Réflexions sur l'actualité et la
politique Française.
Avec quelques exceptions sur le reste du monde.
Immigration, invasion, colonisation, islamisation, révolution.Covid
Le
Colonel Jacques Hogard accuse Bernard Kouchner d’avoir couvert un
trafic d’organes au Kosovo, impliquant l’enlèvement de personnes et la
revente de leurs organes à des prix exorbitants.
le 25/11/24
Jacques Hogard, colonel expert en intelligence
stratégique et géopolitique, a travaillé sous le fanion américain en
Somalie en 1992 et sous celui de l'OTAN au Kosovo en 1999.
Ces
expériences l'ont marqué et l'ont amené à interroger les actions de
l'OTAN et des États-Unis avec un regard critique.
Dans son livre, il
montre le lien entre la CIA, les Américains et la guerre en Ukraine,
bien avant que l'opinion publique ne s'en rende compte.
En 1999, les bombardements de l’OTAN au Kosovo ont été un point de
rupture pour Jacques Hogard. Il était sur place et a constaté que la
France travaillait contre ses propres intérêts et engageait la vie de
ses soldats de manière inappropriée. Il a le sentiment de revivre la
même situation aujourd’hui avec la crise en Ukraine.
Le Colonel accuse l’ancien ministre français des Affaires étrangères,
Bernard Kouchner, d’avoir couvert un trafic d’organes au Kosovo. Selon
lui, des personnes de tous âges ont été enlevées par des membres de
l’Armée de libération du Kosovo (UÇK) et emmenées dans une clinique en
Albanie où leurs organes étaient prélevés avant d’être revendus à des
prix exorbitants. Le Colonel Hogard affirme avoir entendu parler de ces
enlèvements lorsqu’il était sur place au Kosovo, et avoir découvert plus
tard l’existence de cette clinique en Albanie. Il accuse Bernard
Kouchner d’avoir été au courant de ces pratiques et d’avoir couvert ce
trafic.
L’opinion a souvent (ou pour beaucoup) oublié l’horreur du trafic d’organes protégé par l’OTAN et par Bernard Kouchner en 1999, lors de l’intervention destinée à “libérer” le Kosovo de la présence historique serbe, contestée par les bandits albanais de l’UCK.
Ceux-ci ont profité des opérations militaires et de la protection occidentale pour alimenter la mafia albanaise en organes humains gratuits revendus à prix d’or aux quatre coins de la planète. Comme l’affirme le colonel Hogard, la justice considère que Bernard Kouchner n’a absolument rien dit… mais était parfaitement au courant.
Quels sont les crimes que l’OTAN, lorsqu’elle a occupé le Kosovo, a
couverts, commis par la milice musulmane albanaise UCK contre les
orthodoxes serbes ? Les médias occidentaux restent discrets sur le
sujet. Pourtant… le pire y a existé, grâce à la cécité volontaire des
troupes occidentales qui “libéraient” le Kosovo du joug serbe.
Jacques Hogard en témoigne, notamment au cours d’une longue interview qu’il nous a donnée hier.
C’est l’occasion de souligner le rôle de Bernard Kouchner dans cette
affaire, grand partisan du droit d’ingérence humanitaire : la démocratie
avant la paix, disent les néo-conservateurs très liés aux intérêts
israéliens… et Kouchner est sur cette ligne, ne manquant jamais une
occasion de pourfendre l’islamisme et de défendre les intérêts
occidentaux. Manifestement, il s’agit là d’une doctrine à géométrie
variable, lorsqu’il s’agit de combattre les chrétiens orthodoxes en
s’appuyant sur des barbares musulmans.
En 2008, lors de la déclaration unilatérale de l’indépendance du
Kosovo, au mépris le plus total du droit international, Poutine avait
prévenu les États-Unis que cette ignominie occidentale ne resterait pas
impunie.
L’annexion pure et simple de la Crimée en 2014, par la Russie, peut
donc être considérée comme le retour légitime du boomerang. Et à ce
jour, le Kosovo n’existe pas puisqu’il n’est reconnu que par les
Occidentaux mais toujours pas par l’ONU.
Après l’odieuse agression de l’Otan en 1999 contre la petite Serbie
qui ne menaçait personne, mais que l’Occident machiavélique et sournois
accusait de génocide contre les Albanais du Kosovo, les États-Unis ont
imposé le dépeçage de la Serbie neuf ans plus tard. C’est cela le droit
international selon Washington, cette loi du plus fort que le monde
entier ne supporte plus. Une odieuse dictature imposée par un peuple
arrogant, sournois, machiavélique et dominateur, qui a littéralement
asservi l’Europe et embrase la planète depuis 1945.
Depuis 15 ans, les relations entre les Albanais et les Serbes vivant
dans le nord du Kosovo ont toujours été tendues, nécessitant la présence
d’une force internationale pour pacifier la zone. Mais le racisme
anti-Serbe y est quotidien, malgré le soutien de Belgrade aux communes à
majorité serbe.
Le Kosovo étant un État fantoche n’existant que dans la tête des
Occidentaux, il est parfaitement logique que les Serbes qui y vivent
boycottent les élections municipales. Ce sont donc des maires albanais
qui ont été élus le 23 mai dernier dans les provinces à majorité serbe
du nord du pays.
Mais comme moins de 4 % des inscrits ont voté, cette élection de maires albanais est illégitime.
Les villes de Leposavic, Zvecan et Zubin Potok sont vite entrées en
ébullition quand les maires albanais ont voulu prendre leurs fonctions
face à la population serbe.
Une
fois de plus, le Kosovo revient sur le devant de la scène
internationale avec des images chocs de violence et de bagarres entre
Serbes, Albanais et soldats de l’OTAN.
La raison de la colère est la crainte des Serbes du nord du Kosovo
(où ils sont majoritaires) qui voient l’étau des Albanais se resserrer
autour d’eux.
En 2013, Belgrade et Pristina avaient signé un accord de coopération
qui n’équivalait pas à une reconnaissance par la Serbie du Kosovo
indépendant mais qui devait faciliter la vie des deux communautés. Suite
à l’accord, les Serbes avaient reconnu entre autres la police et le
système judiciaire kosovars. À l’automne dernier, la situation était
déjà tendue au sujet des plaques d’immatriculation. Belgrade avait fini
par céder de nouveau et s’était engagée à ne plus émettre de plaques
d’immatriculation au nom de villes se situant au Kosovo.
Les Serbes font des concessions, mais les engagements des Albanais
envers les Serbes tardent. Las de ne pas être respectés, les Serbes du
nord du Kosovo ont massivement quitté leurs postes dans l’administration
kosovare dans la police et dans les mairies. La politique de la chaise
vide était un signal pacifique fort pour obliger les Albanais à
respecter leur part de l’accord et permettre la création d’une
communauté de communes serbes regroupant toutes les municipalités où les
Serbes sont majoritaires.
Le Kosovo
et Métochie – province serbe sous occupation étrangère pour les uns,
État indépendant autoproclamé pour les autres – a vu un regain de
tensions interethniques ces derniers mois qui fait craindre un nouveau
conflit armé en sol européen.
Pour tenter d’y voir clair, nous revenons sur l’histoire d’un
peuplement atypique, résultant de déplacements artificiels de
populations et d’ingérences étrangères.
Des déplacements artificiels de populations
Peuplée exclusivement de Serbes avant
le XIVe siècle, la région a connu un tournant décisif avec et la
défaite de Kosovo Polje en 1389 (1) et
l’invasion ottomane qui lui succède. Dans le but de soumettre la région,
les vainqueurs turcs envoient des Albanais – les voisins non-slaves
fraîchement conquis et convertis à l’Islam – peupler le Kosovo. De cette
implantation stratégique, qui ne débute vraiment qu’au XVIIe siècle,
s’explique la présence albanaise en Serbie.
Deux siècles plus tard, ces derniers ne représentent cependant encore qu’un tiers de la population locale. C’est très récemment, au cours du XXe siècle, que les Albanais deviennent majoritaires,
du fait de trois facteurs : la natalité plus élevée des musulmans
albanais ; les déplacements massifs de population voulus par le
dictateur Tito, soucieux de briser l’homogénéité ethnique des différents
peuples yougoslaves ; l’immigration clandestine d’Albanais fuyant le
régime communiste d’Enver Hoxha ou attirés par la région plus riche.
Si la présence albanaise au Kosovo remonte donc au Moyen-Age (ils sont 2% de la population, à l’arrivée de l’Empire ottoman2), il aura fallu moins de 70 ans pour qu’ils y deviennent démographiquement majoritaires.
En considérant les peuples comme des pions sans attaches, sans
culture enracinée et en voulant nier leurs différences, on a créé la
fameuse poudrière balkanique : une mosaïque de populations et de
religions sur un espace géographiquement restreint, en proie à une
instabilité chronique. En un siècle, une multitude de conflits se
succèdent : deux guerres balkaniques, deux guerres mondiales, une guerre
yougoslave.
À la dissolution de la Yougoslavie,
cette dernière ayant étouffé les particularismes d’une main de fer, les
passions nationalistes se déchaînent et débouchent sur des massacres intercommunautaires,
commis dans tous les camps. (Ce que masque la propagande occidentale,
focalisée sur les seules exactions slaves, diabolisant les Serbes pour
servir ses intérêts.)
En 1999, l’OTAN bombarde pendant
deux mois la Serbie pour la forcer à reconnaître la demande
d’indépendance du Kosovo de la part des Kosovars d’ethnie albanaise.
La Serbie et le Kosovo mènent une politique de normalisation des relations depuis plusieurs années.
Pour autant, la Serbie est toujours traumatisée par l'éclatement de la Yougoslavie et la dispersion des Serbes dans l'espace balkanique.
Le Kosovo cherche à exister comme état indépendant. La Bosnie et sons sytème politique fragile, doit faire face aux volontés séparatistes de la république serbe de Bosnie (Republikia Srpska). Avec le conflit en Ukraine, les tensions pourraient conduire à de nouveaux affrontements. Mais peut-être que la situation reste encore largement contrôlé par les Etats-Unis et l'Union européenne.
Le son du canon s’est fait à nouveau entendre
aux limites du pseudo-État du Kosovo, non reconnu par l’ONU ni, au sein
de l’Union européenne, par l’Espagne, la Grèce, la Roumanie, la
Slovaquie et Chypre, pas plus que par la Serbie, pour qui le Kosovo est
le berceau de la nation, notamment sur le plan spirituel.
Ce territoire
reste donc un point d’instabilité dans les Balkans.
Rappelons que la résolution 1160 de l’ONU du 31 mars 1998, point 5, stipulait que « le règlement du problème du Kosovo doit reposer sur le principe de l’intégrité territoriale de la république de Yougoslavie […]
et exprime son appui à un statut renforcé pour le Kosovo qui
comprendrait une autonomie sensiblement accrue et une véritable
autonomie administrative ». Il n’était nullement question d’indépendance. Mais les États-Unis n’en eurent cure. Dès le 24 mars 1999, l’OTAN bombardait la Serbie, sans mandat de l’ONU et donc en pleine illégalité internationale.
La justification de cette intervention était un prétendu plan d’épuration ethnique
contre les populations d’origine albanaise, baptisé « fer à cheval ».
Or, celui-ci avait été monté de toutes pièces afin de justifier
l’intervention armée. « Révélé » par le ministre allemand Rudolf
Scharping en avril 1999, soutenu par le porte-parole de l’OTAN
de l’époque Jamie Shea, ce « plan » n’était qu’une manipulation
grossière qui fut dénoncée, dès fin 1999, par le journaliste Daniel
Pearl, du Wall Street journal, suivi par le Spiegel, le 10 janvier 2000. Dans un article de la Revue du crieur de février 2019, Jean-Arnault Dérens et Laurent Geslin ont qualifié cette fausse nouvelle « d’archétype des fake news diffusées par les armées occidentales reprises par tous les journaux européens ».
Qu’importe, les États-Unis voulaient la guerre, l’indépendance du
Kosovo et leur base militaire Bondsteel. Le sous-secrétaire d’État pour
les affaires politiques, Nicholas Burns, était sans ambiguïté : « Les États-Unis soutiennent fortement l’indépendance du Kosovo », déclarait-il, le 11 mai 2007. Lors de la déclaration unilatérale d’indépendance du Kosovo, le 17 février 2008, il affirmait : « Nous considérons comme très positif le fait qu’un État musulman, un État à majorité musulmane, ait été créé aujourd’hui. » L’Agence internationale de presse coranique soulignait alors que les USA « pousse les États arabes et musulmans à faire preuve de solidarité avec les musulmans du Kosovo ». Et ajoutait que « les
médias occidentaux, y compris américains, débordent de préoccupations
liées à la création d’une enclave musulmane au sein d’une Europe qui pour l’instant (sic) demeure majoritairement chrétienne »(24/2/2008).
Il est probable que les chrétiens du Kosovo ne partagent pas l'enthousiasme de M. Burns. Depuis 1999, 135 églises, couvents et monastères ont été détruits au Kosovo. La KFOR (force de l’OTAN) se montre d’une consternante inefficacité pour protéger les édifices chrétiens.
Au fond, depuis l’intervention de l’OTAN en 1999 - sans mandat de
l’ONU, rappelons-le -, rien n’a vraiment été réglé, au Kosovo. Peut-être
parce que rien n’est vraiment réglable.
En 1997, un général français expliquait à des militaires qui
s’apprêtaient à partir pour la Bosnie-Herzégovine que la situation de
l’ex-Yougoslavie était comparable à celle de ces vieux appartements dans
lesquels, au gré de la succession d’une multitude de locataires, les
couches de papiers peints s’étaient superposées les unes aux autres. Un
jour, l’idée prend à un nouvel occupant d’enlever tout cela pour
repartir sur de bonnes bases. Et c’est là que, malheureusement, sous
l’effet de la spatule ou de la décolleuse à vapeur, les cloisons
s’effondrent en même temps que le papier se décolle ! L’Histoire ne se
résume pas, comme dans les westerns américains, à la lutte entre les
gentils et les méchants, comme on veut le faire croire depuis plus de
trente ans que les cloisons de l’ex-Yougoslavie se sont écroulées. Un
western qui, d’ailleurs, n’en a pas terminé son cinéma : dimanche soir,
sur les réseaux sociaux, le petit et très artificiel Kosovo était
comparé à la malheureuse Ukraine, petits drapeaux à l’appui, et,
évidemment, la vilaine Serbie à la méchante Russie - il est vrai alliées de toujours…
En tout cas, le cas du Kosovo dans sa dimension démographique devrait
nous amener à nous questionner sur notre propre situation française. En
2011, le géographe Laurent Chalard, dans la revue Géostratégiques, écrivait : «
Le cas du Kosovo est particulièrement intéressant car il montre bien
comment les évolutions démographiques peuvent avoir des conséquences
géopolitiques majeures, quand deux populations vivant sur un même
territoire ont des dynamiques démographiques différentes. En
l’occurrence, pour reprendre la terminologie du géographe
Gérard-François Dumont, les populations albanaises répondent à la loi de
la stimulation alors que les populations serbes répondent aux lois de
la langueur et du repoussement, conduisant à l’application de la loi du
différentiel. Le groupe politiquement dominé par la Serbie
depuis sa reconquête du Kosovo sur l’Empire ottoman a fini par prendre
un poids démographique tel qu’il a renversé à son profit la primauté
politique. »
En effet, en 1948, les Serbes ne représentaient plus que 24 % de la
population du Kosovo, pourtant berceau de la nation serbe car berceau de
l’Église orthodoxe serbe, alors que les Albanais, eux, représentaient
déjà 68 %.
Il y a 20 ans, du 24 mars au 10 juin 1999, soit pendant 78 jours,
l’OTAN menait une campagne de bombardements contre la République
Fédérale de Yougoslavie – la plus vaste opération militaire de son
histoire.
Déclenchée en dehors de tout mandat de l’ONU et en violation
manifeste du droit international, celle-ci se solde par plusieurs
centaines (voire plusieurs milliers, selon les sources) de victimes
civiles – pudiquement désignées comme des « dommages collatéraux ».
En fait de « frappes chirurgicales »,
la coalition occidentale – incluant la France – détruit des dizaines
d’écoles, d’hôpitaux, d’usines, de ponts, cible l’ambassade chinoise ou
les studios de la Radio-Télévision Serbe à Belgrade, vise des bus et des
trains remplis de passagers1,
déversant par ailleurs des tonnes d’uranium appauvri aux conséquences
sanitaires et écologiques de long terme désastreuses. Le résultat est
connu : loin d’y mettre un terme, les bombardements ont provoqué une
multiplication des violences inter-ethniques2,
le Kosovo est devenu un protectorat (prélude à son « indépendance »)
sous occupation permanente des troupes de l’OTAN, qui ont placé à la
tête de cet État fantoche des criminels notoires dont la servilité à
l’égard des intérêts impérialistes – principalement américains – ne
s’est jamais démentie.
Bombardement de la « Tour CK » à Belgrade, qui abritait le Comité Central (Centralni Komitet) de la Ligue des Communistes de Yougoslavie, puis du Parti Socialiste de Serbie.
Avec le recul cette opération militaire apparaît comme un
tournant et peut être interprétée comme le point de départ d’une nouvelle
méthode de l’impérialisme à échelle globale, qui n’a cessé de s’approfondir au
cours des années suivantes.
Tout d’abord, l’usage massif du mensonge médiatique et de la
désinformation, dans le but d’obtenir le consentement des opinions
publiques occidentales. Comme souvent, la reductio ad hitlerum
est une arme de choix. Slobodan Milošević est décrit comme un dictateur
génocidaire préparant le nettoyage ethnique des Albanais du Kosovo, leur
déportation voire leur extermination. Les chiffres les plus fantaisistes circulent,
tout comme les anecdotes les plus sanguinaires. Le gouvernement
allemand révèle ainsi un prétendu « Plan Fer-à-Cheval » censé prouver la
préméditation criminelle du pouvoir yougoslave. Les principaux médias
européens le brandissent pour justifier la pertinence des frappes
militaires. Quelques mois plus tard, il apparaît que le document en
question était un faux pur et simple. Une tactique semblable sera
utilisée par les Américains pour justifier leur « guerre préventive »
contre l’Irak – synonyme d’invasion en 2003. Le même Colin Powell qui,
devant les Nations Unies, soutenait à grands renforts de dessins
farfelus et de photos truquées que Sadam Hussein était en possession
d’armes de destructions massives avouera en 2013 qu’il « n’en possédait pas un gramme ».
Colin
Powell agitant sa fameuse fiole au Conseil de Sécurité des Nations
Unies le 5 février 2003, pour convaincre ses homologues que le régime de
Sadam Hussein dispose d’armes de destruction massives.
Mercredi dernier, Emmanuel Macron
a reçu à l’Élysée le Premier ministre de l’État autoproclamé du Kosovo,
Albin Kurti. Et Emmanuel Macron a déclaré que le Kosovo avait « vocation, le moment venu et lorsque les conditions seront pleinement remplies, à adhérer à l’Union européenne ».
Ce rêve atlantiste révolte les Serbes et se heurte à de nombreux obstacles.
Tout d’abord, l’ONU ne reconnaît pas le Kosovo indépendant. Le Vatican ne le reconnaît pas non plus, tout comme la Russie, la Chine, l’Argentine, l’Inde, l’Arménie,
l’Éthiopie, le Nigeria… Bref, les pays qui représentent les 5/7 de la
population mondiale ne reconnaissent pas l’indépendance du Kosovo et,
ces dernières années, de nombreux pays ont même retiré leur
reconnaissance du Kosovo. Pire : l’Union européenne elle-même ne
reconnaît pas le Kosovo indépendant, ainsi que cinq de ses membres.
Est-ce que le Président français souhaite que les Balkans
redeviennent une poudrière ? En 2019, Emmanuel Macron s’était illustré
en rejetant l’intégration de la Macédoine
du Nord et de l’Albanie dans l’Union européenne et, aujourd’hui, il
veut intégrer le Kosovo. Quelle mouche l’a piqué ? La réalité est que
Macron sert la soupe à Joe Biden et aux néoconservateurs américains qui
ont inventé cet État factice en plein milieu des Balkans afin de les
contrôler militairement. Même l’historien albanais Olzi Jazexhi
reconnaît que « le Kosovo est un protectorat américain ».
Si M. Macron avait lu l’Histoire
de France, il connaîtrait les liens du sang qui unissent Français et
Serbes. Au lieu de parler de l’intégration du Kosovo dans l’Union
européenne, il demanderait au chef des Albanais du Kosovo des comptes
sur les persécutions et assassinats de Serbes depuis les bombardements
de l’OTAN en 1999.
Le procureur spécial sur le Kosovo a annoncé, mercredi 24 juin, la mise en accusation du président kosovar, Hashim Thaçi.
Au micro de Boulevard Voltaire, le Colonel Jacques Hogard
explique le parcours de cet homme, arrivé à la tête de l’État du Kosovo
avec le soutien des États-Unis et aujourd’hui accusé de « crimes contre l’humanité et de crimes de guerre, y compris meurtre, disparition forcée de personnes, persécution et torture », commis avec l’Armée de libération du Kosovo (l’UCK) au milieu des années 1990.
Lettre ouverte à Mgr de Romanet, évêque aux armées françaises
« À force de tout voir l’on finit par tout supporter… A force de tout supporter l’on finit par tout tolérer… A force de tout tolérer l’on finit par tout accepter… A force de tout accepter l’on finit par tout approuver ! »
Saint Augustin
Monseigneur,
Pour la première fois de son histoire, et nous l’espérons ardemment, pour la dernière fois, l’appel à la prière islamique a été chanté dans la cathédrale des Invalides pour le vingtième anniversaire de la “paix” au Kosovo le mercredi 22 mai dernier.
L’Adnan sunnite a ainsi été chanté dans l’enceinte de l’Eglise des Soldats.
En voici, pour mémoire, les paroles : “Allah est le plus grand J’atteste qu’il n’y a de dieu qu’Allah J’atteste que Muhammed est le messager de Allah Venez à la prière Venez à la félicité, La prière est meilleure que le sommeil. Allah est le plus grand. Il n’y a de vraie divinité hormis Allah.”
Certes on nous dira qu’il s’agissait d’un « concert pour la paix intitulé “L’homme armé, messe pour la paix” de Karl Jenkins, chanté par le chœur et l’orchestre de la « Philharmonic » du Kosovo, organisé à l’initiative de “l’ambassade de la république du Kosovo” pour marquer le vingtième anniversaire de la “fin” de la guerre au Kosovo et “rendre hommage sans considération ethnique à la France et à l’armée française qui ont contribué à la paix dans les Balkans” selon les mots de “l’ambassadeur du Kosovo” à Paris, M. Qëndrim Gashi.
Il n’en demeure pas moins qu’il s’agit d’une profanation, infiniment scandaleuse autant que douloureuse à nos cœurs d’officiers et sous-officiers français et chrétiens.
Incrédulité, honte et colère en découvrant ces images publiées sur le compte Twitter du site Fdesouche : la prière musulmane récitée en chaire – là où nos curés n’osent plus monter depuis des décennies – dans l’église Saint-Louis-des-Invalides, la cathédrale du diocèse aux armées françaises.
Une prière récitée à l’occasion des vingt ans de paix au Kosovo, précise Fdesouche.
evant le tabernacle.
Mais peut-être l’avait-on vidé de sa Présence pour l’occasion…
C’était le 22 mai dernier.
L’ambassade du Kosovo en France avait organisé un concert en hommage aux victimes du conflit au Kosovo.
« Sans considération ethnique et pour rendre hommage à la France et à l’armée française qui ont contribué à la paix dans les Balkans », expliqua l’ambassadeur Qëndrim Gashi, comme l’a rapporté Le Figaro.
La Philharmonie du Kosovo, sous la direction de Baki Jashari, interpréta l’œuvre de Karl Jenkins, L’Homme armé : une messe pour la paix, composée en 1999.
Une œuvre qui se veut universelle en reprenant des textes de diverses religions : ordinaire de la messe des catholiques, psaumes de la Bible et… appel à la prière islamique.
Fallait-il, pour autant, que cet appel à la prière soit interprété dans une église ?
En chaire, qui plus est – montée en chaire qui n’est pas sans rappeler celle de l’imam, le 29 mai 1453, dans l’église Sainte-Sophie de Constantinople tombée aux mains des Ottomans, église dans laquelle les prêtres venaient d’être massacrés alors qu’ils célébraient la messe ?
Le général Dominique Delawarde (2S) a vécu « l’avant, le pendant et l’après- campagne » de bombardement de la Serbie au poste de chef « situation-renseignement-guerre électronique » de l’État-major Interarmées de planification opérationnelle. Impliqué en première ligne de cet État-major dans ces événements, il nous livre ici son témoignage. Édifiant.
Il y a quelques jours, Serge Halimi et Pierre Rimbert, deux journalistes reconnus, ont co-signé dans Le Monde diplomatique un excellent article.
Rappelons au passage que Serge Halimi est directeur du Monde diplomatique depuis 2008.
Cet article a été repris par plusieurs sites de ré-information mais aurait mérité une diffusion beaucoup plus large.
Cet article nous décrit avec précision les principaux « bobards médiatiques » qui ont façonné les opinions occidentales pour les aligner sur celles des politiques et des états-majors et nourrir une guerre de 78 jours au Kosovo.
« Pour ce qui fut sa première guerre depuis sa naissance en 1949, l’OTAN choisit d’attaquer un Étatqui n’avait menacé aucun de ses membres. Elle prétexta un motif humanitaire et agit sans mandat des Nations unies »(déjà….).
le Kosovo a bien été le plus grand mensonge de la fin du XXème siècle
Au poste d’observation qui était le mien à l’époque, ayant vécu « l’avant, le pendant et l’après- campagne » de bombardement au poste de chef « situation-renseignement-guerre électronique » de l’État-major Interarmées de planification opérationnelle, et ayant été impliqué en première ligne de cet état major dans cette triste affaire, je ne peux que confirmer, sans la moindre hésitation, que le Kosovo a bien été le plus grand mensonge de la fin du XXème siècle.
Je vais donc rajouter quelques éléments à la liste des média-mensonges évoqués dans l’article du Monde diplomatique, mensonges que j’ai pu suivre au jour le jour, et aux premières loges, de Septembre 1998 à août 2000 (avant, pendant et après l’action) et j’y ajouterai quelques éléments de réflexion sur les conséquences considérables de ces bobards en matière de relations internationales.*
Je me souviens à quel point mes collaborateurs et moi même avons été atterrés tout au long du conflit de voir ce que l’OTAN infligeait au peuple serbe, un allié de toujours que la France, notre pays, trahissait pour de mauvaises raisons.
Je me souviens d’une conversation tenue début Octobre 1998 au PC de l’OTAN, en Belgique, avec un de mes amis, alors directeur du Joint Operation Center (JOC), cerveau et cœur de l’organisation Atlantique, le colonel US D M’G, que j’avais bien connu dans une affectation précédente aux USA, et qui, sentant que l’on finirait par frapper la Serbie, me disait que « nous allions faire une connerie » pour trois raisons:
1 – Il n’y avait pas matière à agresser la Serbie.
Selon les renseignements de l’OTAN, Milosevic traitait « avec modération et faible intensité », selon ce colonel US, une rébellion d’une infime partie de la population kosovare.
Toute agression relèverait donc objectivement de l’ingérence dans les affaires d’un État souverain.
2 – Les Serbes ne cesseraient pas de résister en trois jours et il faudrait peut être plusieurs mois pour obtenir un cessez le feu. (Il a fallu 78 jours).
3 – S’il fallait engager des troupes au sol, les combats seraient longs, compliqués et meurtriers pour nous, compte tenu du terrain très difficile et des forces morales incontestables du peuple serbe, mises en évidence lors de la 2ème guerre mondiale.
Détourner l’attention médiatique d’une affaire de politique intérieure US
Je me souviens de la réponse très claire et précise de ce colonel US à ma question: « Si nous savons que c’est une connerie, pourquoi donc allons nous finir par la faire ? ».
Il s’agissait, selon lui et sans rentrer ici dans les détails qu’il m’a donné, de détourner l’attention médiatique d’une affaire de politique intérieure qui écrasait alors tous les autres sujets d’actualité aux USA.
Il fallait donner un « nouvel os à ronger » aux médias US pour qu’ils acceptent de lâcher celui qu’il tenait et qui menaçait la Présidence.
Deux articles de Nicola Mirkovic et d’Antoine de Lacoste, publiés récemment sur ce site, saluent, à juste titre, celui du Monde diplomatique dans lequel Serge Halimi règle son compte à l’incroyable campagne de « bobards » à laquelle la quasi-totalité de la presse française a prêté son concours, pendant les 78 jours de la « guerre du Kosovo ».
Il aura, en effet, fallu vingt ans pour que cette imposture et ses soutiens soient exposés crûment dans un organe de presse ayant pignon sur rue !
Cependant, l’attention portée exclusivement à ces 78 jours masque un fait plus important encore, à savoir que ces contre-vérités et inventions, aussi burlesques que criminelles, n’auraient pas été gobées par les opinions publiques si elles n’avaient été précédées de huit années d’un pilonnage tout aussi intense de fausses nouvelles visant à diaboliser la Serbie.
Si cette désinformation a pu fonctionner si facilement, c’est qu’avait été instaurée dans nos médias une vision manichéenne dans laquelle les Serbes étaient le Mal absolu et leurs adversaires des anges purs.
Pendant la période des bombardements (dont le prétexte était un imaginaire risque de désastre humanitaire au Kosovo), quelques voix éclairées auxquelles il était impossible d’interdire l’accès aux médias, comme celle de Régis Debray, ont contribué à fissurer le mur de censure implicite derrière lequel les « bobards » se donnaient libre cours.
Ces quelques voix qui réussirent à percer le mur de l’unanimisme complice ont permis, ensuite, à de vrais journalistes d’investigation comme Serge Halimi 1 et Pierre Péan 2de se glisser dans la brèche et de mettre au jour les manipulations sous-jacentes à cette sinistre propagande.
La semaine dernière, le Kosovo a rapatrié 110 personnes de Syrie.
Elles étaient retenues dans un camp après s’être rendues aux Kurdes lors de la débâcle de l’État islamique.
Le ministre de la Justice kosovar, Abelard Tahiri, a précisé qu’il y avait « 4 combattants, 32 femmes et 74 enfants dont 9 qui ont perdu leurs parents pendant la guerre ».
Il ajoute que ces personnes « méritent une réhabilitation et l’espoir d’une vie paisible et loin des conflits ».
On se doute, en effet, que ces braves gens seront très à l’aise dans cet État fantoche, mi-mafieux mi-islamiste, né par la grâce des bombardements de l’OTAN en 1999 et arraché à la Serbie en toute iniquité.
Cette intervention de l’OTAN, illégale et sans mandat de l’ONU, était « humanitaire », comme il se doit.
Elle avait donné lieu à une gigantesque désinformation des Américains et des pays européens, telle l’opération « Fer à cheval ».
Il s’agit d’un document révélé par le ministre des Affaires Etrangères allemand, Joschka Fischer, détaillant un vaste plan d’épuration ethnique du Kosovo afin d’en purger les Albanais musulmans (on ne parlait pas encore des Kosovars, ces derniers étant, en réalité, des musulmans d’origine albanaise).
Dans un excellent article de Serge Halimi et Pierre Rimbert, Le Monde diplomatique confirme que la guerre de l’OTAN, pour soi-disant libérer les Albanais du Kosovo du régime tyrannique de Slobodan Milošević, constitue bel et bien « le plus gros bobard du XXe siècle ».
On n’avait pas besoin de le lire pour le croire, mais ça fait du bien de le lire quand même.
Le mythe officiel autour du Kosovo est, littéralement, en train d’imploser.
Non, il n’y a pas eu de génocide.
L’article rappelle que le ministre de la Défense allemand, Rudolf Scharping, avait dit sur TF1, le 20 avril 1999, que les Serbes avaient « tué de 100.000 à 500.000 personnes ».
Pourtant, avant les bombardements de l’OTAN, on décomptait 2.000 morts… Serbes et Albanais confondus.
Non, l’opération Fer à cheval, censée purifier la région de toute présence albanaise, n’a jamais existé. C’est une invention ourdie par les renseignements allemands pour discréditer Belgrade.
Tous les médias dominants s’en sont fait l’écho pour accuser les Serbes, mais la vérité est que ce plan n’a jamais existé. Le Monde diplomatique a tout à fait raison de souligner que : « […] les principaux désinformateurs furent les gouvernements occidentaux, l’OTAN ainsi que les organes de presse les plus respectés » et d’épingler tout particulièrement le « quotidien de référence », Le Monde, dirigé à l’époque par Edwy Plenel, qui n’a cessé de mentir dans ses colonnes au sujet de la Serbie, des Serbes et de la réalité du Kosovo.