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domingo, 25 de septiembre de 2022

L’utopie hydrogène, de Samuel Furfari


 Le Hinderburg en flammes.

Ignorer les fondements de la chimie entraîne les gens dans l'utopie hydrogène, à leur faire croire que l'on invente de nouveaux procédés.

Au premier rang des utopistes de l'époque figurent les écologistes et ceux qui les écoutent, tels que les gouvernants de l'UE.

STOCKER L'ÉLECTRICITÉ

Le problème avec l'électricité est qu'une fois produite, elle doit être immédiatement consommée.

Sous l'influence des Verts allemands, produire une électricité verte ne pourrait se faire que par les éoliennes et les panneaux photovoltaïques. Or ces énergies dites renouvelables, produites par le vent et le soleil, sont intermittentes.

Transformer en hydrogène l'électricité produite, non consommée tout de suite, serait théoriquement le moyen de la stocker. Il suffirait par électrolyse de l'eau de produire de l'hydrogène, puis de la recycler à la demande en produisant de l'électricité et du méthane. 

L'HYDROGÈNE POUR STOCKER L'ÉLECTRICITÉ

Il y a un siècle, en 1923, cette solution avait été proposée pour une application à longue échéance (quatre cents ans) par le généticien et biologiste John Haldane.

Lors des crises pétrolières des années 1970, cette solution avait été envisagée, sans suite, pour remplacer le pétrole, y compris dans le secteur domestique.

Cette solution a même été étudiée en 1990 pour faire du Québec le grand producteur d'hydrogène à destination de l'UE en raison de son énorme richesse hydroélectrique.

Aux États-Unis, dans les années 2000, cette solution a là aussi fait long feu après que les présidents successifs s'y sont intéressés.

CARACTÉRISTIQUES DE L'HYDROGÈNE

En théorie l'hydrogène est la panacée: il est abondant dans l'univers et possède une très grande densité d'énergie, mais sa densité volumique est très faible.

De plus pour le stocker et le transporter, il faut soit le liquéfier à une température de - 252,7°C, soit le comprimer sous haute pression (200 à 700 bars). Et c'est une molécule dangereuse:

L'hydrogène pur est dangereux au même degré que la dynamite.

martes, 23 de agosto de 2022

La fausse solution de l’hydrogène


 

 Toyota MIRAI and Hydrogen Fueling Station by Toshihiro Gamo on Flickr (CC BY-NC-ND 2.0)
 
22 août 2022

Depuis 30 ans, la France est alimentée en électricité grâce principalement (plus de 80 %) au nucléaire et à l’hydroélectricité. 

Le pays n’a aucun besoin d’hydrogène supplémentaire en restant sur ce modèle, voire en le renforçant.

La « civilisation de l’hydrogène » présentée comme l’une des solutions miracles permettant de succéder, même partiellement, aux énergies fossiles, et de stocker l’électricité issue des énergies renouvelables est un leurre absolu.

L’hydrogène miracle

L’hydrogène n’est qu’un chiffon soi-disant miraculeux agité devant le nez de politiques naïfs ou complices. Sa promotion sert de jambe de bois aux énergies renouvelables intermittentes éoliennes et photovoltaïques. Elle permet aussi de servir des intérêts croisés idéologiques, politiques, et commerciaux.

Le gouvernement serait bien inspiré d’identifier les mécanismes de la supercherie dont les Français sont les victimes et d’en tirer toutes les conséquences. Les élus ont tous les moyens de savoir à leur disposition, mais ils préfèrent cyniquement suivre le sens du vent médiatique plutôt que de défendre l’intérêt général. C’est tellement plus facile d’annoncer des lendemains merveilleux d’amour et d’eau fraiche (dont serait issue l’hydrogène vert…) que de comprendre des sujets techniques difficiles et de prendre ses responsabilités !

La France peut-elle se permettre le luxe de s’offrir de coûteuses danseuses inutiles ?

Les 9 milliards d’euros que la France s’apprête à gaspiller en pure perte sur l’hydrogène seraient plus utiles pour construire des réacteurs nucléaires (EPR ou SMR) que pour remplir les poches fort larges de quelques grigous habiles.

La Commission européenne ne fait que suivre les instructions de l’Allemagne, son donneur d’ordre, qui est aux abois avec sa grande dépendance au gaz russe, et qui souhaite, comme avec les ENR, entraîner les autres pays européens à plonger dans la piscine vide.

L’univers impitoyable de la physique

miércoles, 20 de abril de 2022

Nucléaire qui rit, éoliennes qui pleurent


 
 
 
 Jean-Baptiste Giraud 19 avril 2022

Tout n’est pas forcément définitivement noir, et réciproquement. 

Au lendemain du drame de Fukushima, voici tout juste 11 ans - drame qui n’est pas, au sens propre, un accident nucléaire, mais la conséquence indirecte d’un tremblement de terre suivi d’un tsunami -, l’ingénieur atomiste expérimenté était gentiment incité à prendre sa retraite par anticipation.

 Et les ingénieurs, à changer de spécialité ! Atomkraft? Nein danke!. Les Verts allemands avaient gagné, Mutti Merkel allait fermer toutes les centrales.

Dix ans plus tard, on s’arrache ces mêmes ingénieurs atomistes à prix d’or. Les finalistes de la présidentielle, et Marine Le Pen, et avant eux au premier tour Pécresse, Zemmour, et même Roussel, promettaient des centrales nucléaires aux Français comme s’il en pleuvait.

Le nucléaire, symbole du mal absolu, a retrouvé sa place au soleil. Et, même, la toute première place ! D’après une étude exclusive réalisée par Bloom, une plate-forme d’intelligence artificielle incubée à l’École polytechnique fédérale de Lausanne, pas moins de 90 % des Français actifs sur les réseaux sociaux soutiennent le nucléaire. Ce n’est pas un sondage, c’est encore mieux : plus d’1,3 million de messages postés sur  au cours des six derniers mois, des messages consacrés au nucléaire et à l’ en général, ont été passés à la moulinette. Le résultat est édifiant : le nucléaire, c’est branché. Chébran, aurait dit Mitterrand.

Dans le même temps, les éoliennes dégustent. Alors que leur image était encore très positive, en novembre dernier (jusqu’à 10.000 messages favorables par jour à la mi-novembre, et très peu d’activité de leurs opposants au même moment), voici que tout bascule, courant janvier de cette année. Grâce, en particulier, à un seul homme : Stéphane Bern, fort de près de 500.000 suiveurs. Il lui a suffit d’interpeller Barbara Pompili, le 20 janvier dernier, sur un projet d’installation d’éoliennes à Saint-Vaast-la-Houge qui menaçait de déclassement des tours construites par Vauban, pour que… le vent tourne pour les éoliennes.

sábado, 15 de junio de 2019

Transports : la Chine prépare sa « société de l’hydrogène »

 
 
Le Parisien| 15 juin 2019
 
La Chine a investi plus de 10,7 milliards d’euros dans la technologie pile à combustible LP/Jean-Baptiste Quentin
 
Les autorités chinoises engagent une vaste réorientation industrielle qui prévoit un million de véhicules à hydrogène en circulation d’ici 2030.
 
Les véhicules électriques fonctionnant avec des batteries sont-ils déjà dépassés ?
 
La Chine est déjà en train de préparer le coup d’après, avec les véhicules à pile à combustible.
Il y a quelques jours, un haut responsable du régime, Wan Gang, a été très clair : « Nous devons créer une société de l’hydrogène », a-t-il déclaré sur la chaîne de télévision Bloomberg.
Si ces propos sont passés inaperçus, l’homme occupe pourtant une position-clé dans les choix stratégiques de la Chine.
Vice-président du Conseil national pour l’élaboration des politiques, c’est lui qui planifie à long terme les orientations de l’économie chinoise.
Et c’est d’ailleurs lui qui, il y a une vingtaine d’années, avait convaincu le gouvernement de parier sur... le véhicule électrique à batteries.

Aujourd’hui, la Chine est le premier marché au monde avec plus d’un million de véhicules électriques à batterie en circulation.
C’est aussi le plus important fabricant de batteries.
Une expansion qui lui a permis de réduire sa dépendance au pétrole et de diminuer un peu la pollution dans les villes.
 
«Nous allons surmonter tous les problèmes»
 
En décrétant que l’hydrogène allait devenir la nouvelle priorité nationale, la Chine va investir en masse.

lunes, 11 de junio de 2018

Nicolas Hulot sait : l’hydrogène est l’énergie du futur !

 
 



Mathématicien, chercheur en énergies renouvelables

Ainsi, Nicolas Hulot nous a annoncé, le 1er juin dernier, lors du lancement de son plan pour soutenir la production d’hydrogène décarboné, un avenir énergétique radieux…

Ainsi, Nicolas Hulot nous a annoncé, le 1er juin dernier, lors du lancement de son plan pour soutenir la production d’hydrogène décarboné, un avenir énergétique radieux, un avenir qui offre au moins trente millions d’emplois dans le monde et pour lequel la France dépensera tout de suite cent millions d’euros !
L’énergie sera propre et assurée pour toujours… et j’ai cherché des précisions actuelles, car l’hydrogène avait quelques défauts graves à mes yeux : son coût, ses dangers, la pollution qu’il occasionne !
Nicolas Hulot a fort déçu ses « maîtres » après leur avoir promis de remplacer le nucléaire par des éoliennes (polluantes par le gaz brûlé quand il n’y a pas assez de vent… gaz importé !).
Il a eu l’honnêteté de dire qu’on ne pouvait détruire et ruiner trop vite la France…
Il doit maintenant donner des gages aux « verts ».
Or, l’hydrogène n’est pas disponible tel quel dans la nature ; il est toujours le sous-produit d’une autre énergie.
Chercheurs et industriels s’intéressent à son avenir depuis plus de cinquante ans, sans résultat utile pour le citoyen.
Ce résultat utile ne semble pas pour demain, les fortunes que l’État pourrait lui consacrer risquent surtout d’empêcher toute recherche utile.
Pensons à Areva…
Seul l’avenir nous dira quelle place pourra être celle de l’hydrogène.
En Belgique, Anne-Emmanuelle Bourgaux, professeur de droit à l’ULB, dénonce la volonté d’interférence des hommes politiques dans l’adoption de nouvelles techniques : « L’expertise produite par la recherche scientifique, en particulier quand elle est sollicitée et financée par les pouvoir publics, est utilisée à des fins de légitimation des choix politiques arbitrés par ces derniers » (Entre Chimène et chimère).
Actuellement, l’hydrogène est extrait du gaz naturel.
Ce n’est pas très « vert » et on voudrait en faire un sous-produit de l’énergie éolienne.