
MDIALIBRE
Coluche : le spectre d'un crime d'État.
1/ Une dizaine de minutes avant les faits, la Gendarmerie de Grasse empêche toute circulation par un barrage routier sur la route qu’a emprunté Coluche.
Un barrage, à la sortie de Valbonne, justifié par un "accident" dont personne n'a été témoin - hormis celui qui allait se produire peu après.
2/ La dépêche annonçant la mort de Coluche, via l’AFP et Pressedd, est horodatée du 19 juin à 15 h 46. Or sa mort est constatée à 16h30 et relayée à 17h46.
3/ La version officielle assure que Coluche roulait très vite, "comme un fou", et s'est encastré dans un camion en plein virage parce qu'il n'aurait pas eu le temps de le voir.
Libération écrit même : "Le choc a été si violent que le casque a éclaté", alors qu'il ne porte pas son casque. Les dépêches de l'AFP, dépendante alors de l'État avec 4 membres des RG en son sein, reprennent toutes les informations rapportées par la gendarmerie de Grasse, qui invente carrément des témoins ayant soit disant été doublés par Coluche "à une vitesse impressionnante".
En réalité, il roulait à 60 km/h, sur une route parfaitement sèche et sans éblouissement. Il a vu, comme ses amis Didier Lavergne et Ludovic Paris qui le suivaient, le camion arriver de loin, en ligne droite, au pas, tout comme le camionneur les as vus. Et c'est le poids lourd qui a coupé brusquement la route, sans mettre son clignotant, au moment précis où Coluche arrivait sous son nez.
Ce qui est confirmé par une vidéo de France 3, un article de France Soir et du JDD relayant les mêmes témoignages sur les lieux. Mais curieusement non repris par l'AFP.
4/ Le camion transportait des
gravas de la même Gendarmerie de Grasse vers un pré qui n’avait aucune décharge, les médias allant même jusqu'à parler d'une "livraison anodine dans un camping" qui n'a jamais existé, et qui supposerait de passer sur un petit pont de pierres avec un camion de 38 tonnes, n'ayant rien à faire sur une petite départementale de campagne avec un tel tonnage industriel.
Le chauffeur, Albert Ardisson, travaillait ce jour-là non pas pour son employeur, mais à son compte.