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miércoles, 18 de diciembre de 2019

Delevoye, Rugy, Nyssen… la valse des ministres sous Emmanuel Macron


 

Jean-Paul Delevoye est le 16e ministre partant depuis le début de la présidence Macron en mai 2017. LP/Infographie. LP/D. Goldsztejn, A. Journois, G. Georges, J.-N. Guillo, J.-B. Quentin, Y. Foreix.

Par Didier Micoine
Le 16 décembre 2019 
 
Avant Jean-Paul Delevoye, sept ministres avaient été contraints à la démission depuis le début du quinquennat d’Emmanuel Macron.
 
Être ministre est par définition une fonction à durée limitée.
Mais c'est encore plus vrai dans le nouveau monde cher à Emmanuel Macron.
Jean-Paul Delevoye est le 16e ministre partant depuis le début du quinquennat.
Parmi ces départs, certains ont été volontaires (notamment ceux de Gérard Collomb, Nicolas Hulot ou Benjamin Griveaux), mais huit ont été contraints.
 
Ferrand et les Mutuelles de Bretagne.
Tout juste nommé ministre de la Cohésion des territoires, Ferrand est épinglé par le Canard enchaîné qui révèle qu'en 2011 les Mutuelles de Bretagne, qu'il dirigeait alors, avaient décidé de louer des locaux commerciaux appartenant à sa compagne.
L'enquête est d'abord classée sans suite, mais après une nouvelle plainte, Ferrand sera mis en examen pour « prise illégale d'intérêts ».
Il reste président de l'Assemblée nationale.
 
Les assistants parlementaires du MoDem.
 François Bayrou n'aura été garde des Sceaux qu'un mois.
Il est contraint de démissionner dès juin 2017, avec Sylvie Goulard et Marielle de Sarnez.
 En cause : l'ouverture d'une enquête préliminaire pour « abus de confiance » dans une affaire d'emplois présumés fictifs au Parlement européen.
Goulard et Sarnez seront mises en examen pour « détournement de fonds publics » les 29 novembre et 4 décembre derniers.
Le 6 décembre, Bayrou l'est à son tour pour « complicité de détournement de fonds publics ».
 
Les impôts de Flessel.

jueves, 13 de diciembre de 2018

Xavier Raufer après l’attentat de Strasbourg : « De Taubira en Belloubet, de Cazeneuve en Castaner, zéro résultats en matière de lutte contre la terreur, le crime, les hybrides »

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« De Taubira en Belloubet, de Cazeneuve en Castaner, zéro résultats en matière de lutte contre la terreur, le crime, les hybrides », nous indique le criminologue Xavier Raufer, à qui nous avons demandé son analyse, suite à l’attentat islamiste de Strasbourg, mais aussi à la mobilisation policière et répressive hors norme en marge des Gilets jaunes.
 
Voici son analyse :

Strasbourg : comme toujours, l’assassin est un hybride terreur-crime, issu d’un des quartiers hors-contrôle de la ville.
Retour au point de départ.
Qu’a dit le nouveau ministre de l’intérieur, M. Castaner, à son arrivée place Beauvau ?
Analyse critique.
 
« Reconquérir, mètre carré par mètre carré, la souveraineté républicaine ».
Quel aveu. Elle est donc perdue, cette souveraineté ? Du fait de qui ? Ca remonte à quand ?
 
• « Quand vous mettez trente policiers de plus dans un quartier, ça change tout« .
Oh que non. Ce propos reflète une classique illusion policière, l’afflux policier faisant jouer l’effet de déplacement – et courir les policiers après des voyous plus mobiles et flexibles qu’eux.
 
« Partout où l’on voit que la République recule, il faut agir«
 . Triste logique réactionnaire-statique : réprimer le crime n’est pas attendre que le pire advienne, ni courir derrière les réseaux sociaux et les médias ; c’est anticiper, prévenir.
Sinon, nulle allusion aux bandes, d’usage ethnique, formant 80% du problème de sécurité publique en France.
Ainsi, la police-Castaner semble vouée à combattre des fantômes.
Au total, nulle stratégie de sécurité claire mais des propos convenus, de la continuité banale. 
 
Dans les quartiers hors-contrôle, les armes grouillent