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viernes, 20 de diciembre de 2024

Le fleuron français « Manitou » suspend sa production : 2 100 salariés en chômage partiel à Ancenis


 
 
Ce ralentissement, lié à la baisse de demande dans les secteurs agricole et BTP, inquiète les syndicats et sous-traitants locaux. 
 
le 20/12/24
 

La dernière fois qu'une telle situation s'est produite, c'était lors de la crise des subprimes en 2007-2008.

Voir le géant Manitou impacté aujourd'hui est un signal avant-coureur particulièrement inquiétant. À Ancenis et dans les villes alentour, l'économie locale dépend presque entièrement de cette entreprise, véritable pilier qui fait vivre une ville entière et soutient un réseau impressionnant de sous-traitants. Avec l'un des taux de chômage les plus bas de France, cette région pourrait être gravement touchée si Manitou venait à flancher. Si Manitou tombe, c’est tout un écosystème qui vacille.

Le groupe Manitou, véritable emblème de l’industrie française, traverse une période de turbulences. Basé à Ancenis, en Loire-Atlantique, ce leader mondial de la manutention a annoncé une interruption temporaire de sa production. Une décision qui touche directement son principal site de l’Aubinière, où près de 2 100 salariés sont placés en chômage partiel, avec une rémunération égale à 75 % de leur salaire brut. Cette mesure, justifiée par le ralentissement des secteurs agricoles et du bâtiment, inquiète fortement les syndicats et les sous-traitants du groupe.


Manitou, une référence mondiale dans la manutention

Créé en 1953 et rebaptisé « Manitou » en 1981, ce groupe français est un pionnier des chariots élévateurs tout-terrain. Aujourd’hui, il conçoit, produit et distribue des équipements pour les secteurs de la construction, de l’agriculture et de l’industrie. Avec plus de 5 500 salariés et 10 sites de production, dont six en France, Manitou réalise un chiffre d’affaires record de 2,9 milliards d’euros en 2023. Le groupe est présent à l’international à travers un réseau de 800 concessionnaires, distribuant ses produits sous les marques « Manitou » et « Gehl ».


Un arrêt qui suscite des inquiétudes locales

Selon Ouest-France, les chaînes de production d’Ancenis, habituellement en pleine effervescence, se sont éteintes temporairement. Cette semaine de chômage partiel, la deuxième en 2024 après celle d’octobre dernier, reflète un contexte économique morose. Selon la direction de Manitou, cette situation est liée à une diminution de la demande, en particulier en Europe. Cependant, pour les syndicats, notamment la CGT, l’arrêt de production entraîne une incertitude économique majeure pour les 167 entreprises sous-traitantes et pour l’écosystème industriel local.

lunes, 18 de noviembre de 2024

Les normes font même couler les grands navires


 

Le naufrage économique se profile pour les géants industriels français au bord de l’asphyxie. 

En France et dans toute l’Europe, les mêmes maux et rien que dans le secteur automobile, 32 000 suppressions de postes ont déjà été actées en Europe au premier semestre, soit pire que pendant la pandémie de Covid, orchestrée de toutes pièces rappelons le, à partir d’un virus très probablement issu d’un laboratoire.

 Fermetures de sites et licenciements massifs achèvent de fragiliser des territoires entiers, avec des thématiques industrielles, comme ont pu l’être, à une époque, les manufactures du Nord ou les soieries de Lyon. Les écosystèmes économiques locaux s’écroulent les uns derrière les autres et en cascade, les sous-traitants, les commerces de proximité et les marchés immobiliers, ainsi que les tissus associatifs et commerciaux.

En cause, toujours, les normes environnementales et les normes tout court de construction, de fonctionnement, de tout. Toute une réglementation européenne aveugle, pléthorique et un protectionnisme inexistant qui met l’Europe en concurrence directe avec des pays sans normes, soit beaucoup moins de normes. Un véritable suicide dont il est impossible de penser qu’il n’est pas lui aussi orchestré de main de maître. Contraintes absurdes, électrification forcée, sont autant d’erreurs stratégiques qui s’amplifient au fil du temps, alors même que les premiers retours montrent justement leur nocivité. Après les PME, TPE, ETI, ce sont les mastodontes comme Stellantis, Renault et Valéo qui sont étranglés. Les coûts de production rendus artificiellement exorbitants, la concurrence internationale faussée, déloyale féroce, souvent déloyale, jettent nos fluerons en pâture à des grands groupes internationaux largement subventionnés par leurs États et qui profitent des misères faites à nos industries, par nos propres dirigeants qui scient la branche sur laquelle ils sont assis… dans quel but ?

martes, 18 de octubre de 2022

Energie et effondrement industriel. Macron tenu en échec par l’Allemagne !




 par | 18 Oct 2022 |

Il n’est pas content notre Manu.

Il commence à comprendre à quel point l’Allemagne est en train de nous couillonner et ce n’est pas possible de l’accepter.

Pourquoi ?

Parce que ce n’est pas possible.

Il n’est pas possible d’accepter d’être mis à mort économiquement par une règle sur la fixation des prix de l’énergie en Europe sur laquelle l’Allemagne ne veut pas revenir. Pourquoi ?

Parce que la France possède l’électricité la moins chère d’Europe, et si nous vendons notre électricité par rapport à ce qu’elle nous coûte réellement, alors les grosses industries de la Ruhr pourraient avoir une furieuse envie de venir s’installer en France !

Du coup l’Allemagne qui a nettement plus de marge budgétaire que nous décide d’aider par le deficit et la dette, ce que nous ne pouvons pas faire.

Olaf joue donc un tour de con à Manu.

Et là mon Manu, faut dire tchao à Olaf.

Dans le langage policé des relations franco-allemande cela donne :


Emmanuel Macron appelle Berlin à la solidarité européenne face à la flambée de l’énergie

Dans la France profonde des greniers normands et les pieds dans la fiente de poules, cela donne que Manu est fâché tout rouge et qu’il a envie de foutre une bonne baffe à Olaf.

« Alors que le plan allemand massif d’aide aux ménages et particuliers inquiète les pays européens, Emmanuel Macron a appelé dimanche 16 octobre l’Allemagne à la « solidarité » européenne face à l’envolée des prix de l’énergie, mettant en garde contre les « distorsions » de concurrence.

« Nous ne pouvons pas nous en tenir à des politiques nationales car cela crée des distorsions au sein du continent européen », a-t-il déclaré dans une interview au quotidien français Les Échos de lundi. « Notre Europe, comme lors de la crise Covid, est à un moment de vérité (…) Nous devons agir avec unité et solidarité », a-t-il plaidé.

Le gouvernement d’Olaf Scholz, accusé de faire cavalier seul avec son plan de soutien à 200 milliards d’euros pour protéger ses ménages et entreprises, est sous la pression de plusieurs partenaires de l’UE pour accepter plus de solidarité financière.

lunes, 11 de octubre de 2021

Pour l’automobile, la crise des puces sera bien pire que celle du Covid.


 

 par | 11 Oct 2021 |

Pour Stellantis, ex-PSA, la crise des puces est pire que celle du Covid. 

Mais en réalité c’est pour l’ensemble de l’industrie automobile que c’est le cas, et le marché s’effondre parce qu’il n’y a plus de véhicules à livrer.

Alors j’entends parfois quelques esprits « lumineux » et « brillants » dire que « cela fera du bien à la planète » et qu’il n’y « aura qu’à moins rouler »… Ils oublient juste une chose.

Une toute petite chose.

Un petit détail.

Le monde tourne, à commencer par leur frigo et leur micro-onde grâce à une chaîne du froid qui repose sur des véhicules frigorifiques qui amènent à tous nos aimables bobos des villes de quoi remplir leur panses de quinoa et de steaks au soja bio.

Le problème c’est que pour avoir un véhicule frigorifique c’est 15 mois d’attente, délais non garantis.

Moi je m’en fiche, je suis à la campagne et j’ai mes poules de cristal qui en plus de me permettre de lire dans l’avenir me font de bons œufs !

Mais pour nos amis citadins, les livraisons de produits frais vont commencer à devenir pénibles assez rapidement. Comptez environ 6 mois.

Charles SANNAT

**********

Stellantis: la crise des puces sera pire que celle du Covid, dit un syndicat

L’impact de la pénurie mondiale de semi-conducteurs sur la production de Stellantis sera pire et plus durable cette année que celui causé par la pandémie de Covid-19, a déclaré vendredi l’organisation syndicale italienne FIM-CISL.

domingo, 10 de mayo de 2020

Redressement industriel de la France : il faut congédier le personnel politique aux commandes





Notre pays a été incapable de fournir les masques, les moyens de détection et les respirateurs face à la pandémie, cependant que les infrastructures hospitalières, si elles ne se sont pas effondrées, n’ont tenu que grâce à l’abnégation du personnel de santé. 

Désormais, le sujet majeur est l’effondrement de notre industrie, reconnu par la plupart des observateurs objectif

 Ceci explique notre profond déficit commercial et la situation lamentable dans laquelle s’est trouvée la France dans la crise du coronavirus.
C’est pourquoi il est essentiel de comprendre les vraies causes de cette situation, afin de dessiner les moyens de sortir de la profonde crise économique qui nous pend maintenant au nez.
Depuis plus de quarante ans, le nombre d’emplois dans l’industrie française est passé de 6,5 millions à 2,7 millions de salariés, cependant que la part de la valeur ajoutée industrielle dans notre produit intérieur brut est tombée de 24 % à 10,5 %.
Une telle évolution est due à de multiples causes : l’affaiblissement de notre système productif et de l’Éducation nationale, l’illusion d’une société postindustrielle, le libre-échange illimité dans la mondialisation, la financiarisation de l’économie mondiale, le rôle crucial du taux de change réel, la faiblesse structurelle du capitalisme français.
Comment sortir de la situation actuelle ?

martes, 3 de diciembre de 2019

L’incroyable stupidité du fonds d’aide à l’industrie automobile !!

 
 
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par | 3 Déc 2019 |

Ce pays et ceux qui le dirigent marchent sur la tête et donc sur la dette… explications !

Voici ce que nous rapporte cet article des Echos: « très inquiets pour l’avenir de la filière, qui risque de se retrouver prise en tenaille entre la conversion vers l’électrique (qui perturbe les clients et demande de très lourds investissements) et le retournement du marché mondial. « 2020 sera l’année de tous les dangers pour l’industrie automobile en Europe », a répété à plusieurs reprises Jacques Aschenbroich, le PDG de Valeo, pointant « l’évolution réglementaire d’une violence inouïe, qui entrera en vigueur l’an prochain. »
« Accompagner la transformation écologique »
Bruno Le Maire a tenté de répondre à ces inquiétudes. Il a notamment annoncé la création d’un « fonds pour accompagner la transformation écologique » (et les restructurations qu’elle entraîne, dans les usines qui fabriquent des moteurs diesel notamment ), doté de 25 millions d’euros. Un autre fonds, doté également de 25 millions d’euros, doit servir à soutenir la trésorerie des sous-traitants de la filière « pour accompagner le choc conjoncturel que nous attendons en 2020 », a expliqué le ministre. Ces 25 millions doivent générer jusqu’à 200 millions de prêts garantis ».
On pourrait se dire que c’est génial d’aider les sous-traitants pour éviter les licenciements. Oui. Evidemment. Nous sommes tous pour sauver l’emploi telle n’est pas la question.

Le problème ici est de nature économique.

lunes, 25 de noviembre de 2019

Emmanuel Macron : de la start-up nation à la Bérézina

 
 

 
La France recule dans une Europe qui s’efface dans un monde qui se déchire.

Voilà un tableau qui n’est guère propre à soulever l’enthousiasme.

Et pourtant il faut en prendre conscience et lutter contre le confort et la facilité qui consistent à embellir la réalité et à suivre le courant.
Alors, faisons d’abord un effort de lucidité : notre gouvernement vient de vendre une partie de ses bijoux de famille avec 52 % de La Française des jeux.
L’État préfère se priver de revenus sûrs pour limiter son déficit budgétaire et sa dette.
Bien sûr, il conservera les rentrées fiscales liées à l’activité, mais le poids de la fiscalité s’inscrit, malheureusement, au tableau négatif de notre pays.
En 2019, la France a le déficit public le plus élevé de tous les pays de la zone euro, ce qui n’était jamais arrivé (3,1 % du PIB, contre 0,8 % en moyenne).
La dette publique française passerait, selon la Commission européenne, de 98,9 % du PIB, cette année, à 99,2 %, en 2021.
De 2017 à 2021, la dette française aura donc encore augmenté de 0,8 point, alors que l’objectif du gouvernement était, initialement, de la réduire de 5 points sur le quinquennat.
En dehors de l’Italie, tous nos voisins se seront désendettés sur cette période.
Selon Eurostat, le taux de prélèvements obligatoires (impôts et cotisations sociales nettes) a atteint 48,4 % du PIB en 2018, en hausse par rapport à 2016 (47,6 %).
Championne incontestable, la France réussit, pour la quatrième année consécutive, à devancer tous les pays de l’Union européenne, ainsi que la Suisse, la Norvège et l’Islande.
En 2019, notre pays a seulement la 24e croissance sur les 28 pays de l’Union européenne, et le 4e taux de chômage le plus élevé de l’Union européenne.

martes, 21 de mayo de 2019

« la Chine dévore le bois français » ou les désastreuses conséquences de la mondialisation sur France 2



Je vous invite à regarder ce reportage qui montre à peu près toute la stupidité du système actuel conçu aux profits et aux bénéfices de quelques multinationales qui attisent la concurrence de tous.
Nos chênes exportés

Nous exportons nos chênes vers la Chine qui les transforme avec des ouvriers pas chers et un patron d’usine qui explique doctement que les « Français sont des paresseux qui ne font aucun effort », pour réexporter vers la France des produits 20% moins chers que ce que peuvent fabriquer nos propres scieries… 
Du coup même France 2 finit par reconnaître que plus de 25 000 emplois sont menacés en France.

Nous avons les ouvriers, nous avons les usines, nous avons les chênes, mais hélas, nous sommes dirigés par des glands!

Charles SANNAT

miércoles, 6 de marzo de 2019

Patrimoine. « La France vendue à la découpe » [Vidéo]

 
 



Pour Laurent Izard : la France perd le contrôle de son patrimoine.

Ce normalien et agrégé d’économie, présente son ouvrage “La France vendue à la découpe”.
Il dresse un constat alarmant de la dépossession du patrimoine économique et culturel français en faveur de repreneurs étrangers.
En l’espace de quelques décennies, une grande partie du patrimoine économique, immobilier, foncier et même historique de la France a été dispersé, souvent au profit d’investisseurs internationaux.
La plupart des entreprises cotées au CAC40 sont aujourd’hui contrôlées par des fonds de pension, des fonds souverains ou des firmes multinationales, principalement originaires des États-Unis, d’Asie ou du Moyen-Orient.
De nombreuses petites et moyennes entreprises, des terres agricoles, des monuments historiques ou de prestige sont rachetés presque quotidiennement par des personnes physiques ou morales étrangères.
Quelle est l’ampleur de ce phénomène ?
Comment en est-on arrivé là ?
Quels sont les risques réels qu’une telle dépossession fait courir au pays ?
Telles sont les questions auxquelles ce livre tente d’apporter une réponse.
Au terme d’une enquête de plus de trois ans, l’auteur propose au lecteur de nombreux éléments d’information techniques, factuels ou analytiques, souvent inconnus du grand public.

 



Crédit photo : DR
[cc] Breizh-info.com, 2019, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention et de lien vers la source d’origine

martes, 5 de marzo de 2019

La France sans industrie ?

 
 

 
Les semaines s’égrainent et se ressemblent dramatiquement pour l’industrie française.

L’aciérie d’Ascoval, à Saint-Saulve dans le Nord, l’usine de papier sécurisé Arjowiggins Security, à Jouy-sur-Morin, en Seine-et-Marne, la Fonderie du Poitou, qui fabrique des culasses pour automobiles, l’usine Ford, fabrication de boîtes de vitesse à Blanquefort en Gironde, l’usine GM & S, fabrication de pièces en fonte pour les véhicules, l’usine Luxfer à Gerzat, dans le Puy-de-Dôme, fabrication de bouteilles de gaz, l’usine PSA à Hérimoncourt, dans le Doubs, recyclage de moteurs, sont toutes menacées de fermeture.

Face à cette situation dramatique pour des centaines d’ouvriers et de cadres qui seront sans emploi, qui survient après l’affaire Alstom, le gouvernement hurle, vocifère mais, tétanisé, est incapable de trouver la parade.
L’industrie française représentait, il y a une dizaine d’années, plus de 22 % du PIB national. Aujourd’hui, c’est la moitié (industrie manufacturière).
En Allemagne, la part de l’industrie est de 20,3 % du PIB.
Dernier couac : Air France connaît un sérieux trou d’air et enregistre un résultat d’exploitation quatre fois moins important que KLM alors que son chiffre d’affaires est 1,5 supérieur à KLM.

sábado, 2 de marzo de 2019

Safran : l'histoire incroyable d'un industriel français qui veut créer deux usines en France mais n'y parvient pas

 
 
Le groupe Safran éprouve des difficultés à trouver deux endroits en France où installer ses deux futures usines.
 
Le groupe Safran éprouve des difficultés à trouver deux endroits en France où installer ses deux futures usines. (Crédits : Benoit Tessier)
 Par Fabrice Gliszczynski | 01/03/2019  


Le groupe aéronautique français veut ouvrir deux usines dans l'Hexagone mais ne parvient pas à trouver de lieux favorables en raison notamment des difficultés administratives.  
 
Son directeur général, Philippe Petitcolin, se demande même s'il n'y a pas plus d'appétit pour attirer les entreprises étrangères que françaises.
L'histoire paraît invraisemblable.
En plein débat sur l'emploi industriel en France avec la fermeture de l'usine de Ford à Bordeaux ou les menaces qui pèsent sur l'aciérie d'Ascoval, un groupe industriel français veut ouvrir deux usines dans l'Hexagone plutôt qu'à l'étranger, mais rencontre toutes les peines du monde pour y parvenir en raison des lourdeurs administratives françaises.
C'est ce qui arrive aujourd'hui au groupe aéronautique Safran.
Son directeur général, Philippe Petitcolin est prêt à investir près de 300 millions d'euros pour monter ces deux usines, l'une dans la fabrication de pièces en 3D, l'autre dans la fabrication de pièces en carbone.
De tels sites permettraient de créer près de 300 emplois.
Problème, Philippe Petitcolin ne peut confirmer aujourd'hui qu'elles verront bien le jour en France.

domingo, 29 de julio de 2018

Abandon de l’hydrolien : un gâchis de plus…




  
Pour qui connaît ce magnifique département qu’est celui de la Manche et son fleuron naval, Cherbourg, « l’arsenal », c’était quelque chose.
 

Cela remonte à 1898 !
L’excellence française en matière de construction navale, une activité qui rendait cette magnifique ville fort prospère avec même un club de foot professionnel de deuxième division, avec des soudeurs et autres ouvriers aux compétences inégalées.
Et puis, outre l’arsenal, il y avait cette superbe gare maritime où escalaient les plus grands transatlantiques.
Car Cherbourg est un port naturel en eaux profondes.
Un port aux atouts sans équivalent en Europe et ailleurs, tout comme Le Havre.
Après de multiples pérégrinations, « l’arsenal » est devenu Naval Group, un « machin » à la française dont l’État est actionnaire à 63 %.
Naval Group devait développer une nouvelle filière énergétique de pointe : celle des hydroliennes, pour produire de l’électricité en mer.
Forts intéressés, Japonais et Canadiens avaient même passé commande.
C’est donc en grandes pompes que l’usine fut inaugurée le 14 juin 2018.

jueves, 23 de noviembre de 2017

Poutine demande aux entreprises russes d'être prêtes pour une transition rapide vers des opérations de temps de guerre



 
23 novembre 2017

Le président Vladimir Poutine a déclaré que toutes les grandes entreprises russes, qu'elles soient publiques ou privées, doivent être prêtes pour une conversion rapide vers des opérations de temps de guerre, ajoutant que cette capacité est cruciale pour la sécurité nationale.

Selon le service de presse du Kremlin, le président russe a fait cette déclaration mercredi lors d'une conférence avec de hauts responsables du ministère de la Défense et des hauts dirigeants de grandes entreprises de défense.

"Je voudrais noter que la capacité de toute économie à augmenter rapidement la production des produits et services de défense quand elle est nécessaire est l'une des conditions les plus importantes de la sécurité militaire de la nation. Toutes les entreprises stratégiques et ... grandes doivent être prêtes pour cela ", a déclaré Poutine.

miércoles, 18 de octubre de 2017

L’économie française sous contrôle étranger

 


Le 18/10/2017


Il serait temps que l’Etat français protège nos industries et ait une réflexion géopolitique et stratégique.
 
 
Les Échos du 12 octobre : « En Russie aussi Alstom et Siemens sont concurrents. »
 L’absorption d’Alstom par Siemens va mal se passer.
Notre Président a le sens de l’humour : « Je crois à la réindustrialisation de la France. »

Les fleurons de l’économie française passent sous contrôle étranger sans que cela ne choque. Pechiney a été absorbée par le Canadien Alcan, Alcatel-Lucent par le Finlandais Nokia, Alstom énergie par l’Américain General Electric, Lafarge par le Suisse Holcim, Alstom Transport par l’Allemand Siemens, Les Chantiers navals de l’Atlantique par l’Italien Fincantieri.
Le Club Med, l’emblème des villages-vacances français, absorbé par le Chinois Fosun, l’aéroport de Toulouse lui aussi donné aux Chinois, et une centaine de propriétés viticoles du Bordelais depuis 2008.
Arcelor, le spécialiste des aciers spéciaux absorbé, par l’Indien Mittal.
 Dans ces deux derniers cas, on s’étonnera qu’il n’y ait aucune possibilité, pour un Français, de posséder une entreprise en Inde ou en Chine.
Quand votre maison ou votre appartement appartient pour moitié ou en totalité à un étranger, on comprend que vous n’êtes plus chez vous et que vous ne pouvez plus faire ce que vous voulez.
Mais quand ce sont nos entreprises, cela n’a pas d’importance.
La France est aussi le pays de l’OCDE où l’on taxe le plus le capital et le travail.

lunes, 6 de febrero de 2017

De Bata à Vivarte : une histoire de la désindustrialisation de la Lorraine

 


Le 06/02/2017


Quand les usines ferment, les magasins ferment. C’est une évidence.

Nous perdons des emplois, de la croissance et du savoir-faire.
Pendant 70 ans, entre l’année 1931 et 2001, la ville d’Hellocourt a vécu au rythme des chaussures Bata.
À tel point qu’on la surnomma « Bataville ».
Chaque jour, des milliers d’ouvriers se pressaient devant les grilles de l’usine, fiers de fabriquer des chaussures de qualité, vendues à bon prix, qui s’exportaient dans le monde entier.
 Les manifestations ont duré six mois pour empêcher que Bata ne s’en aille.
Rien n’y a fait : la Cité a dû fermer ses portes face à la concurrence asiatique.
Quand Thomas Bata, entrepreneur tchèque inspiré par le fordisme, a fondé Bataville sur le domaine d’Hellocourt, il a construit une utopie entrepreneuriale en Meurthe-et-Moselle : une ville-usine isolée et autosuffisante, composée d’un centre de production à la pointe du progrès, d’une cité ouvrière tout confort et de salariés dévoués pour la cause.

La fermeture de Bataville s’est inscrite dans le processus de désindustrialisation de la Lorraine que je déplore.
Quatorze ans plus tard, le constat est amer.
 Hellocourt ne s’est pas relevée de la fermeture.
Le village de Moussey, où se situe une partie du domaine d’Hellocourt, a perdu deux cents habitants, son voisin de Réchicourt-le-Château à peu près autant.
Des maisons sont toujours inoccupées.
Dans l’usine, des bâtiments entiers sont restés inchangés, déployant leurs lourdes silhouettes fantomatiques.
Témoin d’une époque qui refuse toujours de s’effacer pour faire place à un nouveau projet, la grosse horloge de l’usine affiche toujours 13 h 42…

miércoles, 18 de febrero de 2015

Encore 217 usines fermées en France en 2014.

Le Monde.fr | 18.02.2015 à 08h40 • Mis à jour le 18.02.2015 à 09h11 | Par Denis Cosnard

Une usine abandonnée à Creil, en juillet 2014. La désindustrialisation se poursuit en France, malgré des ouvertures de sites en hausse. L’Hexagone compte 54 sites industriels de moins que fin 2013.


La désindustrialisation de la France n’est pas une chimère. Les données publiées, mercredi 18 février, par Trendeo le prouvent : malgré tous les efforts des pouvoirs publics, le pays continue à voir ses usines disparaître.

Quelque 217 fermetures de sites ont été annoncées en 2014, selon ce cabinet, qui recense toutes les informations de ce type.
C’est un peu moins qu’en 2013, où 267 fermetures avaient été enregistrées.
Mais depuis la tempête économique de 2008-2009, entraînée par la chute de la banque américaine Lehman Brothers, la France ne parvient pas à enrayer durablement le mouvement, et plus de 200 sites, petits ou grands, sont rayés de la carte chaque année, notamment à la suite de liquidations judiciaires.
Le 10 février encore, le fabricant de portes américain Jeld-Wen a annoncé l’arrêt prochain de son activité à Argentré-du-Plessis près de Vitré (Ille-et-Vilaine), qui emploie 105 salariés et 25 intérimaires.
 Une mesure justifiée officiellement par la déprime du marché français de la construction.