
© THOMAS SAMSON Source: AFP
Un policier tient un LBD40 dans ses mains, le 13 avril 2019 à Paris (image d'illustration).
Le ministère de l'Intérieur va dépenser 2 365 800 euros pour réassortir son stock de lanceurs de balles mono-coups et multi-coups qui viendront équiper la police et la gendarmerie.
Le fabricant suisse B&T n'a pas remporté l'appel d'offres.
Le marché avait été attribué en plein salon de l'armement Milipol à Villepinte où les concurrents étaient présents, mais l'information n'a été publiée que le 27 novembre : l'appel d'offres sur les très polémiques lanceurs de balle de défense, qui équipent les forces de sécurité intérieures françaises, a été attribué pour quatre ans à deux entreprises françaises les 19 et 20 novembre.
Le groupe suisse Brügger&Thomet (B&T), qui vend cette arme dite «moins létale», n'aurait donc plus la faveur du ministère français de l'Intérieur.
RT France a rencontré ce fabricant sur son stand au salon Milipol le 22 novembre pour lui demander s'il anticipait un changement de demande de la part des autorités françaises en matière d'armes de force intermédiaire.
Le fabricant avait répondu par la négative et pour cause : le marché était en réalité déjà attribué à la concurrence française.
La personne présente sur le stand a tout de même produit un communiqué écrit de B&T qui faisait savoir que, concernant les polémiques associées à son lanceur de balles de défense GL06, cette arme, quand elle est correctement utilisée (prenant pour exemple les polices cantonales suisses) présentait «un faible risque de blessures» parce qu'elle était associée aux bonnes munitions.
L'entreprise explique donc que le choix d'employer des cartouches d'une autre marque remettrait en cause la précision de son produit.
Au salon de l’armement Milopol à Villepinte, le stand de l’entreprise qui équipe les FDO françaises refuse les interviews et les caméras mais l’entreprise suisse qui fournit les LBD40 accepte les vidéos pic.twitter.com/8PqlZPb075— Antoine B (@AntoineLaBoite) 22 novembre 2019



