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lunes, 17 de mayo de 2021

« Les bourses trébuchent sur l’inflation ! » L’édito de Charles SANNAT



  par | 17 Mai 2021 |

Mes chères impertinentes, chers impertinents,

Va-t-on avoir un krach boursier ?

En réalité il aurait déjà du se produire, souvenez-vous il y a quelques mois je vous disais qu’il fallait attendre la seconde « jambe de baisse » comme on dit dans le jargon des marchés, et, la baisse n’est pas venue.

Non seulement elle n’est pas venue, mais c’est une hausse quasi exponentielle que nous avons pu visualiser sur les marchés.

Pourquoi, alors que tout allait mal, tout s’est mis à monter ?

Parce que les banques centrales et les Etats en solvabilisant comme jamais les agents économiques en versant directement de l’argent sur les comptes en banque ont gonflé les profits des entreprises, en augmentant les profits des entreprises, on obtient logiquement une hausse des cours de bourse au cric, mais une hausse quand même.

En France nous avons dépensé 425 milliards d’euros que nous n’avions pas. Aux Etats-Unis, c’est à chaque fois des plans à 2 000 milliards de dollars directement déversés dans le portefeuille des ménages ou des entreprises.

Cette politique d’aides non pas imprévisible mais d’une ampleur jamais vue est la cause de la hausse de la bourse et de sa reprise fulgurante et de l’absence de baisse.

Une hausse au cric, mais une hausse vraiment très forte !

Alors après le cric, le krach et que le grand crac me croque ?

Sans doute pas, ou en tous les cas, pour que ce soit le cas, il y a des conditions à respecter !

C’est avant tout le niveau des taux d’intérêt qui conditionne les cours de bourse et déclenche les crises. Au delà des taux d’intérêt nous pouvons élargir l’idée à la politique monétaire au sens large. Dans la situation actuelle il faut comprendre taux d’intérêt plus injections des banques centrales sans oublier les plans de relance ou de soutiens des Etats.

Tant que les perfusions durent, et en données corrigées de la peur du retour de l’inflation, les marchés devraient se tenir.

Le vrai problème va se poser lorsqu’il faudra cesser réellement les aides… va-t-on rejouer la scène du tapering de 2018, où la FED faisait croire qu’elle pouvait monter les taux avant de se raviser face aux couinements des marchés boursiers ?

Je vous raconte tout ou presque dans cette vidéo où je partage avec vous des informations pour enrichir votre réflexion.



 Charles SANNAT

Restez à l’écoute.

Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu. Préparez-vous !

martes, 22 de septiembre de 2020

« La peur du reconfinement et de la 2nde vague fait chuter les bourses ! » L’édito de Charles SANNAT


 par | 22 Sep 2020 |

Mes chères impertinentes, mes chers impertinents,

Je vous annonçais avant l’été que nous devrions avoir le début du second pic à partir du 15 août et que les marchés devraient prendre en compte cette « deuxième » vague, ainsi que les reconfinements qui vont en découler.

Cela va coûter cher, très cher à notre économie.

Il ne manquera pas de lecteurs pour expliquer qu’il n’y a pas de seconde vague, ou qu’ils ne reconfineront jamais. En fait, d’un point de vue analytique on s’en fiche bien.

Factuellement, Israël a reconfiné pour 3 semaines avec un confinement total et l’interdiction de dépasser un rayon de 500 mètres de chez soi, l’Angleterre se prépare à reconfiner pour le 15 octobre, l’Espagne reconfine Madrid et s’apprête à déployer 15 000 à 20 000 militaires dans les rues de la capitale notamment.

Les bourses réagissent un peu plus tard que ce qu’elles auraient du faire, mais nous sommes mûrs pour un beau plongeon, un plongeon qui peut aussi être une tentative de déstabilisation de l’élection américaine, car, si, juste avant de voter les Américains se retrouvent confronter à un terrible crash, c’est bien le bilan de Trump spécifiquement sur l’économie, son point fort qui se trouvera écorné.

Voici ce que dit l’agence de presse Reuters :

lunes, 29 de junio de 2020

Au bord de «l’effondrement économique»: les conseils d’un spécialiste du survivalisme


 Personne portant un masque devant un magasin fermé à Paris, juin 2020

© AFP 2020 ALAIN JOCARD
Par

Piero San Giorgio, spécialiste du survivalisme, a accepté l’invitation de Sputnik France afin de faire le point sur une situation économique mondiale qui pousse à l’inquiétude.

L’écrivain suisse en est certain: l’effondrement est plus que probable. Comment s’en prémunir?

L’auteur de «Survivre à l’effondrement économique» livre ses conseils.
Pandémie du siècle, tensions raciales aux États-Unis, catastrophe économique à travers la planète… 2020 sera-t-elle l’année de l’effondrement?
L’écrivain suisse Piero San Giorgio ne se risque pas à des prévisions, mais il l’affirme: c’est bien possible.
L’auteur du remarqué Survivre à l’effondrement économique (Éd. Culture et Racines) est une figure du mouvement survivaliste.
Face au «massacre économique» qui, selon lui, se profile, il encourage les citoyens à se préparer et distille ses conseils pour faire face à la catastrophe.


D’après l’auteur, la création monétaire finance une croissance «qui n’existe pas» et l’économie court à sa perte avec «des bulles gigantesques», qui pourraient potentiellement mener à «des crises très graves».
Il invite donc les individus à créer des «bases autonomes durables» ou BAD, afin d’être les plus indépendants possible.
Selon lui, le citoyen est «la première ligne de défense face à la criminalité» et il n’hésite pas à conseiller de s’armer.
Piero San Giorgo l’assure: la pandémie de coronavirus a montré à des millions de gens que tout pouvait s’écrouler et il les appelle plus que jamais à être prêts.
Suisse d’origine italienne, l’auteur vient de s’essayer au roman avec la récente publication de Giuseppe, une histoire de survie (Éd. Culture et Racines).
L’écrivain s’est inspiré de l’histoire de son grand-père, qui a vécu la Deuxième Guerre mondiale du côté italien.
«L’histoire d’un petit individu dans le chaos de cette époque», selon l’auteur, qui a transposé ses thèmes de prédilection à propos du survivalisme dans cette aventure sombre.

jueves, 30 de abril de 2020

La Réserve fédérale américaine annonce un scénario économique digne de l’Apocalypse




Le 30 Avril 2020


La Fed juge trop optimiste une reprise en "W"

Pour la Réserve fédérale américaine, la reprise devrait plutôt intervenir selon un scénario en "u" qu'un scénario en "w".

voilà qui annonce un très long marasme.
Pour l'instant, la Fed ne communique pas sur le moment où la reprise pourrait intervenir.



Il est rare qu’un représentant de la Réserve fédérale américaine, ou d’une quelconque banque centrale, ne se laisser à des prévisions pessimistes, voire apocalyptiques.
Pour qu’il prenne cette responsabilité, il faut que la situation soit vraiment tendue et dangereuse. C’est pourtant à cet exercice que s’est livré Jerome Powell devant la presse ce mercredi.
Et ses propos font froid dans le dos.

Pas de reprise en « w » pour la Fed 

Lors de son point presse, le président de la Fed , Jerome Powell, n’a pas caché son inquiétude, et même son désarroi vis-à-vis du pire choc qu’il n’ait jamais connu.
Pour l’instant, le tableau clinique de la situation est encore enjolivé par les seuls statistiques du premier trimestre.
Mais, à la fin juin, l’économie mondiale devrait avoir traversé bien des paquets de mer et offrir un spectacle beaucoup plus dégradé que celui d’aujourd’hui.
Powell ne l’a d’ailleurs pas caché : au deuxième trimestre, les statistiques économiques devraient être terribles.
Si certains se sont laissés abuser par les bonnes performances boursières, que ce soit à Wall Street, ou à Paris, nous leur conseillons de lire en détail les propos de Powell, car ils les déniaiseront sur la suite des événements.
D’ici là, il faut surtout éviter de se prendre pour un boursicoteur inspiré par les dieux : le pire est à craindre sur les marchés. 
“We’re going to see economic data for the second quarter that’s worse than any data we’ve ever seen”
Jerome Powell

La presse française continue à vendre du rêve à ses lecteurs

lunes, 9 de diciembre de 2019

« Prédictions ou prévisions économiques 2020… » L’édito de Charles SANNAT

 
 
« Prédictions ou prévisions économiques 2020… » L’édito de Charles SANNAT
 
Mes chères impertinentes, chers impertinents,
 
Sacré défi que de se lancer dans des prévisions économiques pour 2020 tant le contexte est complexe et les possibles nombreux.
 
Dans un tel environnement nous sommes à la frontière entre prédictions et prévisions.
 
Néanmoins essayons de mettre le maximum de rationnel dans tout cela, et tentons de supprimer le bruit de fond pour se concentrer sur l’essentiel.
Est-ce que tout va bien ?
NON.
Est-ce que tout va mal ?
OUI.
Est-ce que tout va s’effondrer ?
Sans doute.
Quel sera le déclencheur ?
Sans doute plus « politique » qu’économique.
Pourquoi ?
Parce que ce que nous enseignent sans ambiguïté ces dernières années, c’est que les difficultés économiques peuvent être dépassées avec un recours massif à la planche à billets.
Il ne s’agit pas ici de dire que c’est bien ou mal, mais que factuellement, c’est ce qu’il se passe depuis maintenant 10 ans.
Depuis 10 ans, les banques centrales sauvent le système de l’insolvabilité généralisée pour éviter une crise économique ou financière qui se transformerait bien vite… en effondrement systémique. D’expédients en expédients, le système est tenu à bout de bras.
Plus de 10 ans après la crise des Subprimes, nous en sommes à vivre dans un monde de taux négatifs, une première dans l’histoire de l’humanité et depuis que le soleil brille.
Désormais on paye celui qui emprunte, on retire des sous à celui qui prête.

lunes, 4 de noviembre de 2019

« Va-t-il y avoir un krach boursier pour Noël ? » L’édito de Charles SANNAT

 
 
« Va-t-il y avoir un krach boursier pour Noël ? » L’édito de Charles SANNAT
 
Mes chères impertinentes, mes chers impertinents,
 
Les indices boursiers vont-ils craquer en 2020 ?

La question préoccupe de nombreux épargnants, surtout au moment où les taux obligataires souvent négatifs et la pression des compagnies d’assurances-vie, poussent les gens vers les placements boursiers, par nature, beaucoup plus risqués.

L’élément central que je soumets à la sagacité de tous ici est simple.
Les banques centrales semblent avoir choisi entre la peste de la déflation et le choléra de l’inflation. Ils ont choisi l’inflation.
Sans aucune ambiguïté, sans aucune hésitation.
En Europe les taux sont négatifs.
Aux Etats-Unis les taux sont en baisse.
Au Japon, les taux sont négatifs et la Banque centrale nippone rachète directement les actions des entreprises et détient désormais plus de 40 % des titres du Nikkei à travers des fonds et des ETF ; donc « indirectement » pour éviter des accusations de « nationalisation » des entreprises, car racheter 40% de toutes les actions du Nikkei, cela revient dans les fait à avoir nationalisé, en créant de la monnaie à partir de rien, 40 % de toutes les entreprises.
Hallucinant quand on présente les choses ainsi n’est-ce pas ?
C’est un QE sur les actions.
Partout, les banques centrales ont remis en route des QE ou plan de rachats d’actifs appelés quantitative Easing en anglais dans le texte.

Dans un contexte d’interventions massives des banques centrales, les actions peuvent-elles baisser ?

Oui, les actions peuvent baisser, elles peuvent chuter de 15 à 20 % sur des mouvements de consolidation, ou d’ajustement des cours par rapport à telle ou telle information économique fondamentale et notamment sur crainte de récession mondiale « synchronisée » (c’est-à-dire partout) selon Christine Lagarde.

lunes, 30 de septiembre de 2019

Charles Gave : « l’Europe sera la grande victime de la prochaine crise financière » (Interview)

 
 
 


 
On ne présente plus Charles Gave, gestionnaire de fonds (Gavekal), essayiste, chercheur en économie, une des voix de la promotion du libéralisme économique dans une France encore très étatisée.

Nous l’avions dernièrement interviewé au sujet des municipales.

Dans un billet récent, il prévoit une récession économique prochaine.
Nous lui avons demandé son avis.
 
Breizh Info : Vous écriviez en juillet dernier, « le commerce international va se viander dans les 6 mois qui viennent, ce qui dans le passé a toujours déclenché une récession ».
Maintenez-vous que l’économie mondiale, et européenne en particulier, va droit vers une récession ?
 
Charles Gave : Oui bien sûr. Prenons l’exemple de l’Allemagne : avec une monnaie sous-évaluée et des taux d’intérêt très bas, ils ont continué tout bonnement d’investir dans tous les mauvais secteurs où ils étaient leaders, comme l’automobile.
Et en plus ils ont prêté 1000 milliards d’euros à la France, l’Italie, la Grèce etc. pour que leurs habitants achètent leurs bagnoles.
Donc ces 1000 milliards ils n’en reverront plus la couleur, et ils vont avoir une récession.
C’est la faute de l’euro, qui est une grande escroquerie.
 
Breizh Info : Michelin a annoncé la fermeture d’ici 2021 de l’usine de Bamberg en Bavière et des inquiétudes émergent pour celles de Cholet et la Roche-sur-Yon non loin de Nantes ; le secteur de l’automobile semble lui aussi se contracter. Qu’en pensez-vous ? 
 
Charles Gave : C’est un désastre. Entre les Verts qui veulent empêcher les voitures de rouler et l’évolution technologique, l’automobile est un secteur économique qui va se contracter d’ici peu comme la sidérurgie il y a trente ans.

« Banque, assurance-vie, peur de la faillite ? Comment se débancariser et démonétiser sont patrimoine pour se protéger ! » L’édito de Charles SANNAT


Mes chères impertinentes, mes chers impertinents,
 
Celles et ceux qui me suivent depuis plusieurs années ne découvrent pas avec surprise les problèmes qui sont en train de se matérialiser notamment sur les fonds euros des contrats d’assurance-vie.

Tout cela était totalement prévisible.

 La seule incertitude réelle est comme à chaque fois, le temps dans lequel ces grandes mutations vont s’inscrire.
Il aura finalement fallu plus de temps que ce que l’on pouvait imaginer il y a 10 ans.
C’est assez logique.
Comme je l’ai déjà dit, tout s’est déjà effondré en 2009 mais l’on a masqué cet effondrement par de l’argent, beaucoup d’argent, des milliers de milliards qui ont permis de gagner du temps, et de vous à moi tant mieux !
Sauf que même en gagnant du temps nous en arrivons au point où l’on est obligé d’admettre publiquement que les fonds euros vont devoir faire la croix sur la double garantie de la liquidité immédiate et de la garantie de capital !
C’est exactement cela que dit le directeur de la rédaction de Boursorama dans l’une des vidéos que je reprends dans cette édition.
Logiquement, il va falloir que les épargnants, se débancarisent, mais ce n’est là que la première étape, car au bout du compte, nous nous dirigeons vers une énorme crise monétaire qui sera l’étape ultime de la crise que nous traversons.
A force de faire n’importe quoi parce que nous n’avons pas le choix, nous finirons avec une monnaie à la zimbabwéenne.
Cela prendra le temps que ça prendra mais cela arrivera.

Économie : pour le Système, tout va très bien, mais ça va très mal finir !

 
 
 



Une crise des liquidités tout à fait semblable à celle de 2008 sur un marché monétaire interbancaire bloqué, suite à la crise des crédits hypothécaires subprime, est apparue pour la première fois, le mardi 17 septembre 2019, à Wall Street.

La Fed, qui se veut rassurante et invoque des raisons techniques, a dû injecter, en quatre jours, 278 milliards de dollars pour rassurer les marchés et faire retomber le taux d’intérêt, qui était monté jusqu’à 10 %.

Selon certaines rumeurs, la Fed pourrait être amenée à augmenter de nouveau la taille de son bilan de 400 milliards de dollars.
Mais le plus préoccupant, c’est que, selon la BRI, des crédits très risqués (leveraged loans), pourris (junk), à des entreprises zombies atteignent aujourd’hui 1.200 milliards de dollars aux États-Unis et 200 milliards de dollars en Europe.
Tout comme les crédits hypothécaires subprime aux particuliers avant 2007 avaient été découpés en tranches et intégrés dans des titres financiers « CDO » (collateralized debt obligations), les crédits très risqués aux entreprises ont été découpés en tranches et intégrés dans des titres financiers appelés « CLO » (collateralized loan obligations).
Bref, rebelote, les crédits très risqués aux entreprises, en 2019, ont remplacé les crédits hypothécaires subprime très risqués aux particuliers, tandis que les titres financiers « CLO » de 2019 ont remplacé les titres financiers « CDO » de 2008.
Un grand nombre de fonds (Stifel Financial) et quelques banques (Bank of California) possèdent, aujourd’hui, ces actifs illiquides et risqués pour des montants élevés dans leurs portefeuilles et se trouveront en difficulté si les investisseurs veulent retirer leur argent.
Fitch Ratings, la BCE et la BRI ont reconnu le problème de ces crédits très risqués, tandis que la Fed se fait au contraire très discrète et noie le poisson, afin d’éviter la panique.

domingo, 28 de julio de 2019

Économie : ça sent la crise à venir de partout

 
 
 
 
 
Tout va très bien… mais à Singapour (plaque tournante des échanges internationaux), signe avant-coureur : les exportations ont plongé de 17,3 % au mois de juin.

Après la saignée en cours de 20.000 emplois chez Deutsche Bank, c’est au tour de la banque italienne UniCredit, soit 10.000 emplois, et du constructeur automobile Nissan, soit 12.500 emplois.

Si ces titres sont sanctionnés en Bourse, il n’en demeure pas moins que, dans le monde de l’économie financière, les mauvaises nouvelles de l’économie réelle déclinante telles que le PMI Flash de l’industrie manufacturière en zone euro – qui vient de tomber, le 24 juillet 2019, à 46,4, soit un plus bas de 79 mois – sont de bonnes nouvelles pour les boursiers.
Les banques centrales sont, en effet, amenées à baisser les taux de crédit, à créer de la « monnaie de singe », à pratiquer la course à la dévaluation compétitive entre le dollar, l’euro, le yen et le yuan.
En Chine, la croissance est au plus bas depuis 1992, soit 6,2 % au premier trimestre, malgré l’injection, par la banque centrale, de 125 milliards de dollars dans le système financier.
De son côté, le gouvernement chinois s’est engagé, en mars, à baisser de 265 milliards d’euros la pression fiscale et sociale sur les entreprises.
La banque mongole Baoshang a dû être restructurée et placée, en mai dernier, sous le contrôle de la banque centrale et de la China Construction Bank, une première depuis 1999 qui amène à s’interroger sur le caractère bancal du secteur.

miércoles, 10 de julio de 2019

On ne pourra pas se relever d’une crise comme celle de 2008 !

 Résultat de recherche d'images pour "crise économique"

 
Pour Philippe Béchade, nous ne nous relèverons pas d’une crise économique comparable à celle de 2008…

Je partage totalement les analyses et constats de notre ami Philippe qui fait partie incontestablement de ceux qui réussissent à penser encore justement dans un monde où réfléchir est devenu un gros mot.

En ce qui me concerne, la prochaine crise ne sera pas financière, elle sera monétaire, et effectivement, nous ne nous en relèverons pas.
Nous serons obligés de refondre intégralement le système monétaire international.

« La prochaine crise ne sera pas financière, elle sera monétaire » L’édito de Charles SANNAT
 
 
Charles SANNAT
 
«On ne se relèvera pas d’une crise économique ne serait-ce qu’équivalente à 2008» selon Béchade

viernes, 12 de octubre de 2018

« Trump pense que la FED est devenue folle et… il a raison !! » L’édito de Charles SANNAT

 
 
« Trump pense que la FED est devenue folle et… il a raison !! » L’édito de Charles SANNAT
 
 
Mes chères impertinentes, mes chers impertinents,
 
Je vous ai montré et démontré dans plusieurs éditos qu’en montant les taux à un moment où, qui plus est, le pétrole monte, la FED allait volontairement déclencher une crise qui peut être dévastatrice.
 
 
Quand les riches maigrissent, les pauvres, eux… meurent de faim.
 
Voilà le véritable crime que sont en train de commettre les autorités monétaires américaines.
Ce n’est pas grave si Wall Street s’effondre, ce n’est pas grave de perdre quelques dividendes, non, ce qui est grave c’est que toutes les crises financières créées de toutes pièces par l’augmentation volontaire des taux entraînent des conséquences pour les sans-dents de tous les pays dans l’économie réelle.
Voilà le problème.
Comme à chaque guerre, le petit peuple est sacrifié.
Il sert ici de variable d’ajustement économique et de contrepartie financière.
Ce que nous serons des milliards à perdre, quelques centaines de mamamouchis vont le gagner.
Voilà le véritable scandale.
Pour la première fois depuis quelques décennies, pour ne pas dire siècles, un président américain ose dire que la FED est folle.
 
La FED ne s’occupe pas de l’intérêt commun (et la BCE non plus)
 
La FED est une institution privée, inféodée à des intérêts privés et particulièrement puissants.
Mais la FED, comme un certain nombre de puissants, semble être tombée sur un os appelé Trump, et ce qu’il va se passer entre la FED et la Maison-Blanche, entre Wall Street qui symbolise la finance mondialisée et Main Street qui symbolise l’homme de la rue, va être très intéressant à suivre dans les prochaines semaines.
Le Dow Jones chute de 832 points, ce qui semble énorme, sauf que cela ne représente qu’une baisse de 3,15 %.
C’est une grosse baisse, mais après 300 % de hausse (je force à peine le trait), cela n’est pas très significatif ni très inquiétant.
Ce qui est inquiétant c’est la suite.
Beaucoup d’observateurs s’amusent à prédire une crise en… 2020 !
Rien ne dit qu’elle a plus de chance de survenir en 2020 que maintenant ou inversement.
Faut-il se ruer vers les abris ?
D’après Trump, ce n’est pas utile, car il pense qu’il s’agit là d’une simple « correction » des marchés financiers et non pas d’un krach.
Il a déclaré « En fait, c’est une correction que nous attendions depuis longtemps, mais je suis vraiment en désaccord avec ce que fait la FED », devant des reporters en Pennsylvanie.
Si Trump ne veut pas faire paniquer Main Street, et les Américains moyens, il n’en reste pas moins que son discours est très clair.
Ce n’est pas un krach (pour le moment), mais la FED fait tout ce qu’il faut pour que cela le devienne alors que moi, le président des classes moyennes, je fais tout ce qui est en mon pouvoir pour assurer l’avenir et la prospérité de mes électeurs.

lunes, 12 de febrero de 2018

« Panique sur les marchés, les nouvelles spéculations qui vont poser de gros problèmes !! » L’édito de Charles SANNAT

 
 
« Panique sur les marchés, les nouvelles spéculations qui vont poser de gros problèmes !! » L’édito de Charles SANNAT
 
Mes chères impertinentes, mes chers impertinents,
 
Comme vous le savez, on ne peut pas stopper le progrès. Enfin, le progrès qui les arrange !
 
Eux… les mamamouchis.
Car si les autorités peuvent parfaitement arrêter le progrès et l’évolution de la vitesse sur la route en abaissant les limites par exemple à 80 km/h au lieu de 90, sur les autoroutes de la finance, il est évident que la “volonté” politique est nettement plus… vacillante !
Il n’y a personne pour encadrer, ou empêcher certains développements que l’on sait pertinemment néfastes et dont on peut parfaitement anticiper les conséquences.

Retour vers le futur !


Souvenez-vous en 2007-2008 de ces fameux fonds dit “subprimes”, qui avaient été “titrisés” et qui ont fichu une sacrée pagaille sur toute la planète !
Les apprentis sorciers de la finance avaient joué avec le feu.
Ils ont regroupé en énormes paquets tout plein de créances douteuses qu’ils avaient revendues sous forme de produits financiers partout dans le monde avec de beaux rendements.
L’appât du gain étant l’un des péchés capitaux les plus partagés au monde, tous les investisseurs et autres épargnants se sont jetés dessus comme “la petite vérole sur le bas clergé”.
Quand on s’est rendu compte que tous les emprunteurs étaient insolvables… eh bien ce fut la crise dite “des subprimes” où tout le monde se demandait quelles étaient les pertes de sa banque et si elle risquait la faillite ou pas.
Ambiance.

Et aujourd’hui, c’est différent ? Non, c’est pareil !


Entre-temps, 10 ans sont passés.
10 ans pendant lesquels quelques abrutis aux titres ronflants sont passés à la télé en nous parlant de “régulation”, de mise en place de “protections”, de “murailles de Chine”, de “compliance”, d’EBA, d’autorité de contrôle ou même carrément prudentielle.
Voilà pour la façade.
Dans la pratique… les mêmes pratiques continuent, et les mêmes causes produiront les mêmes effets.

jueves, 12 de octubre de 2017

« Poids des dettes : le scénario catastrophe du FMI » L’édito de Charles SANNAT

 
« Poids des dettes : le scénario catastrophe du FMI » L’édito de Charles SANNAT 
 
Mes chères impertinentes, mes chers impertinents,
 
Je dois vous avouer mes amis que je ne boude pas mon plaisir face aux titres apocalyptiques et “fin du mondiste” de la grande presse financière et des quelques organes de gouvernance de l’économie mondiale, parmi lesquels, évidemment, le FMI tient une place centrale.
 
Alors quand le FMI tremble devant le poids des dettes et que Les Échos titrent « Le scénario catastrophe du FMI », je me dis que finalement, je suis d’une trop grande sobriété.
Si Les Échos vous parlent d’une catastrophe, de vous à moi, il faut préparer vos abris immédiatement et n’oubliez pas la dotation réglementaire en boîte de raviolis bio de chez Carrefour et en filets de sardines à l’huile d’olive avec un zeste de citron.
Les boîtes de sardines ont cela de prodigieux qu’avec le temps, il en va des sardines comme du bon vin.
Cela se bonifie avec le temps.
Mais cessons de parler cuisine.
Revenons à notre FMI.
Le FMI vient de mettre en exergue les fragilités du système financier international.
 « Dans leur document, les experts du Fonds ont élaboré un scénario catastrophe qui s’étale sur cinq ans jusqu’en 2022 sur la base des constats d’aujourd’hui. »

Cinq facteurs de fragilités


Après le blabla d’usage et de rigueur où il convient de saluer (le chapeau bien bas et avant de devoir le « bouffer ») « les mesures qui ont été prises à la suite de la crise de 2008 avec, notamment, un renforcement de la surveillance bancaire et financière sans oublier le renforcement des fonds propres des plus grandes banques », le FMI n’observe pas moins quelques faits alarmants.
Et pour notre FMI, il y a 3 facteurs principaux de vulnérabilité répertoriés.
 
1/ Il y a trop d’argent et à titre d’exemple, il n’y a plus que 2 000 milliards d’obligations de bonne qualité offrant un rendement supérieur à 4 % contre 16 000 milliards avant la crise de 2008.
Cela veut dire qu’il n’y a plus d’actifs rentables sur lesquels placer l’épargne abondante et liée à la création monétaire excessive…
 
2/ 135 000 milliards de dollars, c’est le montant des dettes publiques, des entreprises non-financières et des ménages des pays du G20, soit un endettement équivalent à environ 235 % du PIB en… moyenne.
Ce n’est pas bon.