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lunes, 3 de julio de 2023

Affaire Nahel à Nanterre : Ecoutez les premières analyses audio des policiers avant le coup de feu


 

 

 Publié le

Une avancée significative a été réalisée grâce à des techniques avancées, l'audio original de la vidéo a été amélioré, permettant de rendre plus distincts les ordres et échanges des policiers précédant le tir fatal.

En collaboration avec earshot.ngo, une organisation à but non lucratif dédiée aux enquêtes acoustiques en open source, et l’expert en écoute de témoignages Lawrence Abu Hamdan, une analyse minutieuse a été menée. Cette synergie d’expertise et de ressources a permis d’apporter des avancées significatives dans la compréhension des événements entourant le décès de Nahel à Nanterre.

L’optimisation audio a consisté à supprimer les basses fréquences jusqu’à 160 Hz, éliminant ainsi les chants d’oiseaux indésirables. L’utilisation de l’outil iZotope RX 10 a permis de filtrer le bruit de fond et d’améliorer la clarté des voix. Cette approche technique a révélé des éléments jusqu’alors inaudibles, offrant de nouvelles perspectives sur l’affaire.

Ces découvertes pourraient avoir un impact majeur sur l’enquête en cours et nécessitent une attention particulière de la part des autorités compétentes.

Vidéo de l’ONG INDEX d’investigation indépendante. Enquêtes vidéo et reconstitutions 3D sur des affaires d’intérêt public.



L’ONG INDEX tient à préciser : « Nous tenons à souligner qu’à ce stade, nous considérons qu’il est extrêmement difficile d’effectuer une retranscription formelle, en particulier pour les monosyllabes tels que « shoote », « ouvre », « coupe », étant donné les données disponibles. Une analyse audio plus approfondie est nécessaire, ainsi que la corroboration avec d’autres éléments, afin de reconstituer avec précision le déroulement de l’action. »

De son côté, l’IGPN affirme que les policiers impliqués n’ont pas proféré les paroles « Je vais te mettre une balle dans la tête » et « Shoote-le », mais plutôt « Coupe ! Les mains derrière la tête ». Selon eux, il s’agirait d’une sommation et non d’une menace. Cependant, une confrontation des expertises sera nécessaire afin de clarifier cette affaire.

lemediaen442

viernes, 30 de junio de 2023

Émeutes à Nanterre : quand la poudrière s’embrase


 

 Clémence de Longraye 29 juin 2023

 

« Si vous vous rendez seule à Nanterre, soyez prudente, faites attention. Restez en centre-ville, ne vous aventurez pas dans certains quartiers, n’allez pas dans la cité Pablo Picasso ».

 

 En octobre dernier déjà, alors que BV réalisait un reportage sur des échauffourées aux abords d’un lycée, un fonctionnaire de police nous mettait en garde contre l’insécurité grandissante à Nanterre. Sept mois plus tard, la ville des Hauts-de-Seine est devenue l’épicentre des émeutes en France. La mort tragique de Nahel, originaire de Nanterre, a mis le feu aux poudres. Ces 27 et 28 juin, à la nuit tombée, des centaines de jeunes, habillés de survêtements et capuches sombres, affrontent les forces de l’ordre. En quelques heures, ce 28 juin, Nanterre devient hors de contrôle. Explosions, tirs de mortiers, voitures incendiées… La violence se déchaine dans les rues de la cité Pablo Picasso. Soumises à d’importants assauts, les forces de l’ordre finissent par se replier, laissant les émeutiers maitres de la rue. Au petit matin, les cris et explosions cessent enfin. Sur les trottoirs, les voitures incendiées la veille fument encore. Stigmates de la nuit de violence, les tags hostiles à la police – « Nanterre nike les condés, on va vous faire une Shoah » (sic) - fleurissent sur les murs de la cité. « Nous sommes à deux nuits d’émeutes et la situation est vraiment tendue à Nanterre », nous confirme une source policière. « Des policiers sont à court de munitions » alerte le fonctionnaire de police qui craint de nouvelles nuits d’émeutes dans les Hauts-de-Seine. Ce 29 juin déjà, en marge de la marche blanche d’hommage à Nahel organisée à Nanterre, les affrontements reprennent.

Une ville gangrenée par la violence

« Je ne suis malheureusement pas étonné que Nanterre s’embrase » confie Christophe Versini, délégué départemental du Rassemblement national (RN) des Hauts-de Seine, joint par BV. « La ville est gangrénée par la violence depuis de nombreuses années » soupire-t-il. Ici, le trafic de drogue règne en maitre.

jueves, 29 de junio de 2023

Emeutes ethniques partout en France suite à la mort de « Nahel ». Le point après la nuit du 28 au 29 juin 2023


 Le 29 juin 2023

Après la mort de Nahel, 17 ans, tué par un tir policier suite à un deuxième refus d’obtempérer (en une semaine), une seconde nuit de violences s’est déroulée dans plusieurs villes de France, et notamment à Nanterre. 

Des violences à caractère ethnique, organisées notamment via les réseaux sociaux, et qui ont amené à peu près toute la racaille de France, appuyée par les déclarations de députés gauchistes, à descendre dans la rue et à tout casser.

Le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, toujours en poste malgré un CV qui l’aurait exclu de toute entreprise pour faute grave depuis longtemps, rapporte ce matin 150 interpellations, contre 31 pour la nuit de mardi à mercredi. D’autres grandes villes ont connu des violences dans la nuit, comme Lyon, Toulouse, Rennes ou encore Nantes.

Médiathèques, mairies, commissariats, tout y est passé. Florilège d’une situation de guerre civile.  L’Élysée a d’ailleurs annoncé la convocation d’une cellule interministérielle de crise à 8 h, après la nuit de violences.


 

 

 

 

 

 

 

 

 

Selon des informations Europe 1, le petit protégé de toute la racaille de France était connu pour 15 mentions au fichier des antécédents judiciaires et avait été mis en cause à cinq reprises pour des refus d’obtempérer depuis 2021.

Par ailleurs, il était connu des services de police pour des faits de droit commun, à savoir recel et rébellion contre des policiers en 2020. En février 2022, il avait été mis en cause pour utilisation de fausses plaques d’immatriculation, recel et circulation sans assurance.

En janvier et mars 2023, il a de nouveau eu affaire aux forces de l’ordre pour consommation et vente de produits stupéfiants.

Un gamin de 17 ans comme le vôtre en quelque sorte, c’est évident !

Crédit photo : DR

[cc] Breizh-info.com, 2023, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention et de lien vers la source d’origine

Nanterre et ses émeutes vue de russie


 


Nanterre. Un moment Obertone ?


Ce qui se passe suite au décès d’un gamin à Nanterre pourrait s’appeler un moment Obertone en référence au « moment Minsky » qui en économie est un phénomène macroéconomique par lequel des investisseurs surendettés sont contraints de vendre en masse leurs actifs pour faire face à leur besoin de liquidité, déclenchant une spirale de baisse auto-entretenue du prix de ces actifs et un assèchement de la liquidité.

Dans l’idée de « moment Obertone », je fais évidemment référence à l’auteur du livre Guérilla, ouvrage publié en 2016.

« Dans une France proche et obscure, une descente dans une cité sensible tourne au drame : un policier pris dans un guet-apens perd son sang-froid et tire aveuglément. La cité s’embrase et tout le pays vacille. De villes en villes, le feu se propage et la République explose. Forces de l’ordre, terroristes, responsables, citoyens, journalistes, tous sont submergés par le raz-de-marée du chaos. Rapidement, réseaux électriques et hydrauliques tombés, faute d’approvisionnements, d’ordre, de moyens de communication, de transports et de secours, la déferlante gagne la campagne, la société vole en éclats et les villes sont la proie de violences, de pillages et de gigantesques incendies. Des terroristes, dépassés par les troubles, déclenchent des actions de grande ampleur depuis les terres, la mer et le ciel. Privés de tout, livrés à eux-mêmes, les citoyens s’apprêtent à faire face au carnage. »

Voilà en gros le résumé de livre.

Je peux vous dire que tous les décideurs actuellement en situation de responsabilité ont en tête ce scénario noir et l’hypothèse de ce moment Obertone.

Souvenez-vous de l’expression de Gérard Colomb alors ministre de l’intérieur de Macron. « Nous vivons côte à côte, mais demain j’ai peur que nous vivions face à face ».

Voilà donc la première clef de lecture concernant toutes les déclarations politiques que l’on peut entendre du Premier Ministre au Président de la République qui en réalité tremblent d’effroi.

Pour le reste comment cela est-il devenu possible ?

Comment, dans notre pays, avons nous pu laisser des gosses sans permis conduire des bolides de 300 chevaux ?

Comment l’effondrement de l’éducation, de l’instruction, des règles en société nous a menés à de tels drames, car c’est bien de cela qu’il s’agit.

Avant, il y a longtemps, Nanterre, c’était la ville de sainte Geneviève…


 

 ©Shutterstock

Iris Bridier 28 juin 2023

Avant, Nanterre, c’était la ville de sainte Geneviève. La bergère qui repoussa Attila et ses hordes barbares. 

La sainte patronne « des gendarmes français, gardiens de l'ordre public », dépositaires de la violence légitime, cet autre nom de la légitime défense de la majorité silencieuse. Parce qu’un État n’en est plus un quand il est faible avec les forts, et intraitables avec les innocents. Parce qu’un État n’est plus un État quand il laisse hors de contrôle des enclaves hors la loi. Parce qu’un État n’est plus un État quand il laisse se creuser un fossé entre la police et la justice, au nom d’une impunité endémique. C’était cela l’État régalien au temps de sainte Geneviève et de saint Louis son voisin des Yvelines.

Mais ce n’est plus cela Nanterre.
Nanterre, c’est un « jeune » de 17 ans, au volant d’une Mercedes, engagée sur une voie de bus et refusant d’obtempérer au contrôle de la police.
C’est la mort par balle du jeune homme dans un geste du policier que seule l’enquête permettra de qualifier.
C’est la vidéo qui embrase les réseaux sociaux puis les banlieues, sans discernement, relayés par cette gauche morale d’habitude si attentive au temps du deuil et à la présomption d’innocence.
C’est le concert de  réactions, comme autant de verdicts déjà prononcés : l’émotion du président de la République (n’est pas Saint Louis qui veut) ; « l’appel au calme » de M. Véran (n’est pas sainte Geneviève qui veut). La machine militante étonnement réactive et parfaitement huilée : un avocat de la famille déjà sur les plateaux TV, la réaction de la mère relayée par Assa Traoré, et l’inénarrable Mélenchon pointant les violences policières au côté de son utile électorat qu’il a substitué aux ouvriers depuis longtemps abandonnés. Ajoutons la marche blanche et les mots sirupeux des personnalités préférées des Français, intouchables depuis leurs palais dorés : Omar Sy, Mbappé, pleurant leur « mal à la France » et « le petit ange parti trop tôt ».