Mes chères impertinentes, mes chers impertinents,
Passant un temps certain à écouter ce qu’il se dit et les hurlements proférés à longueur de journée par les dictateurs de l’émotion, la dernière émission ONPC de Ruquier qui recevait Dupont-Aignan n’est pas passée inaperçue.
Il faut dire que devant le tribunal des bien-pensants, Dupont était le méchant.
À un moment de l’émission est évoqué le sujet des gentils migrants esclaves en Libye et que donc, on ne peut pas nier qu’ils souffrent beaucoup-beaucoup, ce que semble faire le Dupont crucifié par le tribunal médiatique en place cathodique.
Laissons-les braire.
Mon rôle n’est pas de vous assener des vérités ni de faire de la démagogie ou encore de faire en sorte que vous soyez d’accord ou pas.
Mon humble volonté est de réfléchir, de garder allumées les lumières de nos esprits, d’alimenter les débats, de nourrir les réflexions de chacun, pour que chaque citoyen puisse exercer son rôle de citoyen éclairé (ou le moins éteint possible).
Lorsque je les ai entendus hurler à l’esclavagisme sur ce plateau – et quand on parle d’Afrique, l’esclavage c’est le « point Godwin » africain –, j’ai pensé à cet anthropologue Tidiane N’Diaye, auteur de l’ouvrage Génocide voilé, et loin des imbéciles sans culture qui soumettent les masses à leur propagande idéologique.
Que nous apprend Tidiane N’Diaye?
Le rôle du monde arabo-musulman qui a été bien pire depuis des siècles que la traite transatlantique pour les Africains.
Cette interview réalisée sur Cnews par Jean-Pierre Elkabbach date d’y il a un an.
Déjà, nous savions que les pratiques d’esclavagisme avaient lieu en Libye, mais pas uniquement.
Au moment où nous sommes priés en France et en Occident de battre notre coulpe pour les crimes commis par nos ancêtres, l’esclavagisme, lui, se poursuit.
Je ne peux plus rien pour les esclaves d’hier et ceux d’avant l’abolition de l’esclavage.
Je peux demander pardon au nom de l’histoire, mais guère plus.
Nous pouvons faire un ou deux musées.
Parfait.
Cela ne changera rien aux souffrances, mais la symbolique est là.
Mais le pire c’est que la repentance pour l’esclavage d’hier fait oublier l’esclavagisme d’aujourd’hui, qui n’est pas le fait de l’Occident qui se contente d’exploiter, ce qui n’est pas bien, mais reste un degré en dessous de réduire à l’état d’esclaves des hommes et des femmes.
L’esclavage d’hier et celui d’aujourd’hui
Massif.
Il y a la Libye avec ses marchés aux esclaves à ciel ouvert.