Sibeth Ndiaye, adoubée porte-parole du gouvernement, et donc correspondante ès qualités des médias, devient soudain leur nouvelle coqueluche, qui efface un tantinet – beaucoup – les deux autres promus.
Il faut dire qu’elle ne manque ni de faconde ni d’originalité.
Son apparition sur le perron du ministère et sa présence à la table du Conseil des ministres ne pouvait échapper à aucune caméra.
Le style capillaire volumineux adopté pour la circonstance mettait du soleil et de la joyeuseté dans une cérémonie habituellement convenue, voire tristounette.
Rappelons-nous le départ de Nicolas Hulot…
En revanche, ce qui interpelle, c’est la double nationalité de ce membre du gouvernement.
Certes, ce n’est pas nouveau car le sortant Mounir Mahjoubi possède également cette parité.
De même, dans le quinquennat précédent, on a connu quatre cas identiques avec un Franco-Allemand, Matthias Fekl, une Franco-Canadienne, Axelle Lemaire, et deux Franco-Marocaines, les célèbres Najat Vallaud-Belkacem et Myriam El Khomri. Sans parler de Manuel Valls dont on ne sait précisément s’il n’est pas encore franco-espagnol – jeu de mots involontaire et inopportun – mais que ses nouvelles ambitions laissent supposer…
Nonobstant cet état de fait admis pour le moment, il n’est pas incohérent de s’interroger sur le bien-fondé d’un tel accommodement.
Et particulièrement concernant cette fidèle de Macron qui n’a opté pour la nationalité française qu’en 2016, alors qu’elle vivait en France depuis fort longtemps, et où elle s’était, en particulier, engagée dans le militantisme étudiant et socialiste avant de devenir conseillère en communication.