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domingo, 26 de noviembre de 2023

[Point de vue] Des raids d’extrême droite sur AlloCiné ?


 

  

Jean Kast 25 novembre 2023

 

Stupeur et tremblements dans le petit monde du cinéma.  

Comme nous le disait hier Jany Leroy, la Société des réalisateurs de films français (SRF) tire la sonnette d’alarme : la menace fasciste plane sur le septième art. « Nous assistons à une offensive résolue, massive et coordonnée de l'extrême droite sur le terrain culturel, dont le cinéma, art populaire par excellence, est une cible privilégiée. »

Pour illustrer son propos, la SRF évoque le bide du film Avant que les flammes ne s’éteignent, de Mehdi Fikri, ode militante et caricaturale à Assa Traoré. « Le film est actuellement l’objet d’une violente campagne de dénigrement relayée par la chaîne CNews et les réseaux sociaux, en particulier sur la plate-forme AlloCiné où sa "note spectateur" a brutalement chuté à 1,4, le mercredi 15 novembre au matin, jour de sa sortie en salles, avant même la première séance de 9 h […] Nous dénonçons ces manœuvres d’intimidation car elles cherchent en réalité à pratiquer une censure de fait qui ne dit pas son nom. Elles portent ainsi atteinte à la liberté de création des cinéastes et à la libre diffusion des œuvres. » Autrement dit : si vous n’aimez pas les pires bouses décoloniales, vous êtes un dangereux fasciste d’extrême droite.


 

À ce sujet — [Satire à vue ] Cinéma : les flops enfin expliqués par Libération

Une victimisation malhonnête et borgne

miércoles, 17 de marzo de 2021

Lettre au cinéma français



 
 
 © Capture d’écran Canal Plus
 

Réuni ce vendredi pour la 46e cérémonie des César, le cinéma français s'est couvert de honte et de ridicule, faisant montre d'une ingratitude envers le public difficilement égalable.

Tu nous fais honte. Ce n’est pas la première fois, mais vendredi lors du grand raout annuel de « ta grande famille » comme tu aimes le claironner, ton spectacle était d’une dégueulasserie ignoble.

Comme toute la société, tu souffres de la crise sanitaire. Pas plus que les autres, peut-être même un peu moins, mais les autres tu t’en fous alors qu’ils sont tes principaux argentiers, souvent malgré eux. Tu l’as oublié, ou peut-être même ne l’as-tu jamais su, « ces gens-là », ceux que tu montres du doigt avec mépris, ceux à qui tu t’arroges le droit de montrer ton cul, constituent la raison même de ton art. Sans eux, tu n’es rien, même pas un nom au-dessus d’un code-barre. Tu cries partout que les salles doivent rouvrir mais les spectateurs ont juste pour toi le visage d’un ticket de caisse à la séance de 9h à Châtelet-les Halles. Une avance sur recette.

Le spectateur, tu t’en fous. Tu ne parles que de toi. De tes récompenses que tu n’as jamais eues, de ta peau trop noire pour être représentée ou trop ridée pour être filmée, de ton sexe soi-disant dominé oubliant au passage que le proxo n’a pas de statut parce que vendre son corps au nom du prolétariat est tout aussi misérable que de faire la pute auprès du grand patronat. Tu hurles ta souffrance de ne pas pouvoir travailler alors que c’est de ne plus voir ta gueule sur les écrans qui t’insupporte. Tes tournages continuent alors que les bistros comme les musées continuent d’être fermés. Tu convoques les maux des autres pour épaissir les tiens, de préférence ceux qui sont loin pour ne pas avoir à les enjamber quand tu iras essayer des fringues de grands couturiers. Tu rends hommage aux disparus ignorant même ce pourquoi tu dois les célébrer.

Lire aussi : César 2021 : Adieu les cons

Tu causes « rêve » et « émotion » oubliant qu’avant de les recevoir il faut les offrir, mais toi, tu n’as rien à donner. Rien.

martes, 6 de octubre de 2020

Cinémas, la castatrophe ! Cineworld s’effondre en Bourse, ferme ses salles !


 par | 6 Oct 2020 |

C’est un film catastrophe qui se joue pour l’industrie du cinéma.

Les films ne sont plus tournés.

Ceux qui ont été tournés ne sont pas mis en salle car les producteurs attendent bien évidemment des jours meilleurs tant les salles encore ouvertes dans le monde sont vidées de leurs spectateurs.

C’est dans ce contexte dramatique pour cette industrie du loisir que le géant Cineworld s’est effondré en Bourse après l’annonce de la fermeture de ses salles de cinéma aux USA et au Royaume-Uni.

Le groupe numéro deux mondial du secteur a annoncé qu’il va fermer au cours de la semaine toutes ses salles de cinéma au Royaume-Uni et aux États-Unis, une décision qui affectera jusqu’à 45 000 emplois dans l’avenir proche alors que le groupe s’efforce de survivre à l’impact de la crise sanitaire sur l’industrie cinématographique.

L’industrie du cinéma, du spectacle vivant, de la musique et des concerts sont parmi les plus touchées.

Les dégâts sociaux y sont terribles et expliquent à mon sens une part non négligeable des centaines de milliers de gens qui sont arrivés en plein confinement vers le Secours populaire, car la précarité dans ces secteurs est très forte, pour ne pas dire endémique et institutionnalisée.

Charles SANNAT

Source Boursorama.com ici

viernes, 17 de enero de 2020

Rubrique : pénibles.



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Régis de Castelnau

Les britanniques sont pénibles. Tout le monde le sait.

 Ils élisent un faux clown premier ministre qui respecte leur vote et déclame les vers de l’Iliade en grec ancien avec le ton.

 Ils connaissent le foot mieux que personne. Et le rugby aussi.
Ils ont inventé la pop music.
Ils sont venu chez nous pour nous emmerder pendant cent ans.
Le méridien de Greenwich passe chez eux.
Ils se servent du yard, unité de mesure de longueur. Qui mesure trois pieds, soit la moitié d'une toise. Et quatre yards égalent aussi trois aunes, soit douze pieds.
Et voilà qu’au moment du centenaire de la première guerre mondiale, ils nous ont gentiment montré ce qu’était l’émotion d’une commémoration.
Et que pour cela il valait mieux éviter les concerts de rap et le jogging entre les tombes.
Cela montre un attachement à leur pays et un rapport particulier à leur Histoire.
Pour l’expliquer et l’illustrer, ils font des films. Des films de guerre grandioses.

viernes, 22 de noviembre de 2019

Le cinéma à l'épreuve de la propagande.

 
 
 
Cette semaine, deux faits liés au monde du cinéma se sont croisés d'une manière symptomale et particulièrement intéressante.

 Le génie du 7ème Art Officiel que le monde entier nous envie, Ladj Ly, a bénéficié d'une campagne de promotion digne d'un des grands moments de l'histoire de la propagande, présent sur tous les plateaux, vanté par tous les médias mainstream, déroulé bien sur le tapis rouge cannois, caution morale et tutti quanti (tout en se plaignant que les médias seraient emplis de méchants racistes islamophobes et autres créatures phobosphériques).

 Je n'ai pas d'opinion sur ce film qui a priori ne m'intéresse pas et je trouve très bien que ce garçon occupe son temps à faire des films plutôt qu'autre chose, c'est toujours ça de gagné, et qu'il montre le point de vue que bon lui semble.
Je m'amuse de ce que même Emmanuel Macron s'y est collé, à la propagande (il faut dire qu'il maîtrise la technique), en se déclarant (sans rire) bouleversé et que ce film lui avait fait découvrir la détresse des banlieues : c'est ballot, alors qu'il suffisait de traverser la rue mon gars et hop tu aurais pu tout voir de tes yeux vu !
Non, là où ça se corse, c'est quand le ci-dessus génie du 7ème Art vient développer sa pensée profonde (il faut le dire vite parce qu'on est quand même loin des Cahiers du Cinéma) dans un entretien accordé au Blog du Cinéma dans lequel il traite Zineb El Rhazoui de "connasse", lui suggère d' "aller se faire enculer" et Zemmour de "fils de pute".

sábado, 10 de marzo de 2018

Cérémonie des Oscars® : la soupe de la déconstruction ad nauseam

 
 


                 
Avocat

Il ne s’agit plus seulement d’accepter le différent, le marginal (voire l’obscène), mais de le glorifier. Nous sommes entrés dans une société de l’anormal (qui n’a pas de norme).

Le cinéma a souvent été à la pointe du « progrès ».
Les fournées 2018 des César et Oscars® nous le prouvent à nouveau.
Lors de la cérémonie des César 2018 de vendredi dernier, c’est 120 battements par minute, qui raconte les débuts d’Act Up dans les années 90, qui a raflé le plus de statuettes de la soirée.
Au revoir là-haut, qui traite aussi bien des blessures des anciens combattant que de celles de la nation dans la France de l’après-Première Guerre mondiale, n’en a reçu que cinq.
Du grand classique, dirons-nous, dans le milieu du cinéma français.
Mais c’est, une fois encore, du côté de nos amis outre-Atlantique que la soupe de la déconstruction nous a été servie ad nauseam.
Notons, tout d’abord, que Call Me by Your Name, qui narre l’idylle homosexuelle entre un jeune homme de 17 ans et l’assistant de son père, a reçu l’Oscar® du meilleur scénario adapté.
Quant à l’Oscar® du meilleur film étranger, c’est à Une femme fantastique qu’il a été remis.
Ce long métrage chilien met en scène la vie de Marina, une jeune serveuse transgenre qui développe une relation amoureuse avec Orlando, le propriétaire d’une imprimerie de vingt ans son aîné.
Tout un programme…

viernes, 20 de octubre de 2017

Omar Sy, Knock chatouilleux, ne supporte pas qu’on le gratouille

 



 
Jean Rochefort s’en est allé comme il avait vécu, dans l’esprit et l’élégance. Omar Sy est arrivé, dans l’insulte et dans l’outrance.

Promotion de son dernier film oblige, il est revenu des États-Unis pour nous vendre l’ânerie du moment : Knock, sinistre pochade de la cinéaste Lorraine Lévy qui doit faire se retourner le pauvre Jules Romains dans sa tombe.
Notre époque n’a que ce qu’elle produit, si ce n’est ce qu’elle mérite, à savoir des artistes incultes qui, privés d’imagination, réinterprètent à leur sauce des classiques dont l’intelligence et la saveur leur ont totalement échappé.
Oma Sy est devenu Knock sans connaître ni Knock ni Jules Romains, et sans doute pas, non plus, Louis Jouvet qui en fut le génial interprète.
On lui pardonnerait s’il était resté à sa place d’acteur au lieu de devenir un minable donneur de leçons de vie doublé d’un pleutre…
En effet, remis vertement à sa place par Éric Zemmour qu’il avait grossièrement insulté sur Europe 1, le traitant de « criminel », Omar Sy s’en est vite retourné pleurnicher dans le giron d’Hollywood, abandonnant en rase campagne la promo de son navet.
Il a eu peur, peur de se frotter aux mots qui ont un sens, à la culture politique, peur de la dialectique, la vraie, au-delà du bla-bla convenu.
Comme on le craignait (en vérité, on s’en fout totalement), ce Knock est un navet.
Une grosse daube.
Pire : une insulte à l’œuvre de Jules Romains, cette peinture de mœurs tout en subtilité.
Lorraine Lévy n’est pas la première à commettre ce genre de crime.
On a déjà vu cela.
Deux exemples me viennent à l’esprit.
Boudu, pour commencer.
Tourné par Jean Renoir en 1932, Boudu sauvé des eaux est l’histoire d’un clochard anar et cynique qui sème la révolution dans la famille qui l’a sauvé de la noyade.
En 2004, Gérard Jugnot en fait un saint homme dans la carcasse de Depardieu, parce que dans son monde de Bisounours, on ne saurait être à la fois pauvre et méchant.

martes, 17 de octubre de 2017

Affaire Weinstein : le bal des faux-culs !

 




Je suggère, pour en finir avec l’hypocrisie et le féminisme misérabiliste, qu’on lance #Balancetapétasse pour faire pendant à #Balancetonporc.


  Allez-y, Mesdames, c’est le moment !
Vous toutes, starlettes refoulées, actrices en mal d’engagement, vieilles gloires oubliées…
Allez-y, balancez vous aussi votre « porc » et peut-être retrouverez-vous un instant de notoriété en racontant au monde cette scène horrible qui, à votre insu, vous hante depuis tant d’années et vient de resurgir grâce à ce gros dégueulasse d’Harvey Weinstein.
Depuis huit jours, la liste s’allonge.
Ainsi, l’oubliée Florence Darel qui réapparaît ce lundi pour raconter au Parisien avoir éconduit le producteur en 1994, et qui confie : « Je me rends compte que ça m’a beaucoup perturbée et que depuis deux nuits, j’ai plein d’autres souvenirs qui remontent que j’avais soigneusement enterrés. »
C’est à qui en aura le plus à raconter, preuve qu’on est en plein bal des faux-culs, tout comme on le fut avec notre gloire internationale, le monsieur du FMI : Dominique Strauss-Kahn.
L’affaire est entendue : les hommes de pouvoirs sont des cochons.
Et les hommes de grand pouvoir de grands cochons.
Et donc, une fois de plus, une fois encore, les femmes ne sont que d’innocentes victimes contraintes de devoir tout accepter pour pouvoir respirer sur cette basse terre.
Foutaise.
Pour autant que je sache, toutes les petites starlettes en herbe qui oscillent du cul sur les plages de Cannes, se précipitent chaque printemps aux partouzes des magnats d’Hollywood, prennent leur ticket dans la file d’attente devant la chambre à coucher des réalisateurs et des acteurs en vue, de même que les grandes dames du cinéma qui acceptent les rôles les plus avilissants ne le font pas avec un flingue dans le dos.
Faut-il rappeler ce qui a valu la gloire à la jeune Léa Seydoux, dont la confession dans le Guardian a occupé les médias pendant trois jours ?

domingo, 15 de octubre de 2017

Harvey Weinstein, ou les contradictions de la révolution sexuelle

 


    Publié le Mis à jour le 15 octobre 2017
 
L’auteur met en lumière toutes les contradictions qu’il y a autour de cette affaire qui prend une tournure internationale.
 
Pauline Mille, pour  Réinformation.tv , dénonce l’hypocrisie du « milieu », la comédie des starlettes, et les contradictions de ces produits de la révolution sexuelle.

Les dizaines de femmes témoignant de la frénésie sexuelle du producteur Harvey Weinstein sèment une petite révolution à Hollywood.
Le scandale révèle les contradictions d’un système qui prétend régenter la morale politique, comme l’ont rappelé ses récentes campagnes anti-Trump.
Harvey Weinstein n’est pas n’importe qui dans le cinéma américain.
Les Etats-Unis ne pratiquent pas le cinéma d’auteur et le producteur y a le dernier mot, the final cut, pour décider d’un film.
Ceux de Weinstein ont collectionné soixante oscars, notamment pour Shakespeare in Love, The Artists, Pulp Fiction, Kill Bill, Le discours d’un roi.
Cannes lui a donné aussi sa palme d’or pour Sexe, mensonges et vidéo, et les Bafta anglais l’ont aussi récompensé.
Il avait le nez, le sens des affaires, celui du cinéma, n’hésitait pas à investir.
Bref, une pointure admirée et redoutée.

Il y a prédation sexuelle, y a-t-il viol ?

Aujourd’hui, plus de vingt femmes, connues ou inconnues, ont déclenché un scandale qui faire bruire Hollywood, elles l’accusent de harcèlement, d’atteinte sexuelle, d’agression sexuelle et même, pour quatre d’entre elles à ce jour, de viol.
Deux enquêtes ont été ouvertes.
Concernant les viols allégués, Harvey Weinstein a affirmé par communiqué que toutes les relations sexuelles en cause étaient « consenties ».