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domingo, 24 de marzo de 2024

L'OTAN, c'est la guerre


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 « Amener les Serbes à l'obéissance. Les bombardements massifs ouvrent la porte à la paix »

 

🇷🇺 DÉCLARATIONS DE MARIA ZAKHAROVA (24 Mars 2024).
Il y a 25 ans, l’aviation de l’OTAN démontrait au monde entier ce que signifie réellement « intervention humanitaire ». C'est ce terme qui a été utilisé par les dirigeants des États-Unis et de l'OTAN pour lancer des attaques de… pic.twitter.com/ahA7uLg4mQ

— Pascal Laurent (@Pascal_Laurent_) March 24, 2024 >

 

sábado, 3 de junio de 2023

Ferme ta gueule zelensky, pas besoin de traducteur



viernes, 2 de junio de 2023

Le Kosovo n’existe pas, sauf dans la tête des Occidentaux


 

En 2008, lors de la déclaration unilatérale de l’indépendance du Kosovo, au mépris le plus total du droit international, Poutine avait prévenu les États-Unis que cette ignominie occidentale ne resterait pas impunie.

L’annexion pure et simple de la Crimée en 2014, par la Russie, peut donc être considérée comme le retour légitime du boomerang. Et à ce jour, le Kosovo n’existe pas puisqu’il n’est reconnu que par les Occidentaux mais toujours pas par l’ONU.

Après l’odieuse agression de l’Otan en 1999 contre la petite Serbie qui ne menaçait personne, mais que l’Occident machiavélique et sournois accusait de génocide contre les Albanais du Kosovo, les États-Unis ont imposé le dépeçage de la Serbie neuf ans plus tard. C’est cela le droit international selon Washington, cette loi du plus fort que le monde entier ne supporte plus. Une odieuse dictature imposée par un peuple arrogant, sournois, machiavélique et dominateur, qui a littéralement asservi l’Europe et embrase la planète depuis 1945.

Depuis 15 ans, les relations entre les Albanais et les Serbes vivant dans le nord du Kosovo ont toujours été tendues, nécessitant la présence d’une force internationale pour pacifier la zone. Mais le racisme anti-Serbe y est quotidien, malgré le soutien de Belgrade aux communes à majorité serbe.

Le Kosovo étant un État fantoche n’existant que dans la tête des Occidentaux, il est parfaitement logique que les Serbes qui y vivent boycottent les élections municipales. Ce sont donc des maires albanais qui ont été élus le 23 mai dernier dans les provinces à majorité serbe du nord du pays. 

Mais comme moins de 4 % des inscrits ont voté, cette élection de maires albanais est illégitime.

Les villes de Leposavic, Zvecan et Zubin Potok sont vite entrées en ébullition quand les maires albanais ont voulu prendre leurs fonctions face à la population serbe.

[Point de vue] Émeutes au Kosovo, une nouvelle station du calvaire serbe



 Nikola Mirkovic 1 juin 2023

Une fois de plus, le Kosovo revient sur le devant de la scène internationale avec des images chocs de violence et de bagarres entre Serbes, Albanais et soldats de l’OTAN.

La raison de la colère est la crainte des Serbes du nord du Kosovo (où ils sont majoritaires) qui voient l’étau des Albanais se resserrer autour d’eux. 

En 2013, Belgrade et Pristina avaient signé un accord de coopération qui n’équivalait pas à une reconnaissance par la Serbie du Kosovo indépendant mais qui devait faciliter la vie des deux communautés. Suite à l’accord, les Serbes avaient reconnu entre autres la police et le système judiciaire kosovars. À l’automne dernier, la situation était déjà tendue au sujet des plaques d’immatriculation. Belgrade avait fini par céder de nouveau et s’était engagée à ne plus émettre de plaques d’immatriculation au nom de villes se situant au Kosovo.

Les Serbes font des concessions, mais les engagements des Albanais envers les Serbes tardent. Las de ne pas être respectés, les Serbes du nord du Kosovo ont massivement quitté leurs postes dans l’administration kosovare dans la police et dans les mairies. La politique de la chaise vide était un signal pacifique fort pour obliger les Albanais à respecter leur part de l’accord et permettre la création d’une communauté de communes serbes regroupant toutes les municipalités où les Serbes sont majoritaires.

viernes, 16 de diciembre de 2022

Comprendre le Kosovo et les grosses tensions actuelles


kosovo


Le Kosovo et Métochie – province serbe sous occupation étrangère pour les uns, État indépendant autoproclamé pour les autres – a vu un regain de tensions interethniques ces derniers mois qui fait craindre un nouveau conflit armé en sol européen.

Pour tenter d’y voir clair, nous revenons sur l’histoire d’un peuplement atypique, résultant de déplacements artificiels de populations et d’ingérences étrangères.

Des déplacements artificiels de populations

Peuplée exclusivement de Serbes avant le XIVe siècle, la région a connu un tournant décisif avec et la défaite de Kosovo Polje en 1389 (1) et l’invasion ottomane qui lui succède. Dans le but de soumettre la région, les vainqueurs turcs envoient des Albanais – les voisins non-slaves fraîchement conquis et convertis à l’Islam – peupler le Kosovo. De cette implantation stratégique, qui ne débute vraiment qu’au XVIIe siècle, s’explique la présence albanaise en Serbie.

Deux siècles plus tard, ces derniers ne représentent cependant encore qu’un tiers de la population locale. C’est très récemment, au cours du XXe siècle, que les Albanais deviennent majoritaires, du fait de trois facteurs : la natalité plus élevée des musulmans albanais ; les déplacements massifs de population voulus par le dictateur Tito, soucieux de briser l’homogénéité ethnique des différents peuples yougoslaves ; l’immigration clandestine d’Albanais fuyant le régime communiste d’Enver Hoxha ou attirés par la région plus riche.

Si la présence albanaise au Kosovo remonte donc au Moyen-Age (ils sont 2% de la population, à l’arrivée de l’Empire ottoman2), il aura fallu moins de 70 ans pour qu’ils y deviennent démographiquement majoritaires.

En considérant les peuples comme des pions sans attaches, sans culture enracinée et en voulant nier leurs différences, on a créé la fameuse poudrière balkanique : une mosaïque de populations et de religions sur un espace géographiquement restreint, en proie à une instabilité chronique. En un siècle, une multitude de conflits se succèdent : deux guerres balkaniques, deux guerres mondiales, une guerre yougoslave.

À la dissolution de la Yougoslavie, cette dernière ayant étouffé les particularismes d’une main de fer, les passions nationalistes se déchaînent et débouchent sur des massacres intercommunautaires, commis dans tous les camps. (Ce que masque la propagande occidentale, focalisée sur les seules exactions slaves, diabolisant les Serbes pour servir ses intérêts.)

En 1999, l’OTAN bombarde  pendant deux mois la Serbie pour la forcer à reconnaître la demande d’indépendance du Kosovo de la part des Kosovars d’ethnie albanaise.

lunes, 10 de octubre de 2022

En 1999, Bill Clinton avait demandé à Orban d’attaquer la Serbie




Les Etats-Unis ont demandé à la Hongrie d'envahir la Serbie

Viktor Orban a refusé la demande de Bill Clinton, en 1999, de faire la guerre à son voisin.


Le président serbe Aleksandar Vucic a révélé samedi que des dirigeants américains et britanniques, dont le président Bill Clinton, ont exhorté la Hongrie à envahir la Serbie par voie terrestre en 1999. Le Premier ministre hongrois Viktor Orban a refusé.

Dans une allocution télévisée, M. Vucic a déclaré que les États-Unis et le Royaume-Uni avaient souhaité que les forces hongroises pénètrent en Serbie afin de diviser l'armée yougoslave entre le front au Kosovo et un nouveau front avec la Hongrie.

"Clinton et les Britanniques ont demandé [à Orban] d'attaquer la Serbie par le nord afin que cela étire nos forces depuis le Kosovo et la Metohija jusqu'à la Voïvodine", a-t-il expliqué. Orban, qui, à l'époque, était à un an de son premier mandat, a refusé et, avec l'aide du chancelier allemand Gerhard Schroeder, s'est opposé aux "pressions de la Maison Blanche".

Orban a fait part de cette demande à Vucic lors d'une récente rencontre et l'a autorisé à en parler publiquement, a déclaré le dirigeant serbe.

L'OTAN a lancé en 1999 une campagne de bombardements contre la République fédérale de Yougoslavie, qui n'était alors plus composée que de la Serbie et du Monténégro. En menant cette guerre aérienne, l'OTAN s'est rangée du côté des séparatistes albanais, qui luttaient contre les Serbes pour l'indépendance du Kosovo, une province de Serbie.

La Hongrie avait rejoint l'OTAN plus tôt cette année-là, mais n'a pas participé à la campagne.

Selon M. Vucic, M. Orban s'est ensuite rendu au Royaume-Uni pour s'entretenir avec le Premier ministre Tony Blair et l'ancienne Première ministre Margaret Thatcher.

viernes, 26 de agosto de 2022

Une Nouvelle Guerre entre la Serbie et le Kosovo ? Poudrière des Balkans


  25 août 2022 

 La Revue TB : https://www.terrabellum-magazine.fr/ 

La Serbie et le Kosovo mènent une politique de normalisation des relations depuis plusieurs années. 

Pour autant, la Serbie est toujours traumatisée par l'éclatement de la Yougoslavie et la dispersion des Serbes dans l'espace balkanique. 

Le Kosovo cherche à exister comme état indépendant. La Bosnie et sons sytème politique fragile, doit faire face aux volontés séparatistes de la république serbe de Bosnie (Republikia Srpska). Avec le conflit en Ukraine, les tensions pourraient conduire à de nouveaux affrontements. Mais peut-être que la situation reste encore largement contrôlé par les Etats-Unis et l'Union européenne. 

 🔽 SOMMAIRE 🔽

 00:00 Introduction  

01:49 Serbie vs Kosovo  

04:44 Le cas Bosniaque 

 06:44 L'Union Européenne  

07:51 La Russie 

 11:08 La Turquie  

11:59 La Chine  

14:02 Conclusion

  🔽 Sources 🔽 

L'Ukraine peut elle rentrer dans l'UE ? https://www.youtube.com/watch?v=WJOrw... 

Stratégie Russe en MEDOR : https://www.youtube.com/watch?v=g5RIz... 

Coopération militaire Serbie-Chine : https://apnews.com/article/russia-ukr... 

Diplomatie américaine et UE : https://fr.euronews.com/2022/08/24/le... 

Tension avec le Kosovo : https://www.euractiv.fr/section/elarg...

lunes, 8 de agosto de 2022

[Tribune] Le son du canon au Kosovo : comment l’OTAN déstabilise l’Europe


 

Stéphane Buffetaut 7 août 2022

Le son du canon s’est fait à nouveau entendre aux limites du pseudo-État du Kosovo, non reconnu par l’ONU ni, au sein de l’Union européenne, par l’Espagne, la Grèce, la Roumanie, la Slovaquie et Chypre, pas plus que par la Serbie, pour qui le Kosovo est le berceau de la nation, notamment sur le plan spirituel. 

Ce territoire reste donc un point d’instabilité dans les Balkans.

Rappelons que la résolution 1160 de l’ONU du 31 mars 1998, point 5, stipulait que « le règlement du problème du Kosovo doit reposer sur le principe de l’intégrité territoriale de la république de Yougoslavie […] et exprime son appui à un statut renforcé pour le Kosovo qui comprendrait une autonomie sensiblement accrue et une véritable autonomie administrative ». Il n’était nullement question d’indépendance. Mais les États-Unis n’en eurent cure. Dès le 24 mars 1999, l’ bombardait la Serbie, sans mandat de l’ONU et donc en pleine illégalité internationale.

La justification de cette intervention était un prétendu plan d’épuration ethnique contre les populations d’origine albanaise, baptisé « fer à cheval ». Or, celui-ci avait été monté de toutes pièces afin de justifier l’intervention armée. « Révélé » par le ministre allemand Rudolf Scharping en avril 1999, soutenu par le porte-parole de l’ de l’époque Jamie Shea, ce « plan » n’était qu’une manipulation grossière qui fut dénoncée, dès fin 1999, par le journaliste Daniel Pearl, du Wall Street journal, suivi par le Spiegel, le 10 janvier 2000. Dans un article de la Revue du crieur de février 2019, Jean-Arnault Dérens et Laurent Geslin ont qualifié cette fausse nouvelle « d’archétype des fake news diffusées par les armées occidentales reprises par tous les journaux européens ».

Qu’importe, les États-Unis voulaient la guerre, l’indépendance du Kosovo et leur base militaire Bondsteel. Le sous-secrétaire d’État pour les affaires politiques, Nicholas Burns, était sans ambiguïté : « Les États-Unis soutiennent fortement l’indépendance du Kosovo », déclarait-il, le 11 mai 2007. Lors de la déclaration unilatérale d’indépendance du Kosovo, le 17 février 2008, il affirmait : « Nous considérons comme très positif le fait qu’un État musulman, un État à majorité musulmane, ait été créé aujourd’hui. » L’Agence internationale de presse coranique soulignait alors que les USA « pousse les États arabes et musulmans à faire preuve de solidarité avec les musulmans du Kosovo ». Et ajoutait que « les médias occidentaux, y compris américains, débordent de préoccupations liées à la création d’une enclave musulmane au sein d’une qui pour l’instant (sic) demeure majoritairement chrétienne »(24/2/2008).

Il est probable que les chrétiens du Kosovo ne partagent pas l'enthousiasme de M. Burns. Depuis 1999, 135 églises, couvents et monastères ont été détruits au Kosovo. La KFOR (force de l’OTAN) se montre d’une consternante inefficacité pour protéger les édifices chrétiens.

lunes, 1 de agosto de 2022

Kosovo, le territoire volé à la Serbie





Il y a 20 ans, l’OTAN bombardait la Yougoslavie : les formes nouvelles de l’impérialisme


Bombardement du siège de RTS à Belgrade par l'OTAN en 1999

Il y a 20 ans, du 24 mars au 10 juin 1999, soit pendant 78 jours, l’OTAN menait une campagne de bombardements contre la République Fédérale de Yougoslavie – la plus vaste opération militaire de son histoire. 

Déclenchée en dehors de tout mandat de l’ONU et en violation manifeste du droit international, celle-ci se solde par plusieurs centaines (voire plusieurs milliers, selon les sources) de victimes civiles – pudiquement désignées comme des « dommages collatéraux »

En fait de « frappes chirurgicales », la coalition occidentale – incluant la France – détruit des dizaines d’écoles, d’hôpitaux, d’usines, de ponts, cible l’ambassade chinoise ou les studios de la Radio-Télévision Serbe à Belgrade, vise des bus et des trains remplis de passagers1, déversant par ailleurs des tonnes d’uranium appauvri aux conséquences sanitaires et écologiques de long terme désastreuses. Le résultat est connu : loin d’y mettre un terme, les bombardements ont provoqué une multiplication des violences inter-ethniques2, le Kosovo est devenu un protectorat (prélude à son « indépendance ») sous occupation permanente des troupes de l’OTAN, qui ont placé à la tête de cet État fantoche des criminels notoires dont la servilité à l’égard des intérêts impérialistes – principalement américains – ne s’est jamais démentie.

Bombardement de la "Tour CK" à Belgrade, qui abritait le Comité Central (Centralni Komitet) de la Ligue des Communistes de Yougoslavie, puis du Parti Socialiste de Serbie 
 
Bombardement de la « Tour CK » à Belgrade, qui abritait le Comité Central (Centralni Komitet) de la Ligue des Communistes de Yougoslavie, puis du Parti Socialiste de Serbie.

Avec le recul cette opération militaire apparaît comme un tournant et peut être interprétée comme le point de départ d’une nouvelle méthode de l’impérialisme à échelle globale, qui n’a cessé de s’approfondir au cours des années suivantes.

Tout d’abord, l’usage massif du mensonge médiatique et de la désinformation, dans le but d’obtenir le consentement des opinions publiques occidentales. Comme souvent, la reductio ad hitlerum est une arme de choix. Slobodan Milošević est décrit comme un dictateur génocidaire préparant le nettoyage ethnique des Albanais du Kosovo, leur déportation voire leur extermination. Les chiffres les plus fantaisistes circulent, tout comme les anecdotes les plus sanguinaires. Le gouvernement allemand révèle ainsi un prétendu « Plan Fer-à-Cheval » censé prouver la préméditation criminelle du pouvoir yougoslave. Les principaux médias européens le brandissent pour justifier la pertinence des frappes militaires. Quelques mois plus tard, il apparaît que le document en question était un faux pur et simple. Une tactique semblable sera utilisée par les Américains pour justifier leur « guerre préventive » contre l’Irak – synonyme d’invasion en 2003. Le même Colin Powell qui, devant les Nations Unies, soutenait à grands renforts de dessins farfelus et de photos truquées que Sadam Hussein était en possession d’armes de destructions massives avouera en 2013 qu’il « n’en possédait pas un gramme ».

Colin Powell agitant sa fameuse fiole au Conseil de Sécurité des Nations Unies le 5 février 2003, pour convaincre ses homologues que le régime de Sadam Hussein dispose d'armes de destruction massives. 
 
Colin Powell agitant sa fameuse fiole au Conseil de Sécurité des Nations Unies le 5 février 2003, pour convaincre ses homologues que le régime de Sadam Hussein dispose d’armes de destruction massives.

Chronologie des évènements sur ce qui se passe autour du Kosovo, et comment tout cela a commencé:



viernes, 19 de julio de 2019

Macron en Serbie apprend que pour recevoir, il faut donner

 
 
 


 
En début de semaine, le Président Macron s’est rendu en Serbie.

Les relations entre Belgrade et Paris sont pour le moins « distendues », en ce moment, et on est loin, très loin, des années de gloire où la France avait un allié de poids dans les Balkans et Belgrade pouvait compter sur le soutien indéfectible de Paris.

Il faut dire, aussi, que le Président français a des choses à se faire pardonner des Serbes : il reconnaît l’indépendance du Kosovo ; le 11 novembre dernier, il a placé le président serbe sur une estrade de second rang alors que la Serbie a été un allié majeur de la France pendant la Première Guerre mondiale, puis il a annulé sa dernière visite prévue à Belgrade, en décembre, en pleine tempête des gilets jaunes.
Attendu sur ce grand retour dans les Balkans, le Président français a proposé de faire table rase du passé et de regarder vers l’avenir.
Il l’a dit lors d’une cérémonie devant le monument en l’honneur de la France, au centre de Belgrade, sur lequel est gravé « Aimons la France comme elle nous a aimés », qui vient d’être rénové suite à des dégradations.
Macron n’est pas venu seul à Belgrade.
S’il a laissé son épouse à la maison, il n’a pas oublié d’embarquer plusieurs capitaines d’industrie, désireux de participer au développement économique du partenaire historique français.
Une vingtaine de contrats ont été signés.
Tout en enjoignant les Serbes à faire la paix avec les Albanais du Kosovo, il n’a pas manqué l’occasion de vendre des armes à Belgrade. Business is business.

sábado, 4 de mayo de 2019

Kosovo, le plus gros bobard de la fin du XXe siècle ?

 
 
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Deux articles de Nicola Mirkovic et d’Antoine de Lacoste, publiés récemment sur ce site, saluent, à juste titre, celui du Monde diplomatique dans lequel Serge Halimi règle son compte à l’incroyable campagne de « bobards » à laquelle la quasi-totalité de la presse française a prêté son concours, pendant les 78 jours de la « guerre du Kosovo ».

Il aura, en effet, fallu vingt ans pour que cette imposture et ses soutiens soient exposés crûment dans un organe de presse ayant pignon sur rue !

Cependant, l’attention portée exclusivement à ces 78 jours masque un fait plus important encore, à savoir que ces contre-vérités et inventions, aussi burlesques que criminelles, n’auraient pas été gobées par les opinions publiques si elles n’avaient été précédées de huit années d’un pilonnage tout aussi intense de fausses nouvelles visant à diaboliser la Serbie.
Si cette désinformation a pu fonctionner si facilement, c’est qu’avait été instaurée dans nos médias une vision manichéenne dans laquelle les Serbes étaient le Mal absolu et leurs adversaires des anges purs.
Pendant la période des bombardements (dont le prétexte était un imaginaire risque de désastre humanitaire au Kosovo), quelques voix éclairées auxquelles il était impossible d’interdire l’accès aux médias, comme celle de Régis Debray, ont contribué à fissurer le mur de censure implicite derrière lequel les « bobards » se donnaient libre cours.
Ces quelques voix qui réussirent à percer le mur de l’unanimisme complice ont permis, ensuite, à de vrais journalistes d’investigation comme Serge Halimi 1 et Pierre Péan 2de se glisser dans la brèche et de mettre au jour les manipulations sous-jacentes à cette sinistre propagande.

miércoles, 14 de noviembre de 2018

France-Serbie: cent ans d’amitié piétinés par Macron

 
 
 

Brochette de chefs d'Etat lors des commémorations du centenaire de l'armistice du 11 novembre à Paris. SIPA.
 
par
Alexis Troude
-
 
Le 11 novembre, le président a préféré le Kosovo à notre ancien allié serbe
 



Le 11 novembre dernier, le président serbe, Aleksandar Vucic avait « la gorge serrée ». Lors des commémorations de l’armistice de la Première Guerre mondiale, Emmanuel Macron a, en effet, choisi de l’isoler dans une tribune annexe, quand le représentant du Kosovo était, lui, placé en bonne compagnie dans la tribune officielle. Une humiliation qui fait de l’ombre au souvenir de l’amitié franco-serbe, notamment développée sur le front entre 1914 et 1918.





Cent ans après la libération de la capitale serbe par l’Armée d’Orient, les autorités françaises et serbes ont commémoré en grande pompe un des événements majeurs de la Première Guerre mondiale.
Alors qu’en France on peine à trouver le moindre trace de la formidable percée du front de Salonique dans le flot de commémorations et écrits, hormis un chapitre dans le très bon livre du colonel Porte et une émission tardive sur France 3, Belgrade s’apprêtait à célébrer comme il se doit un des faits majeurs de la percée héroïque du général Tranié et du maréchal Franchet d’Esperey.

« Nous aimons la France comme elle nous a aimés »

Sous un soleil quasi printanier, Belgrade s’était, ce 1er novembre 2018, parée de ses plus beaux atours.
Au matin, la délégation française, constituée du récent ambassadeur Mondoloni et de la secrétaire aux Anciens combattants, Geneviève Darrieussecq, avait déjà honoré un monument qui est unique : placé au cœur du parc du Kalemegdan, face à l’imposante ambassade de France, la grande statue érigée par le sculpteur Ivan Mestrovic à la fin des années 1930, fait écho au monument au roi Alexandre Ier de Yougoslavie, sis place de la Muette à Paris.
Dans un style très néo-réaliste, il scelle à jamais le tribut donné par plus de 600 000 soldats, dont 130 000 Serbes, à la victoire ultime obtenue dès le 15 septembre par le premier succès décisif contre les austro-allemands sur le massif du Dobro Polje, puis à la percée en 45 jours de plus de 500 kilomètres entre Salonique en mer Egée et Belgrade sur le Danube, fait unique dans l’histoire militaire.
Mais surtout c’est un monument unique sur l’amour indéfectible d’un peuple envers un autre : en contrebas on peut y lire : « Nous aimons la France comme elle nous a aimés. »

miércoles, 21 de febrero de 2018

10 ans d’« indépendance » du Kosovo : bienvenue dans le pandémonium de l’Europe

 
 

Drapeau du Kosovo

 
Le Kosovo demeure une zone très instable qui peut de nouveau embraser la région.

Avant toute chose, il faut clarifier la situation du Kosovo, qui n’est pas « indépendant », comme certains veulent nous le faire croire.

Des Albanais du Kosovo ont déclaré leur indépendance le 17 février 2008, mais cela n’en fait pas un pays indépendant pour autant.
La résolution 1244 de l’ONU souligne que le Kosovo fait partie de la Serbie et l’ONU elle-même ne reconnaît pas le Kosovo indépendant.
C’est, d’ailleurs, la position officielle du Vatican, de la Russie, de l’Espagne, de l’Inde… et de nombreux pays qui refusent de reconnaître l’indépendance de cet « État » artificiel, haut lieu du crime organisé et calvaire des orthodoxes serbes.
La situation du Kosovo, aujourd’hui, est catastrophique.
Plus de 1.000 Serbes ont été assassinés et 250.000 Serbes chrétiens ont dû fuir la région depuis l’arrivée de l’OTAN.
150 églises chrétiennes ont été détruites pendant qu’en même temps, 800 mosquées se sont construites et que le Kosovo devenait le premier fournisseur, par tête d’habitant, de djihadistes en Europe.
Les Serbes, devenus minoritaires sur leur propre terre, continuent de subir une purification ethnique qui n’émeut guère les grandes consciences européennes.

viernes, 19 de enero de 2018

Oliver Ivanović, héros serbe des temps modernes, assassiné au Kosovo

 
 


Le 19/01/2018


Le peuple qui a résisté à l’occupation ottomane, qui a repoussé seul l’invasion du IIIe Reich et qui n’a pas eu peur de se défendre contre l’OTAN a quelque chose à dire à ses oppresseurs…

Oliver Ivanović (Оливер Ивановић), un des responsables historiques des Serbes du Kosovo, a été assassiné devant l’entrée de son bureau dans la zone serbe de Kosovska Mitrovica, au nord du Kosovo.
Quasiment vingt ans après les terribles bombardements de l’attaque illégale de l’OTAN sur toute la Yougoslavie, le martyre du peuple serbe se poursuit dans une violence inouïe qu’aucun autre peuple européen ne connaît depuis la fin de la Deuxième Guerre mondiale.
Malgré les promesses de « démocratie » et de « respect des droits de l’homme » faites par l’OTAN, les Serbes continuent de subir la terreur au quotidien.
Il fallait attendre un nouveau meurtre pour que les médias dominants reviennent sur le sujet du Kosovo.
Quel sarcasme, quand on pense que ce sont ces mêmes médias qui pleurent la mort d’Ivanović aujourd’hui qui, il y a vingt ans, ont travesti la vérité en faisant passer les Serbes pour des bourreaux alors qu’ils ne faisaient que défendre leur foyer et leur héritage national et chrétien.
Depuis vingt ans, 250.000 Serbes ont fui le Kosovo et plus de 1.000 ont été assassinés et continuent de l’être aujourd’hui.

domingo, 17 de diciembre de 2017

Milošević innocenté par le TPIY, cela n’intéresse pas nos médias !

Professeur d’université, écrivain
 
Tous les jugements du Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie ne trouvent pas le même écho dans nos médias.
 
Tous les jugements du Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie ne trouvent pas le même écho dans nos médias : celui qui condamne à perpétuité Ratko Mladić (ancien chef de l’armée des Serbes de Bosnie) pour crimes de guerre, crimes contre l’humanité et génocide a fait l’objet d’une ample couverture ; en revanche, on chercherait en vain dans notre presse les gros titres faisant état de ce que le même tribunal (et dans le même jugement) innocente Slobodan Milošević (ancien président de Serbie) des mêmes crimes, dont les médias et la justice internationale l’ont pourtant accusé pendant vingt-cinq ans.
Le jugement Mladić, dans son quatrième volume, publié le 22 novembre 2017, stipule en toutes lettres que le TPIY n’a constaté « nulle preuve que Slobodan Milošević [sont cités aussi quelques autres accusés] ait de quelque façon contribué à la réalisation de l’entreprise criminelle [visant à faire de la République serbe de Bosnie une entité ethniquement pure]. »

Il est à noter qu’il ne s’agit là que d’une confirmation, le tribunal ayant déjà formulé la même appréciation dans le jugement de Radovan Karadžić, condamné l’année précédente, innocentant Milošević une première fois (sans que cela intéresse davantage nos médias).

Est-ce à dire que, si le procès de Milošević n’avait pas été interrompu brutalement, il y a onze ans, par la mort de l’accusé, celui-ci aurait bénéficié d’un acquittement ou d’un non-lieu ?
Peu probable car, à l’époque, Karadžić et Mladić étaient en fuite, et les commanditaires du TPIY avaient besoin à tout prix de la condamnation d’un bouc émissaire pour justifier leur appui aux sécessions de la Croatie, de la Slovénie, de la Bosnie et, enfin, du Kosovo, ainsi que l’embargo et le bombardement de l’OTAN sur la Serbie.