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miércoles, 11 de diciembre de 2019

Notre enquête vidéo : comment la police a grièvement blessé un « gilet jaune » le 16 novembre sur la place d’Italie à Paris



Résultat de recherche d'images pour "manuel coisne"
Grâce à l’analyse de plusieurs heures de vidéos, la modélisation 3D des lieux et l’identification du projectile, « Le Monde » a reconstitué la séquence au terme de laquelle un manifestant, Manuel Coisne, a été éborgné.

Par   le 11 Décembre 2019

Le 16 novembre, à Paris, le manifestant « gilet jaune » Manuel Coisne est touché au visage par une grenade lacrymogène.
Un projectile qui lui ouvre le globe oculaire gauche, et lui fait perdre définitivement l’usage de son œil.
Grâce à la collecte et à l’analyse de plusieurs heures de vidéos, diffusées en direct ou publiées après la manifestation, et réalisées par des amateurs et des journalistes professionnels, l’enquête vidéo du Monde permet de reconstruire précisément la séquence qui a mené à la grave blessure de Manuel Coisne.
À la violence des échauffourées qui opposent manifestants et CRS à 14 h 40 succèdent au moins deux tirs de grenades lacrymogènes qui posent question.
L’enquête du Monde révèle que l’un de ces tirs, effectué avec un angle de 15° et un dispositif de propulsion de 100 m, est très probablement celui qui a touché Manuel Coisne, situé 55 m plus loin.
Dans cette affaire, une information judiciaire a été ouverte par le parquet de Paris pour « violences volontaires par une personne dépositaire de l’autorité publique suivies de mutilation ou infirmité permanente ».



jueves, 28 de noviembre de 2019

LBD 40 : Beauvau change de fournisseur et commande plus de mille nouveaux lanceurs



LBD 40 : Beauvau change de fournisseur et commande plus de mille nouveaux lanceurs

© THOMAS SAMSON Source: AFP
Un policier tient un LBD40 dans ses mains, le 13 avril 2019 à Paris (image d'illustration).
Le ministère de l'Intérieur va dépenser 2 365 800 euros pour réassortir son stock de lanceurs de balles mono-coups et multi-coups qui viendront équiper la police et la gendarmerie.
 
Le fabricant suisse B&T n'a pas remporté l'appel d'offres.
                                   
Le marché avait été attribué en plein salon de l'armement Milipol à Villepinte où les concurrents étaient présents, mais l'information n'a été publiée que le 27 novembre : l'appel d'offres sur les très polémiques lanceurs de balle de défense, qui équipent les forces de sécurité intérieures françaises, a été attribué pour quatre ans à deux entreprises françaises les 19 et 20 novembre.

Des policiers prennent position à Nantes le 26 janvier (image d'illustration). 
 
Une association policière lance l'alerte : «Les grenades sont dangereuses, nos LBD sont dangereux» 
           
Le groupe suisse Brügger&Thomet (B&T), qui vend cette arme dite «moins létale», n'aurait donc plus la faveur du ministère français de l'Intérieur.
RT France a rencontré ce fabricant sur son stand au salon Milipol le 22 novembre pour lui demander s'il anticipait un changement de demande de la part des autorités françaises en matière d'armes de force intermédiaire.
Le fabricant avait répondu par la négative et pour cause : le marché était en réalité déjà attribué à la concurrence française.
La personne présente sur le stand a tout de même produit un communiqué écrit de B&T qui faisait savoir que, concernant les polémiques associées à son lanceur de balles de défense GL06, cette arme, quand elle est correctement utilisée (prenant pour exemple les polices cantonales suisses) présentait «un faible risque de blessures» parce qu'elle était associée aux bonnes munitions.
L'entreprise explique donc que le choix d'employer des cartouches d'une autre marque remettrait en cause la précision de son produit.

viernes, 22 de noviembre de 2019

«Manu», le Gilet jaune éborgné, refuse d’être entendu par l’IGPN qu’il juge «partiale»



 La victime demande la désignation immédiate d’un juge d’instruction compte tenu du caractère jugé « criminel » de l’affaire (capture d’écran).

La victime demande la désignation immédiate d’un juge d’instruction compte tenu du caractère jugé « criminel » de l’affaire (capture d’écran). Twitter/AltraMale
 


Manuel C., qui a perdu l’usage de son œil gauche selon sa compagne, dénonce « la partialité de l’IGPN » qui étoufferait « les affaires de violences policières ».
 
Son avocat a annoncé sa décision dans un communiqué.

Manuel C., le Gilet jaune grièvement blessé à l'œil samedi à Paris par un projectile probablement (?) tiré par la police, a refusé mercredi d'être auditionné par l'Inspection générale de la police nationale (IGPN) chargée de l'enquête judiciaire.
Selon Me Arié Alimi, son client « refuse d'être auditionné » par ce service en raison, selon lui, de « la partialité de l'IGPN » qui étoufferait « les affaires de violences policières ».
L'avocat attaque aussi le parquet de Paris, accusé de « blocage » sur les dossiers de violences policières.
 
Grenade dans l'œil d'un gilet jaune : « Manu a perdu beaucoup de sang »
Manuel C., qui a perdu l'usage de son œil gauche selon sa compagne, « refuse également de transmettre les vidéos de la scène et des fonctionnaires impliqués » et « demande la désignation immédiate d'un juge d'instruction compte tenu du caractère criminel de l'affaire », ajoute l'avocat.