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martes, 8 de mayo de 2018

Notre-Dame des Landes : le bilan de la première phase de l’expulsion de la ZAD

 
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A partir du 14 mai, les zadistes « irréductibles » sonnent le branle bas de combat.

En effet, le comité de pilotage du 6 juin a été avancé à cette date pour examiner les projets agricoles nominatifs des zadistes « modérés » et retenir ceux qui font l’affaire.
Ces derniers ont d’ores et déjà insisté sur l’interdépendance de tous les projets, tandis que l’Etat ne souhaite reconnaître que ceux qui sont viables.
C’est donc le moment de tirer le bilan de la première phase de l’expulsion de la ZAD, qui a commencé le 9 avril dernier.
 
29 squats détruits, encore une quarantaine restent debout

Du point de vue des bâtiments – souvent des cabanes de bric et de broc, voire des véhicules – détruits, 29 squats ont été rasés sur un objectif initial d’une quarantaine.
A l’extrême est, la Noë Bernard, vide, a été oubliée par les démolisseurs.
Mais pas par les zadistes qui l’ont réoccupée et qui ont soulevé un problème pour son avenir : deux projets ont été officiellement déposés sur ce « lieu de vie », l’un porté par une personne proche des irréductibles, qui souhaite faire de la permaculture, l’autre par les « modérés » ou « appellistes », qui l’inscrit dans un projet agricole plus classique.
 
 
Très à l’est, la conserverie de la Noë Verte – située sur des terres jusque là exploitées par un agriculteur de l’est de la ZAD qui en a été dépossédé en 2015 et 2017 – est elle aussi occupée.
En revanche l’est et le centre-est de la ZAD sont presque vides, les deux lieux occupés en permanence le plus à l’est sont maintenant la ferme de la Grée, située au milieu des meilleures terres de la ZAD prises à Dominique Leduc et convoitées par plusieurs zadistes « modérés » protégés par Copain 44, ainsi que les Fosses Noires où se trouvent deux boulangeries, une presque légale, et une tout à fait au noir qui alimente la ZAD.

jueves, 26 de abril de 2018

ZAD. Le Bois-Rignoux : « ça fait des années qu’on vit et travaille au milieu du bordel »

 
 
 



 
Implanté à l’entrée sud-est de la ZAD le long de la RD281, au bord du bourg de la Pâquelais, le centre de soins de suite et de réadaptation (CSSR) du Bois-Rignoux s’évertue à fonctionner en étant à quelques dizaines de mètres de l’ex-bastion des zadistes irréductibles et de l’opération d’expulsion en cours.

Nous avons reçu le témoignage – anonyme, les salariés n’ayant pas le droit de parler aux médias – d’une salariée qui dénonce le désordre qui a lieu aux abords du centre depuis des années et les ratés de l’opération d’expulsion de la ZAD.
Témoignage.
 
Breizh Info : Au CSSR du Bois-Rignoux, comment vivez-vous la situation actuelle ?
 
Juliette (*) : C’est le bordel, mais ça fait des années que ça dure.
On a des patients en fin de vie, ils ne sont pas là pour entendre boum-boum-boum, le son des raves organisées par les zadistes tous les week-ends ou celui des grenades de désencerclement.
 
Breizh Info : Etes-vous soutenue par votre direction ?
 
Juliette : La seule décision qu’ils ont prise, c’est de nous interdire formellement de parler aux journalistes.
Sinon c’est la porte.

Breizh Info : est-ce qu’au quotidien les zadistes perturbaient le fonctionnement et la tranquillité de votre établissement ?
 
Juliette : Oui. Ils connaissent nos horaires donc on a du mettre des codes aux portes car ils savaient qu’on était seules le week-end.
Ils venaient pieds nus s’abreuver à la fontaine – super pour l’hygiène, dans un hôpital !
Ou ils tentaient de se renseigner sur les pathologies qu’on traite pour savoir si nous avions des morphiniques.
 
Breizh Info : Que pensez-vous de l’évacuation en cours de la ZAD ?
 
Juliette : Ils vont se dégonfler et laisser les zadistes en place, comme en 2001 et 2012 [opération César].
Ces derniers continueront à faire n’importe quoi.
Pour l’instant, parfois, cette opération ressemble à un sketch.

viernes, 20 de abril de 2018

Notre-Dame-des-Landes : « Il y a plus de zadistes aujourd’hui qu’avant le 31 mars ! »

 
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En dernier recours, madame Nicole Klein, préfet de Loire-Atlantique, a organisé, mercredi, une réunion avec Nicolas Hulot, ministre de la Transition écologique. Un bide. Fin de non-recevoir des barbes à poux.

Je ne suis pas militaire.
Juste une Française qui paie des impôts pour financer les missions de l’État, quand bien même certaines lui paraissent douteuses ou mal conduites.

Donc, nous avons banqué (cher) pour envoyer, sur le terrain boueux de Notre-Dame-des-Landes, environ 2.500 gendarmes.
Mission : rendre la route départementale à la circulation, démolir les squats et en finir avec cette chienlit qui pourrit la vie française depuis des années.
Mais après dix jours de démontage/remontage des barricades et du bidonville agricole, on en est toujours au même point.
Donc, je m’interroge : comment se fait-il que 2.500 militaires ne puissent empêcher des armées de « barbes à poux », comme le disait ce matin Philippe Gosselin (député LR) sur France Info, de revenir quotidiennement dresser des barricades et reconstruire leurs cabanons sur un lieu dont on nous dit qu’il a été nettoyé ?

Pire que cela : si l’on en croit le député de la Manche, « il y a plus de zadistes aujourd’hui à Notre-Dame-des-Landes qu’avant le 31 mars » !
C’est possible, dans la mesure où quelques centaines de soixante-huitards, nostalgiques de leurs années de jeunesse, ont convergé là pour éprouver une dernière fois un petit frisson dans la culotte.

martes, 17 de abril de 2018

Notre-Dame- des- Landes, le ras-le-bol de la gendarmerie


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Gendarmes mobiles contre immobilisme politique ! Combien de temps encore ??

Ce que l'on redoutait depuis l'annonce par le premier ministre de l'abandon du projet de NDDL est en train de se produire.
Un enlisement désastreux en terme d'image, de l'expulsion et de la destruction des abris de fortune des occupants illégaux d'un territoire abandonné par les gouvernements successifs depuis de nombreuses années.
Le ton martial qui fut employé lors des différentes interventions médiatiques de la part des ministres en charge de ce dossier semblait présager d'une volonté ferme de faire appliquer le droit en matière d'urbanisme.
Voulant certainement faire montre de bonne volonté, le gouvernement a programmé le début des opérations et proposé le dépôt des candidatures de projet alternatif agricole et écologique par les opposants à la construction de l'aéroport.
Les forces de gendarmerie ont été calibrées pour répondre à la demande expresse du politique pour enfin exécuter les décisions de justice et détruire les constructions illégales qui avaient été érigées anarchiquement par des « amoureux de la nature ».
Le décor ainsi planté devait permettre aux décideurs de « faire ce qu'ils avaient dit ».
C'était sans compter sur l'extrême détermination des marginaux de Notre Dame des Landes à ne pas quitter un lieu qu'ils avaient unilatéralement décidé de s'approprier.
D'une opération bon enfant d'accompagnement d'engins de chantier pour faire exécuter les « déconstructions » (détruire des fatras de bois et de plastique se dit maintenant déconstruction) comment en est on arrivé à une guérilla rurale qui s'annonce de plus en plus délicate physiquement et moralement pour les gendarmes engagés sur place.
Maintenir l'ordre ou le rétablir, lorsque les objectifs sont clairs, la gendarmerie sait faire.
C'est plus compliqué quand les consignes sont manifestement de réaliser de telles opérations sans entrer en contact avec ceux qui n'ont aucun respect pour l'état de droit.

domingo, 15 de abril de 2018

Notre-Dame-des-Landes: Le formulaire de la préfète met en colère le monde agricole

 
 


Par LePanacheFrançais le 15/04/2018 pour Fdesouche

Le monde agricole ne décolère pas.

Nicole Klein a annoncé vendredi matin qu’elle proposait « une dernière chance » aux occupants illégaux de la Zad de Notre-Dame-des-Landes.
Il leur suffirait de déposer le formulaire revu et simplifié, en y indiquant leur nom, leur projet et l’identification de la parcelle.
C’est ce dernier point qui provoque la colère de Jacques Lemaitre, qui préside la chambre en Loire-Atlantique.
« Quand on parle de numéro de parcelles, on se moque de qui ? Ils occupent illégalement des terres, comment peuvent-ils les revendiquer ?
Les contrats d’occupation précaires, ce sont des exploitants légalement reconnus.
Ils ont des numéros de parcelles, là oui, je suis d’accord.
Mais les autres ?
Quel sens cela a tout cela ? »
Jacques Lemaitre poursuit : « Je vais demander à tous les agriculteurs du département de déposer un formulaire pour revendiquer un bout de parcelle dans la Zad.
On va tous le faire, et moi le premier ! »
Jacques Lemaitre, est resté stupéfait en apprenant l’info.

domingo, 25 de marzo de 2018

Notre-Dames-des-Landes : pas de prime pour les hors-la-loi

 
 


Le 25/03/2018


Les gouvernements qui se sont succédé ont, par leurs lâchetés, discrédité l’autorité de l’État.
 
Le 31 mars prochain, la trêve hivernale qui protège tout locataire d’expulsion prendra fin.
C’est la date qu’avait, en janvier dernier, prudemment fixée le gouvernement pour exiger des zadistes, installés illégalement, une évacuation concertée des lieux.
Au besoin, on aurait recours à la force pour les récalcitrants.
En tout cas, il s’agissait de réinstaller la République dans cette zone de non-droit.
À la veille de cette échéance, un bras de fer s’engage autour des terres avec des zadistes qui n’entendent pas désarmer et s’estiment seuls légitimes à prendre en charge la ZAD.
Au nom de leur victoire contre l’aéroport, ils en réclament « la gestion globale » et espèrent « maintenir leurs activités, leurs expérimentations sociales et leur habitat ».
De l’autre côté, les organisations agricoles (syndicats, chambre d’agriculture, SAFER, etc.), soutenues par le département et les élus qui n’ont pas vraiment digéré la décision gouvernementale, entendent faire valoir leurs prérogatives dans l’élaboration d’un nouveau projet agricole.
Dans l’état des choses, la seule légitimité qui s’impose est la légalité.
L’État est et demeure le seul propriétaire des 1.650 hectares de la zone, à l’exception des quatre agriculteurs qui ont refusé l’expropriation et qui retrouveront prioritairement leurs terres.
C’est à lui d’organiser le nouvel État de droit qui doit s’imposer dans la ZAD.
Les gouvernements qui se sont succédé ont, par leurs lâchetés, discrédité l’autorité de l’État.

miércoles, 17 de enero de 2018

Abandon de NDDL: Un gouvernement qui choisit la facilité et des pouilleux qui gagnent !






N'ayant guère la fibre écologiste, je me suis toujours foutu comme de l'an 40 de l'aéroport de NDDL.
 
N'ayant pas les compétences pour me prononcer sur son utilité ou sa non utilité, je ne me suis jamais prononcé pour, ou contre.
A vrai dire, je m'en fous qu'on en fasse un, ou pas, qu'on rénove, ou pas, Nantes Atlantique.
Ce que je sais, c'est que quelque soit la solution retenue, ça coûtera du pognon aux contribuables.
Macron et le gouvernement, saluons leur courage (je me gausse) ont donc décidé d'abandonner de manière irrévocable le projet de nouvel aéroport.
Enfin, une décision a été prise, c'est bien.
J'en entends, Philippe en tête, dire que depuis des années les gouvernements précédents s'étaient refilés la patate chaude, sans rien faire.
Faux !
La seule majorité qui avait toute latitude pour prendre une décision fut celle de Hollande puisque les derniers recours " contre " furent invalidés pendant son quinquennat.
Avant, les procédures judiciaires et autres recours administratifs se poursuivaient et empêchaient toute décision finale.
C'était donc, d'abord au gouvernement de Mr Ayrault, la tanche nantaise, et suivants de se prononcer. Il n'en ont pas eu le courage, tous échaudés qu'ils furent par la résistance des pouilleux de la ZAD, l'échec de la tentative d'expulsion "César" ainsi que la mort de Rémi Fraisse à Sivens.
Point barre.

Alors doit-on saluer la décision du jour ?