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lunes, 29 de abril de 2024

Autoroute sans péage, arnaque au virage

autoroute

 

Il est bien loin, le temps de la nationale 7 chantée par Charles Trenet. 

C’était l’époque où les autoroutes n’existaient pas et où les morts sur la route se comptaient par dizaines de milliers, chaque année. Pour améliorer la circulation et la sécurité, il fut décidé de construire des autoroutes.

Elles n’ont pas le charme des nationales bordées de platanes, mais reconnaissons qu’elles sont plus sûres. Au début de l’ouverture des premières autoroutes dans les années soixante, les péages n'étaient censés être que des dispositions temporaires. C'est avec cette promesse qu'en juillet 1961 était ouverte la première autoroute payante. Hélas, en France, les promesses politiques n’engagent que ceux qui les reçoivent. Évidemment, les autoroutes sont toujours restées payantes et l’octroi est loin d’être insignifiant. Leur privatisation n’a rien arrangé et a été l’objet de polémiques justifiées, car l’État aurait bradé à trois exploitants des équipements très rentables.

Aujourd’hui, sous prétexte de fluidité et du sacro-saint « geste pour la planète », les sociétés gérantes des autoroutes remplacent le péage physique par un système kafkaïen à la limite du piège à gogos. Elles appellent cela « le péage en flux libre » - comme c’est beau… La A79 a été conçue ainsi et la A14 va s’y soumettre dès le mois de juin de cette année, pour s’étendre progressivement à toutes les autoroutes de France.

sábado, 28 de enero de 2023

[Tribune] Stop à l’augmentation des péages : rendons leur argent et leur patrimoine aux Français !


 
 
 
 Julien Odoul 27 janvier 2023
 
Un article du Canard Enchaîné en date du 25 janvier 2023 nous renseigne sur le rapport commandé par le ministère de l’Économie, des finances et de la relance en février 2021 au sujet du « modèle économique des sociétés concessionnaires d’autoroutes (CSA) ».
 
 On y apprend notamment les profits colossaux empochés par les concessionnaires de routiers, au point de préconiser la réduction des tarifs de 60 % sur près des deux tiers du réseau.

Ce rapport confidentiel, rédigé conjointement par l’Inspection générale des finances (IGF) et par le service d’inspection du ministère de l’, a tout bonnement été enterré par Bruno Le Maire, sans doute mal à l’aise avec le diagnostic : les gestionnaires des deux plus importants réseaux routiers connaissent « une rentabilité très supérieure à l’attendu » de près de 12 %.

Ce constat illustre l’échec cuisant de la privatisation des autoroutes mise en place en 2006 par Dominique de Villepin et son directeur de cabinet Bruno Le Maire. Ainsi, depuis 2006, la hausse des a presque toujours été supérieure à l'inflation, alors que les dividendes des actionnaires sont en augmentation constante. Dans le même temps, à l’heure où le pouvoir d’achat des Français est en chute libre, la moyenne des tarifs des autoroutiers va, elle, bondir de 4,75 % à partir du 1er février.