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lunes, 21 de abril de 2025

Pâques 2025: Les Palestiniens de Kairos en appellent à la conscience de leurs frères chrétiens dans le monde


Pâques 2025: Les Palestiniens de Kairos en appellent à la conscience de leurs frères chrétiens dans le monde

 

par Edouard Husson

 

Kairos est une association de chrétiens palestiniens fondée en 2009, pour unir le combat des chrétiens palestiniens et pour mobiliser en faveur de la Terre Sainte les chrétiens du monde entier. 

 Comme vous le verrez en lisant ce document, on est loin de la langue de bois fréquemment constatée dans les commentaires chrétiens officiels en Occident sur Israël et la Palestine. Et il n’y a aucun enjolivement de la réalité : les rédacteurs de l’appel de Pâques 2025 se demandent avec tristesse combien de temps encore il sera possible de célébrer la Semaine Sainte en Palestine. En particulier, ils partagent leur inquiétude sur la potentielle extinction de la communauté chrétienne (catholique et orthodoxe) de Gaza. Enfin, et c’est essentiel, il n’y a aucune hésitation à dire que musulmans et chrétiens doivent être unis pour libérer la Palestine de l’oppression. Nous publions ce texte, entre autres raisons, pour que la voix des chrétiens opprimés en Terre Sainte soit entendue!

Le texte ici publié n’engage pas la rédaction du Courrier des Stratèges!

Il peut être consulté sur le site: https://www.kairospalestine.ps

 

Appel de Pâques 2025
Un tournant pour protéger les chrétiens de Palestine
Un appel urgent à l’unité et à l’action

Christ est ressuscité !
Que la justice et l’espérance renaissent avec Lui !

« Le premier jour de la semaine, à l’aube, alors qu’il faisait encore sombre… » Jean 20.1a
C’est aussi un moment sombre pour les Palestiniens. Alors que nous nous rapprochons de Pâques, un temps de renouveau et de résurrection, nous sommes, nous chrétiens palestiniens, à la croisée des chemins, à un moment qui va déterminer si notre présence sur la terre où le Christ est né, a été crucifié et est ressuscité pourra continuer ou disparaîtra de l’histoire. Les menaces qui pèsent sur nous et sur tous les Palestiniens (confiscation de terres, déplacements forcés, agressions physiques et arrestations violentes, assassinats ciblés, restrictions de nos mouvements, étranglement économique, marginalisation politique) ont atteint un point critique.

 

Pourtant, il est dit qu’alors qu’il faisait encore sombre, Marie-Madeleine s’est rendue au tombeau et a trouvé la pierre roulée. Nous en appelons à vous maintenant, à vous chrétiens et à vous de toutes religions et de bonne volonté, pour nous aider à rouler au loin la pierre du nettoyage ethnique et du génocide qui, s’il n’y a pas une vision commune et des actions fortes, pourrait marquer le début de la fin de la présence chrétienne en Terre Sainte. Nous ne pouvons et nous ne devons pas permettre cela.

Nous sommes reconnaissants que cette année toutes les confessions chrétiennes de Palestine
célébreront Pâques ensemble. Ce rare moment d’unité dans la célébration de Pâques ne doit pas être que symbolique : il doit marquer un tournant dans notre lutte commune pour préserver la présence chrétienne dans la Palestine historique.
Pendant des siècles, les chrétiens palestiniens ont été les pierres vivantes et les gardiens de la foi chrétienne en Terre Sainte. Mais aujourd’hui nos communautés se rétrécissent sous le poids des politiques et des pratiques israéliennes, cruelles et implacables, qui veulent effacer notre
présence. L’expansion des colonies à Bethléem, les attaques contre les propriétés chrétiennes
arméniennes à Jérusalem, l’accaparement des terres du Patriarcat grec orthodoxe en Palestine et des plans d’annexion toujours plus vastes menacent de chasser les chrétiens palestiniens loin de leur terre natale.

Les chrétiens de Gaza, tout comme leurs voisins musulmans, continuent de subir d’atroces
souffrances dans cette guerre génocidaire. Ils endurent meurtres, mutilations et voient détruire
leurs maisons. Même leurs lieux de culte, comme l’église historique Saint-Porphyre, ont été
bombardés et partiellement détruits. Ajoutez à cela la destruction des infrastructures civiles dans la bande de Gaza, notamment l’attaque dévastatrice contre l’hôpital baptiste. C’est très lourd à porter ! Le nombre de nos frères et sœurs a diminué au point que l’avenir d’une présence chrétienne à Gaza est maintenant gravement menacé et nous fait craindre la disparition prochaine de la communauté.

En même temps et partout dans ce monde, des chrétiens conservateurs et des mouvements
sionistes chrétiens favorisent de tels agissements et soutiennent la violation des droits des
Palestiniens par l’État d’Israël. Plus de 3 000 pasteurs sionistes chrétiens des États-Unis ont
appelé le président Donald Trump à reconnaître la souveraineté israélienne sur la Cisjordanie,
faisant fi des souffrances de tous les Palestiniens et encourageant ainsi notre disparition.

L’Église en Occident, et particulièrement aux États-Unis, doit dénoncer et mettre en question cette alliance impie entre religion et occupation colonialiste.
Nous n’exagérons pas quand nous disons que si nous n’agissons pas maintenant, aux
niveaux local, régional, national, et international, cette fête de Pâques pourrait être l’une
des dernières où la présence chrétienne était encore significative en Palestine.

Mais au premier matin de Pâques, la pierre a été roulée. Pâques reste un message d’espérance et de victoire sur la mort, le message aussi du triomphe de la justice. L’évangile, la Bonne nouvelle pour nous, c’est qu’aucune puissance d’oppression ne pourra à jamais étouffer la vérité.
C’est pourquoi nous appelons tous les chrétiens palestiniens, tous les Palestiniens tant
chrétiens que musulmans, et nos partenaires du monde entier à faire de cette fête de Pâques
un véritable tournant
:

Aux Églises locales de Palestine nous disons :
Que cette fête de Pâques soit le moment où l’unité chrétienne se transforme en une résistance
collective. Nos Églises doivent être solidaires pour défendre notre terre, notre peuple et notre
avenir. Nous devons nous soutenir les uns les autres pour arrêter l’émigration et veiller à ce
que nos enfants et nos petits-enfants puissent continuer à célébrer Pâques dans la terre de la
Résurrection.

Aux dirigeants politiques palestiniens nous disons :
La présence chrétienne en Palestine doit être une préoccupation nationale et pas seulement
une question religieuse. Protéger la présence chrétienne, c’est protéger la Palestine elle-même.
À l’occasion de Pâques, les dirigeants politiques palestiniens doivent réaffirmer leur engagement en faveur d’une unité nationale intégrant toutes les composantes de la société
palestinienne et garantissant les droits de chacune d’entre elles.

A la société palestinienne nous disons :
Les chrétiens palestiniens font partie intégrante du peuple palestinien. Notre lutte est la lutte
de toute notre nation. Engageons-nous à l’occasion de cette fête de Pâques à renforcer notre
unité et à veiller qu’aucun Palestinien, qu’il soit chrétien ou musulman, ne se sente abandonné
face à l’occupation, à l’apartheid et aux mesures de déplacements forcés.

Aux Églises et organisations chrétiennes du monde entier nous disons :
À Pâques, vous allez fêter la résurrection du Christ. Mais comment pourrez-vous vraiment
vous réjouir si la présence chrétienne est en train de disparaître de la terre même de la
résurrection ?
Nous vous demandons instamment de prendre une position claire : rejetez
toute théologie raciste, contestez le sionisme chrétien, dénoncez les politiques et les pratiques
israéliennes qui oppriment les Palestiniens, et aussi les chrétiens palestiniens, faites tout pour
que le droit et les conventions humanitaires internationales soient appliqués, exigez que les
criminels de guerre aient à rendre compte de leurs actes, et engagez-vous dans des actions
concrètes pour protéger les communautés chrétiennes palestiniennes et leurs biens.

Aux Églises des États-Unis nous disons :
Accusez en paroles et en actes l’administration américaine qui fournit des armes, du
renseignement, une couverture diplomatique et un soutien de plus en plus fort à l’idée d’un
déplacement forcé des Palestiniens, alors même que l’État d’Israël continue à tuer des
Palestiniens et à envisager leur déplacement forcé.

Aux dirigeants politiques du monde entier nous disons :
L’élimination des chrétiens palestiniens hors de la Terre Sainte est bien plus qu’une question
religieuse : c’est une affaire de justice politique. Nous demandons aux gouvernements de ne
pas continuer à permettre à l’État d’Israël de violer le droit international et d’exiger de son
gouvernement qu’il rende compte de ses actes et mette fin à sa politique raciste à l’encontre
des Palestiniens. Il est urgent que le droit des Palestiniens à l’autodétermination soit respecté.

Au Vatican, au Conseil Œcuménique des Églises (COE) et autres organismes œcuméniques régionaux et mondiaux nous disons :
Pâques cette année doit être un temps de leadership prophétique. Le Vatican, le COE et toutes
les institutions chrétiennes doivent passer des déclarations à l’action. Il faut faire pression sur
l’État d’Israël pour qu’il mette fin à ses violations, à son occupation colonialiste et à son
régime d’apartheid. De sérieux efforts doivent être déployés pour préserver les communautés
palestiniennes chrétiennes.

Nous voulons aussi exprimer notre gratitude aux nombreuses Églises, institutions
confessionnelles et organisations laïques qui ont osé s’exprimer. Nous avons été informés de vos manifestations, protestations, contacts avec vos élus et autres efforts de plaidoirie et de solidarité, et y avons trouvé des forces nouvelles.

« Nous sommes aujourd’hui tous dans l’impasse, et nous nous trouvons face à un avenir
menaçant. Notre parole à nos frères et sœurs dans la foi est une parole d’espoir, de patience, de persévérance, et d’un effort toujours renouvelé pour préparer un avenir meilleur. Une parole qui nous dit à tous : nous sommes, dans cette terre, porteurs d’un message, et nous continuerons à le porter, même entre les épines, le sang et les difficultés quotidiennes. Nous mettons notre espoir en Dieu. C’est lui qui nous accordera la paix à l’heure qu’il voudra. Mais en même temps nous agissons. Avec lui et selon sa volonté divine, nous continuons d’agir, de construire, de résister au mal et de rapprocher l’heure de la justice et de la paix. » (Un moment de vérité, premier document de Kairos Palestine, en décembre 2009, § 5.1)

Pâques n’est pas seulement la victoire du Christ sur la mort. C’est le triomphe de la vérité sur
l’oppression, et de la justice sur l’injustice. Que la fête de Pâques de cette année ne soit pas un
temps de deuil, mais un temps de mobilisation. Que ce soit le temps dans lequel les chrétiens
et les musulmans palestiniens, unis à leurs amis du monde entier, déclarent qu’ils ne
permettront pas que leur histoire, leur foi et leur terre leur soient volées.

Quand nous fêterons Pâques cette année, faisons tout ce que nous pourrons pour que ce ne
soit pas la dernière fois qu’elle sera fêtée avec une présence chrétienne palestinienne
débordante de vie.

Christ est ressuscité ! La Palestine ressuscitera !

jueves, 21 de noviembre de 2024

Seymour Hersh : Évacuation forcée et destruction - Un rapport de l'intérieur de la bande de Gaza

 

 

D’abord les bombes, puis les drones viennent et font le reste !

Israël, soutenu par les bombes et le financement de l’administration Biden, intensifie l’évacuation forcée de centaines de milliers de personnes du nord de Gaza vers le sud, tandis que ceux qui restent sont lourdement bombardés et privés de nourriture et d’eau. Cela survient au milieu de marches et autres manifestations soutenues par la droite religieuse israélienne, dont les dirigeants appellent également à la rétrocession du nord de la bande de Gaza aux colons israéliens. Ce qui était une rumeur inquiétante à Gaza semble devenir de plus en plus une réalité.

Le contrôle de l'ensemble de la bande de Gaza et de la Cisjordanie est la principale revendication de la droite religieuse israélienne, qui domine désormais le gouvernement. Cette semaine, j'ai appris d'un responsable bien informé de Washington que les dirigeants israéliens annexeraient officiellement la Cisjordanie dans un avenir proche - peut-être dans deux semaines - dans l'espoir que cette étape décisive mettrait un terme une fois pour toutes à toute discussion sur un La solution à deux États persuadera certains membres du monde arabe sceptiques de reconsidérer le financement de la reconstruction prévue de la bande de Gaza. Les communautés arabes de Cisjordanie subissent de plus en plus de pressions violentes de la part de la police israélienne, et les attaques armées des colons sont devenues une triste habitude.

Pendant ce temps, la vie des deux millions de Palestiniens de Gaza devient de jour en jour plus sombre, car la nourriture et l'eau douce deviennent plus difficiles à trouver et plus chères, alors que les convois humanitaires des Nations Unies se déplacent vers des zones considérées comme étant sous le contrôle des forces de défense israéliennes. d'attaques. La cargaison finit entre les mains de bandes criminelles, contre lesquelles Tsahal ou la police palestinienne locale prennent rarement des mesures, mais seulement sous la pression du public.

lunes, 30 de septiembre de 2024

Documentaire Exclusif de TRT World: Holy Redemption: Voler les terres palestiniennes


 


“Si nous devons tous les tuer, nous le ferons” 

 Le documentaire d'investigation de TRT World, “Holy Redemption”, dévoile la brutalité des colons juifs armés et illégaux qui visent à déraciner les Palestiniens de la Cisjordanie occupée. 

 L'équipe d'enquête et d’investigation de TRT World s'est infiltrée au sein du groupe “Jeune des collines” (Hilltop Youth) considéré comme "le Daesh d'Israël", prêt pour le "grand massacre" des Palestiniens.

jueves, 26 de septiembre de 2024

Israël envisage d’expulser indéfiniment 300 000 Palestiniens du nord de Gaza

 

Zone de tentes pour réfugiés internes gérée par l’UNRWA à Gaza, via Al Jazeera

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou a déclaré aux législateurs qu’il envisageait le « plan des généraux » visant à assiéger totalement le nord de la bande de Gaza et à en expulser tous les habitants palestiniens, a rapporté lundi le Times of Israel.

 

Lorsque le général de division à la retraite Giora Eiland a présenté ce plan la semaine dernière, il a affirmé qu’il « changerait la réalité » sur le terrain à Gaza. 

« Nous devons dire aux habitants du nord de Gaza qu’ils ont une semaine pour évacuer le territoire, qui devient alors une zone militaire, dans laquelle chaque personne est une cible et, surtout, où aucune marchandise n’entre. » Les combattants du Hamas restants seraient alors contraints de se rendre ou de mourir de faim, selon le plan.

Eiland était l’ancien directeur du Conseil de sécurité nationale et l’ancien chef du département de planification des forces de défense israéliennes.

La chaîne nationale israélienne Kan a rapporté dimanche que Netanyahu, lors d’une réunion à huis clos avec la commission des affaires étrangères et de la défense de la Knesset, a déclaré que le plan était « très sensé ».

Eiland a affirmé que le nettoyage ethnique et le siège du nord de la bande de Gaza, où vivent encore quelque 300 000 Palestiniens, constituent non seulement une tactique militaire efficace, mais qu’ils sont également conformes au droit international.

« Ce qui importe au chef du Hamas, Yahya Sinwar, c’est la terre et la dignité, et avec cette manœuvre, vous lui enlevez à la fois la terre et la dignité », a-t-il déclaré.

Eiland a critiqué la stratégie actuelle d’Israël dans la guerre contre l’aile militaire du Hamas et les civils palestiniens à Gaza, estimant qu’elle n’était pas assez sévère à l’égard de la population palestinienne.

« On ne peut pas gagner une guerre tant que la situation à Gaza est telle », a-t-il déclaré. Le slogan selon lequel « seule la pression militaire apportera la victoire » n’a aucun fondement. Les guerres du 21e siècle reposent sur autre chose. Le paramètre le plus important est la population, et ceux qui peuvent contrôler la population gagnent la guerre« .

En novembre, Eiland a déclaré que la propagation des maladies à Gaza était bénéfique pour Israël. « Après tout, de graves épidémies dans la bande sud rapprocheront la victoire et réduiront le nombre de décès parmi les soldats de Tsahal », a-t-il écrit dans Yedioth Ahronoth.

Le député du Likoud Amit Halevi, membre de la commission, a déclaré que le plan Eiland marquait « la bonne direction » pour la politique israélienne à Gaza. « Pour vaincre le Hamas, nous devons contrôler le territoire et la population. Il n’y a pas d’autre moyen de remporter la victoire », a-t-il déclaré au Times of Israel.

Le plan n’indique pas si les Palestiniens pourraient un jour retourner dans le nord de la bande de Gaza, a déclaré l’un de ses partisans à CNN.

 


Giora Eiland, via Flash90

En octobre, un document divulgué par le ministère israélien du renseignement recommandait le transfert total des 2,3 millions d’habitants de Gaza vers la péninsule égyptienne du Sinaï, en s’assurant qu’ils ne pourraient pas revenir.

domingo, 15 de septiembre de 2024

Il n’existe aucun argument, qui soit à la fois logique et moral, pour soutenir Israël



par Caitlin Johnstone 

 reseauinternational

C’est fou de constater que personne ne puisse réellement articuler une raison pour laquelle Israël devrait être soutenu qui soit à la fois logiquement cohérente et moralement défendable.

Les Occidentaux grandissent en étant endoctrinés avec le préjugé que ce petit pays du Moyen-Orient est super important et doit être soutenu et défendu à tout prix, mais si vous examinez les raisons avancées pour expliquer pourquoi il doit en être ainsi, vous constatez qu’aucune d’entre elles ne tient vraiment la route.

«Israël est le seul endroit où les juifs peuvent être en sécurité !»

C’est clairement faux. Un juif à New York est évidemment beaucoup, beaucoup plus en sécurité qu’un juif à Tel-Aviv. Créer de force un tout nouvel État ethnique d’apartheid, imposé à une civilisation préexistante, signifie naturellement qu’Israël ne peut exister que dans une violence perpétuelle, ce qui met en danger tous ceux qui y vivent.

« Les juifs méritent une patrie !»

Pourquoi ? Pourquoi une religion mériterait-elle d’avoir son propre pays où ses membres seraient en charge de tous les autres et recevraient un traitement préférentiel ? Il y a plus de mormons dans le monde que de juifs, et ils n’ont pas leur propre pays. Il y a plus de sikhs dans le monde que de juifs, et ils n’ont pas leur propre pays. Il n’y a aucune raison logiquement cohérente pour que chaque religion ait son propre État-nation, et il n’y a aucune raison logiquement cohérente pour qu’un tel principe s’applique aux juifs mais pas aux scientologues.

«Israël est la seule démocratie libérale du Moyen-Orient.»

C’est tout simplement ridicule. Un régime d’apartheid génocidaire qui prive activement de ses droits et maltraite la population palestinienne est l’exact opposé de «libéral» et de «démocratique». Mais même si ce n’était pas le cas, il n’y a aucune raison logiquement cohérente et moralement défendable pour qu’une religion donnée ait un représentant d’une idéologie politique particulière en son sein, peu importe le nombre de personnes qui doivent être assassinées et opprimées pour qu’il en soit ainsi.

«Je soutiens l’existence d’Israël mais je m’oppose aux mauvais traitements infligés aux Palestiniens.»

Cette phrase est très populaire auprès des libéraux, mais elle est absurde et contradictoire. Israël a maltraité les Palestiniens tout au long de son existence, depuis sa création ; ce n’est que dans les contes de fées imaginaires des sionistes libéraux qu’il a existé sans tyrannie, vol et meurtre, et ce n’est que dans leurs contes de fées imaginaires qu’un État ethnique juif peut être imposé à une civilisation de non-juifs d’une manière qui pourrait se faire sans tyrannie, vol et meurtre incessants.

Les seules options sont une solution à deux États, qu’Israël fait ouvertement tout ce qu’il peut pour empêcher d’advenir, et une solution à un État où tout le monde a des droits égaux, qui ne serait donc, par définition, pas un État juif. Les sionistes libéraux prétendent vivre dans un monde alternatif où ce n’est pas la réalité. C’est ainsi que les libéraux tentent de résoudre le problème du soutien à Israël alors que c’est moralement indéfendable ; ils inventent simplement un monde imaginaire dans lequel cela est moral, et prétendent que c’est une possibilité réelle.

sábado, 25 de mayo de 2024


Le ministre israélien du Logement qualifie les Palestiniens d' »animaux humains »

  le 24/05/24

Dans une déclaration incendiaire, le ministre du Logement et de la Construction, Yitzhak Goldknopf, chef du parti Yahadout HaTorah, a exprimé une opposition catégorique à la création d’un État palestinien indépendant. Utilisant un langage d’une rare virulence, Goldknopf a affirmé que les Israéliens ne pouvaient pas coexister « aux côtés d’un État d’animaux humains. »

Dans un message vidéo, le ministre a insisté sur la nécessité d’éradiquer le terrorisme violent, affirmant qu’il serait impensable de permettre à de tels acteurs de former un gouvernement indépendant. « Nous ne voulons pas dominer les habitants de Gaza, mais nous ne pouvons pas vivre aux côtés d’un État composé d’animaux humains, » a-t-il martelé.


lunes, 20 de mayo de 2024

Demandes de mandats d'arrêt contre Benjamin Netanyahu et Yoav Gallant,

 

domingo, 25 de febrero de 2024

jueves, 8 de febrero de 2024

Une leçon d'humanité donnée par Gidéon Lévy. Les enfants morts de Gaza.


 Image

Régis de Castelnau 


Parce qu'en Israël il y a des Nétanyahou, des Smotrich, Ben Gvir, Galland, des Meyer Habib. 

Avec une population qui hélas soutient massivement l'horreur.

 Mais en Israël il y a aussi des Gideon Lévy. 

Les enfants morts de Gaza. « Deux cent soixante noms de bébés dont l’âge était de 0.

 Des noms de bébés qui n’ont pas pu fêter leur premier anniversaire et qui ne fêteront jamais rien d’autre. Voici quelques-uns de leurs noms : Abdul Jawad Hussu, Abdul Khaleq Baba, Abdul Rahim Awad, Abdul Rauf al-Fara, Murad Abu Saifan, Nabil al-Eidi, Najwa Radwan, Nisreen al-Najar, Oday al-Sultan, Zayd al-Bahbani, Zeyn al-Jarusha, Zayne Shatat. 

Quels rêves leurs parents avaient-ils pour eux ? Puis il y a des centaines de noms d’enfants d’un ou deux ans, de bambins de trois ou quatre ans, d’enfants de cinq, six, sept ou huit ans, jusqu’aux jeunes qui avaient 17 ans lorsqu’ils sont morts.

 Des milliers de noms, l’un après l’autre, sur les 11 500 enfants tués par les forces de défense israéliennes à Gaza au cours des quatre derniers mois. La liste défile comme le générique de fin d’un long film, sur fond de musique de deuil.

 La chaîne Al-Jazeera a publié ce week-end la liste des noms dont elle a connaissance, soit la moitié des 11 500 enfants tués, selon le ministère de la Santé de Gaza. Un enfant tué toutes les 15 minutes, soit un enfant sur 100 à Gaza. 

Autour d’eux, les enfants qui ont assisté à la mort de leurs proches, les parents qui ont enterré leurs bébés, les personnes qui ont extirpé leurs corps du feu et des décombres, des milliers d’enfants estropiés et des dizaines de milliers d’autres en état de choc permanent.

 Selon les chiffres de l’ONU, 10 000 enfants ont perdu leurs deux parents dans cette guerre où deux mères meurent toutes les heures. Aucune explication, aucune justification ou excuse ne pourra jamais couvrir cette horreur. 

Il serait préférable que la machine de propagande israélienne n’essaie même pas de le faire. Pas d’histoires du type « le Hamas est responsable de tout cela », ni d’excuses indiquant que le Hamas se cache parmi les civils. Une horreur d’une telle ampleur n’a pas d’autre explication que l’existence d’une armée et d’un gouvernement dépourvus de toute limite fixée par la loi ou la morale. 

lunes, 11 de diciembre de 2023

Ce que les Palestiniens pensent vraiment du Hamas


Palestinians sit by the building of the Al-Nadi family destroyed in the Israeli bombardment of the Gaza Strip in Nusseirat refugee camp, central Gaza Strip, early Friday, Dec. 8, 2023. (AP Photo/Adel  ...
 
Des Palestiniens sont assis près du bâtiment de la famille Al-Nadi détruit lors du bombardement israélien sur Gaza le vendredi 8 décembre.Keystone
 
 
10.12.2023
Un article de Frederike Holewik 


«Ils prennent tout!» Ce que les Palestiniens pensent vraiment du Hamas
 
Pour les Palestiniens, s'opposer au Hamas demande un grand courage. 
 
Mais le désespoir face à la situation humanitaire pousse de plus en plus de personnes à prendre la parole.

Pour les Palestiniens, il est dangereux de critiquer le Hamas. Pourtant, des vidéos de personnes qui s'y risquent apparaissent de plus en plus souvent sur la toile.

Ainsi, une femme âgée portant un voile s'est plainte dans une interview à la chaîne Al-Jazeera de la mauvaise situation d'approvisionnement à Gaza. Et, surprise, elle en rend le Hamas responsable. Car l'aide humanitaire n'arrive pas jusqu'aux habitants. «Toute l'aide va vers le bas», dit-elle en faisant référence aux tunnels du Hamas.


«La population n'a rien»
 
 

Lorsque le journaliste lui demande s'il ne s'agit pas d'un problème de répartition, la femme lève la main, fait signe que non.

«Ils prennent tout, ils me tireraient plutôt dessus, le Hamas»

De tels propos ne passent pas non plus inaperçus en Israël. «Les Gazaouis ont commencé à critiquer et à dénoncer le Hamas pour ce qu'il leur a apporté – le crime, l'oppression, l'humiliation, la peur et la faim», a récemment affirmé Ofir Gendelman, porte-parole du premier ministre israélien Benjamin Netanyahou, aux médias arabes. 

 

Une ONG veut «repousser les idéologies qui divisent»

S'opposer publiquement au Hamas est dangereux pour les habitants de Gaza. C'est pourtant à ces habitants que l'organisation américaine à but non lucratif Peace for Communications veut donner une voix. Son objectif: «repousser les idéologies qui divisent et promouvoir une mentalité d'intégration et d'engagement». Elle a commencé à le faire bien avant l'attaque du Hamas en octobre.

martes, 21 de noviembre de 2023

La prochaine mauvaise surprise d’Israël viendra de Cisjordanie




Des colons juifs entrain de forcer la porte de maisons palestiniennes à Hébron. Capture d’écran de la vidéo

Dans ce texte Gideon Levy se préoccupe de l’explosion à venir en Cisjordanie, en se demandant combien de temps encore les Palestiniens peuvent-ils supporter les exactions de l’occupant?

La prochaine surprise ne sera pas une surprise. Elle sera peut-être moins meurtrière que la précédente, le 7 octobre, mais son prix sera élevé. Lorsqu’elle nous tombera dessus, nous laissant abasourdis par la brutalité de l’ennemi, personne ne pourra prétendre qu’il ne savait pas qu’elle allait arriver.

L’armée ne pourra pas le faire, parce qu’elle a constamment lancé des avertissements, mais n’a pas bougé le petit doigt pour l’empêcher. La responsabilité des forces de défense israéliennes sera donc tout aussi grande que lors du massacre dans le sud, et tout aussi importante que celle des colons et des politiciens qui les empêchent prétendument d’agir.

La prochaine cocotte-minute qui va nous exploser à la figure est en train de bouillir en Cisjordanie. L’FDI (Force de Défense d’Israël) le sait ; ses commandants ne cessent de nous mettre en garde à ce sujet. Il s’agit d’avertissements hypocrites et moralisateurs destinés à couvrir les arrières de l’armée. Ces avertissements sont éhontés, car les FDI, avec leurs propres mains et leurs propres soldats, attisent le feu tout autant que les colons.

Prétendre que nous pourrions nous retrouver à nous battre sur un autre front uniquement à cause des colons est un manque de sincérité et de duplicité. Si les FDI l’avaient voulu, elles auraient pu agir immédiatement pour apaiser les tensions. Si elle l’avait voulu, elle aurait agi contre les colons, comme une armée normale est tenue de le faire à l’égard des milices locales et des groupes armés.

Les colons font partie des ennemis d’Israël en Cisjordanie, et l’armée israélienne ne fait rien pour les arrêter. Ses soldats participent activement aux pogroms, abusant honteusement des résidents – les photographiant et les humiliant, les tuant et les arrêtant, détruisant les mémoriaux, comme celui de Yasser Arafat à Tulkarm, et arrachant des milliers de personnes à leur lit. Tout cela jette de l’huile sur le feu et fait monter la tension.

Des soldats revanchards, envieux de leurs compatriotes de Gaza, se déchaînent dans les territoires occupés, le doigt léger et enthousiaste sur la gâchette. Près de 200 Palestiniens y ont été tués depuis le début de la guerre, et personne ne les arrête. Aucun commandant régional, commandant de division ou commandant sur le terrain n’arrête le déchaînement. Il est difficile de croire qu’ils sont également paralysés par la peur des colons. Après tout, ils sont considérés comme courageux.

Les colons sont en extase. L’odeur du sang et de la destruction qui monte de Gaza les incite à se déchaîner comme jamais auparavant. Plus besoin de contes de fées sur les loups solitaires ou les mauvaises graines. L’entreprise de colonisation, avec son cortège de fonctionnaires politiques et de financements, ne se bat pas contre les pogroms qui en émanent. La guerre est leur jour de paie, leur grande chance. Sous le couvert de la guerre et de la brutalité du Hamas, ils ont saisi l’occasion de chasser autant de Palestiniens que possible de leurs villages – en particulier les plus pauvres et les plus petits – avant la grande expulsion qui aura lieu après la prochaine guerre, ou celle qui suivra.

viernes, 17 de noviembre de 2023

«Israël», dernière colonie occidentale en mode «panique»


 

par Daniel Vanhove

 

Le 12.09.2019, j’écrivais un billet ayant pour titre : «Toute tentation de guerre pourrait être la dernière pour Israël».

 

Certes l’opération «Ouragan d’Al-Aqsa» n’est pas terminée, loin s’en faut. 

Mais son déroulement autorise le doute quant à l’avenir de l’entité sioniste : l’odieux régime d’apartheid israélien ne pourra survivre sous la forme qu’on lui connaît. Malgré les soutiens criminels des gouvernements européens alignés sur la puissance de Washington en perdition – incapable de mener deux fronts chauds simultanément : Ukraine & Israël – et malgré les atermoiements de certains gouvernements arabes n’osant encore s’en affranchir. Sans parler des vociférations des responsables terroristes israéliens assurant dans des discours de panique, que la guerre en cours se terminera par la victoire ; que les «animaux» du Hamas seront écrasés ; et qu’«Israël» en sortira plus fort et plus grand que jamais. Si tel était vraiment le cas, on voit mal comment l’armée la plus puissante de la région, soutenue par les États-Unis et les pays de l’UE, en est après un mois de bombardements massifs à évoquer par la voix de l’un de ses ministres, le recours éventuel à l’arme nucléaire pour raser Gaza.

Aussi, même si l’opération de la résistance palestinienne est loin d’être terminée, la situation de cette colonie de suprémacistes racistes n’a jamais été aussi ébranlée. Au point que la propagande occidentalo-israélienne bat les tambours tous azimuts. Tels de vieux épouvantails, les idiots utiles de cet abject régime d’apartheid – chanteurs, humoristes, pseudo-philosophes, chroniqueurs, journaleux, momies politiques … – ont été sortis des placards et envahissent les plateaux, se succédant l’un l’autre pour nous repasser le film du 07.10 qui en réalité, les a surpris, les a choqués, les a humiliés. 

Révélant ainsi au monde entier et jusqu’aux plus hauts responsables de l’état-major israélien, qu’ils n’étaient que de «grandes gueules» bien moins invincibles que ce qu’ils affirment haut et fort dans leurs incessantes menaces. Leur puissance n’émanant in fine que de leur certitude de posséder la force et la technologie dévastatrice, face à ce qu’ils considèrent comme des populations d’incapables, soumises à un islam chevillé au corps et à l’âme dont en réalité, ils ne connaissent ni ne comprennent rien, trop convaincus qu’ils détiennent la vérité sur tous les sujets, toujours et partout.

miércoles, 15 de noviembre de 2023

Le seul endroit au monde à avoir un système judiciaire militaire pour mineurs


sábado, 11 de noviembre de 2023

Israël: Un peuple de bourreaux posant comme victime - Gideon Levy, éditorialiste israëlien


11 NOV 2023

 Meltingpot56 

 

L’éditorialiste Gideon Levy définit la société israélienne : Un « peuple élu bourreau » qui se présente comme victime tout en déshumanisant les autres 

 L'éditorialiste Gideon Levy du quotidien de gauche Haaretz expose de manière percutante les trois principes fondamentaux qui, selon lui, guident la société israélienne contemporaine. 

Cette vision offre un éclairage sur les mécanismes psychologiques qui alimentent la perception collective en Israël. Premièrement, Levy souligne le concept profondément enraciné du « peuple élu » parmi les Israéliens. Cette conviction, selon lui, confère le droit de faire ce que bon leur semble. C’est un principe qui semble fournir une légitimation morale à certaines actions controversées. Deuxièmement, l’éditorialiste met en lumière la tendance historiquement unique de l’occupant israélien à se présenter comme la victime. Cette perception victimisante, affirme-t-il, permet à la société israélienne de vivre en paix en se positionnant comme la seule victime, ignorant ainsi les perspectives palestiniennes. 

Enfin, Levy pointe du doigt la déshumanisation systémique des Palestiniens, le troisième ensemble de valeurs qu’il considère comme le plus dangereux. Selon lui, cette déshumanisation permet aux Israéliens de maintenir un sentiment de paix intérieure, en niant effectivement la pleine humanité des Palestiniens et en écartant ainsi les questions fondamentales des droits de l’homme.

sábado, 4 de noviembre de 2023

N'ouvrez pas cette vidéo



  La vérité

 Á l'attention des 16 sénateurs sur la proposition de loi "anti-sioniste". 

 Voilà ce que les 16 sénacteurs soutiennent. Et des vidéos comme celles là, il y en a des milliers. Impossible de ne pas être au courant.

lunes, 30 de octubre de 2023

« Proche-Orient. La semaine de l’extension du conflit ! ». L’édito de Charles SANNAT

 

 

par | 30 Oct 2023 |

Mes chères impertinentes, chers impertinents,

Cette semaine risque de marquer l’extension du conflit.

Il y a une semaine je vous avais émis une alerte vous permettant d’anticiper avec quelques jours d’avance ce qui commence à se passer.

Les incursions terrestres de l’armée israélienne dans la bande de Gaza se font de plus en plus insistantes. Les bombardements se poursuivent.

Les Etats-Unis ont déployé une flotte jamais vu en Méditerranée. Plus de 73 navires. Des dizaines de milliers de marins. La France a envoyé le Tonnerre, son deuxième plus gros bâtiment après le Charles de Gaulle. C’est un navire qui peut tout faire… et c’est avant tout un porte-hélicoptères.

Les rotations d’avions de troupes des Etats-Unis vers le Proche-Orient sont incessantes. Matériels, munitions, et soldats sont envoyés en masse sur la zone. Le déploiement de forces s’intensifie.

Le conseiller à la sécurité nationale américain Jake Sullivan a mis en garde contre un « risque élevé » de débordement du conflit au Moyen-Orient.

lunes, 23 de octubre de 2023

« MON BOULOT ÉTAIT DE TERRORISER LES PALESTINIENS »