
Par Katie Spence
20 septembre 2024
Les deux chercheurs ont conclu que la Terre s'est réchauffée parce qu'elle absorbe davantage de lumière solaire en raison de la réduction de la couverture nuageuse mondiale
Cette année, les mois d’été ont été si chauds que la population a dû trouver refuge dans des piscines extérieures rafraîchissantes, se protéger du béton qui brûlait la plante des pieds et se dépêcher à manger la crème glacée qui fondaient rapidement sous la chaleur écrasante.
En août, le rapport Copernicus de la Commission européenne a indiqué qu’au cours des 12 derniers mois, la température moyenne mondiale avait atteint des niveaux record, soit une augmentation de 1,51 degré Celsius par rapport aux températures préindustrielles.
De même, à l’aide de données satellitaires, Roy Spencer et John Christy, de l’université de l’Alabama à Huntsville, ont déterminé que la température moyenne du mois d’août était supérieure de 0,88 degré Celsius à la moyenne des trente dernières années (1991-2020).
« La chaleur extrême n’est pas seulement une crise environnementale, il s’agit d’une menace sérieuse pour la santé publique, et les communautés à travers le pays se battent pour y répondre », a déclaré Xavier Becerra, secrétaire à la Santé et aux services sociaux des États-Unis, dans un communiqué.
« [Les enjeux] auxquels nous sommes confrontés aujourd’hui ne sont pas ceux d’il y a 30 ou 40 ans. Nous vivons dans un monde différent. »
Le 14 août, le président Joe Biden a publié la stratégie américaine de lutte contre la chaleur pour 2024-2030, tenant ainsi la promesse faite en juillet de prendre des mesures supplémentaires pour lutter contre la hausse des températures, qui, selon le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) des Nations unies, est principalement due à l’augmentation du gaz carbonique (CO2), un gaz à effet de serre, provoquée par l’homme.
« Pour stabiliser le climat, il faudra réduire fortement, rapidement et à long terme les émissions de gaz à effet de serre et parvenir à des émissions nettes de CO2 nulles », a déclaré Panmao Zhai, climatologue chinois et coprésident du groupe de travail I du GIEC, dans un communiqué.
« Limiter les autres gaz à effet de serre et les polluants atmosphériques, en particulier le méthane, pourrait être bénéfique à la fois pour la santé et le climat. »
Ned Nikolov, physicien et chercheur affilié à l’université d’État du Colorado, a déclaré à Epoch Times qu’au sujet du CO2, le GIEC était dans l’erreur.
« La théorie de l’effet de serre prétend que la composition de l’atmosphère est [un facteur] important », a déclaré M. Nikolov. « Ils affirment que de minuscules augmentations du dioxyde de carbone dans l’atmosphère provoquent le réchauffement de la planète, et qu’il est impératif de cesser de brûler des combustibles fossiles afin d’éviter un changement climatique dangereux. »
« C’est complètement faux. »
Le 20 août, Ned Nikolov et Karl Zeller, météorologue retraité du Service des forêts des États-Unis, ont publié une étude selon laquelle le réchauffement récent de la Terre n’est pas dû à l’augmentation du CO2.
Après avoir analysé des données satellitaires, les deux chercheurs ont conclu que le réchauffement de la Terre est plutôt dû à une plus grande absorption de la lumière solaire induite par une réduction de la couverture nuageuse mondiale.
Albédo et climat
Selon la NASA, l’atmosphère terrestre s’efforce en permanence d’équilibrer le « budget énergétique » de la Terre, c’est-à-dire la quantité d’énergie qui y pénètre et qui en sort. Après que le rayonnement solaire à ondes courtes atteint la Terre, l’énergie repart dans l’espace sous forme de rayonnement thermique.
Si cet équilibre est rompu, et que davantage de lumière solaire est absorbée ou qu’une quantité insuffisante de chaleur s’échappe vers l’espace, la température de la Terre augmentera. Un déséquilibre dans le budget énergétique est connu sous le nom de « forçage radiatif », avec une onde courte comme rayonnement entrant et une onde longue (ou thermique) comme rayonnement sortant.
Par ailleurs, l’albédo de la Terre, c’est-à-dire la fraction de la lumière solaire renvoyée dans l’espace, influe sur la quantité de rayonnement qui atteint la surface.
Dans son sixième rapport d’évaluation, le GIEC indique qu’en raison de l’augmentation de la concentration de CO2 dans l’atmosphère due aux émissions de gaz à effet de serre, le budget énergétique de la Terre est déséquilibré : davantage d’énergie thermique est piégée, ce qui se traduit par des températures élevées et des océans plus chauds.
Des
panneaux solaires sont visibles sur le toit d’une maison à Albany, en
Australie occidentale, le 18 septembre 2023. (Susan Mortimer/Epoch Times)Concernant l’albédo de la Terre, le GIEC note également que les années 1950 à 1980 ont été marquées par « des preuves d’un déclin généralisé du rayonnement solaire de surface (ou obscurcissement) », suivi d’une « récupération partielle (éclaircissement) sur de nombreux sites d’observation par la suite ».
Pour expliquer ce phénomène, le GIEC indique que « des variations multidécennales des émissions d’aérosols anthropiques [induits par l’homme], sont considérées comme un facteur important (confiance moyenne), mais [que] la variabilité multidécennale de la nébulosité peut également avoir joué un rôle ».
En outre, selon le GIEC, certaines études montrent que la « nébulosité » peut jouer un rôle dans l’« assombrissement » et l’« éclaircissement ». Toutefois, la contribution relative des aérosols et des nuages au phénomène d’assombrissement et d’éclaircissement est encore débattue, et « l’origine de ces tendances n’est pas entièrement comprise ».
Selon M. Nikolov, c’est là que son étude entre en jeu.
Remise en question du GIEC
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