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jueves, 17 de abril de 2025

Frontières+: La 1ère plateforme de streaming de droite, sur votre TV, chez vous.

 

sábado, 9 de noviembre de 2024

35 ans après la chute du mur, l’ex-RDA vote pour la droite dure


Par Lear 21 sur Wikipédia anglais, CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=3692038 

 

 

On commémore la chute du mur de Berlin. C’était le 9 novembre 1989, des brèches s’ouvraient alors dans ce que l’Histoire appelle « le mur de la honte ».

 Mais que voit-on, 35 ans plus tard ? Le mur est tombé, certes, mais la frontière, elle, est restée. 

Elle apparaît aujourd’hui de façon criante dans le vote des Allemands. C’est en effet dans les Länder de l’Est que l’AfD (Alternative für Deutschland) fait ses plus gros scores.

L’AfD est un parti jeune. Créé en 2013 sur la base de l’euroscepticisme, on l’accuse de dériver toujours plus vers l’extrême droite, lui prêtant des positions xénophobes, racistes, anti-immigration et, pour tout dire, « néo-nazies ». Soutenues par de nombreux parlementaires, des pétitions circulent aujourd’hui pour réclamer son interdiction qui, dit-on à gauche dans les rangs de Die Linke, devrait être discutée au Bundestag « dans les prochaines semaines ».

La « frontière fantôme »

Reste la question majeure : peut-on interdire un parti qui rassemble 30 % des électeurs ? Voilà bien le problème : l’ex-Allemagne de l’Est vote massivement pour l’AfD. « Pour la première fois de l’histoire de la République fédérale, un parti d’extrême droite, l’Alternative für Deutschland (AfD), est arrivé en tête d’une élection régionale, avec environ 33 % des suffrages exprimés en Thuringe, devant la CDU et en seconde position en Saxe, talonnant le Parti chrétien-démocrate (30,6 %, contre 31,9 %) et dans le Brandebourg (derrière le SPD, avec 29,2 %, contre 30,9 %) », rappelle le site theconversation.com. Des résultats qui témoignent de la persistance du clivage Est-Ouest, ce que les historiens et sociologues appellent « la frontière fantôme ».

« Depuis la réunification, trois décennies et une génération ont passé, mais la discontinuité Est/Ouest de la géographie électorale allemande ne s’efface pas et même s’accroît », écrivent Béatrice von Hirschhausen et Boris Grésillon. Dans l’étude qu’ils consacrent au phénomène, ils s’interrogent : « Trente ans après la chute du mur, avec le recul historique, quel bilan peut-on tirer de la réunification allemande ? Le rattrapage économique des Länder de l’Est a-t-il eu lieu ? Et la convergence politique ? Les Allemands ont-ils enfin le sentiment de "grandir ensemble" (du verbe "zusammenwachsen", difficile à traduire) ? »

À l’Est, un sentiment de relégation sociale et culturelle

miércoles, 31 de mayo de 2023

Élections : la Reconquista de la droite espagnole


 

Marie d'Armagnac 30 mai 2023

Coup de tonnerre dans le ciel européen : après cinq années de gouvernement d’une coalition de gauche, Pedro Sánchez et son parti le PSOE viennent de subir une défaite retentissante aux élections régionales et municipales espagnoles.

Douze régions autonomes étaient en jeu, dont neuf gouvernées pas des socialistes, mais trois seulement le sont toujours.

 Le Parti populaire présidé par Alberto Núñez Feijóo redevient le premier parti espagnol, avec 7 millions de votes (2 millions de plus qu’en 2019 et 760.000 voix d’avance sur le PSOE), quand le PSOE se classe deuxième, à 28,1 % des voix. La majorité gouvernementale ne contrôle plus que trois des dix-sept régions espagnoles.

Le progressisme ne paie pas

La gauche radicale, alliée de gouvernement de Pedro Sánchez, se révèle avoir été un boulet pour lui : la course à l’échalote de la mesure la plus progressiste, woke, hors-sol, la surenchère idéologique des militants des minorités extrêmes a fini de dégoûter les électeurs espagnols qui se sont massivement reportés sur les candidats de la droite (Parti populaire, PP) et de Vox. Cette dernière formation, créée en 2014 par des anciens du Parti populaire qui voyaient d’un mauvais œil le recentrage (ou la gauchisation ?) de la formation de droite classique, a su susciter et cueillir le sursaut de la population de droite. Et voit ses thèmes de prédilection - immigration, identité, patriotisme, anti-wokisme et anti-féminisme - primés, élection après élection.

Dans la foulée, Pedro Sánchez a dissous les Cortès et convoqué des élections législatives pour le 23 juillet prochain.

Pourquoi des élections anticipées ?

Si d’aucuns ont pu saluer la décision « démocratique » de Pedro Sánchez de convoquer des élections anticipées, en plein mois de juillet, on devine sans peine un calcul politique, ou plutôt une tentative de coup de poker : sommer la gauche de s’unir au plus vite sous peine de défaite en rase campagne, qui augurerait d’une défaite encore plus massive aux élections européennes de 2024. Et, pour cela, mener une blitz-campagne en martelant le danger de l’extrême droite face au score de Vox, en pleine ascension. Son entourage n’a dès lors pas hésité à poser les termes du débat et de la campagne : un gouvernement des forces du progrès ou un gouvernement de droite, mais avec Vox.

sábado, 8 de mayo de 2021

L’Europe bascule à droite : et si c’était ça, le nouveau monde ?


 

 Marie d'Armagnac

La Fondation pour l’Innovation (Fondapol) publie au mois de mai une étude qui donne l’orientation politique des peuples italien, français, allemand et britannique : majoritairement, ils adhèrent aux valeurs de droite.

Les axes selon lesquels sont définis ces valeurs de droite sont l’auto-positionnement de l’électeur à droite, décliné en crainte et rejet de l’immigration, une vision négative de l’, perçu comme un danger, l’adhésion au économique vu comme la limitation du rôle de l’État dans l’économie et le renforcement de la liberté des entreprises, et, logiquement, la valorisation du sens de l’effort dans la réussite individuelle au détriment de l’assistanat.

Les chiffres révèlent quelques surprises et des évolutions inattendues dans ces quatre pays. 44 % des Italiens, 40 % des Britanniques, 36 % des Allemands et 38 % des Français se positionnent à droite (contre, en France, 24 % à gauche). De 2017 à 2021, on est passé de 33 à 38 %. La majorité est à droite, mais la part des indécis est forte : ce qui peut s’expliquer par une variété des nuances, et une difficulté à définir ce que sont la droite et la gauche. Les partis politiques, sur ce sujet, n’ayant pas montré beaucoup de constance et de cohérence dans l’affirmation de leurs valeurs, et surtout des politiques qu’ils ont menées. Le spectacle offert en ce moment par les Républicains en est l’exemple éclatant.

On notera une nouveauté : la européenne bascule à droite : 41 % des 18-24 ans et des 25-34 ans se revendiquent de droite, contre respectivement 26 et 22 % à gauche dans ces classes d’âge.

Sur le front de l’immigration, 60 % des Européens pensent qu’elle est excessive et qu’elle nécessiterait des mesures de fermeture. Parmi ces Européens, 63 % des Français, peuple européen le plus touché par l’immigration. L’immigration, et son corollaire, la crise de l’identité et de la sont le sujet tabou de la vie politique française et de l’action gouvernementale et pourtant une préoccupation majeure de nos concitoyens. L’urgence d’un référendum sur le sujet apparait évidente.

viernes, 7 de mayo de 2021

Isabel Diaz Ayuso refuse la dictature sanitaire et triomphe aux élections régionales à Madrid


Isabel Diaz Aruso, présidente de la région de Madrid, a courageusement résisté, depuis le début de la pandémie, aux injonctions mondialistes de confinement total. 
 
Tout en prenant un certain nombre de mesures de précautions, elle a laissé les restaurant s et les commerces ouverts. 
 
Reconnaissante, la population madrilène a voté à 44% pour le parti populaire, qui renaît de ses cendres. Preuve que la défense des libertés est la meilleure cause à défendre pour la droite conservatrice et libérale. 
 
 

Isabel Diaz Ayuso, présidente de la région de Madrid, avait dû essuyer bien des critiques depuis un an. Et pourtant, elle n’en avait pas démordu: elle ne voulait pas soumettre les madrilènes au prêt-à-porter de la dictature sanitaire recommandé par les mondialistes et largement adopté par un certain nombre de gouvernants européens, par mimétisme et par manque de courage. La politique mise en place par le gouvernement de la région suivait le mot d’ordre: « Madrid ne s’arrête pas » (« Madrid no se para« )

Non pas que cette politique fût imprudente. Port du masque, multiplication des accès aux tests, encouragement à la vaccination, mise en place d’un « pass sanitaire » indiquant vaccination, tests anticorps ou autres tests, confinements localisés etc…: mais tout a été fait pour que la ville puisse continuer à vivre et, en particulier les restaurants,  les commerces, les écoles, les musées, les salles de spectacle puissent rester ouverts.  

Les critiques n’ont pas manqué dans la classe politique, ni les tentatives de déstabilisation par l’annonce réitérée d’un désastre…qui ne s’est pas produit.  

Une gestion exemplaire de la crise sanitaire

Au contraire, on peut dire que la gestion mise en place par le gouvernement madrilène dès qu’il a eu la main sur la politique sanitaire, est un modèle du genre en Europe. 

miércoles, 3 de junio de 2020

Le « visionnaire » Macron ne fait plus rêver…






En 2017, après une manipulation électorale réussie, un homme né dans les cabinets de gauche, mais ami de gens très riches, entrait à l’Élysée. 

Son parti, créé en deux temps trois mouvements, remportait les élections législatives.

L’un et l’autre voulaient chasser les politiciens de l’ancien monde pour remplacer celui-ci par un nouveau monde fait d’unanimité au-delà des partis et des idéologies, rassemblant des hommes et des femmes de gauche et de droite, des représentants de la société civile, compétents dans leur domaine, les uns et les autres emplis d’un enthousiasme réformateur capable de moderniser la France, d’en faire une « start-up nation ».
Trois ans plus tard, les masques, que La République en marche avait pu trouver, alors, pour cacher la réunion des ambitieux et des carriéristes, de gauche, de droite, et de nulle part, qu’aucune conviction, qu’aucune valeur ne réunissaient, sont tombés.
Le pouvoir est à l’Élysée, l’idéologie, renforcée par des ministres progressistes, comme Mme Schiappa, ou Jean-Baptiste Djebarri, est à gauche.
Quelques supplétifs du MoDem, quelques hauts fonctionnaires ou quelques personnalités issues de l’entreprise constituent l’élément décoratif.
Les difficultés sociales sont pour les recrues venues en apparence de la droite.
La constitution des cabinets est supervisée par l’Élysée qui contrôle tout.
Cette omniprésence présidentielle est-elle la marque d’un visionnaire qui sait où il va ?
Non, c’est le signe d’une théâtrocratie narcissique qui, à travers ses virages et ses mirages, parvient avec virtuosité à conduire la France… droit dans le mur.
Le flamboyant réformateur qui prétendait faire de notre pays celui d’une économie dynamique qui crée des « licornes », s’impose dans le numérique et l’intelligence artificielle, et qui rayonne donc à l’international, en est à se vouloir souverainiste pour réimplanter en France les usines basiques qui nous ont manqué face à la crise sanitaire.
Avec une dette qui passera de 100 à 150 %, le poids maintenu d’une fonction publique improductive, inefficace, mais qui entrave en permanence l’action des fonctionnaires opérationnels, et des agents économiques en général, une fiscalité décourageante sauf pour les plus riches, était-ce bien la peine de changer de gouvernement ?

lunes, 21 de octubre de 2019

Union des droites : Salvini montre l’exemple à la France

 
 
 

 
Les médias l’avaient pratiquement enterré depuis qu’il n’est plus ministre de l’Intérieur.

Comme s’il avait disparu de la scène politique pour ne plus y revenir.

Matteo Salvini les a détrompés en organisant à Rome, devant la basilique Saint-Jean-de-Latran, une manifestation géante (entre 50.000 et 200.000 personnes, selon les estimations).
Objectif : rassembler toutes les droites.
Même Le Monde reconnaît que « le rendez-vous a été un succès » : les militants et sympathisants de la Ligue ont côtoyé les fidèles de Berlusconi et des groupes qualifiés d’« ultra-droite ».
L’ancien Premier ministre rappelle, sous les applaudissements de la foule, que son parti, Forza Italia, veut « libérer les citoyens de l’oppression fiscale, judiciaire et bureaucratique »
s’affirme comme le chef de l’opposition.
Il promet de « renvoyer à la maison » ses anciens alliés du Mouvement 5 étoiles, qui ont tourné casaque, tout comme la gauche, souhaitant que cet événement soit « l’acte fondateur d’un projet visant à élargir le parti à des forces différentes » en vue des prochaines échéances électorales.
Il faut dire que les sondages montrent qu’il est aux portes du pouvoir.
Avec 30 % à 33 % des intentions de vote, la Ligue est le premier parti du pays.
Ses adversaires, le M5S et le Parti démocrate, oscillent chacun entre 18 % et 20 %.
Si les autres courants de droite le soutiennent, moyennant sans doute quelques concessions, il est pratiquement sûr de l’emporter et de gouverner.

viernes, 21 de junio de 2019

L”’union des droites”, ses champions, son échec programmé




Shutterstock
 
              
Un peu de dialectique s’impose. Car cette démarche, dite d’union des droites, est dangereuse pour la France et il faut la contester énergiquement .

Il n’y a de ”droites” qu’autant qu’il y a des gauches.

Or il n’y a plus ni droite ni gauche mais désormais deux clivages différents et essentiels : celui qui oppose les euro-mondialistes aux sociaux-souverainistes d’une part ; et celui qui confronte les conservateurs des valeurs humanistes et les déconstructeurs de ces valeurs d’autre part.
Nicolas Sarkozy, pensant régler son compte à François Bayrou, avait déjà voulu une union de la droite et du centre ; chacun a pu observer les limites de cette démarche, récupérée par le candidat Macron.
La politique faite de petites martingales tactiques est vouée à terme à l’échec.
La France ne peut plus attendre et elle espère désormais un ample mouvement d’union nationale .
Plus de la moitié des citoyens votent blanc ou nul, s’abstiennent ou ne sont même plus inscrits sur les listes électorales.
Dès lors, faire un sondage parmi ceux qui sont considérés comme de droite n’est-il pas fausser la perspective ?
Voire encourager à persévérer dans l’erreur ?
D’ailleurs la droite politique est morte lors des dernières élections européennes.
Qui veut encore l’unir, à qui, et sur quelles idées ?
 Quoi de commun entre les riches retraités ou rentiers de l’ouest parisien, les bobos des centres-villes qui ont voté Bellamy ou Loiseau, et les travailleurs pauvres du sud ou du nord de la France qui ont voté RN ?
On a vu que les Gilets jaunes, respectables dans leur souffrance, leur demande de justice, de liberté et de dignité, ont fait, par leur obstination, par les désordres qu’ils n’ont pas su gérer et qui ont été cyniquement exploités par le pouvoir, renaître le ”parti de la trouille” et de l’ordre à n’importe quel prix .
Droite et cathos ont semble-t-il voté pour Macron, aux antipodes de leurs valeurs catholiques, patriotiques, familiales, culturelles .

viernes, 14 de junio de 2019

Alliance des droites aux municipales : c’est possible !

 
 


Cela fait des années que les électeurs de droite attendent avec impatience que les digues tombent pour enfin permettre l’arrivée au pouvoir d’une véritable alternative politique.

Bonapartistes, gaullistes, anciens du RPR et frontistes historiques sont tous d’accord sur une chose : il faut en finir avec la domination de la gauche mondialiste et communautariste sur la politique.

Pour ce faire, il n’y a qu’une seule solution : l’alliance des droites souverainistes et patriotes.
Le premier pas a été franchi en 2017 avec le ralliement de Nicolas Dupont-Aignan à Marine Le Pen au second tour de la présidentielle.
Par la suite, Thierry Mariani et Jean-Paul Garraud ont participé à la deuxième étape en rejoignant le Rassemblement national aux élections européennes de 2019.
Maintenant, il faut aller encore plus loin pour dépasser les vieilles querelles et acter cette recomposition de la vie politique aux élections municipales de 2020.
C’est ce que nous avons décidé de faire à Cahors, ville lotoise de 20.000 habitants tenue par le Parti socialiste et la fameuse « gauche plurielle » depuis bientôt 12 ans.

lunes, 10 de junio de 2019

La Légion d’Honneur n’a plus de sens … et les Républicains n’ont plus de bons sens


légiondhonneur


Publié le


A Millau le RN sort de ces élections plus qu’honorablement.

Les Républicains arrivent derrière. Wauquiez a démissionné, Valèrie Pécresse vient de claquer la porte.

Ce qui reste de ce parti n’a plus d’envergure.
Ce n’est pas pour autant qu’il va comprendre, tant qu’il est temps, que si la droite veut gagner le prochain suffrage elle doit impérativement faire bloc avec les formations qui se réclament de cette sensibilité.
En priorité avec le RN qui mobilise actuellement plusieurs millions d’électeurs, actifs ou potentiels et qui commence à perdre son étiquette d’infréquentabilité.
Quel manque de réflexion et de méconnaissance de la réalité y a-t-il dans ces mots «  Jamais, jamais nous ne ferons d’alliance avec le RN »
Ce serait la lèpre populiste chère à Macron.
La lèpre elle est dans les banlieues islamistes et la sottise chez vous, Monsieur le Président.
Quant au procès d’incompétence cela relève plus de la mauvaise foi que de la connaissance des faits puisque le RN n’a jamais gouverné le pays.
Cette droite ne peut s’en prendre qu’à elle-même si elle échoue.
Il fut même un temps, pas si lointain, où elle tenait le même discours que le RN lors des assisses sur l’immigration en 1990 / Fermeture des frontières – Arrêt de l’immigration – Arrêt des régularisations – Expulsion des clandestins – Fin du regroupement familial – Prestations sociales réservées aux Nationaux – Durcissement des conditions de naturalisation –Incompatibilité de l’Islam avec les lois républicaines et la démocratie, etc……

viernes, 7 de junio de 2019

Un collectif de maires de droites lance un appel à soutenir Macron

 
 
 
 
 
 
Dans une tribune à paraitre la semaine prochaine, une quarantaine de maires de droite vont appeler à collaborer avec le gouvernement et Emmanuel Macron.

C’est Christophe Béchu, l’actuel maire d’Angers et un proche du Premier ministre Édouard Philippe, qui est à l’initiative du collectif « la République des maires et des élus locaux ».

Il s’agit de réunir les maires de droites ‘’bienveillants avec le pouvoir’’.
Le maire d’Angers a déclaré souhaiter “la réussite du président de la République et du gouvernement, car rien ne se construira sur leur échec”.
Après les élections européennes, la République en Marche s’organise pour les élections municipales de 2020 et tente de rallier les élus de droites.
Le parti Les Républicains a été largement affaiblis par son faible score aux européennes et peine à se réorganiser et à faire front commun.
Aux côtés de Christophe Béchu, on retrouve notamment le maire d’Orléans Olivier Carré et Thierry Solère.

source

Valérie Pécresse démissionne des Républicains… Droite ? Année zéro !

 
 
 
 
Depuis longtemps, plus de trente ans, en comptant large, soit l’époque où la droite institutionnelle a commencé à se poser des questions quant à son identité propre, son calvaire électoral n’en finit plus.

Tant qu’elle était donnée pour être de « gouvernement », la question ne se posait guère : elle était aux affaires, voilà tout.

Les questions posée par le Front national d’alors ?
C’était d’un vulgaire, sachant qu’il est des quartiers – « beaux », généralement – où les questions sécuritaires et migratoires ne se posaient que de loin.
Aujourd’hui, de cette droite « d’affaires » ne reste plus que celles du couple Balkany.
Ses derniers héros, Charles Pasqua et Philippe Séguin, les deux bouts de la ficelle néo-gaulliste, l’un réactionnaire et l’autre à la fibre plus sociale, ayant été enterrés avec des pudeurs de gazelle par ceux qui font désormais mine de les révérer post-mortem.
Cette droite, toujours, se retrouve maintenant un peu seule, son acmé n’ayant jamais été que l’accession au pouvoir d’Emmanuel Macron, cet Alain Juppé en plus jeune, ce Valéry Giscard d’Estaing qui aurait réussi.
C’est dans ce champ de ruines, 20 % de l’électorat républicain ayant voté RN, 20 autres LREM et un socle d’irréductibles pour LR, que surviennent deux démissions conjointes.
Ainsi Laurent Wauquiez vient-il d’être poussé à la porte des Républicains, tandis que Valérie Pécresse a, dans la foulée, claqué cette dernière.

jueves, 6 de junio de 2019

Enfin Larcher vint…

 
 

 
Tiens, au fait, on en est où, du fameux grand débat ?

Ou, du moins, de ce qui devait en accoucher ?

Un clou chasse l’autre, les élections sont passées, sans trop d’encombres pour le pouvoir en place et le dernier carré de gilets jaunes n’intéresse plus grand monde.
Et on a oublié le grand débat national.
La mémoire du poisson rouge est proportionnelle à la circonférence de son bocal : une loi physique qui semble se confirmer chaque jour un peu plus.
On retiendra, seulement, que la non-augmentation des taxes sur le carburant sera probablement largement compensée par la hausse du prix de l’électricité de 5,9 % au premier juin.
Comme quoi rien ne se perd, tout se transforme – autre loi physique, plus connue que la première.
Le grand débat, donc.
Il n’est plus national mais, désormais, s’invite chez Les Républicains.
Laurent Wauquiez, au lendemain de la défaite, proposait, histoire d’essayer de repousser l’heure du bourreau, moins rigolote que celle du laitier, des « états généraux de la refondation des Républicains ».
Il voulait aller vite.
États généraux : c’est bien, ça.
Comme nous le disions ici même en janvier dernier, en France, on fait des états généraux à peu près sur tout et n’importe quoi.

L’arrivée du Front national dans le paysage politique bouscule tout…

 
 
 
 
 
Du RPR à LR : l'histoire d'une chute (3)*
 
Chirac est réélu en 2002.
Les cinq ans de cohabitation ont été un désastre pour le pays.
Tandis que les Allemands procédaient aux réformes qui permettaient de sauver leur industrie, de boucler la difficile réunification et de profiter de la monnaie unique en tant que mark sous-évalué, les socialistes français faisaient exactement l’inverse, avec les 35 heures !
Les ouvriers le sentent bien et abandonnent le PS.
Face à Jean-Marie Le Pen, la victoire est facile, et suivie d’une législative de confirmation.
Chirac ne fera rien de son second mandat, sauf une position intelligente et gaulliste face aux États-Unis pour l’Irak.
Le lamentable Raffarin gâche une majorité solide et concocte une élection régionale calamiteuse.
Depuis 1979, pour les européennes, 1983 pour les municipales et 1986 pour les régionales, la proportionnelle a permis à un parti de naître et de grandir : le Front national.
C’est très logiquement que deux partis coexistaient à droite, l’UDF et le RPR, rivaux au premier tour et unis au second.
La création de l’UMP, rassemblant les deux, en 2002 prétend mettre fin aux querelles désavouées par les électeurs, et rassurer les sortants.
Elle est absurde, car elle gomme la spécificité gaulliste et droitière du RPR et n’empêche nullement les centristes de créer une UDI.

martes, 4 de junio de 2019

Marion Maréchal a fixé le cap pour la France

 
 


Les patriotes doivent suivre !

L’actualité réserve parfois de curieuses coïncidences.

C’est ainsi que, dimanche, au moment où Marion Maréchal donnait une longue interview sur LCI dans l’émission « En toute franchise » d’Adrien Gindre, Laurent Wauquiez s’apprêtait à annoncer sa démission de la présidence de LR, en direct sur le plateau du « 20 Heures » de TF1.
Ces deux démarches qui, a priori, pourraient apparaître comme dénuées de tous liens, sont, en réalité, étrangement complémentaires.
Pendant une heure environ, Marion Maréchal, actuellement à la tête de l’Institut des sciences sociales, économiques et politiques (ISSEP), a commenté l’actualité de ce lendemain d’élections européennes.
Et comme de nombreux observateurs, elle n’a pu que constater que malgré sa victoire sur le fil, le Rassemblement national restait confronté à ce fameux plafond de verre qui lui interdit, depuis toujours, de transformer en triomphe ses succès électoraux, mais surtout d’accéder aux responsabilités.
D’une grande fraîcheur pour les patriotes, qui attendaient depuis longtemps que l’ex-députée de Vaucluse s’exprime, Marion Maréchal a su donner une réelle profondeur à son discours et à ses analyses.
Parfaitement consciente des graves difficultés que traverse notre pays.
Porteuse d’un certain nombre de solutions pour résoudre les problèmes politiques, sociaux et économiques que rencontrent les Français.
Elle a su s’imposer comme une alternative crédible face à la déliquescence politique dans laquelle nous nous trouvons actuellement.

viernes, 31 de mayo de 2019

Gauche Onfray et droite Zemmour : même combat ?

 
 

 
L’état de décomposition de la droite française aux dernières élections européennes exige une réflexion politique et idéologique profonde.

Il est évident que, si rien n’est fait d’ici deux ans, Macron sera réélu sur un fauteuil en 2022 (jusqu’en 2027).

J’ai évoqué, dans mon précédent article, les raisons pour lesquelles la France ne s’en relèverait pas.
Il ne faut pas compter, non plus, sur des Pécresse, Bertrand ou autres Larcher pour comprendre la nécessité d’une union des droites.
Quant aux Retailleau et Wauquiez, ils n’auront sans doute pas le courage de faire enfin sauter cette frontière, qui n’est désormais plus que symbolique, entre leur ligne et celle du Rassemblement national.
De son côté, l’isolement et l’image de Marine Le Pen la conduiront avec certitude à l’échec à la prochaine élection présidentielle.
Cette impasse politique pourrait être transcendée par le débat idéologique.
Les penseurs, les intellectuels qui alertent depuis des années doivent se réunir pour dépasser leurs divergences et s’unir sur l’essentiel.
Il est vrai que, lorsque l’on entend les critiques de Michel Onfray sur la dictature européiste maastrichtienne, lorsqu’on lit ses textes décodant l’islamisme et que l’on connaît les thèses que défend Éric Zemmour depuis des décennies, on se dit que, finalement, ce qui les sépare dorénavant est secondaire.

viernes, 8 de septiembre de 2017

L'Incorrect : un mensuel pour (re)construire la droite


L’Incorrect-1


 
 
A l'occasion de la sortie du nouveau mensuel L'Incorrect, nous avons interrogé Jacques de Guillebon :

Jacques de Guillebon, vous lancez début septembre un nouveau mensuel papier, L'Incorrect, dont vous êtes le directeur de la rédaction. Pourquoi ce nouveau magazine, quel est son objectif ? A quel lectorat vous adressez-vous ?
 
L’idée de L’Incorrect est née en mai dernier, alors que tout semblait perdu. Politiquement, Macron triomphait, la vieille droite d’argent s’écroulait, humiliée, les populismes divers faisaient chou blanc, bien aidés en cela par certain débat.
On connaît la phrase de Joffre, ou de Foch, on ne sait jamais : « Ma droite est enfoncée, ma gauche cède, tout va bien, j’attaque ».
Il nous est apparu, un peu indistinctement au départ, puis de plus en plus clairement, que c’était le meilleur moment pour lancer une entreprise de reconstitution politique, intellectuelle et culturelle de ce que l’on appelle la droite.
Or, puisque nous savons écrire, que les concours nécessaires, financiers, logistiques, humains étaient réunis, que Dieu nous prêtait vie, nous avons lancé ce mensuel.
 
Autour du créneau politiquement incorrect, il existe déjà, sans exhaustivité, Causeur, Monde & Vie, La Nef, L'Action française 2000... Quelle est la spécificité, la ligne éditoriale de ce nouveau mensuel ?

jueves, 1 de mayo de 2014

« Sens commun », ou la volonté de réussir l’impossible…


ladroitequenousvoulons.fr

Le 1 mai 2014

   
Le mouvement « Sens commun », fondé par des jeunes venus de La Manif pour tous, s’est réuni en meeting mardi au siège de l'UMP…

Le mouvement « Sens commun », fondé par des jeunes venus de La Manif pour tous, s’est réuni en meeting mardi au siège de l’UMP… qui n’avait pas connu telle affluence depuis longtemps. Parallèlement, leur manifeste, leur « profession de foi » intitulée « La droite que nous voulons » est publiée sur un site web dédié.
Une profession de foi « droite » et pas seulement de droite.
Une profession de foi profonde, née de toute évidence des échanges d’idées tous azimuts et des rencontres de groupes de réflexion qu’a permis La Manif pour tous, mais dépassant le seul enjeu du mariage gay.
 Parce que les « sujets sociétaux » ne sauraient suffire à faire un projet politique.
 Parce que ces sujets ne sont pas tombés d’un coup de la lune, ils participent d’un vaste puzzle protéiforme dont les pièces, comme dans tout puzzle, semblent n’avoir aucun lien lorsqu’on les regarde en vrac, mais s’avèrent complémentaires lorsque l’on fait l’effort de les rapprocher.
 Le grand puzzle de la déconstruction de la France.
Une profession de foi ancrée dans la vérité qui prône une « économie au service de l’homme », une école où les « savoirs fondamentaux » reprendront le dessus sur le « pédagogisme idéologique », une « régulation des flux migratoires en fonction des intérêts nationaux », un héritage culturel et religieux « assumé », une remise à leur juste place des institutions européennes « dans le respect des nations », une « écologie réelle », le refus de « sacrifier honneur et réputation aux calculs électoralistes », la reconquête de la culture pour qu’elle ne soit plus le « monopole d’une gauche élitiste », le refus de « céder aux modes éphémères de la bien-pensance ».

jueves, 10 de octubre de 2013

La France vire à droite...sans l'UMP


 
La France vire à droite.
 La montée du FN en est un symptôme.
 La popularité de Manuel Valls en est un autre.
 L'élection présidentielle de 2017 se jouera sur ce terrain, et non au centre.[...]

 Reste cette énigme qu'est l'UMP : elle a une autoroute devant elle, mais n'emprunte que des chemins sinueux et chaotiques.
Elle ne semble plus savoir qui elle est.

 Puisse la compétition Fillon-Sarkozy la réveiller.
 

jueves, 27 de junio de 2013

Ces réactionnaires qui ne se cachent plus…

Photo : cobanene/flickr cc.


Ils sont de droite, on les accuse d'être populistes, voire fascistes, Eric Zemmour, Elisabeth Lévy, Robert Ménard, Yvan Rioufol ou encore Fabrice Luchini préfèrent parler de « réaction ». Un mot qui a retrouvé une actualité avec José Manuel Barroso qui n'a pas hésité à déclarer, dans le journal International Herald Tribune, à l'égard des Français : « Certains se disent de gauche mais en réalité, ils sont culturellement extrêmement réactionnaires ». Mais qui sont donc ces réactionnaires et comment les définit-on ?

 

La position de la France d'exclure le domaine culturel des négociations de libre-échange entre l'Union européenne et les Etats-Unis a fait réagir violement José Manuel Barroso. « Cela s'inscrit dans le cadre d'une vision antimondialisation que je considère complètement réactionnaire », a expliqué le président de la Commission européenne lors d'une interview parue lundi dans le journal International Herald Tribune. « Certains se disent de gauche mais en réalité, ils sont culturellement extrêmement réactionnaires »