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lunes, 10 de febrero de 2025

"Grande démission" dans la gendarmerie ? "Le bateau coule mais on n’est pas écouté"


  Ils sont des milliers de gendarmes à avoir rejoint un groupe Facebook privé où ils peuvent exprimer leur mal-être au travail et échanger des conseils pour démissionner. 
 
« L’institution a tellement changé que je ne la reconnais plus. » 
 
C’est avec « un goût amer dans la bouche » que François a quitté la gendarmerie au 1er juin 2024. « J’aurais dû aller au moins jusqu’à mes 50 ans mais la force m’a manquée », explique l’ex-adjudant aux 27 ans de services, dans une publication likée par 300 membres du groupe Facebook privé « GIE : Côté démission ». Dégradation des conditions de travail, manque de considération de la hiérarchie envers la base, accumulation de réformes controversées…  Les échanges qu’Enquêtes d’actu a pu consulter durant plusieurs mois, révèlent un malaise dont nous avons voulu mesurer l’ampleur. 
 Une tâche pas si aisée, statut militaire oblige. La plupart des gendarmes ayant publié sur le groupe Facebook et que nous avons cherché à joindre, ont décliné nos demandes d’entretien. Sans doute par crainte d’enfreindre leur devoir de réserve et de se voir sanctionné. Démissions dans la gendarmerie : un groupe Facebook de 22 000 membres. 
Créé en janvier 2024, GIE : Côté démission est un groupe privé comptant près de 22 000 inscrits. L’équivalent d’un cinquième des effectifs d’active de la gendarmerie.

martes, 16 de mayo de 2023

“La gendarmerie nationale est malade de ces officiers qui ne font aucun cas de l’humain, qui n’ont pour beaucoup d’entre eux que de l’indifférence à l’égard de ceux qui leur sont subordonnés”, par le Capitaine (ER) Hervé Moreau


 

Chers amis,

J’ai reçu un grand nombre de messages privés émanant de gendarmes me remerciant des quelques mots que j’avais écrit en la mémoire de notre petite sœur d’arme tragiquement disparue et je vous remercie à mon tour pour les nombreux messages de condoléances et de sollicitude adressés à sa famille.

Je me dois également de vous dire que j’ai également reçu des messages d’officiers très « supérieurs » niant la responsabilité de la gendarmerie nationale dans le suicide de cette jeune femme. Leurs arguments faisant référence à de probables problèmes de santé ou sentimentaux sont toujours les mêmes et ils m’indignent au plus haut point, me faisant les mépriser encore davantage s’il était possible.

J’affirme et je maintiens que nombre des drames dont il est question est imputable à un encadrement qui n’est pas à la hauteur de ses responsabilités. La gendarmerie nationale est effectivement malade de ces officiers qui ne font aucun cas de l’humain, qui n’ont pour beaucoup d’entre eux que de l’indifférence à l’égard de ceux qui leur sont subordonnés. Ils ignorent tout de ce qui constitue l’essence même du commandement. Ils ignorent tout du sens de l’humain, de l’exemplarité et du courage qui font les vrais chefs. Ceux-là sont incapables de soutenir et d’encourager. Ils ignorent ce que signifie tirer vers le haut, rayonner par l’exemple, encourager d’un regard, d’un sourire bienveillant ou d’un simple mot.

Le rapport de la Cour des Comptes publié en avril et relatif aux démissions prévalant au sein de la gendarmerie nationale est accablant. En 2021, il s’est agi de 15078 départs dont le mien. Les chiffres seront sans doute pire encore pour 2022 lorsqu’ils seront rendus publics. Les causes sont multiples et je les ai déjà explicitées : laxisme de la justice et certitude de travailler pour rien, concurrence des polices municipales, traitements financiers insuffisants au regard de la difficulté et de la dangerosité du métier, impopularité croissante au regard d’exactions imputables à quelques-uns mais subies par tous. Impopularité encore au regard des accusations de soumission à un pouvoir politique jugé toujours plus illégitime, en rupture avec le devoir premier de protection de la population.

viernes, 16 de junio de 2017

« Agression » de NKM :

Le 16/06/2017
 

Agression NKM Montage Etat Système
 
 
L’extraordinaire battage politique et médiatique mené autour du malaise ressenti par NKM lors d’un tractage électoral est un montage d’Etat. Tout le système s’est mobilisé pour monter un spectacle républicain qui, au même titre que le petit Grégory, détourne l’attention du public.

Dans l’agression prétendument subie par NKM hier matin sur un marché du cinquième arrondissement de Paris, il y a des choses sûres et des éléments troubles.
 Les éléments d’incertitudes sont les faits, les choses sûres sont l’extraordinaire relation qu’en ont fait les médias et la morale qu’en a tirée la classe politique « unanime » et « horrifiée » : ce qui s’est passé (quoi ?) est « inadmissible en démocratie ».
  
Quelques faits établis après « l’agression » de NKM

D’abord les éléments établis.
Deux journalistes de l’AFP au moins étaient présents sur les lieux.
Très peu de temps après « l’agression », ils l’ont relatée, des photos et un texte ont été mis en ligne et repris par tous les médias sur le web.
 Les titres et le contenu affirmaient l’agression par un homme d’une cinquantaine d’année, la chute consécutive et corrélée de NKM à terre, les insultes proférées par l’agresseur (« bobo de merde » et d’autres échanges verbaux avec un haut niveau de décibels), sa fuite immédiate en courant vers la bouche de métro la plus proche.

Les photos montraient d’une part un chauve en chemise à carreau de dos prenant les tracts de NKM et celle-ci levant la main, de l’autre NKM à terre, en plan large et en plan plus resserré avec un homme jeune en train de l’examiner.

Quelques questions sur « l’agression » de NKM

Plusieurs questions venaient immédiatement à l’esprit.
Sur un marché, surtout quand on est une femme, surtout aussi en vue et controversée que NKM, on ne tracte pas seule.
Si agression il y a eue, où est l’équipe de NKM ?
 Que faisait-elle ?

miércoles, 9 de noviembre de 2016

Les " policiers en colère" créent leur association mais les syndicats "débordés" ne se sentent pas "discrédités"

Le 09/11/2016


Les puissants syndicats de la police avouent avoir été débordés par le mouvement de colère des policiers mais ne sentent pas du tout "discrédités" et se sentent toujours "dans le coup".
  Le 09 novembre à 17h53 
Les puissants syndicats de la police avouent avoir été débordés par le mouvement de colère des policiers mais ne sentent pas du tout "discrédités" et se sentent toujours "dans le coup". PHOTO/Michel Clementz
 

Des policiers ont déposé les statuts d'une association "apolitique" et "asyndicale" baptisée "Mobilisation des policiers en colère", visant notamment à déclarer rapidement une manifestation "nationale", a-t-on appris mercredi de source policière.

"Les statuts de l'association ont été déposés en préfecture et sont en cours de validation", a annoncé l'association sur sa page Facebook.
 Depuis le 17 octobre, les policiers manifestent régulièrement à travers la France pour protester contre le manque de moyens et le "laxisme" de la justice.
Mardi, plusieurs centaines de policiers ont une nouvelle fois manifesté dans plusieurs villes, un mois jour pour jour après l'attaque aux cocktails Molotov contre quatre agents à Viry-Châtillon (Essonne), à l'origine de ce mouvement de grogne.
Pour calmer la colère des policiers, le ministre de l'Intérieur avait annoncé le 26 octobre une enveloppe de 250 millions d'euros et des mesures concernant notamment la légitime défense.
"La mobilisation ne s'est pas essoufflée, elle se construit", avait déclaré dimanche Maggy la présidente de l'association sur sa page Facebook, affirmant que la création de l'association visait "à crédibiliser aux yeux de l'administration ces 18 jours de manifestation qui sont restés sans réponse". L'association a

"pour but d'être une force de proposition indépendante du champ politique et syndical policier; recueillir et porter les doléances de policiers, fédérer autour d'une conception commune et idéale de la profession, et générer une dynamique de rassemblement et d'adhésion autour des revendications"

, a détaillé la présidente.
Cette création intervient quelques jours après la convocation jeudi à l'Inspection générale de la police nationale (IGPN) de Guillaume Lebeau, un leader des manifestations policières qui durent depuis plus de trois semaines.

martes, 26 de noviembre de 2013

Défiance: 90% des salariés de Libération demandent le départ de Nicolas Demorand et de la direction actuelle

20:03



Cette motion réclame "le départ des deux coprésidents du directoire (Nicolas Demorand et Philippe Nicolas) afin de rendre possible la mise en place d'un vrai projet de développement et d'un plan d'économies légal et crédible".

domingo, 3 de noviembre de 2013

Expulsions : panique au gouvernement avant la rentrée des lycéens

Publié le 03-11-2013 à 07h43
Par Julien Martin

Manifestation pour le retour de Leonarda et Khatchik, le 19 octobre 2013, à Paris. (PHOTOPQR/LE PARISIEN/Maxppp)

Manifestation pour le retour de Leonarda et Khatchik, le 19 octobre 2013, à Paris. (PHOTOPQR/LE PARISIEN/Maxppp)

Hollande a une peur bleue que les élèves ne redescendent dans la rue pour réclamer le retour de Leonarda et Khatchik. Avec Valls, Hamon et Peillon, il a tenté d'éteindre l'incendie.

Faut-il que l'heure soit grave ! Même Manuel Valls s'y est mis.
Droit dans ses bottes, l'impétueux ministre de l'Intérieur a été contraint de faire du Hollande.
Un pas en arrière ! A la fin de la semaine dernière, consigne a été donnée aux préfets de ne plus expulser les familles d'enfants scolarisés.
 Discrètement, sans que jamais cela soit dit autrement que de vive voix.
 Valls espère ainsi desserrer l'étau dans lequel se trouve pris le gouvernement tout entier.

viernes, 1 de noviembre de 2013

La dissolution du 110è RI de Donaueschingen est officielle.

080514-A-4713F-004

Un article de Quentin Michaud le Jeudi, 31 octobre, 2013 ·

Le ministère de la Défense l’a annoncé aujourd’hui.

C’est une mauvaise nouvelle qui fait grincer des dents une fois de plus dans les rangs de l’armée.
 C’est désormais confirmé, le 110è régiment d’infanterie, basé à Donaueschingen sera dissous l’année prochaine.
Le ministère de la Défense évoque « des choix difficiles quant aux formats de nos forces » tant la crise budgétaire pèse aujourd’hui sur les armées.
Officialisé seulement aujourd’hui, la Défense explique qu’il s’agissait de « s’assurer d’échanges préalables approfondis avec nos partenaires allemands ».

martes, 29 de octubre de 2013

Les policiers manifesteront leur mécontentement le 5 novembre à Marseille .


La grogne s’étend chez les policiers nationaux.

Les motifs d’insatisfaction ne manquent pas.
 Diminution par deux de la prime de risque pour les agents de sécurité, manque de moyens (véhicules, armes en nombre insuffisant ou hors service, tels la plupart des pistolets à impulsion électrique du commissariat d’Avignon), locaux vétustes et sales et même une pénurie récurrente de papiers toilette… (?)

martes, 13 de agosto de 2013

Manuel Valls saborde la réforme pénale de Christiane Taubira.

Le Monde.fr | • Mis à jour le |

 Par


Christiane Taubira et Manuel Valls, ministère de l'Intérieur, le 3 janvier.
Christiane Taubira et Manuel Valls, ministère de l'Intérieur, le 3 janvier. | DENIS ALLARD/REA

Les relations entre le ministre de l'intérieur et la garde des sceaux sont extrêmement tendues. Manuel Valls a envoyé une note, jeudi 25 juillet, au président de la République, pour torpiller la réforme de la procédure pénale portée par Christiane Taubira.

Il n'en a rien dit à sa collègue, qui a découvert le courrier avec stupéfaction pendant la polémique autour des condamnés de Dreux laissés en liberté.

martes, 16 de julio de 2013

Le PS ne suscite aucun désir .

 

 
Charlotte Chaffanjon
Le Point.fr - Publié le

Le parti majoritaire ne parvient pas à trouver sa place dans le paysage. Les socialistes désignent un coupable : le patron, Harlem Désir.

Il y a un sujet qui met d'accord tous les socialistes, ou presque. Et c'est contre lui. Harlem Désir. Voilà un nom qui déclenche soupirs d'exaspération, yeux levés au ciel, longs silences ou rires amers. Au choix. Le premier secrétaire du PS, élu en octobre dernier lors du congrès de Toulouse, n'est pas parvenu à être le rassembleur qu'aurait souhaité faire de lui François Hollande. Il ne divise pas non plus. Au mieux il indiffère. Au pire il agace.
Les reproches volent en escadrille dans les rangs des parlementaires, députés et sénateurs. Et chez les dirigeants du parti, qui, hormis un petit groupe de privilégiés, ne parviennent pas à communiquer avec le patron. Harlem Désir serait trop fermé à la discussion, trop mollasson