Cette fois, il a passé le mur du son, l’ineffable Mélenchon !
Après la mise en scène de sa perquisition et le
« T’vas voir ta gueule sur le palier », combat de poitrails avec le procureur,
« J’t’en colle une si tu m’touches »,
« La République, c’est moi ! » et autres éructations, voilà que ses délicates oreilles ne supportent plus les accents qui chantent.
Comme le disait ce matin Louis Aliot sur
RTL, pour un élu de Marseille, c’est pousser loin le bouchon !
À propos : il y a longtemps que j’ai envie d’écrire un mot à cette station pour qu’on rappelle à la déontologie madame Martichoux.
En sa qualité de « chef du service politique de la rédaction de
RTL », comme écrit dans sa présentation, c’est à elle que revient l’interview du matin.
Laquelle n’est, la plupart du temps, qu’un monologue car cette dame est incapable de laisser parler son interlocuteur, quel qu’il soit.
Non seulement elle le bombarde de questions, mais s’il s’aventure à vouloir répondre, elle nous assène son opinion en même temps qu’il parle.
Et pour un Bruno Le Maire qui, l’autre jour, a passé l’entretien à lui dire
« si vous permettez que je réponde à votre question », la plupart restent cois devant ce moulin à paroles.
C’est grossier et tout franchement insupportable pour les auditeurs, qui s’en vont voir ailleurs si l’on est plus poli.
Donc, Mélenchon l’atrabilaire.
Le problème est qu’à force de camper l’ogre tonitruant, il finit par en adopter les réflexes.
C’est le drame des cabotins : ils surjouent en permanence.
Et Mélenchon est LE cabotin de la politique française.