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viernes, 29 de marzo de 2024

« Ils se moquaient tous de Miléi… ils rigolent moins maintenant avec Attal ! ». L’édito de Charles SANNAT

 

 

par | 29 Mar 2024 |

Mes chères impertinentes, chers impertinents,

Je vous dis depuis quelques jours que quand il n’y a plus de sous, il n’y a plus sous.

Je vous dis depuis plusieurs années que les conséquences de la faillite ou les conséquences de la politique à mener pour éviter la faillite sont sensiblement identiques.

Je vous dis également depuis l’élection de Miléi que ce qui se passe en Argentine va être un laboratoire passionnant à étudier et à regarder en évitant les hurlements de type pensées sur étagères.

Je vous propose donc de parler de Miléi et puis après de Gabriel Attal.

Argentine : le choc d’austérité de Javier Milei plonge le pays dans la récession

C’est le titre de cet article (source ici) de RFI.

« L’Argentine plonge dans la récession. La consommation des ménages est en chute libre et l’activité économique s’est contractée de 4,3 % en janvier. Si le « choc d’austérité » décrété par le président Javier Milei a permis de remettre de l’ordre dans les comptes publics et faire baisser l’inflation, il plombe également l’économie du pays. »

1ère leçon, pour remettre de l’ordre dans les comptes publics quand c’est le bazar depuis 50 ans comme chez nous, la cure d’austérité est forcément violente. Mais il n’y a jamais de réussite sans effort et l’argent magique n’existe pas, même si cela fait 50 ans que tout le monde préfère y croire et que nous vivons tous dans cette fiction.

Vous vous rendez compte, seuls les gens de plus de 68 ans avaient 18 ans lors du dernier budget excédentaire de ce pays ! Je parle du nôtre, pas de l’Argentine.

En Argentine, le budget est enfin géré mais pour cela il a fallu que Miléi supprime la moitié des ministères, réduise les aides sociales de 25 %, les salaires du public de 27 % et les retraites de 38 %.

Résultat : – 4 % de PIB en janvier, – 28 % de ventes pour les PME et 18 % de pouvoir d’achat en moins pour les Argentins …

C’est une récession inévitable et souhaitable pour éviter la faillite totale ou l’hyperinflation ce qui revient au même les gens étant ruinés à l’arrivée et affamés.

Attal… l’apprenti Miléi !

La France n’échappera pas à une telle cure d’austérité.

Les gens doivent comprendre que quand on fait péniblement 1 % de croissance avec 5.5 % de déficit cela signifie que pour générer 1 euro de croissance et de nouvelle richesse, nous avons du dépenser 5.5 euros de dettes et d’argent que nous n’avions pas.

Vous aurez compris que :

  1. Ce n’est pas tenable.
  2. Ce n’est pas rentable de dépenser 5.5 pour réussir à gagner 1

Donc il y aura cure d’austérité.

Donc il y aura baisse des dépenses sociales c’est-à-dire des dépenses qui concernent ceux qui au sens large ne travaillent pas. Les chômeurs, les RSA, les retraités.

lunes, 11 de diciembre de 2023

« Pourquoi la récession est déjà là et ne se voit pas (encore) ? ». L’édito de Charles SANNAT

nomique | 3 commentaires

 

par | 11 Déc 2023 |

Mes chères impertinentes, chers impertinents,

Cette semaine dans le JT du Grenier, je voulais partager avec vous quelques réflexions concernant la matérialisation des conséquences de la hausse des taux dans l’économie.

Cela prend du temps.

Cela peut même sembler long.

Cela pourrait même donner l’impression qu’il ne se passera rien.

Vous voyez cette image d’illustration ?

C’est le navire européen qui fonce vers la tempête.

Les passagers situés sur le pont arrière voient encore le soleil et le beau temps.

La récession ? Quelle récession ?

Comme sœur Anne, ils ne voient rien venir.

Ceux qui sont à l’avant, sur la passerelle voient les nuages noirs de la tempête.

Ils savent déjà ce qu’il va se passer.

La tempête existe déjà.

Elle est là.

Mais nous n’y sommes pas encore.

Pourquoi ?

miércoles, 15 de noviembre de 2023

«L’Appel de détresse franco-allemand : serrer les rangs pour sauver l’Europe ». L’édito de Charles SANNAT

 

 

 par | 15 Nov 2023 |

Mes chères impertinentes, chers impertinents,

Le tonerre gronde et l’orage économique et donc forcément politique approche.

Les nuages s’accumulent et il faut être un ravi de la crèche pour ne pas les voir.

C’est dans ce contexte de montée des inquiétudes liées aux divergences économiques entre les pays de la zone euro qui seront amplifiées par la récession qui se profile, que les gouverneurs de la Banque de France François Villeroy de Galhau et son homologue de la Bundesbank Joachim Nagel appellent à serrer les rangs « Noyau franco-allemand ».

Ils adressent donc une « supplique » à l’Europe de Bruxelles.


« Nous diviser, ce serait nous condamner, et condamner l’Europe ».

« Des acteurs représentant différentes parties du globe font entendre leur voix. Dans ce contexte, l’amitié franco-allemande ne perd pas de son importance, bien au contraire. Nous diviser, ce serait nous condamner, et condamner l’Europe. Si, au contraire, nous parlons d’une seule voix, nos mots auront plus de poids », arguent les deux dirigeants, dans cette déclaration commune. « Et si l’Europe parvient à parler d’une seule voix, peut-être en s’appuyant sur le noyau franco-allemand, elle aura un rôle important à jouer dans le monde », affirment-ils dans cet appel lancé lundi 13 novembre.

« Si notre amitié conserve cette qualité, nous pouvons continuer d’aider l’Europe ».

« Une Europe stable bénéficie grandement d’une coordination étroite entre la France et l’Allemagne au-delà de la politique économique. Il est vrai que nos pays ont parfois des opinions divergentes dans des domaines tels que les affaires étrangères, la sécurité et l’énergie », notent-ils encore. Sur ce dernier point, François Villeroy de Galhau et Joachim Nagel saluent le « compromis » trouvé sur la réforme du marché de l’électricité, un exemple de la « capacité constante » des deux pays à trouver un « terrain d’entente ». « Si notre amitié conserve cette qualité, nous pouvons continuer d’aider l’Europe à aller de l’avant », espèrent-ils ainsi.

En ligne de mire la mère de toutes les craintes ! Celle sur la dette.

Les Allemands pensent que nous les Français et les Européens nous marchons sur la dette !

Ils ont complètement raison.

Nous faisons n’importe quoi avec nos finances publiques.

martes, 3 de enero de 2023

« Pour le FMI, 2023 sera pire que 2022 ! ». L’édito de Charles SANNAT


 

 par | 3 Jan 2023 |

Mes chères impertinentes, chers impertinents,

Bonne année à vous tous, je vous souhaite et nous souhaite bien évidemment surtout une bonne santé, vu l’état déplorable de l’hôpital, mieux vaudra ne pas avoir besoin de rejoindre l’un des brancards de nos services d’urgence saturés. 

Je vous souhaite évidemment beaucoup de prospérité dans un monde en récession et rongé par l’inflation et la guerre. Oui, ce ne sera pas évident, mais gardez l’envie et l’enthousiasme, car les crises sont aussi des moments qui permettent de créer des fortunes et c’est bien l’intention de certains grands argentiers de la planète. Pendant que les peuples couinent et souffrent, certains organisent un transfert de richesses des uns (nombreux) vers les autres (très minoritaires) et le capitalisme n’a rien à voir là-dedans !

Rien.

Vous savez ce que c’est le capitalisme ?

C’est la propriété privée.

Point.

Le capitalisme c’est juste la propriété privée des moyens de production. Par extension c’est aussi le droit de posséder votre maison ou votre voiture.

La propriété bien évidemment libère. Elle affranchie. Quand vous êtes propriétaire de votre maison plus de loyer à payer. Mais c’est un autre débat que nous aurons le temps d’avoir cette année.

Tout le reste c’est du communisme et donc du collectivisme.

2023 sera pire que 2022 selon le FMI ; un tiers de l’économie mondiale en récession

« Dans une interview diffusée dimanche, la directrice du FMI Kristalina Georgieva a prévenu que 2023 sera une année encore plus difficile que 2022 pour la majeure partie de l’économie mondiale, car les économies américaine, européenne et chinoise ralentissent toutes simultanément.

« Nous nous attendons à ce qu’un tiers de l’économie mondiale soit en récession… Même les pays qui ne sont pas en récession, cela serait ressenti comme une récession pour des centaines de millions de personnes », a déclaré la directrice du Fonds Monétaire International.

« Voici ce que nous voyons en 2023. Pour la plupart de l’économie mondiale, ce sera une année difficile, plus difficile que celle que nous laissons derrière nous. Pourquoi ? Parce que les trois grandes économies, États-Unis, UE, Chine, ralentissent toutes simultanément. »

« Les États-Unis sont les plus résistants. Les États-Unis pourraient éviter la récession. Nous voyons que le marché du travail reste assez fort. Il s’agit toutefois d’une bénédiction mitigée car si le marché du travail est très fort, la Fed pourrait devoir maintenir les taux d’intérêt plus serrés pendant plus longtemps pour faire baisser l’inflation ».

« L’Union européenne a été très durement touchée par la guerre en Ukraine. La moitié de l’Union européenne sera en récession l’année prochaine. La Chine va encore ralentir cette année ».

« Lorsque nous regardons les marchés émergents dans les économies en développement, là, le tableau est encore plus sombre. Pourquoi ? Parce qu’en plus de tout le reste, ils sont frappés par des taux d’intérêt élevés et par l’appréciation du dollar. Pour ces économies qui ont un niveau élevé de cela, c’est une dévastation ».

« À court terme, mauvaises nouvelles. La Chine a ralenti de façon spectaculaire en 2022 à cause de cette politique stricte du zéro Covid. Pour la première fois en 40 ans, la croissance de la Chine en 2022 sera probablement égale ou inférieure à la croissance mondiale. Cela ne s’est jamais produit auparavant ».

La directrice générale du FMI a ajouté que « le monde a changé de façon spectaculaire », notant que « c’est un monde plus enclin aux chocs. » Elle a ainsi suggéré qu’il faut désormais rester prêts à traverser de nouvelles crises en tous genres :

« Mon message [est] de ne pas penser que nous allons revenir à la prévisibilité d’avant Covid. Plus d’incertitude, plus de superposition de crises nous attendent… Nous devons nous ressaisir et agir de manière plus agile et plus prudente ».

2023 ? 2022 en pire !

lunes, 14 de noviembre de 2022

LICENCIEMENT DE 10 000 EMPLOYES CHEZ AMAZON : Les sociétés technologiques de l’indice FANG+ (Facebook, Amazon, Netflix et Google) sont directement impactées par la récession…Plus grand licenciement de son HISTOIRE ! Et ce n’est que le début !!!


 

 Le 14/11/2022

Au cours du mois dernier, les entreprises technologiques ont licencié des dizaines de milliers d’employés. Et le rythme des licenciements ne semble que s’intensifier.

Selon un nouveau rapport via « NYTimes » ce matin, Amazon pourrait ajouter au décompte cette semaine, car environ 10 000 personnes occupant des emplois dans les entreprises et la technologie seront supprimées, dans ce qui pourrait être la suppression d’emplois la plus importante de l’histoire de l’entreprise.

Les personnes ayant une connaissance directe du plan de licenciement ont déclaré que les suppressions d’emplois se concentreraient sur l’organisation des appareils d’Amazon, y compris l’assistant vocal Alexa, sa division de vente au détail et les ressources humaines.

« Le nombre total de licenciements reste fluide. Mais s’il reste autour de 10 000, cela représenterait environ 3% des employés de l’entreprise d’Amazon et moins de 1% de sa main-d’œuvre mondiale de plus de 1,5 million, qui est principalement composée d’employés classiques », dit « NYTimes ».

Un contexte macroéconomique qui se détériore a conduit le deuxième employeur américain à annoncer un gel des embauches début octobre. Les recruteurs d’Amazon ont reçu pour instruction d’arrêter toute embauche pour « des rôles d’entreprise, y compris des postes technologiques, à l’échelle mondiale dans ses activités de magasins « Amazon », qui couvrent la vente au détail et les opérations de l’entreprise, et représentent l’essentiel des ventes d’Amazon » d’ici la mi-octobre.

martes, 8 de noviembre de 2022

L’AMERIQUE EST A UN TOURNANT HISTORIQUE : Voici 11 signes qui démontrent que l’économie Américaine va complètement s’effondrer…Les conséquences vont être bien pires que ce qui s’est passé en 2008 ! Préparez-vous au PIRE !!!


 Le 08/11/2022

businessbourse

L’avez-vous remarqué aussi ? Il y a eu un changement radical au niveau de l’économie ces derniers jours. 

Cela a été soudain et dramatique. 

Dans tout le pays, les ventes chutent comme jamais, les stocks s’accumulent à des niveaux alarmants et les grandes entreprises commencent à procéder à des licenciements massifs. Il était peut-être inévitable qu’un tel ralentissement se produise, mais la Réserve fédérale a aggravé les choses en augmentant rapidement les taux d’intérêt. Toutes les autres fois où la Fed s’est livrée à une telle frénésie de hausse des taux, cela a entraîné une récession, et il n’y a aucun moyen que nous sortions indemnes cette fois-ci. Voici 11 signes que l’activité économique est en train de plonger d’une falaise…

# 1 Cette année, seuls 74% des Américains fêteront Thanksgiving parce que de très nombreuses personnes ne prennent pas de vacances pour économiser de l’argent…

En 2021, les chercheurs notent qu’une enquête « IPSOS » a révélé que neuf Américains sur 10 prévoyaient de célébrer Thanksgiving. Cette année, le nouveau sondage sur 1 000 personnes interrogées, a révélé que ce nombre était tombé à seulement 74 %. En fait, 47 % disent qu’ils célèbrent « Friendsgiving » en raison de son menu plus économique. Plus précisément, seulement 24 % des célébrations de « Friendsgiving » auront même une dinde sur la table, 33 % vont opter pour une pizza à la place !

#2 Les prix des véhicules d’occasion viennent de plonger au rythme le plus rapide que nous ayons connu depuis 2008.

# 3 Un directeur adjoint de « Dollar General » du nom de Travis Bennett a récemment publié une vidéo sur TikTok qui montrait les stocks invendus de son magasin s’empilant à n’en plus finir

Dans une vidéo avec plus de 380 000 vues adressées à « toute personne au sein de cette entreprise qui s’en soucie réellement », l’utilisateur de TikTok Travis Bennett montre les conditions de son « Dollar General ». On peut voir des boîtes partout dans les allées et de nombreuses caisses qui n’ont pas été déballées. Bennett dit que c’est typique pour « la plupart des magasins Dollar General à travers le pays ».

#4 La confiance des consommateurs dans le marché du logement vient d’atteindre un niveau historiquement bas.

# 5 Partout en Amérique, les entreprises constatent des chiffres de vente absolument déprimants. En fait, on rapporte que le « Net Rising Index » « se rapproche d’un niveau qui correspond à plusieurs récessions passées »…

Une enquête étroitement surveillée de la « National Association for Business Economics » a montré une baisse des ventes des entreprises qui n’a pas été aussi forte depuis la pandémie de Covid mi-2020 et se rapproche d’un niveau qui correspond à plusieurs récessions passées. L’indice de hausse nette (NRI) des ventes – le pourcentage des personnes interrogées pour cette l’enquête ont déclaré qu’il y avait une augmentation des ventes – qui a culminé à 74 % des entreprises en avril 2021. En octobre, il était tombé à 36 %.

#6 « CNN » rapporte que « Facebook » pourrait commencer à licencier des milliers d’employés « dès cette semaine ».

viernes, 23 de septiembre de 2022

La récession sera « longue et horrible » pour l’économiste Nouriel Roubini.



Récession “sévère, longue et horrible” et chute des actions de 40 % en vue selon l’économiste Nouriel Roubini qui est tout de même surnommé « Dr Doom » ( ou docteur Apocalypse en bon français) depuis qu’il a prédit avec justesse la crise financière de 2008… Alors mieux vaut l’écouter.

« Dans une nouvelle démonstration de pessimisme alarmiste, dans le cadre d’une interview accordée à Bloomberg hier, Roubini a déclaré prévoir une récession « longue et horrible » aux États-Unis et dans le monde à la fin de 2022, et potentiellement tout au long de l’année 2023.

« Même dans une récession ordinaire, le S&P 500 peut chuter de 30 % », a déclaré Roubini, précisant qu’en cas de « véritable atterrissage brutal », comme il le prévoit, le plongeon pourrait atteindre 40 % ».

Vous allez me dire mais d’où vient le pessimisme de Roubini ? Et vous aurez raison de vous poser cette question.

Sa réponse est assez simple. Pour lui « ramener l’inflation à 2 % sans atterrissage brutal de l’économie est une “mission impossible” pour la Fed, car il s’attend à ce que la persistance de l’inflation fera que la banque centrale n’aura « probablement pas d’autre choix « que de remonter les taux plus qu’elle ne le prévoit actuellement ».

Vu que nous sommes à 10 % d’inflation, et que casser l’inflation nécessite généralement des taux d’intérêt réels positifs, cela veut dire qu’il faudrait mettre les taux à 7 ou 8 % au minimum et encore, les taux réels seraient encore négatifs. Donc… si nous faisons cela ce sera effectivement « horrible ».

Horrible parce que tout le monde fera faillite ou presque. Roubini « a pointé du doigt les ratios d’endettement élevés des entreprises et des gouvernements. Or, la rapide hausse des taux implique que le coût de la dette s’accroît, et que de ce fait, « de nombreuses institutions zombies, ménages zombies, entreprises, banques, banques fantômes et pays zombies vont mourir », a-t-il déclaré.

viernes, 16 de septiembre de 2022

« Une récession profonde et une désindustrialisation pour l’Europe selon Forbes ! » L’édito de Charles SANNAT



par | 16 Sep 2022 |

Mes chères impertinentes, chers impertinents,

C’est un article très long qui nous vient d’outre Atlantique et des Etats-Unis et que le magazine Forbes a traduit pour son édition française.

Pour le grand magazine économique américain, l’Europe se dirige vers une « récession profonde » et une désindustrialisation et ils n’y vont pas par le dos de la petite cuillère.

Si je parle de cet article aujourd’hui c’est parce qu’il faut bien comprendre ce que signifie pour l’Europe et la zone euro, pour nos pays et la France en particulier les conséquences de la guerre en Ukraine, les conséquences des discours va-t-en-guerre du type « avec nous ou pour Poutine ».

Voici comment commence l’article de Forbes.

« Avec des prix du gaz naturel supérieurs de plus de 100 dollars par mégawattheure à ce qu’ils étaient il y a un an, les économies d’Europe occidentale se dirigent vers le Moyen Âge ».

Et oui, c’est logique, l’économie moderne c’est de l’énergie abondante et peu coûteuse transformée en bidules et autres services. Pas d’énergie ? Pas d’économie moderne. Sans énergie, ce n’est pas le Moyen-Age, c’est pour être plus réaliste les débuts de la révolution industrielle et au mieux la machine à vapeur, mais sans charbon, ce sera tout de même compliqué !

Puis, ils continuent en vous disant qu’il « ne s’agit plus d’une crise à court terme. Les histoires de l’Europe occidentale ressemblent à celles que l’on entendait autrefois dans des pays comme la Bolivie. Une inflation élevée et des rations de ressources imposées par l’État ».

Voilà donc de quoi vous remonter le moral. Rationnement et inflation.

C’est une évidence.

L’Europe en récession…

Lorsque les Etats créent les conditions du manque de tout, ils ne sont plus bon qu’à gérer les pénuries et étaler les manques. Voilà donc les prévisions de récession pour l’Europe que peuvent faire nos « amis » Américains. Bruno, Le Maire, lui, vous explique qu’il révise les prévisions de croissance en France à la hausse, hahahahahahahahaha! Impayable notre Bruno. Mais il a raison. Avec 10 % d’inflation et plus de dépenses dans l’énergie, c’est bien le PIB qui va monter !!! Mais bon, Bruno pense que c’est la queue qui remue le chien et pas le chien qui remue sa queue. Bref.

miércoles, 1 de junio de 2022

« La France en récession au 1er trimestre 2022 ! » L’édito de Charles SANNAT


 

par | 1 Juin 2022 |

Mes chères impertinentes, chers impertinents,

Voilà une information qui devrait faire les gros titres de la presse mais aussi de toutes les chaînes de télévision du pays. 

Parce qu’annoncer les hausses en triomphant et passer ce qui se révèle finalement comme une baisse sous silence c’est tout simplement malhonnête. 

Mais il y avait les élections présidentielles, alors il fallait que le pays soit en croissance et certainement pas en récession. Une croissance zéro était suffisante pour faire passer la pilule, mais pas la récession diantre !

Le 1er trimestre c’est le mois de janvier, de février et de mars.

Tous ceux qui regardent l’économie en vrai, savaient qu’à partir du 24 février et le début de la guerre en Ukraine l’économie avait calé. Mais elle ralentissait déjà avant et dès le mois de janvier parce que l’inflation était déjà là. Réelle, et que cela coûtait cher aux ménages qui donc, réduisaient déjà leur consommation et les investissements.

Il était évident que la guerre en Ukraine allait entraîner une récession.

Sauf que personne ne voulait le dire et on taxait même ceux qui, comme moi, le disait d’oiseaux de mauvais augure. Mes poules, elles savaient bien que la ration de graines est chaque jour plus coûteuse !

Non pas pour inquiéter ou faire peur, mais pour tout simplement informer au mieux.

Et ce qui devait arriver arriva !

Le PIB révisé en baisse au premier trimestre, avec une contraction de 0,2 %

« L’Insee a révisé sa première estimation de croissance.

Le recul de la consommation des ménages est encore plus marqué que ce qui avait été estimé.

Le produit intérieur brut (PIB) s’est finalement contracté de 0,2 % au premier trimestre en France, a indiqué mardi l’Insee, révisant à la baisse sa première estimation d’une croissance de 0 % publiée fin avril. Le recul de la consommation des ménages est notamment encore plus marqué que ce qu’avait estimé précédemment l’Institut national de la statistique, le pouvoir d’achat des ménages ayant chuté « nettement » de 1,9 % au premier trimestre, grevé par l’inflation ».

Et pourquoi le pouvoir d’achat des gens il chute ?

Parce qu’il y a de l’inflation !

Pas parce qu’il y a la guerre en Ukraine à partir du 24 février, ce qui va renforcer la récession du second trimestre puisque cela renforce l’inflation.

Et que fait notre bon gouvernement ?

lunes, 23 de mayo de 2022

« Inflation = récession préparez vous ! » L’édito de Charles SANNAT


Mes chères impertinentes, chers impertinents,

Inflation = récession.

Après avoir vécu une période où tout le monde faisait semblant de croire que l’inflation ne serait que faible et temporaire avant de devoir avouer qu’elle était forte et durable.

Tout le monde fait désormais semblant de croire que cette inflation ne posera pas de problème de croissance et que nous ne risquons pas de vivre une nouvelle récession.

Dans cette vidéo je partage avec vous quelques points de réflexion sur cette idée que l’inflation que nous connaissons et que nous subissons, va nous conduire inévitablement à une très grande récession.

Cette récession sera certainement plus importante que celle de 2008 consécutive à la crise des subprimes.

Mais sans doute moins forte que celle que nous venons de vivre en 2020 avec les confinements généralisés à partir de mars de cette année.


Cette récession devrait intervenir sur l’année 2023.

Bien évidemment cela pourrait aller beaucoup plus vite et être beaucoup plus grave si par exemple, cette histoire de variole du singe venait à conduire les Etats à prendre des mesures de restriction de voyage et de déplacement.

D’après les dernières rumeurs, la Suède serait le premier pays à les envisager.

Attendez-vous à ce que ce sujet prenne de l’ampleur dans les prochains jours.

martes, 17 de mayo de 2022

« Sont-ils devenus fous se demande le journal Investir ? » L’édito de Charles SANNAT


 

 par | 17 Mai 2022 |

Mes chères impertinentes, chers impertinents,

François Monnier le directeur de la rédaction du journal Investir n’est pas franchement ni un complotiste ni un grand révolutionnaire à la solde des forces communistes et au service de la CGT alors quand il nous gratifie d’un édito hebdomadaire intitulés « Sont-ils tous devenus fous ? », cela me donne envie de lire sa prose.

Que dit-il à ses lecteurs ?

Que le risque d’une récession mondiale synchronisée augmente.

« Xi Jinping, Vladimir Poutine et Jerome Powell s’enferment dans une logique implacable de décroissance. Les prochains évènements de mai seront décisifs pour la bourse ».

Il a parfaitement raison de dire que « le pire peut encore être évité, mais que l’environnement ne cesse de se dégrader. A court terme il convient d’être prudent ».

Certes, sauf que personne ne semble plus vouloir éviter le pire.

Hier je parcourais quelques commentaires rapidement où certains lecteurs affirmaient que la guerre nucléaire était impossible car c’était la destruction mutuelle assurée.

La tentation du pire.

Tout d’abord quand tout le monde pense la même chose, plus personne ne pense. Croire que la destruction mutuelle assurée est une raison suffisante pour écarter la guerre nucléaire est une très grande erreur un peu comme celle jadis où nous pensions que la France ne risquait rien avec sa ligne Maginot.

Pourquoi me direz-vous une guerre nucléaire serait possible aujourd’hui ?

Parce que le nucléaire, que cela plaise ou non, n’est plus envisagé de la même manière. Aujourd’hui certains stratèges pensent pouvoir gagner une guerre nucléaire, ce qui pose la question essentielle et fondamentale de ce que signifie de gagner une guerre nucléaire.

Depuis 50 ans on considère que personne ne peut gagner une guerre nucléaire.

Si cette croyance était fausse alors cela changerait considérablement la perception du risque de guerre nucléaire par les populations.

Entre les armes de faible puissance, celles qui font peu de retombées radioactives, entre les défenses anti-missiles et les boucliers balistiques, entre les armes de premières frappes ultra rapides et ne laissant aucune chance à une réplique possible, la guerre nucléaire n’est plus vue de la même manière ni par les militaires, ni par les politiques. D’ailleurs l’administration Bush avait fait hurler en son temps lorsqu’elle parlait de frappes préventives y compris nucléaires dans sa nouvelle doctrine qui remonte à 2002, soit 20 ans maintenant !

Pour l’économie c’est la même chose.

viernes, 13 de mayo de 2022

« Les banques centrales ne jouent pas avec le feu. Elles mettent le feu ! » L’édito de Charles SANNAT



 

 par | 13 Mai 2022 |

Mes chères impertinentes, chers impertinents,

Après la pluie, vient forcément le beau temps.

Après la nuit, vient forcément le jour.

Après l’hiver viendra aussi l’été.

Il y a certaines choses qui sont immuables.

Il en est exactement de même pour les crises économiques.

Elles n’arrivent jamais, je dis bien JAMAIS par hasard.

Ce sont les banques centrales qui décident de la récession ou de la croissance.

Comment ?

Globalement avec l’arme des taux et plus généralement l’arme monétaire.

Les banques centrales ouvrent ou ferment le robinet des liquidités et donc de la quantité d’argent en circulation dans le monde.

Plus la quantité de monnaie est grande et plus la croissance est élevée.

Plus la quantité de monnaie se réduit moins la croissance est forte.

Logique.

Quand les banques centrales augmentent les taux et cessent leurs rachats d’actifs elles retirent beaucoup d’argent du circuit économique.

Quand vous rajoutez à cela le fait aux Etats-Unis que le gouvernement américain vient de retirer (ce qui est compréhensible) 2 200 milliards de dollars d’aides covid versées à la population en 2020 et 2021 vous avez beaucoup, mais alors beaucoup d’argent en moins.

Enfin, parce que ce n’est pas tout, avec une inflation de 8.5 % et des prix de l’énergie qui explosent, la ponction est encore plus forte dans l’économie et cela réduit de manière aussi considérable que violente le pouvoir d’achat des ménages et donc la dynamique de l’économie.

Les banques centrales savent très bien ce qu’elles font.

Et qu’essaient-elles de faire ?

lunes, 25 de abril de 2022

Pour la banque centrale Allemande, l’embargo sur le gaz russe plongerait le pays en récession !



 par | 25 Avr 2022 |

La Bundesbank est inquiète et le dit ! Elle a d’ailleurs raison de « couiner » avant d’avoir mal, car si l’embargo sur le gaz russe arrive, alors l’Allemagne aura vraiment mal.

« Un embargo européen immédiat sur le gaz russe pourrait coûter cher à l’Allemagne, fortement dépendante de cette ressource, jusqu’à 5 % de son PIB cette année, selon une estimation publiée par la banque centrale allemande ce vendredi.

Un embargo européen immédiat sur le gaz russe pourrait coûter cher à l’Allemagne, selon une estimation publiée par la banque centrale allemande.

« Le PIB réel de l’Allemagne pourrait être jusqu’à 5 % inférieur aux prévisions » en cas d’arrêt, volontaire ou subi, des importations de gaz russe, a détaillé la Bundesbank dans son rapport économique mensuel d’avril.

Cela équivaudrait à un manque à gagner de « 180 milliards d’euros » pour la production nationale, a-t-elle ajouté.

Dans un tel scénario, l’économie allemande pourrait enregistrer dans une récession de 2 % cette année, estime l’étude.

L’inflation, déjà galopante dans le pays, pourrait gagner « 1,5 point en 2022 », et « 2 points en 2023″, par rapport à un scénario sans embargo, selon l’institution. »

Un embargo sur le gaz russe fait l’objet d’âpres discussions entre les États membres de l’UE, depuis l’invasion fin février de l’Ukraine par Moscou, qui tire l’essentiel de ses ressources des ventes d’hydrocarbures.

martes, 19 de abril de 2022

« Le plus grand risque pour l’économie mondiale dont personne ne parle d’après CNN » L’édito de Charles SANNAT


 

par | 19 Avr 2022 |

Mes chères impertinentes, chers impertinents,

« Le plus grand risque pour l’économie mondiale dont personne ne parle », c’est le titre de cet article de CNN aux Etats-Unis qui revient bien évidemment sur les confinements en Chine. 

Des confinements massifs qui viennent directement impacter les chaînes logistiques mondiales de même que les capacités de production industrielles de l’usine du monde qu’est la Chine et qui tourne au ralenti depuis maintenant 1 mois.

400 millions de Chinois confinés, et moi et moi et moi…

Voici ce que nous dit CNN dont je traduis l’article ci-dessous.

« New York (CNN Business) Près de 400 millions de personnes dans 45 villes de Chine sont confinées totalement ou partiellement dans le cadre de la politique stricte de zéro-Covid de la Chine. Ensemble, ils représentent 40 % du produit intérieur brut annuel (PIB) de la deuxième économie mondiale, selon les données de Nomura Holdings.

Les analystes sonnent l’alarme, mais disent que les investisseurs n’évaluent pas correctement la gravité des retombées économiques mondiales de ces confinements prolongées.

« Les marchés mondiaux peuvent encore sous-estimer l’impact, car une grande partie de l’attention reste concentrée sur le conflit russo-ukrainien et les hausses de taux de la Réserve fédérale américaine », a écrit Lu Ting, économiste en chef de Nomura pour la Chine dans une note la semaine dernière.

Le plus alarmant est le confinement pour une durée indéterminée de Shanghai , une ville de 25 millions d’habitants et l’un des principaux centres de fabrication et d’exportation de Chine.

Les quarantaines y ont entraîné des pénuries alimentaires, l’impossibilité d’accéder à des soins médicaux et même des meurtres d’animaux signalés. Ils ont également laissé le plus grand port du monde en sous-effectif. Le port de Shanghai, qui a traité plus de 20 % du trafic de fret chinois en 2021, est essentiellement à l’arrêt. Les approvisionnements alimentaires bloqués dans des conteneurs d’expédition sans accès à la réfrigération pourrissent.

Les marchandises entrantes sont désormais bloquées dans les terminaux maritimes de Shanghai pendant huit jours en moyenne avant d’être transportées ailleurs, soit une augmentation de 75 % depuis le début de la récente série de fermetures. Le temps de stockage des exportations a diminué, mais c’est probablement parce qu’aucun nouveau conteneur n’est envoyé vers les quais depuis les entrepôts, selon le projet de plateforme de visibilité de la chaîne d’approvisionnement .

jueves, 30 de julio de 2020

La transition écologique va-t-elle provoquer une récession catastrophique en France ?





 Christian de Moliner 

Le Figaro vient de jeter un pavé dans la mare : selon le cabinet Bien Commun Advisory, si toutes les mesures pour la transition écologique votées par la Convention pour le climat étaient appliquées, notre pays connaîtrait une récession de 1,1 % à 2,7 % du PIB pendant trois ans ! 

On croyait, jusqu’alors, que la transition verte servirait de locomotive pour la croissance, sortirait notre pays de l’ornière économique et créerait de nombreux emplois.

Cette illusion était le credo de M. Mélenchon, en 2017, et sera le socle du programme du candidat de EELV. Or, selon Bien Commun Advisory, cette transition écologique détruirait entre 300.000 et 460.000 emplois, une catastrophe alors que le chômage explose suite à la crise sanitaire.
Ce dérapage s’expliquerait par la hausse prévue de 14 % de l’énergie (gaz, électricité, carburant). Celle-ci servirait à financer la rénovation énergique des bâtiments, dont les bénéfices en matière de consommation ne sont pas immédiats et sont parfois inexistants quand les travaux sont mal faits.
En outre, la fin de l’aide à l’innovation non reliée à la transition écologique et la réduction du crédit impôt recherche de 1 à 2 milliards provoqueraient une baisse des investissements des entreprises de 20 à 40 milliards, selon les scénarios les plus pessimistes.
S’y rajoutent ensuite un certain nombre de mesures restrictives pour l’activité.
L’effet récessif ne sera pas compensé par les dispositions positives (augmentation de l’activité dans le bâtiment pour la rénovation énergétique, développement de l’agriculture bio).


sábado, 23 de mayo de 2020

La crise post-confinement sera terrible





Durant la sanitaire, les entreprises françaises ont, jusque-là, limité la casse, du fait du chômage partiel pour 12,8 millions de salariés, du report de charge et des prêts garantis par l’État. 

Mais ces dispositifs d’aide vont peu à peu prendre fin, l’économie française va sortir du coma dans lequel elle a été artificiellement plongée.

Les patrons ne pourront bientôt compter que sur les seuls revenus générés par leur activité pour payer leurs employés et leurs charges.
Or, la production reprend lentement, mais ce réveil est freiné par les indispensables mesures sanitaires.
La productivité va s’effondrer et pour un long moment.
Uber et Airbnb annoncent des licenciements massifs, Alinéa et Conforama sont au bord du dépôt de bilan, rappelle Le Figaro.
 22 % des entreprises envisageraient de se séparer d’une partie de leurs collaborateurs.
C’est le cas de 40 % des sociétés engagées dans l’événementiel, la restauration ou l’hôtellerie, de 30 % dans la mobilité ou le transport de personnes, 20 % dans la logistique et les services aux entreprises, la distribution, les commerces de gros, les ressources humaines, les formations ou les industries agroalimentaires, ainsi que 10 % dans les grandes surfaces.
Ce sont d’abord les plus précaires qui seront orientés vers Pôle emploi, les CDD, les derniers engagés, ceux qui étaient en période d’essai.
En outre, selon Capital, un tiers des patrons redoutent une défaillance de leurs fournisseurs stratégiques, les plongeant eux-mêmes dans des difficultés inextricables.
Malheureusement, quand une entreprise fait faillite, elle entraîne d’autres sociétés dans sa chute.

miércoles, 15 de abril de 2020

« Récession officielle de 8 %. Attachez vos ceintures ! » L’édito de Charles SANNAT

 
Mes chères impertinentes, chers impertinents,
 
Comme c’était à prévoir et contrairement aux estimations initiales des grands diplômés de Bercy, l’impact de la crise du coronavirus ne sera pas de 0.1 % de PIB en France et de 0.5 point sur la croissance mondiale.
 
Bruno le Maire a évoqué hier un PIB en chute de 8 % et des déficits en hausse ce qui force le gouvernement à revoir ses prévisions pour 2020…
 
La chute du PIB sera donc de 8 % dans les prévisions utilisées pour établir le budget rectificatif. C’est déjà mieux. Je pense que nous terminerons à plus de 10 % et je maintiens ma prévision initiale de 11 % de récession et de chute du PIB.
Evidemment le déficit budgétaire va suivre.
Gérald Darmanin l’estime à 9 % du PIB ce qui est du jamais vu depuis 1945.
Concernant la dette publique, elle va bondir à 115 % toujours selon Gérald Darmain.
 
Désormais… ils ont compris et sont prudents sur les prévisions car cela pourrait-être pire !
 
« Quant à l’évolution de la situation et de ces chiffres, Bruno Le Maire se dit « prudent ». « J’aimerais être certain que nous en resterons là », déclare-t-il, ce qui pourrait bien sûr ne pas être le cas. Idem chez Gérald Darmanin, qui rappelle que ces chiffres « sont indicatifs » et provisoires, car « nous ne sommes pas à la fin de l’épidémie ». « Je dis d’abord aux Français qu’il va falloir qu’on sorte de la crise sanitaire et qu’on gagne ensuite la guerre économique», a-t-il ajouté ».
L’idée de base a été de sauver le maximum d’entreprises et d’emplois pour sauvegarder le potentiel de reprise.
C’est une bonne stratégie, et c’est évidemment ce qu’il fallait faire.
Le problème c’est le après.
 
 



La véritable question que l’on peut se poser désormais pour anticiper la suite c’est…

Qui va payer et comment ?

martes, 31 de marzo de 2020

« Effondrement économique, déjà les soupes populaires débordées aux Etats-Unis !! » L’édito de Charles SANNAT



 

 par | 31 Mar 2020

Mes chères impertinentes, chers impertinents,

Aux Etats-Unis, il n’y a pas ce que l’on appelle pompeusement des « amortisseurs sociaux ». 

Entendez par là que le chômage indemnisé est de très courte durée, qu’il n’y a pas de trêve hivernale à la française et que si vous ne payez pas votre loyer ou votre hypothèque vous ne pouvez pas envisager de rester deux ans dans un logement en attendant d’être expulsé.
Les choses sont beaucoup plus rapides et aux Etats-Unis, quand c’est la crise, c’est la crise tout de suite.
Pas dans deux ans. Il n’y a pas d’inertie en Amérique.
Le marché est roi ou presque, il y est donc plus fluide, quand tout va bien comme quand tout va mal.
Beaucoup peuvent avoir du mal à percevoir la crise en France, soit parce qu’ils dorment, soit parce qu’ils se bercent de l’illusion de la sécurité et qu’ils croient en un monde qui sera toujours parce qu’il a toujours été et qu’il est actuellement.
Pourtant, cette histoire de pandémie et de coronavirus mettant à plat, à genoux, l’économie mondiale commence à avoir de terribles répercussions sociales.
Mais surtout, ce n’est que le début d’une crise économique dont personne, ou presque, n’a encore compris ni l’énormité, ni l’ampleur ni non plus la durée.
Il y a de fortes chances que nous soyons partis pour une période noire de plus de 24 mois.

On ne vous l’annoncera jamais comme ça.
Imaginez un peu…
Deux ans de disette… Mon Dieu, quelle horreur.
Alors comme à chaque fois, on vous rejouera la communication à la petite grenouille, oui, celle que l’on met dans sa casserole et pour qui on augmente que très progressivement la chaleur, qu’elle ne se sente pas trop cuire pour pouvoir la faire bouillir.
Sinon, affolée la petite grenouille sauterait bien vite de la marmite.
Dit autrement c’est un processus « itératif », on y va progressivement, on vous mène par le petit bout du nez étape par étape sans avoir une vue d’ensemble qui pourrait sembler nettement plus effrayante.
La situation va devenir de plus en plus difficile.