Victoire en demi-teinte, mais d’une valeur hautement symbolique, que celle obtenue par les députés français ce 28 avril, qui adoptèrent la résolution n° 3585 invitant le gouvernement à ne pas renouveler les mesures restrictives et les sanctions économiques imposées par l’Union européenne à la Fédération de Russie.
Avec l’appui du Front de gauche, d’un élu des Radicaux de gauche, des deux parlementaires FN et de l’UDI, le groupe Les Républicains, entraîné par Thierry Mariani, a, contre la volonté du gouvernement a-national socialiste, donné un signal fort à Moscou.
Bien que dénuée de toute portée normative, une résolution n’en revêt pas moins – et c’est ce qui importait, en l’occurrence – une dimension hautement politique, ce, d’autant plus qu’elle est entièrement endossée par l’Assemblée nationale, le président d’icelle devant y apposer sa seule signature.
Sortes de vœu en la forme solennelle, les résolutions adoptées en application des articles 34-1 de la Constitution et 136 du Règlement de l’Assemblée nationale font, néanmoins, l’objet d’une procédure particulière aux allures de cérémonial chinois : dépôt sur le Bureau de l’Assemblée, enregistrées à la présidence, transmises au Premier ministre, annoncées au Journal officiel, inscrites à l’ordre du jour, insusceptibles d’amendements, publiées au Journal officiel une fois adoptées et, last but not least, revêtues de la signature du président de la chambre lui-même.