— par Francesca de Villasmundo — 13 décembre 2024
Le vieux cheval sur le retour François Bayrou nommé Premier ministre
La France a, en François Bayrou, son 6e Premier ministre, sous l’ère Macron qui en change presque comme de chemise. Durera-t-il plus longtemps que son prédécesseur Michel Barnier ? L’avenir le dira. Pour l’instant, ce que l’on peut en dire c’est que ce centre mou qui use et abuse de la trahison de tout et de tous, accède à Matignon.
Ça y est, après 48 heures qui sont devenus une semaine, le « en-même temps » de Macron n’étant pas synonyme de ponctualité, le Président de la République a nommé son nouveau Premier ministre, son 6e depuis qu’il a accédé à la magistrature suprême, il y a 7 ans : le vieux cheval sur le retour François Bayrou. Pour un président qui s’était fait élire en 2017 sur l’idée du changement et de mise à l’écart des politiciens d’avant, ses derniers choix sont donc une erreur de casting…
Quoi qu’il en soit, le septuagénaire de Pau est l’incarnation de la politique politicienne dans toute … son horreur : trahisons, reptations, changements de camps, il en a usé et abusé pour rester en place et en lice. Sans foi ni loi pourrait être son cri de guerre.
Le chantage de Bayrou pour faire plier Macron et la menace de Marine Le Pen pour le futur
Il se dit en coulisse et sur quelques plateaux télé aimant le scoop que Macron a été obligé de le nommer, Bayrou menaçant, s’il n’était pas nommé premier ministre, de retirer le soutien de ces 36 députés au groupe Ensemble pour la République, le groupe macroniste. Le pays va donc être gouverné par le chef d’un parti qui n’a que 36 députés au Parlement : durer dans le temps va être compliqué, former un gouvernement encore plus, avec si peu de légitimité auprès des Français.
Marine Le Pen, qui n’hésite pas à peser sur l’exécutif, forte de son groupe à l’Assemblée nationale, a posté sur X :
« Après de longues tergiversations, le président de la République a décidé de nommer François Bayrou à Matignon. Soucieux de l’impérieuse nécessité de protéger les Français, nous lui demandons d’entreprendre ce que son prédécesseur n’a pas voulu faire : entendre et écouter les oppositions pour construire un budget raisonnable et réfléchi. Toute autre politique qui ne serait que le prolongement du macronisme, rejeté par deux fois dans les urnes, ne pourrait mener qu’à l’impasse et à l’échec. » Une première menace à peine voilée adressée à Bayrou afin de l’inciter à ne pas agir, à son égard, avec le mépris de son prédécesseur.
« À bon entendeur, salut » lui dit-elle en substance.
Le portrait au vitriol de François Bayrou par l’académicien Maurice Druon
En 2004, l’académicien Maurice Druon, brossait, dans Le Figaro, un portrait au vitriol de François Bayrou, qu’il est amusant de relire 20 ans après. Si le personnage a pris des rides, son portrait est toujours aussi piquant :




