Encore une défaite pour le collectif « Vérité pour Adama ».
Jeudi 16 mai, la cour d’appel de Paris s’est prononcée contre le recours de la famille de l’homme de 24 ans, mort en 2016, et en faveur de l’abandon des poursuites contre les gendarmes qui l’ont interpellé. Il s’agit de la confirmation d’une autre décision de justice, prise en août 2023 par trois juges d’instruction parisiens qui, au terme de sept ans d’investigations, avaient écarté toute charge à l’encontre des trois militaires mis en cause.
Mort d'Adama Traoré : La justice confirme le non-lieu prononcé en août 2023 en faveur des gendarmes - La famille du jeune homme annonce se pourvoir en cassation #AdamaTraoré #justice #appel https://t.co/ZAIHx83OvH
— Jean Marc Morandini (@morandiniblog) May 16, 2024
De quoi, enfin, faire honte aux médias qui, des années durant, ont complaisamment relayé la version de la famille et incriminé les gendarmes au mépris des faits ? Pensez donc. Leur parti pris n’a pas changé d’un pouce. France Info continue d’employer à tort et à travers l’expression militante « violences policières » qui vise à imposer l’idée d’une police faisant quotidiennement un usage disproportionné de la force. Le Monde continue de qualifier Adama Traoré de « victime ». Le Nouvel Obs continue de prendre fait et cause pour le clan Traoré, une famille qui « se bat pour que la vérité et la justice l’emportent », et notamment pour la sœur, Assa, « une figure désormais populaire ». Libération continue de parler d’un « jeune homme noir », précisant dès que possible sa couleur de peau, histoire de mieux accréditer la thèse du crime raciste. Ces médias ont leur propre vision de l’affaire et n’en changeront pas, quoi qu’en dise la Justice.
L’histoire d’un emballement médiatique
Leur biais pro-Traoré s’est manifesté dès le début de l’affaire, il y a déjà huit années. Guidé par son idéologie anti-police et anti-France, l’espace médiatique a immédiatement réservé un traitement outrageusement complaisant à la famille Traoré, dont plusieurs membres sont pourtant des repris de justice notoires, et multiplié les séances collectives de génuflexion devant sa chef, la très vindicative Assa. Cette dernière a été transfigurée en représentante de la jeunesse des quartiers, en icône de la lutte contre les « violences policières ». La sœur du défunt a ainsi eu droit à un élogieux article dans Télérama, qui saluait sa « dignité » et s’émouvait des « circonstances troubles » de la mort de son frère, victime, selon l’hebdomadaire, d’un « engrenage terrifiant et scandaleux ».





