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sábado, 1 de marzo de 2025

Un tribunal stoppe le projet de l’A69 : la folie écolo s’institutionnalise…

Capture écran TF1 
 
 Capture écran TF1

 

 

Le collectif « La voie est libre », en la personne de son porte-parole, a montré son enthousiasme dans une conférence de presse triomphale : le tribunal administratif de Toulouse vient d’ordonner la suspension des travaux de la future autoroute A69 qui doit relier Toulouse à Castres, « pour raisons environnementales ». 

Les écolos peuvent être bien contents, en effet, mais il y a fort à parier qu’ils seront les seuls. 

L’État avait déjà engagé 300 millions de nos euros pour ce projet, sur les 450 prévus. La nouvelle autoroute devait être inaugurée à la fin de l’année 2025. 1.000 salariés vont perdre leur emploi du jour au lendemain, comme le rappelle sur X le député du Tarn Jean Terlier. De manière générale, tous les représentants de l’État sont indignés : les élus locaux estiment que l’arrêt des travaux coûterait plus d’un milliard d’euros, alors même que la moitié des ouvrages d’art sont réalisés. Interrogé sur France Info, le ministre Agnès Pannier-Runacher dit soutenir l’appel que va interjeter l’État. Et même la socialiste Carole Delga, présidente de la région Occitanie, est contre cette interruption.

Relier le Tarn à Toulouse

L’objectif de cette autoroute n’est pas le « gain de temps dérisoire de vingt minutes » complaisamment fustigé par les détracteurs du projet. Il s’agit, en réalité, de relier le Tarn à Toulouse, à la manière d’un vaisseau sanguin. Quiconque a déjà vécu dans le Midi ou même simplement traversé ses villes moyennes et ses villages ne peut que constater l’évidence : les grandes métropoles (Toulouse, Bordeaux, Montpellier, Nîmes) ont capté l’essentiel des ressources, tandis que les campagnes (« la ruralité », « les territoires », disent-ils) sont en train de crever. Le spectacle désolant de grandes maisons abandonnées, de magasins fermés depuis des décennies, de centres-villes déserts brise le cœur. Qu’ils y aillent voir, les écolos, comment on vit à Castres, à Albi ou à Carcassonne ! Contre l’autoroute, nos écolos ont proposé un développement du réseau ferroviaire et de la route nationale existante. Des sparadraps. Ils n’ont pas compris l'ampleur du problème. Ce n’est pas leur affaire.

« Il y aura un avant et un après », disent les fanatiques. C’est tout à fait vrai, car c’est la première fois que des juges, élus par personne, entravent l’action d’élus locaux dépositaires de la légitimité populaire.

lunes, 29 de abril de 2024

Autoroute sans péage, arnaque au virage

autoroute

 

Il est bien loin, le temps de la nationale 7 chantée par Charles Trenet. 

C’était l’époque où les autoroutes n’existaient pas et où les morts sur la route se comptaient par dizaines de milliers, chaque année. Pour améliorer la circulation et la sécurité, il fut décidé de construire des autoroutes.

Elles n’ont pas le charme des nationales bordées de platanes, mais reconnaissons qu’elles sont plus sûres. Au début de l’ouverture des premières autoroutes dans les années soixante, les péages n'étaient censés être que des dispositions temporaires. C'est avec cette promesse qu'en juillet 1961 était ouverte la première autoroute payante. Hélas, en France, les promesses politiques n’engagent que ceux qui les reçoivent. Évidemment, les autoroutes sont toujours restées payantes et l’octroi est loin d’être insignifiant. Leur privatisation n’a rien arrangé et a été l’objet de polémiques justifiées, car l’État aurait bradé à trois exploitants des équipements très rentables.

Aujourd’hui, sous prétexte de fluidité et du sacro-saint « geste pour la planète », les sociétés gérantes des autoroutes remplacent le péage physique par un système kafkaïen à la limite du piège à gogos. Elles appellent cela « le péage en flux libre » - comme c’est beau… La A79 a été conçue ainsi et la A14 va s’y soumettre dès le mois de juin de cette année, pour s’étendre progressivement à toutes les autoroutes de France.

jueves, 27 de abril de 2023

Bernard Carayon attaque : « Nous réclamons le droit à l’autodétermination ! »


 

Marc Baudriller 26 avril 2023

Avocat, maire de Lavaur (Tarn), ancien député RPR puis UMP du Tarn, Bernard Carayon a vu déferler, à 15 km de sa ville, ce samedi 18 février, les manifestants opposés à la construction de l’autoroute A69 qui doit relier Toulouse et Castres. Parmi les organismes appelant à manifester, ceux qui se sont illustrés à Sainte-Soline, comme Les Soulèvements de la Terre. Interview.

Marc Baudriller. Vous défendez bec et ongles ce projet d'autoroute qui divise et irrite. Pourquoi ?

Bernard Carayon. Cette autoroute est un atout important pour les milieux économiques, en particulier les laboratoires Pierre Fabre. Pierre Fabre est resté dans le Tarn par patriotisme local, lui-même a toujours été un partisan acharné de l’autoroute. Je me suis battu pour ce projet. Carole Delga, la présidente PS du conseil régional et Christophe Ramond, le président du conseil départemental du Tarn, ont rejoint le cortège des soutiens. On voit donc un véritable consensus politique dans l’axe républicain qui exclut les Verts et les Rouges.

M. B. Votre ville de Lavaur est le siège des laboratoires Pierre Fabre, premier employeur de la ville. Les manifestants avaient affiché ce slogan : « Pierre Fabre, le green-washing ne lavera pas tes mains sales. » Comment les habitants et les salariés réagissent-ils ?

B. C. Les zadistes et leurs alliés écolos bourgeois nous prennent pour des ploucs. Ils vivent dans les grandes métropoles urbaines et, à ce titre, ils bénéficient de taxis G7, de lignes TGV, d’aéroports internationaux, du métro... Bref, ils ont tout et nous n’aurions rien ? Le combat de l’autoroute au sud du Tarn est un combat autour des trois principes de la République : la liberté, l'égalité et la fraternité. Nous n’avons pas besoin de leur eschatologie écologiste pour savoir que la protection de l’environnement passera, demain, par la croissance industrielle : nous trouverons demain les moyens d’une transition environnementale.

M. B. Selon Corinne Lepage, cette autoroute A69 est une absurdité et nous devrions abandonner les projets d’autoroute comme aux Pays-Bas.

B. C. Aux Pays-Bas, la concentration d’autoroutes est phénoménale. Je comprends qu’ils aient arrêté. C’est comme si on voulait rajouter des voies rapides en Bretagne déjà traversée par des autoroutes gratuites. L’exemple des Pays-Bas est très mauvais. Et comment peut-on faire confiance à Mme Lepage qui, dans sa carrière, a toujours servi des intérêts étrangers avant les intérêts nationaux, en particulier sur la question du nucléaire où elle a été l’avocate de la ville de Genève. Elle défend des ONG environnementales pilotées par des intérêts anglo-saxons : je ne crois pas à la sincérité de son engagement national.

M. B. Sandrine Rousseau parle d’un « projet imbécile »...

viernes, 24 de marzo de 2023

De quoi financer les retraites ! Autoroute, le gouvernement reconnait que nous avons été couillonnés !



 par | 24 Mar 2023 |

Le ministre Bruno Le Maire a reconnu que les calculs de rentabilité pour les actionnaires remontant à la privatisation des autoroutes en 2006 n’avaient « pas été bons ».

Le gouvernement a demandé au Conseil d’État de quelle manière il serait possible de raccourcir « de quelques années » la durée des concessions de certaines sociétés autoroutières, qui ont été plus rentables que prévu, a indiqué mercredi le ministre de l’Économie Bruno Le Maire, voulant « éviter toute rente ». Il a reconnu devant les commissions des Finances et du Développement durable de l’Assemblée nationale que les calculs de rentabilité pour les actionnaires remontant à la privatisation des autoroutes en 2006 n’avaient « pas été bons ».

Sérieux ?

Cela fait des années que nous sommes très nombreux à dire que ce qu’il s’est passé avec la privatisation des autoroutes est du vol en bande organisée de la nation, du bien commun.

 

 

Le pire c’est le titre du journal le Monde.

sábado, 28 de enero de 2023

[Tribune] Stop à l’augmentation des péages : rendons leur argent et leur patrimoine aux Français !


 
 
 
 Julien Odoul 27 janvier 2023
 
Un article du Canard Enchaîné en date du 25 janvier 2023 nous renseigne sur le rapport commandé par le ministère de l’Économie, des finances et de la relance en février 2021 au sujet du « modèle économique des sociétés concessionnaires d’autoroutes (CSA) ».
 
 On y apprend notamment les profits colossaux empochés par les concessionnaires de routiers, au point de préconiser la réduction des tarifs de 60 % sur près des deux tiers du réseau.

Ce rapport confidentiel, rédigé conjointement par l’Inspection générale des finances (IGF) et par le service d’inspection du ministère de l’, a tout bonnement été enterré par Bruno Le Maire, sans doute mal à l’aise avec le diagnostic : les gestionnaires des deux plus importants réseaux routiers connaissent « une rentabilité très supérieure à l’attendu » de près de 12 %.

Ce constat illustre l’échec cuisant de la privatisation des autoroutes mise en place en 2006 par Dominique de Villepin et son directeur de cabinet Bruno Le Maire. Ainsi, depuis 2006, la hausse des a presque toujours été supérieure à l'inflation, alors que les dividendes des actionnaires sont en augmentation constante. Dans le même temps, à l’heure où le pouvoir d’achat des Français est en chute libre, la moyenne des tarifs des autoroutiers va, elle, bondir de 4,75 % à partir du 1er février.

viernes, 19 de abril de 2019

Le pactole à 15 milliards d’euros offert par François Hollande aux autoroutiers


 


En 2015, les sociétés d’autoroutes se sont engagées à réaliser pour 3,2 milliards d’euros de travaux d’amélioration du réseau d’ici 2024. Illustration LP/Olivier Boitet

|Vincent Vérier| 19 avril 2019
 
La Cour des comptes a calculé que le plan de relance autoroutier signé en 2015 entre l’Etat et les sociétés d’autoroutes va leur rapporter cinq fois plus que leurs mises.
 
Les magistrats recommandent un rééquilibrage.
 
Un jackpot de 15 milliards d’euros pour les concessionnaires d’autoroutes.
Le référé de la Cour des comptes, publié ce jeudi, épingle l’Etat et son plan de relance autoroutier (PRA).
Signé en 2015 entre François Hollande et son gouvernement d’un côté et les concessionnaires autoroutiers de l’autre, déjà très contesté à l’époque, il consent un allongement d’un à plus de trois ans de la durée des concessions.
En échange, les sociétés d’autoroutes, comme Vinci, Eiffage et Abertis, doivent réaliser pour 3,2 milliards d’euros de travaux d’amélioration du réseau d’ici 2024.
Pour l’Etat, ce plan doit relancer l’économie et notamment le secteur du BTP.
À la clé, la création de plusieurs milliers d’emplois.
Sauf que la Cour des comptes a fait ses calculs.
Aux 3,2 milliards d’euros d’investissement pour élargir certains tronçons autoroutes, rénover des ouvrages d’art ou reconfigurer des échangeurs, les concessionnaires vont récupérer une quinzaine de milliards d’euros de recettes supplémentaires grâce à des concessions plus longues.
Soit un euro investi pour presque cinq euros gagnés.
 
L’Etat a payé deux fois les mêmes travaux !