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jueves, 3 de octubre de 2024

Meyssan : “L’Iran a-t-elle vraiment bombardé Israël ?


 


Dans ce débat entre Meyssan, Husson et Verhaeghe, nous tentons de décrypter les faux semblants de la situation en Israël et au Proche-Orient. 

Assistons-nous vraiment à la préparation d’une guerre totale entre l’axe de la Résistance et l’Occident ? Ou bien y a-t-il une mise en scène destinée à donner des gages et à permettre à l’Iran de se rapprocher des Occidentaux ?

 


Dans cette émission qui sera également diffusée en podcast, Thierry Meyssan, Edouard Husson, Eric Verhaeghe, débattent de la situation au Proche-Orient.

Plusieurs points doivent être mentionnés avec précaution :

  • la situation est pour l’instant confuse et nous sommes loin de détenir les clés de compréhension de ce qui se passe au jour le jour
  • selon toute vraisemblance, le Hezbollah est victime de trahisons de la part d’agents iraniens qui renseignent précieusement les Israéliens
  • jusqu’où cette trahison remonte-t-elle dans le système complexe de pouvoir en Iran ? Il est difficile de le dire aujourd’hui
  • dans tous les cas, le Hezbollah semble en mesure de résister “sur le terrain” à une offensive israélienne terrestre, ce qui ne signifie pas que les bombardements israéliens ne l’ont pas affaibli
  • il n’est pas exclu que, de son côté, certains dirigeants iraniens privilégient une entente avec les USA à long terme
  • nous n’avons guère, pour l’instant, de visibilité sur la suite des opérations, notamment sur la stratégie israélienne
  • néanmoins les dirigeants israéliens affichent leur intention, comme nous l’avons indiqué, de créer un ordre nouveau au Moyen-Orient.


domingo, 29 de septiembre de 2024

Israël sème un vent tragique au Liban, qui récoltera la tempête assassine



 

Le Hezbollah a confirmé aujourd’hui le décès de son leader Hassan Nasrallah dans le bombardement de Beyrouth par l’aviation israélienne.

 Il semblerait que plusieurs responsables militaires du mouvement chiite soient morts à cette occasion. Mais ces opérations dévastatrices suffiront-elles à décapiter le Hezbollah ou à le neutraliser ? Ou bien l’émergence de nouveaux dirigeants pourrait-elle aiguiser le conflit ? Nous faisons le point sur l’information connue ce soir.


 

→ Le Hezbollah a confirmé la disparition de son leader Hassan Nasrallah dans le bombardement d'hier en plein coeur de Beyrouth
→ Divers responsables militaires du Hezbollah semblent avoir disparu dans la même opération militaire
→ Le guide de la révolution iranienne Khamenei a prononcé un discours belliciste à midi
→ Dans la soirée, des manifestations avaient lieu à Bagdad et différents bombardements avaient lieu tant au Liban que sur le sol israélien

 

Comme nous le suggérions hier, Hassan Nasrallah, leader du Hezbollah, est mort dans le bombardement du cœur de Beyrouth par l’aviation israélienne. Selon les informations disponibles, 83 bombes anti-bunker d’une tonne auraient été larguées sur l’immeuble sous lequel était dissimulé ce bunker.

sábado, 28 de septiembre de 2024

Et si le Hezbollah n'était pas ce qu'on croyait.

 

martes, 24 de septiembre de 2024

Le Liban sous le choc des frappes israéliennes : 492 morts en une journée


 
 
Après avoir plongé Gaza dans le chaos, Israël s’attaque au Liban.

  le 24/09/24

 lemediaen442

 

Le Liban a vécu lundi 23 septembre une journée d'une violence sans précédent depuis près d'un an. 

Les frappes aériennes menées par l'armée israélienne ont causé la mort de 492 personnes, dont 35 enfants et 58 femmes, et blessé 1645 autres, selon le Centre des opérations d'urgence du ministère libanais de la Santé. 

Cette escalade de violence a poussé la France à demander une réunion d'urgence du Conseil de sécurité de l'ONU.

Les frappes, qui ont touché presque tous les villages du sud du Liban et de la vallée de la Békaa, ont également atteint la banlieue sud de Beyrouth.

Le Premier ministre libanais, Najib Mikati, a dénoncé un « plan de destruction » de son pays, annonçant la fermeture des écoles pour le mardi suivant.

Des milliers de déplacés et une capitale en état d’alerte

À ce bilan humain s’ajoutent des milliers de familles déplacées. Un embouteillage monstre s’est formé sur l’autoroute côtière, empruntée par les habitants du sud fuyant vers le nord. « Cela fait six heures qu’on roule dans les embouteillages et on est loin d’être arrivés », a témoigné Hassan, originaire de Srifa, au micro de la correspondante de RFI. « Les enfants n’en peuvent plus, ils dorment derrière. Tout ce qu’on cherche, c’est un refuge pour être en sécurité. On veut aller à Beyrouth, mais on n’y connaît personne. »

Dans la capitale libanaise, l’incertitude règne parmi les habitants, craignant une généralisation du conflit et une intensification des frappes. « Quand on a entendu que Beyrouth serait peut-être bombardée, cela a été le chaos total », a raconté Elisaar Baalbaki. « Que faire des enfants, comment les évacuer, comment les laisser rentrer chez eux ? » Autre préoccupation : faut-il s’approvisionner en nourriture et en médicaments ? « On n’en peut plus. Nous sommes profondément tristes et ça se voit dans nos yeux », a confié la mère de famille.


1 300 cibles frappées par Israël

L’armée israélienne a indiqué avoir frappé 1 300 cibles du Hezbollah ces dernières 24 heures. Le Hezbollah tire des roquettes depuis près d’un an vers le territoire israélien en soutien au Hamas palestinien, qui se défend contre Israël dans la bande de Gaza. Une « frappe ciblée » a également été menée à Beyrouth, visant le commandant pour le front sud de la formation chiite, qui a annoncé qu’il allait « bien », « en lieu sûr ».

lunes, 23 de septiembre de 2024

Le Hezbollah : Une force internationale qui tient tête à Israël – Régis le Sommier


 
 
Les frappes israéliennes au Liban intensifient les tensions avec le Hezbollah, une force désormais incontournable.

 

23/09/2024 

lemediaen442 

 

Régis le Sommier évoque dans son édito du 23 septembre 2024 sur Radio Courtoisie l'intensification des frappes israéliennes contre des cibles supposées du Hezbollah au Liban sud. 

Cette escalade intervient dans un contexte de tensions accrues, notamment après l'affaire des bipeurs Motorola utilisés par des agents du Hezbollah, qui a provoqué un traumatisme dans la société libanaise.


Régis le Sommier souligne que le Hezbollah, souvent comparé au Hamas, a une histoire de résistance contre Israël qui remonte à l’occupation syrienne du Liban sud.

Cette résistance a valu au Hezbollah une certaine légitimité dans le monde arabe, bien que le groupe n’ait pas vaincu Israël. Il met également en lumière l’unité Al-Ridwan, une force spéciale du Hezbollah formée pour mener des opérations commando et d’infiltration en Israël.

L’expert a noté que la guerre en Syrie a renforcé le Hezbollah, qui a pris le contrôle de l’armée syrienne et a exporté ses combattants en Irak et au Yémen. Cette expansion a transformé le Hezbollah en une force internationale redoutable, capable de mener des opérations complexes et de former des milices alliées.



Régis le Sommier aborde également la situation en Ukraine en soulignant que ce qui manque le plus à l’Ukraine, ce sont les hommes. Il explique que malgré l’aide militaire et les armes fournies par les pays occidentaux, l’Ukraine fait face à une pénurie de combattants. Il mentionne que les troupes ukrainiennes sont déjà largement engagées sur tous les fronts et que la moyenne d’âge des combattants avoisine les 50 ans. De plus, une partie de la jeunesse a réussi à quitter le pays, ce qui aggrave la situation.

domingo, 22 de septiembre de 2024

[Point de vue] Israël-Liban : que se passe-t-il au Proche-Orient ?


Capture d'écran 
 
Capture d'écran

 

Commençons par la seule bonne nouvelle de cette nouvelle page de la guerre interminable qui ravage le Proche-Orient : la mort d’Ibrahim Aqil.

 Le dirigeant de la force Radwan du Hezbollah a été tué dans un bombardement israélien sur la banlieue sud de Beyrouth. 

Ce quartier chiite a été lourdement frappé par l’aviation de l’Etat hébreu. Aqil était le responsable de l’attentat du Drakkar, qui, le 23 octobre 1983, a provoqué la mort de 58 parachutistes français. Nous aurions dû le faire nous-mêmes il y a bien longtemps. Voici enfin vengés les enfants de France tombés à son service.

Ceci étant dit, ce qui se passe en ce moment au Liban est particulièrement inquiétant, et il n’est pas certain que notre petit monde politico-médiatique, suspendu aux nominations ministérielles, en prenne l’exacte mesure. Le ministre de la Défense israélien, Yoav Gallant, a qualifié cette opération de « nouvelle phase de la guerre ». Il semble que les représailles d’Israël, à quelques semaines du triste anniversaire des attentats du 7 octobre, ne connaissent pas de fin. Bombardements sur Gaza, puis sur le sud-Liban, et cette attaque coordonnée, tout dernièrement, contre les moyens de communication de l’organisation terroriste chiite libanaise, soutenue par l’Iran. En-dehors de tout jugement moral, ces meurtres ciblés sont (techniquement) très réussis. Une manipulation machiavélique et létale, comme le Mossad sait les monter depuis qu’il existe : voilà de quoi redorer le blason des services de renseignement israéliens, un peu à la ramasse dans l’anticipation, mais toujours efficace dans l’élimination, comme ils viennent de le prouver.

Alors, que se passe-t-il et que va-t-il se passer ?

martes, 17 de septiembre de 2024

Selon Sky News en arabe: Le Mossad aurait placé des explosifs dans les batteries des talkies-walkies, les faisant exploser en augmentant la température des batteries.

 

Explosion de bipeurs au Liban : Edward Snowden évoque des explosifs implantés, pas un piratage, et accuse Israël de terrorisme


Snowden accuse Israël d’actes de terrorisme après les explosions de bipeurs


mise à jour le 17/09/24

Le 17 septembre 2024, une série d'explosions a secoué le Liban, ciblant des bipeurs utilisés principalement par les membres du Hezbollah. 

Ces déflagrations ont causé la mort d'au moins huit personnes et blessé près de 2 750 individus. Les incidents ont eu lieu à Beyrouth et dans le sud du pays, provoquant une onde de choc à travers la région.

Une Explosion Dévastatrice

Les explosions ont eu lieu dans plusieurs zones, notamment dans la banlieue sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah, et dans le sud du Liban. Les bipeurs, un système de radiomessagerie utilisé par le groupe armé pro-iranien, ont explosé presque simultanément, faisant des centaines de blessés, dont de nombreux membres du Hezbollah. Parmi les victimes, on compte également une fillette de dix ans, tuée par l’explosion du bipeur de son père.

L’attaque a été immédiatement attribuée à Israël par le Hezbollah et le gouvernement libanais. Selon des informations de Sky News Arabia et des sources proches du Hezbollah, Israël aurait piraté le réseau de communication du groupe pour déclencher les explosions. Cependant, l’armée israélienne n’a pas encore commenté l’incident.

Les Propos d’Edward Snowden

En parallèle, Edward Snowden a commenté l’incident sur les réseaux sociaux. Il a suggéré que les explosions pourraient être le résultat d’explosifs implantés plutôt que d’un simple piratage. Snowden a noté : « Les graves blessures et les nombreuses déflagrations observées indiquent une manipulation délibérée des bipeurs plutôt qu’une simple défaillance technique comme une surchauffe des batteries. » Il a critiqué la stratégie israélienne, la qualifiant d’« imprudente » et ajoutant : « Ce qu’Israël vient de faire est imprudent, ayant entraîné des explosions dans des situations qui pourraient facilement être confondues avec du terrorisme.

sábado, 4 de noviembre de 2023

Chef du Hezbollah : Les États-Unis sont « directement responsables » des atrocités commises à Gaza et paieront bientôt un « lourd tribut »



par ·

Récapitulatif : Le discours du secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, a duré un peu moins d’une heure et demie et, bien qu’il ait été truffé de menaces et de paroles enflammées ultra-provocatrices à l’encontre d’Israël et des États-Unis, il ne s’agissait pas d’un discours de déclaration de guerre. 

 Il a toutefois souligné que l’entrée en guerre du Hezbollah contre Israël dépendrait de l’évolution de la situation à Gaza et de l’arrêt des attaques d’Israël contre le peuple palestinien. 

Des tirs d’obus sur la frontière israélo-libanaise étaient apparemment en cours jusqu’à la fin du discours à Beyrouth (Nasrallah s’est adressé à ses officiers supérieurs par le biais d’une transmission à distance depuis un lieu sécurisé). Quelques points forts du discours de Nasrallah…

Toutes les « options » sont sur la table

« Je vous assure que toutes les options sont ouvertes sur le front sud. Elles peuvent être adoptées à tout moment », a-t-il déclaré. « Je vous assure que ce ne sera pas la fin, ce n’est pas suffisant. »

« Si vous souhaitez éviter une guerre régionale, vous devez mettre fin à la guerre contre Gaza. Ce front se développera en fonction de l’évolution de la situation à Gaza. »

« Si Israël frappe le Liban, ce sera l’acte le plus stupide de toute l’existence d’Israël. »

Les États-Unis ont envoyé un message au Hezbollah, l’avertissant que ses navires et ses avions l’attaqueraient.

Nasrallah a indiqué que le Hezbollah avait été prévenu peu après le 7 octobre que les navires et les avions de guerre américains positionnés en Méditerranée bombarderaient le Sud-Liban si les combattants du Hezbollah intensifiaient leurs attaques contre Israël.

Mais Nasrallah a déclaré : « Nous continuerons à nous infiltrer » et le Hezbollah calculera « un civil pour un civil », ce qui signifie que les attaques du Sud-Liban seront déterminées en fonction de l’intensité des attaques d’Israël contre les Palestiniens.

Sur la perspective d’une guerre régionale majeure

jueves, 2 de noviembre de 2023

Demain, Hassan Nasrallah, le secrétaire général du Hezbollah (plus de 100 000 combattants entraînés), donnera un discours qui pourrait être décisif pour l’avenir du Moyen-Orient et du monde.


jueves, 12 de octubre de 2023

Conflit israélo-palestinien : « La population libanaise a de quoi s’inquiéter »


 Sabine de Villeroché 11 octobre 2023

 

Après les exactions du Hamas sur le territoire israélien et la promesse d'une riposte massive, la population libanaise redoute une escalade des violences. 

Richard Haddad est historien, politologue, spécialiste du Moyen-Orient, et dirige les Éditions Godefroy de Bouillon. Pour les lecteurs de BV, il donne son éclairage sur la situation vue du côté du Liban.

Sabine de Villeroché. En quoi le conflit entre le Hamas et Israël peut-il avoir des répercussions sur le Liban ?

Richard Haddad. Le Liban est connu pour être un pays multiconfessionnel, mais il est aussi un pays multinational ou multi-identitaire, ce que beaucoup refusent d’admettre, préférant vivre dans le déni. Il faut se rappeler que depuis 1943 (date de l’indépendance du Liban), la Constitution libanaise est fondée sur un pacte national entre chrétiens et musulmans intitulé « Ni Orient ni Occident », d’où la fameuse formule de l’écrivain Georges Naccache : « Deux négations ne font pas une nation. » Inutile de préciser que ce pacte n’a jamais été respecté par la partie musulmane, qui ne manque pas une occasion pour basculer ce pays dans le monde arabo-musulman, que ce soit sur le plan politique, culturel ou religieux. En résumé, la population musulmane parle du « Liban arabe » et la chrétienne du « Liban ». La première est solidaire des autres peuples arabes, de leurs causes, en particulier la cause palestinienne. La deuxième est plutôt proche de l’Occident et se sent menacée de disparition par ces mêmes peuples arabes.

Par ailleurs, le Liban héberge plus de 500.000 Palestiniens avec leurs groupes armés (Fatah, FPLP, Hamas, Jihad islamique…) sur son sol.

martes, 11 de agosto de 2020

Richard Haddad : « J’ai vu la haine dans les yeux des gens, l’envie de meurtre »


Richard Haddad témoigne, depuis le , sur la situation après la catastrophe de Beyrouth, la semaine dernière. 

Sa vision de l’avenir sur le pays du Cèdre est « pessimiste mais réaliste », selon ses propres mots.
Au plan politique, le nœud du problème, selon lui, c’est le Hezbollah et ses alliés.


viernes, 7 de agosto de 2020

L’ombre du Hezbollah au Liban


 

Richard Haddad

Des bandits incompétents et irresponsables, dotés d’un culot monstre, gouvernent le sous la tutelle du Hezbollah à la solde de l’Iran, et ce, depuis la fin de la guerre civile.

Pas un président de la République (chrétien), pas un Premier ministre (musulman sunnite), pas un haut fonctionnaire à poste stratégique ou sécuritaire ne peut être élu ou nommé sans l’aval du Hezbollah.

En effet, l’élection du président de la République se déroule depuis trente ans de manière pour le moins curieuse : le Hezbollah via ses alliés boucle le Parlement (chargé d’élire le Président) et menace d’un coup de force armé si l’on ne s’entend pas à l’avance sur le nom de l’heureux élu. Inutile de préciser que ce dernier doit lui être favorable.
Pas d’entente, pas de Président !
Le poste est resté vacant pendant plus de 18 mois à plusieurs reprises.
Il en est de même du Premier ministre nommé.
Les Présidents élus et les Premiers ministres nommés le sont donc par la quasi-majorité des députés, qui finissent par obéir au diktat.
Drôle de démocratie.
L’aéroport et le port de Beyrouth, entre autres, considérés comme des sites stratégiques sont indirectement aux mains du Hezbollah, les hauts fonctionnaires qui les dirigent étant leurs hommes liges.
Le mardi 4 août, 2.750 tonnes de nitrate d’ammonium explosent dans le port de Beyrouth situé dans la ville, à l’est, entre le centre et le célèbre quartier chrétien d’Achrafieh, symbole de la résistance pendant la guerre.
La ville est ravagée, et particulièrement sa zone chrétienne.