
Nicolas Gauthier 8 juillet 2022
Être passé du journal télévisé de France 2 à la chaîne d’information LCI
semble avoir libéré David Pujadas qui, désormais, rivalise d’audace.
La
dernière en date remonte au 7 juillet, à propos de la guerre en
Ukraine : « On ne peut pas s’empêcher de se poser la question. D’un
point de vue militaire, on voit qu’il y a un avantage militaire à la
Russie. D’un point économique, on n’a pas le sentiment, pour l’instant,
que les sanctions
infligées à la Russie produisent des effets notables et d’un point de
vue diplomatique, on a quand même le sentiment que les deux tiers de la
planète ne sont pas du côté occidental. Donc on se dit que nous sommes
peut-être en train de perdre le fil, dans cette guerre. »
Voilà qui n’est pas faux. Et rappelle encore d’autres déclarations
hétérodoxes, aux premiers jours du conflit, de Ségolène Royal, elle
aussi affranchie du Parti socialiste comme David Pujadas l’est du
service public télévisuel. D’où ce tweet posté, le 23 février : «
Sachons dire non aux guerres absurdes qui ne sont pas les nôtres.
Souvenons-nous du courage de Jacques Chirac, insulté pour avoir dit non à
la guerre de Bush en Irak, sur un énorme mensonge. Deux leaders, Joe
Biden et Boris Johnson, sont d’autant plus va-t’en-guerre qu’ils sont
affaiblis. » Dans le cas du second, c’est encore plus vrai depuis sa démission. Puis, le 9 mars : « C’est
facile pour Joe Biden ! Cela permet aux pétroliers américains de se
relancer ! Et au gaz de schiste de monter ses prix ! Ne suivons pas la
surenchère guerrière, négocions la paix. »