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jueves, 21 de julio de 2022

Grandeur et décadence de Bordeaux : quand l’écologie devient prétexte à la saleté et à l’abandon


 

Gabrielle Cluzel 20 juillet 2022

Bordeaux, ville de Montaigne et Montesquieu, était autrefois léchée avec le soin scrupuleux et bourgeois d’un roman de Mauriac, le dernier des trois « M » dont le patrimoine culturel local s’enorgueillit. 

Ce Bordeaux-là n’est plus. Les élégants platanes des boulevards sont abandonnés à leurs rejets, comme un vieux gentleman que l’on ne se donnerait plus la peine de coiffer. 

La fournaise de la canicule donne aux mauvaises herbes grillées, autour des arbres et entre les pavés, mêlées aux détritus, un air de Tananarive. La prolifération des grimpantes, plantées sur un trottoir, le long d’un tuyau d’évacuation par des riverains se piquant, un temps, de jardinage, semble hors de contrôle. Quand elles courent autour des moulures élégantes des façades en pierre, on croirait ces vidéos d’« urbex » tournées dans des châteaux fastueux abandonnés, mangés par la végétation.

Ajoutez à cela, à présent, les fumées d’incendies poussées par le vent dans l’agglomération bordelaise et vous aurez une idée du climat confusément pré-apocalyptique dans certains endroits de la ville en ce début de semaine.

La loi interdit l’usage de produits phytosanitaires depuis le 1er janvier 2017. Mais la mairie de Bordeaux, précurseuse, les a supprimés dès 2009. Et désormais, la majorité écolo à la mairie, derrière le Vert Pierre Humic - dérangé par les arbres morts, mais, semble-t-il, beaucoup moins par les herbes folles crevées sur la voirie -, pousse à la végétalisation. En novembre 2020, le maire lançait l’opération « Bordeaux grandeur nature », plein de bonnes intentions, pour lutter « contre la minéralisation, le réchauffement climatique et l’effondrement de la biodiversité ».

« La Métropole de Bordeaux n’utilise plus de pesticides sur les trottoirs, accotements de voiries, places et dans les rues, parcs, jardins et squares », peut-on lire sur le site de ladite métropole, qui rassure aussitôt : « La propreté, la circulation piétonne sur les trottoirs et la sécurité des usagers ne sont pas affectées par la suppression de ces produits polluants et dangereux pour la santé. »

miércoles, 7 de abril de 2021

Hidalgo face aux Parisiens : halte à la gestion « bobo-crado » de la capitale !


 

C’est tout le problème, avec ces gens qui vivent dans leurs palais et ne circulent qu’en carrosse de luxe, des gens qui ne descendent de voiture que pour fouler des tapis rouges : ils lévitent à hauteur des nuages parfumés quand les autres ont les pieds dans la m…

Madame Hidalgo, dont nul ne doute aujourd’hui qu’elle ait des démangeaisons présidentielles, est un maire plein d’ambition. 

Elle rêve d’une capitale toute verte où les monuments s’épanouiraient dans la forêt, le toit de l’opéra surgissant de la canopée comme les cheminées de Chambord… Déjà, la rue de Rivoli est hérissée de potelets jaunes, préfiguration sans doute des champs de boutons d’or qui, bientôt, remplaceront la chaussée…

Tout à ses rêves de petites maisons dans la prairie, a donc lancé, le 9 mars, une grande consultation/débat auprès des Parisiens. Le thème : « Une nouvelle esthétique pour Paris ».

Question réponse, « la maire socialiste de la capitale est servie », écrit Le Monde, qui la soutient. Et si « moins de 1.550 habitants ont pour l’heure participé à la consultation officielle », la discussion fait rage sur Twitter depuis vendredi 2 avril : « Des milliers de messages ont été échangés en quelques jours, critiquant pour la plupart un supposé “saccage” de Paris par la municipalité. »

C’est fou comme les gens sont méchants…

Car cette fois, ils sont des milliers à poster photos et commentaires sur Twitter sous le hashtag #Saccageparis. Et quoi qu’en dise la , qui crie à la « campagne de dénigrement », il suffit souvent de descendre en bas de chez soi pour photographier des tas d’ordures. Nous nous en sommes souvent fait l’écho ici : ces dernières années, bien des quartiers de Paris se sont transformés en décharges à ciel ouvert et la « végétalisation » y a grandement contribué. En effet, depuis qu’on ne désherbe plus au pied des arbres et qu’on a prétendu transformer les trottoirs en jardins collectifs, des tonnes de papiers, canettes et déjections de tous ordres sont venues s’empiler dans des herbes folles où courent maintenant tous les rats de la ville. À cela ont contribué aussi tous les campements sauvages des milliers de clandestins qui errent de tente en pas de porte, traînant avec eux la vermine.

« Avec plus de 20.000 tweets recensés samedi, il [le hashtag #saccageparis] est même devenu l’une des tendances du réseau du week-end. Détritus dans les caniveaux ou dans le bassin de la Villette, chaussées défoncées, graffitis, mobiliers urbains dégradés ou encore quartiers dénaturés, ont ainsi été dénoncés, souvent photos à l’appui, par des milliers de Twittos », rapporte Ouest-.

miércoles, 6 de enero de 2021

L’affaire Duhamel : plongée dans les égouts de la gauche morale


 
 

C’est l’affolement, depuis lundi soir. Sur les plateaux, les journalistes prennent un ton feutré, baissent le regard, s’habillent de noir… Encore un mort ? 

Non. Juste un moment de vérité. Un petit coup de projecteur sur les égouts de la gauche morale.

On n’est pas chez les pouilleux, non, on est dans le haut du panier, au cœur de la haute bourgeoisie socialiste, dans le saint des saints du Paris intellectuel et politique. La figure qui tombe, ce lundi soir, c’est Olivier Duhamel. Un personnage que nul n’ignore, une figure à laquelle chaque ambitieux fait allégeance. Une autorité dont on cherche l’onction. Un socialiste historique redresseur de torts dont le bon peuple découvre que sa belle-fille l’accuse d’être un violeur d’enfant, d’avoir eu des gestes plus que déplacés sur son beau-fils. C’est la jumelle de la victime, Camille Kouchner, qui en fait la révélation dans un livre à sortir ce jeudi, La Familia grande (Seuil). L’intelligentsia, elle, savait mais n’a rien dit.

Pour comprendre, il faut replonger dans les alcôves de l’entre-soi. Déjà, en 1994, Jean-Pierre Colin ‑ un ami de jeunesse de Jack Lang qui l’avait suivi rue de Valois et ne s’en était pas remis – expliquait le maillage de ce petit monde.

miércoles, 10 de abril de 2019

À Paris, des citoyens s’organisent pour chasser les rats. Il paraît que ça « amuse » la mairie !

 
 



Ils habitent le XVIIe, un arrondissement du nord-ouest de la capitale, plutôt bon chic bon genre.

Excédés par les bestioles velues qui cavalent dans les caniveaux et les jardins publics, ils ont créé la « brigade citoyenne de dératisation ».

Ils sont, ainsi, une dizaine de bénévoles à se mobiliser tous les samedis matin pour assainir leur quartier.
Cela en plein accord avec leur maire d’arrondissement, Geoffroy Boulard (LR). « Le maire a pris conscience de l’ampleur du fléau il y a plus d’un an et en a fait un combat de santé publique », rapporte Le Parisien de ce mardi. Lassé par l’impéritie de la municipalité, « il a monté un site Internet local, Signalerunrat.paris, il a profité du savoir-faire américain à la suite d’un séjour à New York en 2018 et il est revenu avec des outils : glace carbonique, piégeage, anticoagulants, mailles de fer… ». « Les zones traitées par la brigade sont planifiées en coordination avec les différents services municipaux locaux (écoles, crèches, squares) ou partenaires (bailleurs sociaux). Je réunis aussi un comité de pilotage de la dératisation des espaces publics chaque mois », explique l’édile.
Qu’en pense la mairie de Paris ?
Il paraît que « Paul Simondon, nouvel adjoint auprès de la maire de Paris Anne Hidalgo en charge de la propreté, [qui] s’amuse tout de même (sic) de “l’âme de trappeurs” de la brigade du XVIIe ».

sábado, 20 de enero de 2018

Les métros parisiens ne marquent plus l’arrêt : trop de drogués sur les quais !

 
 


Le 20/01/2018
Marie Delarue

 Le « nettoyage » de surface n’a fait que déplacer le problème, transformant les stations de métro en cour des miracles.

À Paris, il y a la clientèle de madame Hidalgo.

Celle qui pense voiture électrique et pistes cyclables, qui pique-nique aux beaux jours sur une nappe à carreaux en bord de Seine, flâne aux terrasses des bistrots devant un burger bio et frites de patates douces, celle qui porte ses fringues Claudie Pierlot à la ressourcerie où l’on sirote son thé vert devant un prolo de pacotille et son accordéon musette.

Et puis il y a les autres.
Ceux qui, bien obligés, se tapent les transports en commun et constatent que leur Paris à eux est devenu invivable.
Ils ne vivent pas dans le même monde, n’habitent pas les mêmes quartiers, n’ont pas les mêmes horaires et, surtout, ont à subir tout ce que les premiers chassent de leur environnement avec la bénédiction complice des autorités.
Clochards, drogués, prostituées, vendeurs d’objets volés, de cigarettes ou de faux papiers et immigrés clandestins grouillent au milieu de la crasse et des rats.
On les pousse d’un arrondissement à l’autre, mais depuis des décennies que le phénomène gangrène le nord de la capitale, il n’a cessé de croître.
En 2012, Manuel Valls, alors ministre de l’Intérieur, inaugurait en grande pompe dans le quartier Barbès-Château Rouge (XVIIIe) la première « zone de sécurité prioritaire (ZSP) parisienne ».
En janvier dernier, cinq ans après, donc, la commissaire de police de cet arrondissement déclarait au Parisien : « Depuis huit mois, la délinquance est de plus en plus volatile. Elle a également investi la place de la Chapelle (hors ZSP). Les revendeurs, notamment, sont changés régulièrement par les réseaux, et nous avons perdu les contacts qui nous étaient précieux. Les mineurs, aussi, souvent algériens et tunisiens, ont fait leur apparition en masse. »
Des gosses qui vivent dans la rue, sniffent de la colle et détroussent les passants.