11 décembre 2019
Décidément, le nouveau monde, annoncé à grand renfort de promesses par celui qui n’était pas encore Jupiter mais seulement le jeune et peu connu encore Emmanuel Macron, ressemble beaucoup à l’ancien.
S’il fallait ne retenir qu’une seule promesse du candidat Macron, la « moralisation » de la vie politique décrocherait la première place.
La loi portée par François Bayrou n’aura été qu’une réponse à l’affaire Fillon.
Car depuis, les choses n’ont guère évolué.
Si le personnel politique s’est beaucoup rajeuni, au point que certains cadres ressemblent plus à de grands collégiens, parfois immatures, qu’à des cadres aguerris, l’intégrité de certains des nouveaux caciques de la nouvelle équipe de dirigeants reste largement à démontrer.
D’ailleurs, cette observation a pu être faite dès les prémices du quinquennat à l’égard des plus éminents représentants de ce nouveau pouvoir et des plus emblématiques soutiens du Président.
Tout avait commencé avec les soupçons de détournements de fonds de l’Union européenne par les maîtres du MoDem, Bayrou, Sarnez et Goulard, en charge des plus hautes responsabilités du gouvernement.
Thierry Solère, un rallié de la dernière heure, après des soupçons de corruption dès les premières heures de la collaboration, au sujet de sa nomination au poste de questeur de l’Assemblée, se vit mis en examen pour fraude fiscale, détournement de fonds publics et trafic d’influence.
Au printemps 2017, Richard Ferrand fut, l’espace d’un mois, ministre de la Cohésion des territoires, puis il démissionna avant d’être, tout récemment, mis en examen du chef de prise illégale d’intérêts.