
La police est-elle raciste ? Cette question est sur toutes les lèvres, sur toutes les antennes et sur tous les postes de télévision depuis plusieurs jours.
Ce magnifique bourrage de crâne nourrit bien sûr l’idée que les minorités ethniques, et singulièrement les minorités maghrébines ou subsahariennes, seraient les victimes toutes désignées de Pinot simple flic.
Mais un constat objectif conduit quand même à conclure que la police est beaucoup plus violente avec la majorité de la population qu’avec les minorités.
La police est-elle raciste ?
Oser cette affirmation après deux mois de confinement où ceux qui habitent dans des quartiers mélangés ont assisté, quotidiennement, éberlués, à la tolérance de la police devant les violations des règles collectives par les « minorités » relève du plus pur tour de force.
Car il est évident que si certains policiers sont racistes, la police française fait preuve d’une extraordinaire indulgence vis-à-vis des minorités, et d’une extraordinaire dureté avec la majorité.
Un petit rappel des faits s’impose.
Il
n’existe bien entendu aucune statistique sur le sujet (l’interdiction
des statistiques ethniques en France permettant de nourrir le mythe d’un
pays d’accueil raciste sans contre-argumentation objective possible).
Mais enfin, les images ont fait le tour de la planète : les marchés de l’est parisien ou du nord parisien où les distances de sécurité n’étaient pas respectées durant le confinement, les consignes officielles données à la police de ne pas intervenir dans les banlieues, la surmortalité en Seine-Saint-Denis, permettent d’établir sans ambages et sans la moindre discussion honnête possible que la police a fait preuve de beaucoup d’indulgence vis-à-vis des minorités depuis le 13 mars.
Pas par philanthropie, d’ailleurs, mais par peur d’un embrasement…
Collectivement, obscurément, les institutions de ce pays se sont convaincues qu’elles n’incarnaient plus les maîtres, mais bien les esclaves d’une puissance indéfinie, sombre, insaisissable, appelée « banlieues ».
On y verra la
conséquence de l’endogamie sociale de nos élites, venues dans leur
écrasante majorité des beaux quartiers parisiens, pour qui la banlieue
est un espace qui relève plus de la savane africaine que de la ville
civilisée.
Et ils en ont peur !
Mais enfin, les images ont fait le tour de la planète : les marchés de l’est parisien ou du nord parisien où les distances de sécurité n’étaient pas respectées durant le confinement, les consignes officielles données à la police de ne pas intervenir dans les banlieues, la surmortalité en Seine-Saint-Denis, permettent d’établir sans ambages et sans la moindre discussion honnête possible que la police a fait preuve de beaucoup d’indulgence vis-à-vis des minorités depuis le 13 mars.
Pas par philanthropie, d’ailleurs, mais par peur d’un embrasement…
Collectivement, obscurément, les institutions de ce pays se sont convaincues qu’elles n’incarnaient plus les maîtres, mais bien les esclaves d’une puissance indéfinie, sombre, insaisissable, appelée « banlieues ».
"La France est un pays terroriste, colonialiste, esclavagiste" selon la Ligue de Défense noire africaine #BlackLivesMatter pic.twitter.com/GA3zghSr7X— Jonathan Moadab (@MoadabJ) June 6, 2020
Et ils en ont peur !









