Si les contribuables n’ont pas payé le cercueil blanc, les obsèques leur ont tout de même coûté une certaine somme…
Au bout du rang, à droite, Julie Gayet et François Hollande, puis Carla Bruni et Nicolas Sarkozy ; à leur gauche, Gérard Larcher, président du Sénat, le Premier ministre Édouard Philippe et, pour finir en beauté, côté allée centrale, Brigitte Macron et le Président son époux.
Deux ans ou presque se sont écoulés depuis ce jour où la France a tout arrêté pour pleurer son rocker. Deux ans où les règlements de comptes entre héritiers ont émaillé l’actualité.
De sordides histoires de gros sous, la veuve tentant d’échapper à sa citoyenneté pour mieux se soustraire au droit français, plus « partageur » que le droit californien.
Qu’importe, la machine à cash continue de tourner puisque la voix de Johnny, mixée aux sanglots longs des violons berce nos cœurs d’une langueur d’automne : l’album posthume sorti le 25 octobre a déjà franchi le million de ventes.
Certes, les Français ont le droit de choisir leurs héros et la façon de dépenser leur pognon. Le droit, aussi, de savoir ce qu’on prend dans leur poche et pourquoi, et là… pas sûr qu’ils en aient eu tout à fait conscience…
C’est Benalla qui balance.
Un gars qui peut endosser tous les rôles, ce Benalla, à la fois Alexandre le bienheureux, histrion du quinquennat et sparadrap du capitaine Macron.
Jusqu’à ce qu’on le sorte par la grande porte c’était l’homme à tout faire, et donc l’homme à tout voir et tout entendre.




