, c’est-à-dire à échéance lointaine, 10, 20 ou 30 ans.
Il y a même des emprunts d’État à 100 ans pour les épargnants suicidaires qui veulent prêter leurs sous à l’État mexicain pour un siècle – si, si, je vous assure, cela existe vraiment !!
Et puis il y a les taux… courts !
À court terme quoi ! 1 mois, 2 mois, 2 ans, 3 ans…
Et les taux courts, c’est eux qui servent au refinancement des banques par exemple.
En gros, vos crédits sont plus indexés sur l’évolution des taux courts que sur celle des taux longs, qui concernent plutôt les dettes d’États.

viernes, 9 de febrero de 2018

« Ceci n’est pas un krach, par Bruno Le Maire, hahahahahahaha !! » L’édito de Charles SANNAT

 
 
« Ceci n’est pas un krach, par Bruno Le Maire, hahahahahahaha !! » L’édito de Charles SANNAT


Mes chères impertinentes, mes chers impertinents,
Ma femme vous le dirait, j’ai un grand sens de l’humour (noir), de l’autodérision et j’aime beaucoup, beaucoup rire et rire de tout (mais pas avec tout le monde).
 
Est-ce que vous avez déjà assisté à des procès ?
 
Jeune étudiant, notre professeur de droit nous invitait souvent à aller en cour d’assises voir les procès. C’était impressionnant, fort instructif.
C’était même assez prévisible au bout d’un certain temps, ce qui expliquait une forme d’attitude en retrait, plus que blasée d’ailleurs, des magistrats.
Il y avait le méchant (présumé innocent mais à la tête de coupable) et les gentils (les victimes).
Les méchants disaient toujours et invariablement “ce n’est pas moi” suivi, en fonction, du “m’sieur” ou du “m’dame” de rigueur quand ils arrivaient à l’ânonner péniblement.
Eh bien quand on parle de la crise, c’est à peu près les mêmes inepties et nos mamamouchis ne valent guère mieux que nos criminels de droit commun.
 
Au classement des âneries économiques qui me font rire, le “number one” c’est le :

1/ “Cette fois c’est différent”… À chaque fois qu’on vous sort cet argument, préparez-vous, fermez les écoutilles et repliez la grand-voile.
Pour la bulle Internet, c’était différent, pour le Bitcoin, c’était différent, pour les actions actuellement c’est différent… et bing bang boum, patatras quand même !
 
2/ “On ne pouvait pas prévoir”…
Notez que cette excuse est utilisée dans tous les domaines.
Par exemple “on ne pouvait pas prévoir qu’il neigerait cet hiver et que la N118, qui est en pente, serait bloquée comme à chaque fois qu’il neige depuis 50 ans que la N118 existe et la neige aussi”…. Mais on ne pouvait pas prévoir !

jueves, 14 de diciembre de 2017

L’année 2018 sent plus l’apocalypse à venir qu’un simple krach

 


Shutterstock

Quand votre cireur de chaussures vous parle d’actions, il est temps de vendre.

Le centriste Macron ne fait rien en matière régalienne (immigration, sécurité) et rêve en matière économique, ne pensant qu’Europe et jeunes pousses.
Alors que certains s’effraient d’un cataclysme économique à venir, Macron, comme sœur Anne, ne voit absolument rien venir.
Et pourtant, les faits sont là.
Nous aurons au minimum un krach style 1929.
Les Bourses et le bitcoin montent dans le monde entier mais vont bientôt s’effondrer.
L’indice de Shiller, qui indique la surchauffe des marchés, est actuellement à plus de 31, alors qu’il était pourtant inférieur à 30 en 1929 et qu’il ne doit jamais dépasser ce chiffre.
Cet indice, mis en place par le professeur à Yale et prix Nobel d’économie Robert Shiller, consiste tout simplement à diviser le cours de Bourse par le bénéfice par action, mais en ajustant techniquement les données.
Cette fois-ci, ce sera plus grave qu’en 1929 et qu’en 2008, où l’on a soigné un patient drogué perclus de dettes en augmentant sa dose.
Parler de la Grèce, de la dette publique américaine de 20.000 milliards de dollars, de la dette française de 2.000 milliards d’euros est d’un classicisme ringard dépassé.
Il faut, en réalité, parler de la dette mondiale totale publique et privée, qui a doublé depuis 2006 pour atteindre 230.000 milliards de dollars.
Mais à ce chiffre, il convient d’ajouter les engagements hors bilan des gouvernements et des agents économiques, soit 250.000 milliards de dollars.

sábado, 25 de noviembre de 2017

Mensonges sur le chômage aux États-Unis : vers une crise économique mondiale pire qu’en 1929

 
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Officiellement, 8 millions de chômeurs déclarés, mais en réalité, il convient d’ajouter 94 millions d’Américains en âge de travailler sans emploi.

Le jeudi 24 octobre 1929 (jeudi noir), c’est le krach à Wall Street.
Tout le monde veut vendre ses titres et personne n’achète. À
midi, l’indice Dow Jones a perdu 22,6 %.
La baisse se poursuit pendant trois ans ; les cours chutent de 87 % et les banques font faillite.
La production industrielle baisse de moitié de 1929 à 1932 et le taux de chômage passe de 3,1 % à 24 %.
La prochaine crise économique, monétaire et financière qui nous attend sera pire que celle de 1929 ; elle sera apocalyptique et conduira à l’écroulement du Système.
Pourquoi ?
Parce qu’on nous ment, parce que le taux de chômage réel aux États-Unis est déjà de 20 % et non pas de 4,7 %, parce que le Système public et privé dans le monde entier est déjà bien plus endetté qu’en 1929, parce que l’économie moderne très fragile offre beaucoup de biens et services non indispensables, moins primaires et essentiels qu’en 1929, parce que partout dans le monde libre-échangiste dangereusement interconnecté (Europe, États-Unis, Japon, Chine), on a déjà eu recours à une politique monétaire hyper-laxiste, avant même que le krach boursier ne se soit produit.
Dès le krach boursier, la création monétaire de la Réserve fédérale et de la BCE s’amplifiera et le monde connaîtra une situation hyperinflationniste semblable à celle de l’Allemagne en 1923.

jueves, 16 de noviembre de 2017

« General Electric s’effondre. Prélude au krach généralisé ? » L’édito de Charles SANNAT


« General Electric s’effondre. Prélude au krach généralisé ? » L’édito de Charles SANNAT
 
 
Mes chères impertinentes, mes chers impertinents,
 
Historiquement, lorsque l’action General Electric s’effondre, c’est un prélude à l’effondrement généralisé des marchés comme vous pouvez le voir sur ces deux graphiques que je vous présenterai un peu plus bas.
 
La question est de savoir si cela sera également le cas cette fois.
Cette comparaison n’est pas le fruit totalement du hasard.
En effet, General Electric n’est pas n’importe quelle entreprise, c’est une société mondiale, un conglomérat qui couvre d’innombrables secteurs, très diversifié également, il est un baromètre de l’économie mondiale.
Quand GE va mal, il est difficile de croire que l’économie mondiale va fondamentalement bien, même si l’on tente par tous les moyens de vous faire croire que tout va pour le mieux.
 
La réalité est très différente. C’est la croissance de la masse monétaire.

Vous pourrez lire, dans cette édition, un article sur le ralentissement de la croissance de la consommation électrique en Chine, vous pourrez voir que l’empire de Drahi, soutien de Macron, vacille, croulant sous des dettes abyssales.
Certes, on vous explique que la croissance mondiale est plus forte, que la croissance en Europe est meilleure, que celle de l’Allemagne est extraordinaire… mais on oublie de vous dire pourquoi !
Comme vous pouvez le voir sur cette petite « infographie » maison, la masse monétaire M3 augmente de plus de 5 % par an, et M1 de plus de 9 % par an…
Autant dire que faire 1,8 % de croissance quand on augmente sa masse monétaire de 5 %, c’est être en récession en réalité de 3 %…
Enfin, plus de 3%, mais vous comprenez l’idée !
On vous présente les gains sans vous présenter les dépenses réalisées pour les faire.
C’est un peu comme si une entreprise comme Altice vous présentait uniquement son actif et ses 20 milliards d’euros de chiffre d’affaires, sans vous parler de son passif, de ses 51 milliards d’euros de dettes et … de toutes ses dépenses quotidiennes, y compris les milliards d’euros de frais financiers liés à ladite dette !

martes, 10 de octubre de 2017

La BCE nous annonce des faillites bancaires à venir

 


Le 10/10/2017
           
Économiste
Ça va « barder » dans le secteur bancaire…
 
Mis à part l’erreur grotesque de Macron dans la fusion Alstom/Siemens, tout va toujours très bien en matière économique selon les médias…
Cependant, une dépêche du 27 septembre de l’agence Reuters, retransmise par l’AGEFI (Agence économique et financière), nous informe « que le secteur bancaire européen est surdimensionné et pourrait avoir besoin d’une cure d’amaigrissement, probablement à travers des fusions ou des fermetures ».
Ces propos ont été tenus par madame Danièle Nouy, qui n’est autre que la responsable de la supervision bancaire au sein de la Banque centrale européenne.
Et d’ajouter : « Au final, il semblerait que le secteur bancaire européen soit devenu trop gros. Et nous pouvons en voir au moins l’une des conséquences : de nombreuses banques dans la zone euro ne gagnent pas leurs coûts du capital. Il semble que beaucoup trop de banques se font concurrence pour attirer des clients. Il y a de bonnes chances que la taille du secteur bancaire doive en effet diminuer. »
Propos de vérité mais propos lénifiants de haut fonctionnaire européen qu’il importe de traduire aux Européens : ça va « barder » dans le secteur bancaire, des faillites sont à venir.
Il suffit de voir la vérité en face et d’écouter son bon sens : pourquoi la directive BRDD de l’Union européenne qui permet de chypriser et de ponctionner les comptes des clients ?
Pourquoi la loi Sapin 2, qui permet de bloquer les comptes de l’assurance-vie s’il n’y a pas des dangers imminents ou des risques d’incendie un de ces jours prochains à la demeure ?
Les premiers feux annonciateurs se sont, en fait, déjà subrepticement déclarés : la Deutsche Bank qui a été sauvée par des fonds d’investissement des pays du Golfe, des rumeurs de rachat de la Commerzbank par la BNP, le rachat de deux banques vénitiennes par Intesa Sanpaolo avec 4.000 suppressions d’emplois et 17 milliards d’euros d’engagements pour l’État italien, le sauvetage de Monte Paschi avec sa perte abyssale de trois milliards d’euros, les 350 milliards d’euros de créances douteuses dans les actifs des banques italiennes.