Raphaelle Claisse 3 décembre 2023
Comme
chaque année, le sapin de Noël trône au centre de la place Kléber de
Strasbourg.
Cette année, le 30 novembre, sur les coups de 17 heures, à
l’heure où tous se pressent autour du sapin pour assister au lancement
des illuminations, des militants écologistes de Dernière Rénovation ont
troublé la fête.
Contournant le dispositif de sécurité, l’un d’entre eux
a déployé une banderole « Dernière Rénovation », les deux autres militants ont aspergé de peinture orange les branches inférieures de l’arbre sous les regards interloqués des touristes.
Leur message : dénoncer la COP28 de Dubaï inaugurée le même jour. Sur leur chasuble est inscrit ce slogan : « COP28, criminal gang ». Ils ont été arrêtés par l’intervention d’un agent de la sécurité et par un touriste excédé : « C’est Noël, allez emmerder Macron », a-t-il lancé en arrachant la banderole, selon BFM TV. Les forces de l'ordre sont arrivées rapidement et les militants se sont laissés interpeller sans opposer aucune résistance.
Haut de près de 30 mètres, enguirlandé de quelque 7 kilomètres de
câbles électriques, ce conifère fait la fierté du Christkindelsmärik
(marché de l’Enfant Jésus). Sa renommée le précède. En 2022, ce ne sont
pas moins de 2,8 millions de visiteurs, selon les estimations de la
ville, qui ont foulé les pavés de ce marché de Noël. Un record de
fréquentation pour cette capitale de Noël !
Ce sapin avait résisté, en 2020 à l’idéologie écologiste. En effet,
alors que le maire de Bordeaux Pierre Hurmic (EELV) décidait de
remplacer « l’arbre mort »
traditionnel du centre-ville par un sapin en verre recyclé, le maire de
Strasbourg Jeanne Barseghian (EELV) avait réitéré son souhait de maintenir la tradition strasbourgeoise née en 1570. Mais cette fois-ci, les activistes écolos ont eu raison de l’arbre de Noël. Leur acte autoqualifié de « résistance civile non violente » s’apparente plutôt à un acte de vandalisme.
Hélène Laporte : « Ça n’a rien d’écologique, comme réaction »