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miércoles, 9 de noviembre de 2022

Finalement, je suis un activiste, un écologiste, un zadiste ! [Par Jean-Paul Pelras]



 
Voilà, je viens de m’en apercevoir. C’est terrible mais je leur ressemble. 
 
Puisque j’ai, d’une certaine façon, adhéré à leurs convictions tout comme j’ai pu, par le passé, dupliquer certaines de leurs méthodes.

Je m’explique, en commençant par l’écologie. Pour avoir été agriculteur pendant de longues années, j’ai apporté ma modeste contribution à l’entretien du territoire, en luttant contre la déprise, en éloignant le ravageur, la mauvaise herbe, l’incendie, l’inondation, la maladie qui menace les cultures, en jugulant la friche qui ferme les chemins et le no man’s land qui abrite décharges sauvages et menus ou gros larcins. Bien sûr je ne produisais pas de coquelicots, mais des fruits et des légumes, je ne semais pas de plantes invasives, je me contentais de celles qui servent à nous alimenter.

Ensuite, parce que je n’arrivais plus à vivre de mon métier, je suis devenu un activiste. Non pas en saccageant gratuitement l’outil ou le travail de mon voisin, mais en défendant notre profession contre vents et préfets. Comme les activistes, mais pour des raisons diamétralement opposées, j’ai échangé avec les gardes du Cardinal de service et les archers du Roy quelques projectiles respectifs, bloqué des routes, utilisé la pyrotechnie lorsque les marchandises en provenance d’Espagne ou du Maghreb venaient usurper nos marchés, vider nos champs et, dans le Midi, ruiner nos paysans.

Donc à bien y regarder, j’étais un zadiste. Puisque j’avais moi aussi une Zone à défendre : l’agriculture.

miércoles, 2 de noviembre de 2022

Oui, il va nous falloir encore plus de bassines ! Et surtout les remplir…



 par | 2 Nov 2022 |

Je n’ai pas d’avis particulier concernant la « méga bassine » de Sainte-Soline, mais j’ai une conviction générale que je souhaitais partager avec vous.

Nous sommes officiellement face au réchauffement climatique et nous allons tous mourir dans d’horribles souffrances nous disent les jeunes « gretistes » éco-anxieux un i-phone à la main et du quinoa chilien dans l’assiette après avoir passé un petit week-end à Rome en Ryan-Air au départ de Beauvais.

L’or bleu de la France, une richesse du future qu’il nous faut exploiter harmonieusement

Alors il y a deux manières de voir le sujet.

La première c’est couinements et gémissements. Ouin-ouin, c’est terrible, on va tous mourir, ouin-ouin… mais surtout ne faisons rien.

La seconde c’est d’entamer notre adaptation à nos futures nouvelles conditions de vie ici et ailleurs en mobilisant l’intelligence humaine et en adaptant nos infrastructures. Peindre les routes en blanc avec des bandes noires plutôt que des routes noires avec des bandes blanches, mais aussi par exemple, mettre en place une véritable politique de stockage de l’eau.

Ouin-ouin… Sniff-sniff… c’est la sècheresse, y a plus d’eau… Ouin-ouin… Sniff-sniff… vite une bouteille de Volvic en plastique.

Mais pas de bassine.

Non.

Pas de bassine.

Laissons l’eau couler et s’écouler.

Pissez sous la douche pour économiser une chasse-d’eau pour sauver l’Afrique.

Hahahahahahahaha…

L’eau qui coule ici ne coulera jamais là-bas, à moins que nous stockions notre eau et que nous ayons la vision de devenir des grands producteurs d’eau et d’irriguer le monde en faisant des aqueducs plus que des gazoducs.

Rien ne nous empêche de le faire.

Rien ne nous empêche de nous adapter.

Rien ne nous empêche de rêver un autre futur, ou nous pourrions avoir de meilleures récoltes avec plus d’eau stockée l’hiver et encore plus de chaleur l’été et avec plus de CO² alors les rendements sont encore meilleurs.

jueves, 26 de abril de 2018

ZAD. Le Bois-Rignoux : « ça fait des années qu’on vit et travaille au milieu du bordel »

 
 
 



 
Implanté à l’entrée sud-est de la ZAD le long de la RD281, au bord du bourg de la Pâquelais, le centre de soins de suite et de réadaptation (CSSR) du Bois-Rignoux s’évertue à fonctionner en étant à quelques dizaines de mètres de l’ex-bastion des zadistes irréductibles et de l’opération d’expulsion en cours.

Nous avons reçu le témoignage – anonyme, les salariés n’ayant pas le droit de parler aux médias – d’une salariée qui dénonce le désordre qui a lieu aux abords du centre depuis des années et les ratés de l’opération d’expulsion de la ZAD.
Témoignage.
 
Breizh Info : Au CSSR du Bois-Rignoux, comment vivez-vous la situation actuelle ?
 
Juliette (*) : C’est le bordel, mais ça fait des années que ça dure.
On a des patients en fin de vie, ils ne sont pas là pour entendre boum-boum-boum, le son des raves organisées par les zadistes tous les week-ends ou celui des grenades de désencerclement.
 
Breizh Info : Etes-vous soutenue par votre direction ?
 
Juliette : La seule décision qu’ils ont prise, c’est de nous interdire formellement de parler aux journalistes.
Sinon c’est la porte.

Breizh Info : est-ce qu’au quotidien les zadistes perturbaient le fonctionnement et la tranquillité de votre établissement ?
 
Juliette : Oui. Ils connaissent nos horaires donc on a du mettre des codes aux portes car ils savaient qu’on était seules le week-end.
Ils venaient pieds nus s’abreuver à la fontaine – super pour l’hygiène, dans un hôpital !
Ou ils tentaient de se renseigner sur les pathologies qu’on traite pour savoir si nous avions des morphiniques.
 
Breizh Info : Que pensez-vous de l’évacuation en cours de la ZAD ?
 
Juliette : Ils vont se dégonfler et laisser les zadistes en place, comme en 2001 et 2012 [opération César].
Ces derniers continueront à faire n’importe quoi.
Pour l’instant, parfois, cette opération ressemble à un sketch.

viernes, 20 de abril de 2018

Notre-Dame-des-Landes : « Il y a plus de zadistes aujourd’hui qu’avant le 31 mars ! »

 
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En dernier recours, madame Nicole Klein, préfet de Loire-Atlantique, a organisé, mercredi, une réunion avec Nicolas Hulot, ministre de la Transition écologique. Un bide. Fin de non-recevoir des barbes à poux.

Je ne suis pas militaire.
Juste une Française qui paie des impôts pour financer les missions de l’État, quand bien même certaines lui paraissent douteuses ou mal conduites.

Donc, nous avons banqué (cher) pour envoyer, sur le terrain boueux de Notre-Dame-des-Landes, environ 2.500 gendarmes.
Mission : rendre la route départementale à la circulation, démolir les squats et en finir avec cette chienlit qui pourrit la vie française depuis des années.
Mais après dix jours de démontage/remontage des barricades et du bidonville agricole, on en est toujours au même point.
Donc, je m’interroge : comment se fait-il que 2.500 militaires ne puissent empêcher des armées de « barbes à poux », comme le disait ce matin Philippe Gosselin (député LR) sur France Info, de revenir quotidiennement dresser des barricades et reconstruire leurs cabanons sur un lieu dont on nous dit qu’il a été nettoyé ?

Pire que cela : si l’on en croit le député de la Manche, « il y a plus de zadistes aujourd’hui à Notre-Dame-des-Landes qu’avant le 31 mars » !
C’est possible, dans la mesure où quelques centaines de soixante-huitards, nostalgiques de leurs années de jeunesse, ont convergé là pour éprouver une dernière fois un petit frisson dans la culotte.

domingo, 25 de marzo de 2018

Notre-Dames-des-Landes : pas de prime pour les hors-la-loi

 
 


Le 25/03/2018


Les gouvernements qui se sont succédé ont, par leurs lâchetés, discrédité l’autorité de l’État.
 
Le 31 mars prochain, la trêve hivernale qui protège tout locataire d’expulsion prendra fin.
C’est la date qu’avait, en janvier dernier, prudemment fixée le gouvernement pour exiger des zadistes, installés illégalement, une évacuation concertée des lieux.
Au besoin, on aurait recours à la force pour les récalcitrants.
En tout cas, il s’agissait de réinstaller la République dans cette zone de non-droit.
À la veille de cette échéance, un bras de fer s’engage autour des terres avec des zadistes qui n’entendent pas désarmer et s’estiment seuls légitimes à prendre en charge la ZAD.
Au nom de leur victoire contre l’aéroport, ils en réclament « la gestion globale » et espèrent « maintenir leurs activités, leurs expérimentations sociales et leur habitat ».
De l’autre côté, les organisations agricoles (syndicats, chambre d’agriculture, SAFER, etc.), soutenues par le département et les élus qui n’ont pas vraiment digéré la décision gouvernementale, entendent faire valoir leurs prérogatives dans l’élaboration d’un nouveau projet agricole.
Dans l’état des choses, la seule légitimité qui s’impose est la légalité.
L’État est et demeure le seul propriétaire des 1.650 hectares de la zone, à l’exception des quatre agriculteurs qui ont refusé l’expropriation et qui retrouveront prioritairement leurs terres.
C’est à lui d’organiser le nouvel État de droit qui doit s’imposer dans la ZAD.
Les gouvernements qui se sont succédé ont, par leurs lâchetés, discrédité l’autorité de l’État.

sábado, 20 de enero de 2018

Zone à déblayer





Depuis plus d'un demi-siècle on avait tout lu, tout entendu, tout écrit sur le projet de transfert de l'aéroport de Nantes à Notre-Dame-des-Landes
.

À l'époque, bien lointaine, de sa conception, on y attendait le Concorde.
Or, on a fait, en juin 2015, environ 52 ans après le début de l'affaire, se prononcer les habitants de la Loire-Atlantique : à tort ou à raison, ils ont voté à 55 % pour ce projet.
On se sera moqué de leur avis, on s'est essuyé les pieds sur ce paillasson.
On : c'est-à-dire l'État central, le gouvernement d'Édouard Philippe et d'Emmanuel Macron.
La démocratie réelle peut donc encore nous surprendre.
Reconnaissons au bénéfice du gouvernement actuel qu'il avait hérité de ce dossier et qu'il n'avait pas jusqu'ici permis de mesurer son incapacité éventuelle à trancher enfin.
Nous savons désormais combien il excelle dans les formules chèvre chou.
On les appelait dans les congrès radicaux-socialistes d'autrefois les motions nègre blanc, mais la formule est devenue aujourd'hui inconvenante.

Chèvre le 16 janvier le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb annonçait l'expulsion des occupants les plus radicaux, c'est-à-dire de quelques douzaines de militants d'extrême gauche.
Une telle annonce suppose, rappelons-le l'intervention de milliers de représentants des forces de l'ordre.
Mais chou le 17 janvier après avoir fait durer l'incertitude, le Premier ministre annonçait l'abandon du projet, tout en fixant une date, habilement assez vague, le printemps pour le départ des zadistes.

ZAD de Notre Dame des Landes, bienvenue chez les pouilleux

 
 
 








"Jeunes" préoccupés uniquement par l'avenir écologique de la planète







viernes, 19 de enero de 2018

Amère victoire



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170 décisions de justice et un référendum parfaitement légal ne comptent pour rien pour notre Président et son gouvernement.

Ainsi, 170 décisions de justice et un référendum parfaitement légal ne comptent pour rien pour notre Président et son gouvernement.
Déplaire à M. Hulot et à l’extrême gauche serait inimaginable.
En conséquence, nous, pauvres contribuables, qui avons déjà financé toutes les mesures prises pour la construction de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes et pour limiter les déprédations des prétendus zadistes, avons donc financé une étude (d’ailleurs gardée secrète) dont l’objectif évident était de rendre cette décision écologiquement nécessaire, fût-ce au prix de nombreux mensonges par omission.
Les quelques agriculteurs du village, assurés de rester légalement sur place, s’en réjouissent.
On les comprend.
Réjouissons-nous pour eux.
Mais ne nous faisons pas d’illusions : la ZAD ne disparaîtra pas, elle sortira au contraire renforcée par sa victoire – victoire de la violence, de l’illégalité, de la destruction d’un environnement qu’elle prétend défendre.
En effet, le gouvernement a déjà montré qu’il n’avait aucune intention de la démanteler réellement.
Il lui donne jusqu’au printemps prochain pour consolider sa présence, appuyée par des cultivateurs venus d’ailleurs, tout heureux de bénéficier gratuitement de terres.
Par exemple, « Basile s’est installé en 2011. Avec plusieurs camarades, ils ont créé un collectif paysan et y élèvent des vaches. Pas question pour lui de partir », selon BFM TV, qui se garde bien de préciser à qui appartiennent les terres sur lesquelles Basile et ses amis se sont installés, ni qui a payé les frais de leur installation ; il me semble possible que ses pâturages et ses bâtiments aient été « squattés ».

miércoles, 17 de enero de 2018

Abandon de NDDL: Un gouvernement qui choisit la facilité et des pouilleux qui gagnent !






N'ayant guère la fibre écologiste, je me suis toujours foutu comme de l'an 40 de l'aéroport de NDDL.
 
N'ayant pas les compétences pour me prononcer sur son utilité ou sa non utilité, je ne me suis jamais prononcé pour, ou contre.
A vrai dire, je m'en fous qu'on en fasse un, ou pas, qu'on rénove, ou pas, Nantes Atlantique.
Ce que je sais, c'est que quelque soit la solution retenue, ça coûtera du pognon aux contribuables.
Macron et le gouvernement, saluons leur courage (je me gausse) ont donc décidé d'abandonner de manière irrévocable le projet de nouvel aéroport.
Enfin, une décision a été prise, c'est bien.
J'en entends, Philippe en tête, dire que depuis des années les gouvernements précédents s'étaient refilés la patate chaude, sans rien faire.
Faux !
La seule majorité qui avait toute latitude pour prendre une décision fut celle de Hollande puisque les derniers recours " contre " furent invalidés pendant son quinquennat.
Avant, les procédures judiciaires et autres recours administratifs se poursuivaient et empêchaient toute décision finale.
C'était donc, d'abord au gouvernement de Mr Ayrault, la tanche nantaise, et suivants de se prononcer. Il n'en ont pas eu le courage, tous échaudés qu'ils furent par la résistance des pouilleux de la ZAD, l'échec de la tentative d'expulsion "César" ainsi que la mort de Rémi Fraisse à Sivens.
Point barre.

Alors doit-on saluer la décision du jour ?

viernes, 12 de enero de 2018

Evacuation de Notre-Dame-des-Landes : « Il y aura des blessés des deux côtés, voire des morts »

 
 
 

 
Trente à quarante escadrons de gendarmerie mobile pourraient être mobilisés pour ce qui s’annonce comme l’une des opérations les plus délicates de son histoire en métropole.

« Il y aura des blessés des deux côtés, voire des morts », prévient un dirigeant de la gendarmerie.
 « C’est une opération compliquée, mais on n’est pas à la veille de la bataille de Verdun », tient toutefois à tempérer un autre haut gradé.

Les difficultés qu’anticipent les militaires relèvent de plusieurs facteurs.
D’ordre tactique, elles tiennent notamment à la configuration de la ZAD (« zone à défendre »).
Ses occupants sont disséminés sur un espace rural étendu et accidenté, fait de champs, de bosquets, de bois et de sentiers boueux, et en partie aménagé.
Les forces de l’ordre ne peuvent donc pas jouer sur un effet de surprise et sont contraintes à une progression lente – accentuée par la lourdeur de leurs équipements – et, par conséquent, plus exposée.

miércoles, 10 de enero de 2018

Construction ou pas de l’aéroport Notre-Dame-des-Landes : quel projet pour la ZAD ?

 
 


Le 10/01/2018


C’est Jupiter qui tranchera. Tout le monde le sait.
 
Notre-Dame-des-Landes : le Premier ministre prendra « sa » décision avant la fin du mois de janvier. En attendant, il consulte, ou fait semblant.
En réalité, c’est Jupiter qui tranchera.
Tout le monde le sait. D’ailleurs, « il a déjà tranché », murmurent les spécialistes de la « petite fuite proche du gouvernement ».
Les médias en masse reprennent en chœur : Macron s’apprête à abandonner Notre-Dame-des-Landes au profit d’une extension de l’aéroport existant.
Mais attention car, olympienne condition, juré croix de bois croix de fer, la ZAD devra être évacuée quelle que soit la décision.
Emmanuel Macron, lors de sa campagne, s’était prononcé pour la réalisation du nouvel aéroport.
Il avait fustigé les zadistes, condamné les atteintes à l’ordre républicain et appelé à la défense des territoires.
Au lendemain de son élection, il avait nommé une commission d’experts, moyen habituel des enterrements discrets.
La commission avait rendu en grande pompe, au Premier Ministre, des conclusions apparemment équilibrées en ressuscitant l’option de l’extension de l’aéroport existant.
Les coûts étaient comparables, compte tenu des fortes indemnités qui seraient dues au concessionnaire.
Bref, tout semblait prêt pour la décision finale.
Et, pourtant, la rumeur persiste et s’amplifie : le nouvel aéroport ne verra pas le jour.
Au diable, donc, l’avis quasi général des élus locaux, les 178 décisions de justice toutes favorables au projet et le référendum local l’ayant approuvé à 55 %.
Quelle que soit l’option choisie, la ZAD sera dégagée.
C’est promis.

lunes, 8 de enero de 2018

Notre-Dame-des-Landes, le “feuilleton qui ridiculise la République”

 
 

08/01/2018 – FRANCE (NOVOpress)

Sur RTL, Olivier Mazerolle revient sur l’imminence de la décision du gouvernement quant à la construction – ou non – de l’aéroport controversé.

L’heure de la décision approche pour Notre-Dame-des-Landes.
Édouard Philippe a entamé les ultimes discussions avec les responsables locaux, politiques et économiques concernés par la construction de l’aéroport controversé.
Quelle que soit la décision du gouvernement, on sait qu’elle sera vigoureusement contestée, tant le dossier est brûlant.
Il n’y a pas de bonne décision possible“, commente Olivier Mazerolle, pour qui il “y a tout de même une bonne nouvelle : la décision va mettre fin à l’invraisemblable feuilleton qui ridiculise la République française depuis 50 ans”.

Le projet d’aéroport a été initié au milieu des années 1960.

Nous voilà donc 50 ans plus tard, en janvier 2018, dans l’attente de la décision, ouf !“, commente l’éditorialiste.



sábado, 23 de diciembre de 2017

Notre-Dame-des-Landes : derniers préparatifs avant l'assaut

 
 
 
Sur la Zad, un véhicule transformé et équipé d'une lame à l'avant pour percuter les forces de l'ordre. © DR


Zad. En attendant qu'Emmanuel Macron se prononce sur l'avenir du chantier de Notre-Dame-des-Landes, les forces de l'ordre multiplient les réunions pour préparer l'évacuation.
 
Depuis que l’Élysée a évoqué l’évacuation prochaine de la Zad de Notre-Dame-des-Landes, pas moins de deux réunions pour planifier l’expulsion sont organisées quotidiennement par la gendarmerie.
Si Matignon espère encore trouver une sortie de crise par le dialogue, les connaisseurs du dossier jugent cette piste « totalement irréalisable » : les zadistes, armés, affichent clairement la volonté de « tuer des gendarmes » et peuvent tenir un siège d’au moins deux mois.
 
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Les occupants de la Zad ont installé des checkpoints et des barrages pour ralentir l'avancée des forces de l'ordre. © DR
 
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martes, 31 de mayo de 2016

Évacuation à Agen : pourquoi mobiliser 500 gendarmes pour déloger 20 zadistes ?

Le 31/05/2016


"Il y avait quatre sites à investir simultanément et on ne savait pas exactement le nombre de zadistes présents", a indiqué le colonel Touak commandant le groupement de gendarmerie de Lot-et-Garonne.  
   "Il y avait quatre sites à investir simultanément et on ne savait pas exactement le nombre de zadistes présents", a indiqué le colonel Touak commandant le groupement de gendarmerie de Lot-et-Garonne. © Suire Thierry

Après l'opération menée ce mardi matin à Sainte-Colombe-en-Bruilhois, plusieurs questions se posent, notamment sur l'importance des moyens engagés
 
 
Ce mardi matin, dès 6 heures, près de 500 gendarmes ont été mobilisés à Sainte-Colombe-en-Bruilhois pour procéder à l'évacuation des zadistes qui, protestant contre le projet de Technopôle Agen-Garonne, occupaient depuis plus d'un an des maisons vouées à la démolition.
  • Pourquoi autant de militaires engagés ?

500 gendarmes pour 20 zadistes, "cela peut paraître disproportionné", convenait le colonel Patrick Touak, qui commande le groupement de gendarmerie du Lot-et-Garonne, ce mardi matin après l'évacuation de la ZAD à Sainte-Colombe-en-Bruilhois.
"Mais il y avait quatre sites à investir simultanément et on ne savait pas exactement le nombre de zadistes présents.
 En 18 mois, nous avons recensé 300 personnes."

Le colonel Touak, entouré d'Hubert Duffour, maire de Sainte-Colombe-en-Bruilhois, et du préfet de Lot-et-Garonne, Patricia Willaert© Photo Thierry Suire
  • Pourquoi avoir procédé à l'évacuation ?

Le préfet de Lot-et-Garonne, Patricia Willaert, a précisé, ce mardi matin, avoir agi "en exécution d'une décision de justice" datant de février.
 "Une fois l'ordonnance d'évacuer prononcée, l'huissier doit demander le concours de la force publique. Ensuite, je devais prendre en compte la trêve hivernale et m'assurer de la disponibilité des escadrons nécessaires à l'opération", expliquait la représentante de l'État.
Et d'ajouter : "Les actions de ces occupants illégaux sur le site, en bordure immédiate de l'autoroute A62, mettaient en danger la sécurité de la population. Ils bloquaient notamment de façon permanente un accès de secours de l'autoroute."
  • Comment les zadistes fonctionnaient ?

Contrairement à Sivens où l'eau, l'électricité et le réseau manquaient, dans les sept maisons et la grange qu'ils occupaient depuis mars 2015, les zadistes de Sainte-Colombe-en-Bruilhois, avaient tout à disposition, grâce, précise le préfet, "à des branchements sauvages".