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domingo, 21 de abril de 2024

[TRIBUNE] Laïcité : les chrétiens face aux aveugles volontaires


©Shutterstock ©Shutterstock

 

La laïcité est une notion chrétienne. Les Français seraient bien inspirés de redécouvrir sa provenance, en ces temps où elle est mise à mal.

Il ne se passe pas un jour sans qu'un acte violent à connotation religieuse ne défraye la chronique. Face à la recrudescence de ce type d'agression, la majorité des médias ont choisi la réponse du déni, se contentant de parler d'« hyperviolence » sans autre forme de qualificatifs. Pour autant, les Français ne sont pas dupes. Ils appréhendent lucidement que ces événements relèvent d’une violence commise pour motifs religieux.

La gauche orpheline

Comment expliquer cette frilosité des journalistes à interpréter correctement ces agissements ? En fait, trois raisons expliquent ce déni. Il y a d’abord la peur de stigmatiser une religion, l'islam en l'occurrence. Ensuite vient la peur tout court. Enfin, l'absence de logiciel de pensée capable de conceptualiser ces phénomènes nouveaux, absence résultant de l’ignorance théologique partagée par l’ensemble des élites françaises, vient couronner ce triptyque. Ces trois motifs sont à la base de la mise sous le tapis par la bien-pensance politico-médiatique de ces faits de société qu’elle s’obstine à traiter comme de simples faits divers.

Autre énigme à résoudre : comment la gauche laïcarde en est-elle arrivée là ? Ne nous cachons pas derrière notre petit doigt : elle a abandonné la laïcité, qui lui permit jadis de taper sur son adversaire atavique (le catholicisme) tout simplement parce que les classes populaires, son vivier électoral d’origine, l’ont abandonnée. Dès lors, il ne se présentait plus qu’un potentiel électoral disponible pour compléter celui des fonctionnaires : les populations de confession musulmane. Voilà pourquoi elle prend soin d'ignorer et de taire pieusement les violences motivées par des considérations religieuses. D’autant plus que la nouvelle religion montante ne se résignera pas si facilement que le catholicisme de jadis à tendre joue... Comme toujours en politique, les responsables savent se montrer forts avec les faibles (ou les non-violents) et faibles avec les forts.

miércoles, 3 de junio de 2020

Le « visionnaire » Macron ne fait plus rêver…






En 2017, après une manipulation électorale réussie, un homme né dans les cabinets de gauche, mais ami de gens très riches, entrait à l’Élysée. 

Son parti, créé en deux temps trois mouvements, remportait les élections législatives.

L’un et l’autre voulaient chasser les politiciens de l’ancien monde pour remplacer celui-ci par un nouveau monde fait d’unanimité au-delà des partis et des idéologies, rassemblant des hommes et des femmes de gauche et de droite, des représentants de la société civile, compétents dans leur domaine, les uns et les autres emplis d’un enthousiasme réformateur capable de moderniser la France, d’en faire une « start-up nation ».
Trois ans plus tard, les masques, que La République en marche avait pu trouver, alors, pour cacher la réunion des ambitieux et des carriéristes, de gauche, de droite, et de nulle part, qu’aucune conviction, qu’aucune valeur ne réunissaient, sont tombés.
Le pouvoir est à l’Élysée, l’idéologie, renforcée par des ministres progressistes, comme Mme Schiappa, ou Jean-Baptiste Djebarri, est à gauche.
Quelques supplétifs du MoDem, quelques hauts fonctionnaires ou quelques personnalités issues de l’entreprise constituent l’élément décoratif.
Les difficultés sociales sont pour les recrues venues en apparence de la droite.
La constitution des cabinets est supervisée par l’Élysée qui contrôle tout.
Cette omniprésence présidentielle est-elle la marque d’un visionnaire qui sait où il va ?
Non, c’est le signe d’une théâtrocratie narcissique qui, à travers ses virages et ses mirages, parvient avec virtuosité à conduire la France… droit dans le mur.
Le flamboyant réformateur qui prétendait faire de notre pays celui d’une économie dynamique qui crée des « licornes », s’impose dans le numérique et l’intelligence artificielle, et qui rayonne donc à l’international, en est à se vouloir souverainiste pour réimplanter en France les usines basiques qui nous ont manqué face à la crise sanitaire.
Avec une dette qui passera de 100 à 150 %, le poids maintenu d’une fonction publique improductive, inefficace, mais qui entrave en permanence l’action des fonctionnaires opérationnels, et des agents économiques en général, une fiscalité décourageante sauf pour les plus riches, était-ce bien la peine de changer de gouvernement ?

viernes, 21 de junio de 2019

L”’union des droites”, ses champions, son échec programmé




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Un peu de dialectique s’impose. Car cette démarche, dite d’union des droites, est dangereuse pour la France et il faut la contester énergiquement .

Il n’y a de ”droites” qu’autant qu’il y a des gauches.

Or il n’y a plus ni droite ni gauche mais désormais deux clivages différents et essentiels : celui qui oppose les euro-mondialistes aux sociaux-souverainistes d’une part ; et celui qui confronte les conservateurs des valeurs humanistes et les déconstructeurs de ces valeurs d’autre part.
Nicolas Sarkozy, pensant régler son compte à François Bayrou, avait déjà voulu une union de la droite et du centre ; chacun a pu observer les limites de cette démarche, récupérée par le candidat Macron.
La politique faite de petites martingales tactiques est vouée à terme à l’échec.
La France ne peut plus attendre et elle espère désormais un ample mouvement d’union nationale .
Plus de la moitié des citoyens votent blanc ou nul, s’abstiennent ou ne sont même plus inscrits sur les listes électorales.
Dès lors, faire un sondage parmi ceux qui sont considérés comme de droite n’est-il pas fausser la perspective ?
Voire encourager à persévérer dans l’erreur ?
D’ailleurs la droite politique est morte lors des dernières élections européennes.
Qui veut encore l’unir, à qui, et sur quelles idées ?
 Quoi de commun entre les riches retraités ou rentiers de l’ouest parisien, les bobos des centres-villes qui ont voté Bellamy ou Loiseau, et les travailleurs pauvres du sud ou du nord de la France qui ont voté RN ?
On a vu que les Gilets jaunes, respectables dans leur souffrance, leur demande de justice, de liberté et de dignité, ont fait, par leur obstination, par les désordres qu’ils n’ont pas su gérer et qui ont été cyniquement exploités par le pouvoir, renaître le ”parti de la trouille” et de l’ordre à n’importe quel prix .
Droite et cathos ont semble-t-il voté pour Macron, aux antipodes de leurs valeurs catholiques, patriotiques, familiales, culturelles .

viernes, 31 de mayo de 2019

Gauche Onfray et droite Zemmour : même combat ?

 
 

 
L’état de décomposition de la droite française aux dernières élections européennes exige une réflexion politique et idéologique profonde.

Il est évident que, si rien n’est fait d’ici deux ans, Macron sera réélu sur un fauteuil en 2022 (jusqu’en 2027).

J’ai évoqué, dans mon précédent article, les raisons pour lesquelles la France ne s’en relèverait pas.
Il ne faut pas compter, non plus, sur des Pécresse, Bertrand ou autres Larcher pour comprendre la nécessité d’une union des droites.
Quant aux Retailleau et Wauquiez, ils n’auront sans doute pas le courage de faire enfin sauter cette frontière, qui n’est désormais plus que symbolique, entre leur ligne et celle du Rassemblement national.
De son côté, l’isolement et l’image de Marine Le Pen la conduiront avec certitude à l’échec à la prochaine élection présidentielle.
Cette impasse politique pourrait être transcendée par le débat idéologique.
Les penseurs, les intellectuels qui alertent depuis des années doivent se réunir pour dépasser leurs divergences et s’unir sur l’essentiel.
Il est vrai que, lorsque l’on entend les critiques de Michel Onfray sur la dictature européiste maastrichtienne, lorsqu’on lit ses textes décodant l’islamisme et que l’on connaît les thèses que défend Éric Zemmour depuis des décennies, on se dit que, finalement, ce qui les sépare dorénavant est secondaire.