Le 06/08/2016
Nous sommes désormais obligés de restreindre, pour protéger notre liberté, ce qui pourrait être perçu comme une liberté.
Ce qui est désolant, dans ces histoires d’interdiction de burkini sur nos plages, c’est que nous sommes désormais obligés de restreindre, pour protéger notre liberté, ce qui pourrait être perçu comme une liberté (celle de porter un burkini), mais qui est en fait un acte politico-civilisationnel (sous couvert de liberté de culte).
C’est ici que, d’une certaine manière, résident l’incompréhension et le cafouillage ambiants.
En vérité, le débat ne se situe pas au niveau du taux de couverture du corps ni de la pudeur qui serait vertueuse – la pudeur n’étant pas l’apanage de l’islam -, ni d’ailleurs vraiment une question religieuse ou automatiquement sexuelle, ni encore une question éthique.
La seule vraie question qui vaille est celle de la présence, sur notre sol, de personnes hostiles à notre civilisation et à notre mode de vie, et qui le manifestent en provoquant et en mettant en contradiction nos propres valeurs – la liberté individuelle, notamment.
Ces gens hostiles (même quand ils sont tout à fait aimables) se croient, pour certains, et selon leur mode de pensée culturel totalement différent du nôtre- même s’ils sont nés sur notre sol -, investis d’une mission de « purification » des Occidentaux.
Certains sont sincèrement convaincus que leur religion-civilisation (et tout ce qui va avec) est une réponse, voire une thérapie, à l’Occidental qu’ils perçoivent forcément comme décadent et dégénérescent.
Image que véhiculent, malheureusement, trop souvent nos médias et notre sous-culture Internet.