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sábado, 9 de noviembre de 2019

Était-ce bien aux contribuables de payer les obsèques de Johnny Hallyday ?

 
 
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Si les contribuables n’ont pas payé le cercueil blanc, les obsèques leur ont tout de même coûté une certaine somme…
 
Dans l’église de la Madeleine, face au cercueil blanc où reposait Johnny Hallyday, ce 9 décembre 2017, une « première ligne » comme on en voit rarement.

Au bout du rang, à droite, Julie Gayet et François Hollande, puis Carla Bruni et Nicolas Sarkozy ; à leur gauche, Gérard Larcher, président du Sénat, le Premier ministre Édouard Philippe et, pour finir en beauté, côté allée centrale, Brigitte Macron et le Président son époux.
Deux ans ou presque se sont écoulés depuis ce jour où la France a tout arrêté pour pleurer son rocker. Deux ans où les règlements de comptes entre héritiers ont émaillé l’actualité.
De sordides histoires de gros sous, la veuve tentant d’échapper à sa citoyenneté pour mieux se soustraire au droit français, plus « partageur » que le droit californien.
Qu’importe, la machine à cash continue de tourner puisque la voix de Johnny, mixée aux sanglots longs des violons berce nos cœurs d’une langueur d’automne : l’album posthume sorti le 25 octobre a déjà franchi le million de ventes.
Certes, les Français ont le droit de choisir leurs héros et la façon de dépenser leur pognon. Le droit, aussi, de savoir ce qu’on prend dans leur poche et pourquoi, et là… pas sûr qu’ils en aient eu tout à fait conscience…
C’est Benalla qui balance.
Un gars qui peut endosser tous les rôles, ce Benalla, à la fois Alexandre le bienheureux, histrion du quinquennat et sparadrap du capitaine Macron.
Jusqu’à ce qu’on le sorte par la grande porte c’était l’homme à tout faire, et donc l’homme à tout voir et tout entendre.

martes, 14 de mayo de 2019

Rubrique : marche à l’ombre


En général, je regarde les retransmissions des cérémonies militaires dans la cour des Invalides.

Toujours avec cette impression d’être parmi les miens, affaire de matrice culturelle liée à l’enfance et d’éducation, celle qui ne s’apprend pas.

Grandissant de ville de garnison en ville de garnison, et passant les vacances d’été dans des maisons habitées par le souvenir des tués à l’ennemi, on comprenait très vite les notions de devoir et de sacrifice.
Même si, un peu inquiet, on trouvait que nos prédécesseurs avaient quand même mis la barre très haut.
l’Histoire, les idées et le destin feront emprunter des chemins évitant l’inconfort de la tragédie.
Mais il y a une chose que j’ai apprise : on n’échappe pas à ce qu’on est.
Je sais que je suis de mon enfance et par conséquent je n’exige de personne de partager les émotions que je ressens.
J’ai donc, la gorge nouée, regardé l'hommage national à Cédric de Pierrepont et Alain Bertoncello dans cette cour baignée de soleil.
Assisté bouleversé à l’arrivée des deux cercueils recouverts du drapeau de mon pays, au son de « La marche des soldats » donnée par le bagad de Lann Bihoué.
Et pourtant, je n’ai pu m’empêcher quelques instants auparavant lors de l’arrivée des officiels de la bande d’Emmanuel Macron de ressentir brutalement le sentiment de leur illégitimité à être là.
Allez, pour ne pas perdre de temps, on ne nommera personne de la brochette de ces gens qui ridiculisent leurs fonctions depuis tant de mois.

jueves, 29 de marzo de 2018

Discours d’Emmanuel Macron aux Invalides : le « padamalgame » est mort

 
 


Le 29/03/2018


Un discours qui relègue les nouilleries de François Hollande au musée de la niaiserie.
 
À mille lieues des mesquineries sectaires du CRIF, l’esprit français, aujourd’hui, a soufflé dans la cour pavée de l’hôtel des Invalides.
Enfin un président de la République a parlé au cœur de tous les Français.
Enfin un président de la République a parlé de la France.
Cela faisait longtemps.
Sans succomber à un quelconque macronisme, force est de constater que le discours d’Emmanuel Macron, prononcé devant le cercueil drapé des trois couleurs du colonel Beltrame, a été à la hauteur.
Un discours qui relègue les nouilleries de François Hollande au musée de la niaiserie que l’ancien Président ne manquerait pas d’inaugurer s’il y en avait un.
Une chose m’a frappé : Emmanuel Macron n’a employé le mot « République » que deux fois durant les vingt minutes de son éloge funèbre.
À la fin de l’hommage, lorsqu’il lança le traditionnel « Vive la France, vive la République ! » et au milieu de son discours en déclarant que le colonel Beltrame « a montré que le socle vivant de la République, c’est la force d’âme ».
Emmanuel Macron nous a aussi épargné les expressions-valises « valeurs de la République » et « vivre ensemble », que les derniers présidents de la République Hollande et Sarkozy trimbalaient derrière eux sans nous dire vraiment ce que contenaient ces valises.
Le savaient-ils, du reste ?
Emmanuel Macron a donc parlé de la France.
En évoquant Jeanne d’Arc, « les ombres chevaleresques de Reims et de Patay », il a rappelé que notre histoire ne commence pas, ex nihilo, en 1793.
Le président de la République n’a pas joué à cette version politiquement correcte du jeu du « ni oui, ni non » qui consiste à ne pas nommer certains mots – un jeu auquel François Hollande, lui encore, excellait.

domingo, 18 de marzo de 2018

Les contribuables vont continuer à payer les obsèques des députés, mais un peu moins


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Par Caroline Piquet 
Publié le 17/03/2018 
 
Cette allocation pour frais funéraires destinée aux députés, aux anciens élus et leur famille passe de 18.255 euros maximum à un forfait 2350 euros sous réserve de justificatifs.
 
C'est un avantage parlementaire peu connu du grand public et parfois des députés et sénateurs eux-mêmes.
Les règlements de l'Assemblée nationale et du Sénat prévoient «une allocation funéraire» pour les parlementaires qui viendraient à décéder pendant leur mandat mais aussi pour ceux qui ne sont plus en exercice, leur conjoint et les enfants encore à charge.
En clair, l'argent public, donc les contribuables, finance les obsèques des députés et sénateurs.
Et les sommes en question ne sont pas anodines.
Jusqu'à récemment, lorsqu'un ancien député décédait, son conjoint pouvait toucher jusqu'à trois mois de pension pour financer les frais d'obsèques.
Soit environ 8400 euros puisqu'un député touche en moyenne 2800 euros de pension, rappelle l'ancien député René Dosière, spécialiste des questions de dépenses de l'État.
Ce montant pouvait s'élever jusqu'à 18.255 euros pour les députés qui touchaient les pensions les plus élevées.
Une coquette somme quand on connaît les tarifs du marché des obsèques appliqués en France (voir encadré en fin d'article).
Par ailleurs, lorsque c'était le conjoint qui venait à décéder, ses ayants droit touchaient l'équivalent d'un mois de pension, nous explique encore René Dosière.

domingo, 10 de diciembre de 2017

Cette France que j'aime, elle était dans la rue hier. Merci Johnny !




Ah que Johnny !

Comme toujours en France, il y en a pour trouver moyen à polémiquer: c'était trop !, Marine n'était pas invitée, Mélenchon scandalisé, Michèle Delaunay au bord de l'apoplexie regrettant " une cérémonie religieuse délibérément spectaculaire ", etc...
On s'en fout !
Qui d'autre que Johnny pour réaliser ce genre d'exploit, mobiliser le ban, l'arrière ban de la République laïcarde et une bonne partie des Français dans ou devant une église, in situ ou via les télévisions ?
Qui ? Personne !
Ce que nous avons vu ou vécu hier avait quelque chose d'unique, du jamais vu.
C'était émouvant, impressionnant ou grandiose.
Qui d'honnête pour oser dire le contraire ? Personne.
Combien de Français, hier soir, avaient la gueule de Johnny comme d'autres ont la gueule de bois les lendemains de teufs ?
Des centaines de milliers de Français, sans doute.
On en a pris plein la gueule tant les images étaient puissantes.
Qu'il me soit permis néanmoins de polémiquer un brin à mon tour; sans doute mon côté détailleur, scruteur d'images et auditeur pointilleux des commentaires que nous dispensent à foison journalistes et autres chroniqueurs appointés.
Deux choses ont attiré mon attention.

La France moisie aux obsèques de Johnny

 
 


Le 10/12/2017


La France de Johnny, celle qui suscite soudainement l’admiration des journalistes et de la classe politique, est celle qu’ils abhorrent habituellement.
 
Marine Le Pen n’a pas eu l’autorisation d’assister aux obsèques de l’icône du rock and roll. Surprenant !
Elle y avait toute sa place. Et son père sans aucun doute plus encore.
Formidable ! Inoubliable ! Exceptionnel ! Historique !
Une journée à la démesure du chanteur.
Du jamais vu que l’on ne reverra jamais.
Il y a eu Victor Hugo.
Il y aura désormais Johnny Hallyday.
Les médias ont rivalisé en superlatifs pour rendre compte de la mobilisation populaire lors des obsèques de l’idole des jeunes.
Un million de personnes.
Des Champs-Élysées à la rue Royale.
Les caméras filment. Les images défilent. Et le constat s’impose. Brutal. Incroyable. Invraisemblable. Effrayant.
La France de Johnny, celle qui suscite soudainement l’admiration des journalistes et de la classe politique, est celle qu’ils abhorrent habituellement.
Ce 9 décembre 2017, Paris a rendez-vous avec la France des années 1960 et 1970.
La France d’avant.
La France moisie. La France du passé.