par | 23 Avr 2024 |
Mes chères impertinentes, chers impertinents,
Je ne suis pas contre les « vieux », parce que je ne suis pas contre mes beaux-parents ou mes parents !
Je ne suis pas « pour » que l’on retire des sous à ceux qui ont cotisé pendant des années et « n’ont rien volé » car « j’ai travaillé toute ma vie ».
Certes.
Mais cela c’est de l’émotionnel et du personnel .
Ce n’est pas de l’économie et de l’équilibre budgétaire.
Le mensonge du salaire différé.
J’en parlais hier dans ma vidéo hebdomadaire. A gauche il est de bon ton d’expliquer que les cotisations, impôts et taxes sont du « salaire différé ». C’est intellectuellement vrai si vous mettez cet argent de côté dans des systèmes de capitalisation qui intellectuellement aussi, peuventvêtre privés… ou publics. Rien n’interdit que la sécurité sociale fonctionne comme un organisme de capitalisation mais public par exemple. Si vous mettez les sous collectés de côté pour les redonner plus tard (à la retraite) alors, oui c’est un salaire différé.
Si vous ne mettez pas ces sous de côté, et que vous faites de la « répartition » en donnant aujourd’hui les sous alors il n’y a pas de salaire, il y a juste une promesse qu’il y aura autant de gens demain pour verser des cotisations pour les retraités de demain que pour ceux d’aujourd’hui.
Le mensonge est énorme car on fait croire que c’est un salaire différé (pour justifier le montant ahurissant des cotisations), alors que c’est une promesse de retraite future assise sur… du vent et de l’argent qui n’existe pas.
Nous payons tout avec de l’argent que nous n’avons pas !
Tout ce que nous finançons, à commencer par les retraites des… fonctionnaires qui sont financées par le budget de l’Etat, nous le payons avec de l’argent que nous n’avons pas.
Nous indexons les pensions de retraités qui ont de « grosses » pensions (ils n’ont rien volé nous sommes bien d’accord) et ils disposent de l’abattement fiscal de 10 % au titre des frais… professionnels que par définition ils n’ont plus puisqu’ils ne travaillent plus. C’est un peu comme la prime des charbon (qui n’existe plus) des cheminots alors que les trains étaient électriques.
Alors que le gouvernement va chercher des sous, beaucoup de sous, et je vous le dis depuis des années, il sera inévitable qu’à un moment ou un autre les retraités soient mis à contribution.
Que cela plaise ou non, ce qui coûte cher ce n’est pas le RSA (si on regarde les grandes masses) mais les retraites !
Le budget retraite est de 340 milliards d’euros par an.
Si vous n’augmentez pas de l’inflation avec une inflation de 3 % c’est 10 milliards d’économie l’année prochaine.
Si vous supprimez l’abattement de 10 % sur tous les retraités qui ne travaillent plus c’est beaucoup d’impôts sur le revenus supplémentaires, plusieurs milliards aussi.
Avec ces deux mesures, vous n’allez pas envoyer les anciens vers la misère. Surtout si les désindexations concernent les plus « riches » disons au-dessus de 2 500 euros.
Vous allez me dire que c’est injuste.
Bien sûr que c’est injuste.
Que c’est méchant.
Bien sûr que c’est méchant.
Mais entre la faillite de l’Etat et la mise à contribution des anciens, que croyez-vous que l’Etat choisira ?
Et la petite musique préparatoire commence.
Vous vous souvenez de la mission d’Attal sur la taxation des rentes ?
Et bien regardez cette tribune dans le Monde (source ici).
Dette publique : « Nous proposons de mettre davantage à contribution les retraités, pour des raisons d’efficacité économique et de justice sociale »
Un collectif de cinq économistes plaide, dans une tribune au « Monde », pour la désindexation des pensions de retraite et la suppression de l’abattement de 10 % sur leur imposition.







